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Les Africains sont dans la place. Mises en scène de la vie privée dans les espaces publics d’Aubervilliers

 

Notice

Type:   Thèse de doctorat
 
Titre:   Les Africains sont dans la place. Mises en scène de la vie privée dans les espaces publics d’Aubervilliers
Titre traduit:   When African migrants occupy public places as anyone else. The presentation of private life in a French Parisian suburb (Aubervilliers)
 
Auteur(s):   Gimel, Josué (PhD) - Observatoire sociologique du changement (Auteur)
 
Directeur de la thèse:   Oberti, Marco (1961-...) - Observatoire sociologique du changement (Directeur de thèse ou de mémoire)
 
Date de soutenance:   2018-06
 
Établissement de soutenance:   Sciences Po - Institut d'études politiques de Paris
 
Notes:   Programme doctoral en Sociologie
 
Mots-clés:   [fr] Espace public, Vie privée, Immigration, Afrique [en] Public place, Private life, Immigration, Africa
 
Résumé:   [fr] Cette thèse porte sur un espace public urbain situé dans le quartier populaire des Quatre-Chemins à la frontière de Pantin et Aubervilliers. Elle s’intéresse secondairement à l’espace public local dessiné par les politiques publiques communales à l’attention des immigrés à Aubervilliers. Son objectif est de décrire comment des immigrés d’Afrique subsaharienne prennent place dans ces deux espaces. La thèse met au jour l’existence pour chaque espace public d’un opérateur de neutralisation. Celui-ci suspend localement la possibilité de rapporter les conduites des immigrés à leur culture supposée en les identifiant sur une base raciale. Dans l’espace public urbain, cet opérateur fonctionne différemment suivant plusieurs classes d’interaction. Dans l’espace public des politiques publiques, son bon fonctionnement dépend en grande partie de l’action de la municipalité et de sa capacité à éviter que l’on ne crée localement un problème de l’immigration. Cette ligne d’action est le fruit d’un héritage d’une histoire singulière du communisme municipal local. La thèse tente par la suite d’étudier plusieurs petits groupes d’immigrés venant des grandes villes d’Afrique de l’ouest et occupant durablement le quartier et notamment les cafés. Le quartier leur offrant à la fois une protection contre les discriminations et les incitant à partager durablement l’espace commun, ils prennent ici place en racontant peu à peu à d’autres ce qu’ils sont ; en rendant visible à l’attention du public des éléments de leur vie privée, en la mettant en scène. La thèse vise à comprendre le sens de ces mises en scène. Elle y voit le retour ambigu de la figure du travailleur immigré. Elle dévoile également la fragilité de la protection qu’offre l’espace du café pour éloigner de son esprit la dureté des relations conjugales.