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Les réseaux djihadistes après la chute du pseudo-califat de Daech

 

Notice

Type:   Partie ou chapitre de livre
 
Titre:   Les réseaux djihadistes après la chute du pseudo-califat de Daech
 
Auteur(s):   Filiu, Jean-Pierre (1961-...) - Centre de recherches internationales (Auteur)
 
In:   IEMed Mediterranean Yearbook 2018
 
Date de publication:   2018-03
 
Éditeur:   Barcelona  :  Institut européen de la Méditerranée
 
Mots-clés:   [fr] djihadisme, réseaux, Daech, Sinaï, Libye
 
Résumé:   [fr] Daech s’est affaibli et, depuis la défaite que la Coalition internationale des pays en lutte contre ce groupe lui a infligé à Mossoul et à Raqqa en 2017, aucun territoire ne se trouve plus sous son contrôle. Cependant, la perte du califat, autoproclamé en 2013, n’a pas entraîné la disparition de la menace djihadiste. Pour Jean-Pierre Filiu, il est fort probable que les conditions de discrimination subies par les populations sunnites de Syrie et d’Iraq, qui avaient suscité la mutation spectaculaire du soi-disant « État islamique d’Irak », n’aient pas changé. On l’avait déjà laissé pour mort en 2011, mais il a ressurgi peu après sous le nom d’« État islamique d’Irak et du Levant » et a atteint le nombre de 7 000 combattants en 2017. L’absence de reconstruction de Raqqa et Mossoul pourraient bien accélérer son retour cette fois-ci. J-P Filiu explique, également, la façon dont la France a combattu le retour au pays des anciens combattants djihadistes, bien que certains soient toujours en liberté. De même, il explique comment le djihadisme s’est enraciné et développé dans la région du Sinaï au point d’en avoir fait la « base opérationnelle djihadiste la plus dangereuse du Sud de la Méditerranée », ceci en raison de la répression, mais aussi de l’incompétence de l’appareil militaire du président Sissi. Il analyse, par ailleurs, la capacité dont Daech a fait preuve en Libye, avant d’être expulsé dans le Sud (désertique) du pays, en matière de création de réseaux destinés à attaquer l’Europe. Finalement, il nous rappelle qu’aucun des attentats connus en Europe en 2017 n’a été commis par un vétéran revenu du Proche-Orient, ce qui nous mène à une triste évidence – et à la leçon apprise à Barcelone et à Cambrils en août 2017 : que les cellules dormantes peuvent provoquer la terreur dans les mêmes proportions que des infiltrés ou des envoyés du Proche-Orient. Pour toutes ces raisons, l’expert exige avec urgence une « véritable politique antiterroriste européenne ».
 
 

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Version de l'éditeur 2018-03-filiu-djihadistes-iemed-yearbook2018.pdf 0,16 MB
 

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