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in Annuaire français de relations internationales (Vol. XXII) Edited by Centre Thucydide Publication date 2021-09-27
Le 15 octobre 2018, après avoir suspendu quelques semaines plus tôt la commémoration liturgique du patriarche de Constantinople, le patriarcat de Moscou a déclaré de façon unilatérale rompre sa communion eucharistique avec le patriarcat de Constantinople. Un chrétien appartenant à l’Église orthodoxe russe se voit désormais interdire la communion dans une église dépendant du patriarcat de Constantinople ; les prêtres de ces deux Églises ne peuvent plus concélébrer.
Qui décide de qui est un « prisonnier politique » et qui ne l’est pas ? Cet article se propose d’étudier l’évolution de l’expertise sur les prisonniers politiques de la fin de l’URSS à nos jours, en interrogeant la façon dont des institutions identificatrices – des dissidents soviétiques aux organisations des droits de l’homme professionnalisées – délivrent le statut à certains prisonniers et le refusent à d’autres. Fondé sur une recherche documentaire (archives, mémoires, articles de presse) et sur une enquête de terrain menée auprès des acteurs des droits de l’homme, cet article montre que deux tendances majeures – l’internationalisation et la juridicisation – marquent l’évolution de l’expertise russe sur les dossiers politiques. Cette expertise se tisse en effet à la jonction d’un héritage – celui de la dissidence – et d’emprunts à des pratiques internationales standardisées et adaptées au cas russe, ce qui montre que les « droits de l’homme » ne sont pas simplement un pur produit de l’importation symbolique mais qu’ils se définissent dans une tension continue entre des enjeux locaux et des processus d’internationalisation.
in Contemporary Security Policy Publication date 2021-09-22
EGELAND Kjolv
What might prompt a nuclear-armed state to give up its arsenal? Nuclear disarmament has provided a nominally shared goal for virtually all the world’s states for decades, yet surprisingly little effort has been devoted to systematically theorizing its drivers. This article aims to begin filling this void. I proceed in three steps. First, I discuss the conceptual, material, and ideational features of renunciation to arrive at a rudimentary understanding of what, fundamentally, nuclear disarmament as a political process involves. Second, I scope out the empirical evidence on which a general theory of nuclear renunciation might be based. Third, synthesizing the dominant explanations for the cases discussed in the second part, I outline a basic account of nuclear relinquishment and discuss the compatibility of this account with common assumptions about disarmament practice. I conclude that the best evidence available suggests that adversarial politics and stigmatization are necessary conditions for renunciation.
Christian Lequesne répond à nos questions à l'occasion de la parution de La puissance par l'image. Les Etats et leur diplomatie publique aux Presses de Sciences Po (collection L'Enjeu mondial). Propos recueillis par Corinne Deloy.
in La puissance par l'image. Les Etats et leur diplomatie publique Edited by LEQUESNE Christian Publication date 2021-09-16
Qu’elles soient perpétrées par des États ou des groupes armés, les prises d’otages constituent des événements dramatiques qui engendrent régulièrement des crises diplomatiques. Devenus à leur corps défendant l’incarnation de leur communauté nationale d’origine et de leurs professions (chercheurs, humanitaires, journalistes), les otages sont au cœur de rapports de force qui les dépassent. Dès lors, il n’est pas rare de voir naître des mobilisations au sein de ce que l’on appelle communément des comités de soutien, sous l’effet d’une proximité initiale avec les captifs ou d’une sensibilisation spontanée face à l’injustice de leur détention.
Publication date 2021-09-16 Collection L'Enjeu mondial
Séduire l'opinion mondiale : démocraties ou dictatures, tous les États s’efforcent de soigner leur image en s’adressant directement et à voix haute aux citoyens. Les moyens sont multiples pour se rendre attractif aux yeux de l’opinion mondiale : récits portés par les médias et les réseaux sociaux, implantations d’instituts culturels et d’écoles, échanges universitaires, distributions de matériel médical et de vaccins, etc. On nomme diplomatie publique ce levier de puissance de plus en plus fréquemment utilisé et dont les États-Unis ont été les pionniers au début du xxe siècle. S’ajoutant aux canaux feutrés de la diplomatie classique, il ne se confond ni avec le soft power ni avec la propagande. Dans le premier ouvrage que les sciences sociales consacrent en France à ce champ des relations internationales, une série d’analyses transversales et de focus sur des cas concrets, illustrés de cartes et de graphiques, donnent à voir ses usages et ses effets ainsi que les nouveaux modèles qu’il propose.
in La puissance par l'image. Les Etats et leur diplomatie publique Edited by LEQUESNE Christian Publication date 2021-09-16
La diplomatie publique est sans nul doute une invention américaine. Les diplomates américains commencent à la pratiquer de manière informelle bien avant la guerre froide, afin de soutenir les intérêts plus larges de la politique étrangère des États-Unis.
in La puissance par l'image. Les Etats et leur diplomatie publique Edited by LEQUESNE Christian Publication date 2021-09-16
Aucun État, démocratie ou régime autoritaire ne peut construire sa puissance sans chercher à se rendre attractif aux yeux du reste du monde. Pra- tique ancienne, qui ne se confond ni avec le soft power ni avec la propagande, la diplomatie pu- blique joue ce rôle. Désormais très active sur les réseaux sociaux, elle a pour particularité de s’exer- cer non pas auprès des autorités, mais des opinions publiques nationales et internationales.
