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Portrait de l’historien-ne en cyborg

 

Notice

Type:   Article
 
Titre:   Portrait de l’historien-ne en cyborg
 
Auteur(s):   Delalande, Nicolas (1980-...) - Centre d'histoire de Sciences Po (Auteur)
Vincent, Julien - Université de Franche-Comté (Auteur)
 
In:   Revue d'histoire moderne et contemporaine
 
Date de publication:   2011
 
Éditeur:   FRANCE  :  Editions Belin
 
Numéro:   58-4 bis
 
Pages:   5-29  p.
 
ISSN:   00488003
 
DOI:   10.3917/rhmc.585.0005
 
Mots-clés:   [fr] Historien, Cyborg
 
Contenu:   •PENSER LES NOUVEAUX OUTILS DU MÉTIER D’HISTORIEN ◦De la cybernétique aux Cyborg Sciences ◦L’informatique comme science auxiliaire : une vision dépassée ? ◦Le cyborg et le « corps savant » de l’historien-ne •DANS L’ATELIER DES CYBER-HISTORIENS ◦Sources et informations : l’âge de l’abondance ◦Échanger, communiquer, dialoguer : une communauté de cyborgs ◦La diffusion du savoir historique à l’ère numérique •LE RÔLE SOCIAL DE L’HISTORIEN À L’ÈRE DU WEB 2.0
 
Résumé:   [fr] Les discours tenus sur Internet et ses conséquences sur l’élaboration du savoir historique oscillent généralement entre l’enthousiasme, l’inquiétude ou le désintérêt. Selon les uns, la « révolution numérique », en donnant accès à une masse inédite de données et en permettant la communication instantanée et à distance de l’information et des résultats de la recherche, bouleverserait les fondements épistémologiques de la discipline. Pour les autres, ces nouvelles possibilités, loin de constituer une avancée, feraient peser une menace sur les opérations classiques de production du savoir historique, élaborées au XIXe siècle, en entretenant l’illusion d’une maîtrise possible de gigantesques corpus mis à disposition sur le Web sans travail direct sur les sources. Vieux confl it, pourrait-on dire, entre technophiles et technophobes : il y a dix ans déjà, l’historien Rolando Minuti invitait à rejeter aussi bien « l’enthousiasme technologique acritique » que le « scepticisme radical »1. Reste que la position sans doute la plus fréquente, et qui n’est peut-être pas la moins dommageable, est celle du désintérêt, à tout le moins celle qui consiste pour les historiens à adapter leurs pratiques aux nouveaux moyens de communication, sans s’interroger sur ce que ces derniers font à l’histoire, conçue à la fois comme savoir et profession. [Premier paragraphe]
 
 

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