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Les Préfets de la République 1870-1997

 

Notice

Type:   Numéro de périodique
 
Titre:   Les Préfets de la République 1870-1997
 
Auteur(s):   Rouban, Luc (1958-...) - Centre de recherches politiques de Sciences Po (Auteur)
 
In:   Cahiers du CEVIPOF
 
Date de publication:   2000-01
 
Éditeur:   FRANCE  :  CEVIPOF
 
Pages:   109  p.
 
ISSN:   11467924
 
Résumé:   [fr] L'étude prosopographique des préfets entre 1870 et 1997 permet d'aboutir à trois conclusions principales. Il apparaît clairement que l’institutionnalisation de la fonction préfectorale n'est qu'assez récente et date, pour l'essentiel, de la Quatrième République. On peut donc rejeter l'image d'un corps représentant depuis toujours la puissance de l'État. Le corps préfectoral a longtemps été le plus instable et le moins « corporatif » des grands corps de l'État. Le phénomène corporatif ne s'affirme réellement qu'avec la structuration des recrutements par concours et l'affirmation d'un métier, autant de transformations récentes qui font également des préfets les représentants de la petite et moyenne bourgeoisie formée dans les facultés de droit plutôt que l'avant-garde des élites notabiliaires. Les associations souvent opérées entre l'ENA, les élites d'État et la haute bourgeoisie n'opèrent pas, ou très peu, dans le monde des préfets. Les dynasties sont rares et les ressources sociales relativement modestes. Une seconde conclusion, de nature sociologique, tient au fait qu'il existe des modèles de carrière du long terme qui ne changent pas avec les régimes mais se regroupent en « métamodèles », ce que l'on a appelé ici des ordres institutionnels. Ces ordres institutionnels intègrent dans la carrière préfectorale les contraintes d'une certaine forme d'action publique telle qu'elle est légitimée ou représentée par le pouvoir politique en place et conditionnent en retour la nature des « viviers » dans lesquels les gouvernements peuvent aller chercher leurs préfets. La troisième conclusion de cette étude est que les phénomènes de politisation de la haute fonction publique se sont renforcés depuis 1981. Les alternances et les cohabitations ont produit des mouvements préfectoraux plus ou moins intenses à un moment où de nouvelles pratiques professionnelles apparaissaient, nées de la décentralisation mais aussi des enjeux de la sécurité publique. Une modification en profondeur s’est opérée dans les rapports entre administration et politique signifiant le déclin du statut social des préfets comme des autres hauts fonctionnaires.
 
 

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