Entretien avec Adam Baczko, auteur de La guerre par le droit. Les tribunaux Taliban en Afghanistan, paru aux éditions CNRS (2021). Propos recueillis par Miriam Périer.
in La puissance par l'image. Les Etats et leur diplomatie publique Edited by LEQUESNE Christian Publication date 2021-09-16
La diplomatie humanitaire apparaît à la fin du XIXe siècle, avec l’émergence de l’action humanitaire moderne. Consubstantielle à la création du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (CICR), elle cherche à prévenir les crises, à faciliter les opérations sur le terrain et à faire progresser les normes concernant les différents contextes humanitaires.
Cette thèse explore et explique la diversité idéologique intra-partisane (DIP), que nous définissons comme la variété des positions idéologiques prises par les députés par rapport à leur parti à différents niveaux d’organisation. En mobilisant la théorie du principal-agent ainsi que la littérature sur l’organisation territoriale des partis politiques, nous considérons les députés comme des agents de différents principaux, les électeurs et le parti aux niveaux local, régional et national, dont les attentes vis-à-vis de leur agent peuvent être contradictoires. Nous proposons deux mesures de la DIP. Au niveau agrégé, à partir du désaccord des experts vis-à-vis de la position des partis sur plusieurs dimensions idéologiques, à partir des données de l’enquête Chapel Hill Expert Survey, sur 24 pays européens entre 1999 et 2019. Au niveau individuel, en construisant une distance textuelle entre les députés et leur parti à différents niveaux d’organisation, à partir de données Twitter en France et en Espagne entre 2016 et 2019. Nous trouvons que la DIP dépend principalement des variations du système électoral et de l’autonomie régionale entre, et au sein, des pays, ainsi que de la force électorale relative des députés et des différents principaux issus de leur parti. Nous distinguons deux situations : la dissidence et la diversité. Dans la première situation, les députés s’éloignent de leur parti dans son ensemble lorsque leur environnement institutionnel, partisan et local leur donne les moyens d’assurer leur réelection indépendamment de leur étiquette partisane. Dans la seconde situation, lorsque leur environnement institutionnel, partisan et local ne favorise pas leur autonomie vis-à-vis de leur parti, les députés expriment une position les rapprochant du niveau de leur parti le plus à même de maximiser leurs chances de réélection.
Après avoir rappelé la filiation entre les pionniers du militantisme hacker et les tactiques anti-technocratiques engagées par la Nouvelle Gauche, cet article propose d’interpréter la vague répressive qui frappa les hackers à la fin des années 1980 comme l’une des stratégies de pouvoir conçues pour refermer la crise de gouvernementalité engagée dans les années 1960 — une stratégie depuis réactivée chaque fois qu’un « front hacker » a semblé sur le point de se reconstituer. Ce faisant, il invite à voir dans cet épisode de sécurisation du cyberespace et de répression des répertoires d’action transgressifs un moment critique dans la généalogie du libéralisme autoritaire.
in La puissance par l'image. Les Etats et leur diplomatie publique Edited by LEQUESNE Christian Publication date 2021-09-16
La crise de la Covid-19 a donné lieu à des affrontements entre récits concurrents et a exacerbé les efforts des États pour soigner leur image, socle de la légitimité politique aussi bien en Chine qu’au sein de l’UE.
in Turkey, Russia and Iran in the Middle East. Establishing a New Regional Order Edited by BALCI Bayram, MONCEAU Nicolas Publication date 2021-09-15
Soon to be a century old, the Republic of Turkey has faced several major crises in its regional environment; however, none of them has affected it to the same extent as the Syrian conflict, which still continues to be the major concern for the current political power. Indeed, as a country close and similar to Turkey in many respects, Syria, via its crisis, has had a transformative effect on Turkey, that changes its identity, its ethnic and religious composition and, of course, its foreign policy, and even its place in the international order. The main objective of this chapter is to demonstrate that it is through the Syrian crisis that Turkey is marking a real break with its traditional geopolitical family, i.e., the Western camp, to move closer to a Russia that is historically anything but Turkey’s friend.
