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Le paradoxe français

 

Notice

Type:   Article
 
Titre:   Le paradoxe français
 
Auteur(s):   Sémelin, Jacques - Centre de recherches internationales (Auteur)
 
In:   Le Débat
 
Date de publication:   2015
 
Éditeur:   FRANCE  :  Éditions Gallimard
 
Volume:   1
 
Numéro:   183
 
Pages:   186-192  p.
 
ISSN:   02462346
 
DOI:   10.3917/deba.183.0186
 
Mots-clés:   [fr] Taux d'extermination des juifs, Gouvernement collaborateur, Survie des juifs en France, Crimes de Vichy, Bilan de la seconde guerre mondiale
 
Résumé:   [fr] C’est l’historien belge Maxime Steinberg qui a parlé d’un « paradoxe français » au regard du bilan de la Shoah en Europe occidentale. Dans un article de 1993, il se demande pourquoi la France, pays ayant eu un gouvernement antisémite et collaborateur, connaît un taux d’extermination des juifs plus faible (25 %) que les Pays-Bas (80 %) et la Belgique (45 %) alors que ces pays n’ont pas eu de tel gouvernement. Cette comparaison est plus pertinente qu’avec l’Italie (16 %) dans la mesure où ces trois pays ont été occupés dans la même période (mai-juin 1940) et la « solution finale » décidée au même moment (juin 1942). Cette forte proportion de survie des juifs en France – l’une des plus élevées d’Europe – n’exonère en rien les crimes de Vichy. Tout sentiment de satisfaction serait indécent au regard des 80 000 morts de la Shoah. Mais qui travaille sur le génocide ne peut que s’interroger sur cette singularité du cas français. [Premier paragraphe de l'article]
 
 

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Version de l'auteur 2015-semelin-le-paradoxe-francais.pdf 0,2 MB
 

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