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L’effet Macron sur le Front National

 

Record

Type:   Audiovisual
 
Title:   L’effet Macron sur le Front National : France culture, le magazine du Week-end
 
Author(s):   Mayer, Nonna - Centre d'Études Européennes et de Politique Comparée (Author)
 
Date issued:   2017-08-12
 
Abstract:   [fr] La fulgurante ascension d’Emmanuel Macron a provoqué des dégâts collatéraux dans la classe politique au rang desquels la marginalisation du Front National. Eradiquer le FN et la colère dont il se nourrit, c’était l’un des buts d’Emmanuel Macron. Le relatif faible score du Front national à la présidentielle (33%) puis aux législatives (8 sièges) et les dissensions internes qui rongent le parti depuis le débat télévisé de l’entre-deux tours, semblent lui avoir donné raison. Au lendemain des élections, Marine Le Pen avait promis que son parti représenterait la « première force d’opposition » au président de la République. Mais depuis le début de l’été, le terrain de la contestation est surtout occupé par la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Les déplacements symboliques du candidat Macron pendant la campagne électorale, au Mémorial de la Shoah par exemple, avaient contribué à réactiver le réflexe républicain contre le FN. Comme son positionnement « ni droite ni gauche » qui a attiré des millions de Français, y compris des électeurs du Front national puisqu’En Marche est arrivé en tête aux législatives dans six villes frontistes. Depuis qu’il est à l’Elysée, les actions diplomatiques du nouveau président ont également contribué à la mise à l’écart du parti de Marine Le Pen. En accueillant Vladimir Poutine et Donald Trump à Paris, Emmanuel Macron a coupé l’herbe sous le pied du FN. Mais cette marginalisation sera-t-elle durable ? Le FN a déjà été donné pour mort à plusieurs reprises dans l’histoire. A tort. Les causes structurelles du succès électoral du Front national, notamment l’immigration et le chômage, n’étant pas amenées à disparaître rapidement, on peut s’interroger sur la pérennité de l’effet Macron sur un parti connu pour sa résilience face à l’épreuve. Si la victoire sans partage de Macron, le vent d’optimisme qu’il a fait souffler sur l’hexagone ont découragé les électeurs FN, la baisse de popularité du président pendant l’été et les réformes difficiles qui s’annoncent à la rentrée peuvent-ils les remotiver ?
 
 

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