Edited by BALZACQ Thierry, KREBS Ronald R Publication date 2021-09-15
A clearly articulated, well-defined, and relatively stable grand strategy is supposed to allow the ship of state to steer a steady course through the roiling seas of global politics. However, the obstacles to formulating and implementing grand strategy are, by all accounts, imposing. The Oxford Handbook of Grand Strategy addresses the conceptual and historical foundations, production, evolution, and future of grand strategy from a wide range of standpoints. The seven constituent sections present and critically examine the history of grand strategy, including beyond the West; six distinct theoretical approaches to the subject; the sources of grand strategy, ranging from geography and technology to domestic politics to individual psychology and culture; the instruments of grand strategy's implementation, from military to economic to covert action; political actors', including non-state actors', grand strategic choices; the debatable merits of grand strategy, relative to alternatives; and the future of grand strategy, in light of challenges ranging from political polarization to technological change to aging populations. The result is a field-defining, interdisciplinary, and comparative text that will be a key resource for years to come.
This article aims at analyzing the various ideological interventions, prompted by the pandemic in Turkey, in the fields of power, politics, and religion. In a country and a context where politics and religion are closely connected, and a particular Turkish experience with few parallels in the Muslim world, our investigation will be two-fold: how to calculate the ongoing impact of Covid-19 on the Turkish political field, and secondly, how has the religious world reacted in backing up politics in its response to this crisis. We are seeking to understand the effects of the crisis on the established power, and on the orientations of national and international policy in the context of a health crisis. Lastly, we need to examine the role of religion in the management of the crisis.
in The Oxford Handbook of Grand Strategy Edited by BALZACQ Thierry, KREBS Ronald R. Publication date 2021-09-15
KREBS Ronald R.
[...] This introductory essay has four aims, corresponding to the four sections that follow. First, it introduces readers to the history of the concept of gran strategy and to the central themes of that literature. Second, it explores the abiding tensions in the literature on grand strategy - especially as manifest in the contributions to this Handbook. Third, it sets out and explains the logic of the Handbook, situating the volume's essays within that structure. Finally, it concludes with some speculative reflections on the reasons for grand strategy's recent renaissance.
in Turkey, Russia and Iran in the Middle East. Establishing a New Regional Order Edited by BALCI Bayram, MONCEAU Nicolas Publication date 2021-09-15
MONCEAU Nicolas
The Arab Spring and the resulting conflicts, particularly the Syrian crisis that erupted in 2011, have ushered in a new era of domination and influence in the Middle East. As a former province of the Ottoman Empire, to which Turkey is the principal heir, as a French mandate before becoming independent and integrating Moscow’s sphere of influence during the Cold War, and as an immediate neighbor of Israel where security is threatened by Iran but assured by the United States, Bashar al-Assad’s Syria is the scene of a conflict that has a decisive influence on the Middle East and more broadly on the international order as a whole. Many actors, local, regional, and international, are involved in this conflict: forces loyal to the Syrian regime, rebel groups (Free Syrian Army, Kurds, and jihadists), international and regional organizations (the United Nations and the European Union), and Western countries (United States) as well as several regional powers, with Turkey, Iran, and Russia in the forefront. This book attempts to examine and explain the effects of the Syrian conflict on the new governance of the Middle East region by these three political regimes: Russia, Turkey, and Iran.
Edited by BALCI Bayram, MONCEAU Nicolas Publication date 2021-09-15 Collection The Sciences Po Series in International Relations and Political Economy
This book explores the complexity of the Syrian question and its effects on the foreign policies of Russia, Iran, and Turkey. The Syrian crisis has had a major effect on the regional order in the Middle East. Syria has become a territory where the rivalry between Russia and Western powers is being played out, and with the West’s gradual withdrawal, the conflict will without a doubt have lasting effects locally and on the international order. This collection focuses on the effects of the Syrian crisis on the new governance of the Middle East region by three political regimes: Russia, Iran, and Turkey. Many articles and a number of books have been written on this conflict, which has lasted over ten years, but no publication has examined simultaneously and comparatively how these three states are participating in the shared management of the Syrian conflict.
in Turkey, Russia and Iran in the Middle East. Establishing a New Regional Order Edited by BALCI Bayram, MONCEAU Nicolas Publication date 2021-09-15
During the time of bipolarity, the notion of regional power merged with that of middle power, suggesting a limited international capacity controlled by the game of superpowers and disposing of a rather weak autonomy of action. Today, the situation has substantially changed: one of the paradoxes of globalization is that it has strengthened the influence of local actors and emancipated them from their former tutors. At the same time, the fall of the Berlin Wall has opened the regional powers of yesterday to the international sphere. Ultimately, the transformation of conflicts and their increasingly social foundation transforms proximity in resources: regional powers are obviously more and more involved in the conflict systems that border or involve them. The Middle East is thus becoming a remarkable field for the regionalization of powers to be achieved: states that used to be mere allies or marginal groups, are now seeking recognition, then proactivity and finally participation in the solution of conflicts. This triple initiative marks the diplomacies of Turkey and Iran but also that of Saudi Arabia and, depending on the circumstances, others too. Having understood this, Russia has scored points in the region, while the Westerners have been losing considerable advantages trying to counter it.