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“God Cannot Keep Silent”

 

Notice

Type:   Working paper
 
Titre:   “God Cannot Keep Silent” : Strong Religious-Nationalism – Theory and Practice
 
Auteur(s):   Tzidkiyahu, Eran (PhD) - Centre de recherches internationales (Auteur)
 
Date de publication:   2015-10
 
Éditeur:   Paris  :  Centre de recherches internationales
 
Collection:   Questions de recherche  :  47
 
Résumé:   This article wishes to discuss the phenomenon of strong religious-nationalism in the Israeli-Palestinian conflict in a comparative approach, paving the road for further research to come. The term strong religion-nationalism occurs when a nation-state unites the nation, state and ethnicity with religion. This kind of cultural political phenomenon flourishes in areas of conflicts concerning contested central holy sites, in which politicians are likely to mobilize religious-nationalism. Societies and states containing significant strong religious-national elements are in greater risk of falling into radical nationalism, fascism and totalitarianism. The term “strong religious-nationalism” is a paraphrase on the title of the book by Almond, Appleby and Sivan: Strong Religion: The Rise of Fundamentalisms around the World (2003). This does not mean that strong religious-nationalists are necessarily fundamentalists as depicted by the authors. It does correspond with the author’s choice of the term Strong Religion, relating to the movements they examined as “[…] militant and highly focused antagonists of secularization. They call a halt on the centuries-long retreat of religious establishments before the secular power. They follow the rule of offense being better than defence, and they often include the extreme option of violence and death.” The authors “intend the notion of ‘strength’ to suggest that these are movements to reckon with seriously” (Almond, Appleby and Sivan 2003: 2) Strong religious-nationalists merge successfully within the framework of the nation-state, making politics a part of religion, politicizing religion, transforming the nation-state into a “vehicle of the divine” (Friedland 2002: 381).

Cet article entend débattre du phénomène du strong religious-nationalism dans le conflit israélo-palestinien par le biais d’une approche comparative, préparant ainsi le terrain pour de futures recherches. Le terme strong religious-nationalism s’emploie lorsqu’un Etat-nation conjugue nation, Etat, ethnicité et religion. Ce phénomène politico-culturel prospère dans les zones de conflit où se trouvent de hauts lieux saints disputés,au nom desquels les politiciens ont tendance à mobiliser le nationalisme religieux. Les sociétés et les Etats empreints de strong religious nationalism présentent plus de risques de verser dans le nationalisme radical, le fascisme et le totalitarisme. Le terme strong religious-nationalism est une paraphrase du titre du livre de Almond, Appleby et Sivan : Strong Religion: The Rise of Fundamentalisms around the World (2003). Son usage ne signifie pas nécessairement que les strong religious-nationalists soient des fondamentalistes tels que décrits par les auteurs, mais renvoie plutôt au choix du terme strong religion : les mouvements qu’ils étudient se caractérisent comme étant « militants et opposés de manière ciblée à la sécularisation. Ils appellent à mettre un terme à l’effacement séculaire des institutions religieuses face au pouvoir laïque. Ils suivent le principe selon lequel la meilleure défense est l’attaque, et ne renâclent pas à faire usage de la violence et de la mort ». Les auteurs « utilisent la notion de “force” pour suggérer que ce sont des mouvements qui doivent être pris au sérieux » (Almond, Appleby and Sivan 2003: 2). Les strong religious-nationalists s’insèrent avec succès dans le cadre de l’Etat-nation, appréhendant la politique comme une composante de la religion, politisant la religion, et transformant l’Etat en un « vecteur du divin » (Friedland 2002: 381).
 
 

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