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in Ville et numérique Sous la direction de COURMONT Antoine, LE GALÈS Patrick, COURMONT Antoine, LE GALÈS Patrick Publié en 2019-09
Sous la direction de SATZ Debra, LEVER Annabelle Publié en 2019-09
The essays in this volume take off from themes in the work of eminent philosopher and political scientist Joshua Cohen. Cohen is a deeply influential thinker who has written on deliberative democracy, freedom of expression, Rawlsian theory, global justice, and human rights. The essays gathered here both engage with Cohen's work and expand upon it, embodying his commitment to the idea that analytical work by philosophers and social scientists matters to our shared public life and to democracy itself. The contributors offer novel perspectives on pressing issues of public policy from accountability for sexual violence to exploitation in international trade. The volume is organized around three central ideas. The first concerns democracy, specifically how we can improve collective decision-making both by elucidating our normative principles and enacting institutional changes. The second idea centers on how we confront injustice, investigating the role of emotions, social norms, and culture in democratic politics and public discussion. The final section explores how we develop political principles and values in an interdependent world, one in which theories of justice and forms of cooperation are increasingly extending beyond the state. The principle uniting this collection is that ideas matter-they can guide us in understanding how to confront difficult global problems such as the fragility of democratic institutions, the place of sovereignty in a globalizing world, and the persistence of racial injustice.
Sous l'effet du numérique, les villes et les territoires sont engagés dans un processus de transformation dont on mesure encore mal la radicalité et les effets. En moins d'une dizaine d'années, de nouveaux acteurs sont apparus, bouleversant des secteurs installés. Les données sont devenues des ressources stratégiques majeures et les algorithmes des instruments de politique publique trop souvent opaques. À l'opposé d'une vision uniforme de la smart city, les analyses proposées dans cet ouvrage mettent en évidence des modalités différenciées de déploiement et de régulation des technologies numériques selon les territoires et leur environnement politico-institutionnel. En s'appuyant sur des études empiriques pluridisciplinaires, cet ouvrage interroge les mutations de la gouvernance urbaine à l'œuvre avec le numérique.
in The Quarterly journal of economics Sous la direction de UNIVERSITY Harvard Publié en 2019-08
BARJAMOVIC Gojko
COSAR Kerem
HORTACSU Ali
We analyze a large data set of commercial records produced by Assyrian merchants in the nineteenth century BCE. Using the information from these records, we estimate a structural gravity model of long-distance trade in the Bronze Age. We use our structural gravity model to locate lost ancient cities. In many cases, our estimates confirm the conjectures of historians who follow different methodologies. In some instances, our estimates confirm one conjecture against others. We also structurally estimate ancient city sizes and offer evidence in support of the hypothesis that large cities tend to emerge at the intersections of natural transport routes, as dictated by topography. Finally, we document persistent patterns in the distribution of city sizes across four millennia, find a distance elasticity of trade in the Bronze Age close to modern estimates, and show suggestive evidence that the distribution of ancient city sizes, inferred from trade data, is well approximated by Zipf’s law.
in Energy Research & Social Science Publié en 2019-08
ROCHER Laurence
This article takes a critical look at the management of energy transition, showing that the instrumental approach often favoured in public action is hampered not only by divergent interests, but also by the unexpected effects arising from the implementation of this policy and its instruments. It uses Tunisia as a case study by focusing on two instruments (Prosol and Prosol Elec) designed to foster the development of decentralized solar technologies (water heating systems and photovoltaic panels) at the households and small firm level. The success of these instruments in triggering commercial development of these technologies resulted in unexpected effects on intermediary actors, the devices installers, affected by the clogging of the subsidy schemes. These actors implemented several adaptation strategies, such as bypassing or exiting the instrument and politicising the debates around it, leading to several adjustments. The study shows that instruments are the product of a specific local milieu structured by power relations and material traits. It acknowledges that local resistances should not be reduced to orientalist understandings, and stresses the need to go beyond management-focused approaches of energy policies, in order to make way for unexpected transformation processes.
in Journal of Strategic Studies Publié en 2019-07-29
LANOSZKA Alexander
Scholars and pundits alike continue to portray the U.S.-led regional alliance systems in Europe and East Asia in stark, dichotomous terms. Whereas the North Atlantic Treaty Organization is the standard model of multilateralism, the U.S.-led system of bilateral alliances in East Asia is the archetypal ‘hub-and-spokes’ structure in which different allies (the spokes) enjoy deep bilateral strategic ties with Washington (the hub) but not with each other. We argue that these common depictions of U.S.-led alliance systems are obsolete. Instead, we show that what we label ‘nodal defence’ – a hybrid category that combines overlapping bilateral, minilateral and multilateral initiatives – better captures how the U.S.-led alliance systems in Europe and East Asia operate today. Specifically, nodal defence is a hybrid alliance system in which allies are connected through variable geometries of defence cooperation that are organized around specific functional roles so as to tackle different threats. To show how nodal defence is an emerging central feature of the U.S.-led regional alliance systems, we conduct an original cross-regional comparison of how these alliance systems work, drawing on elite interviews, official documents, and secondary literature.
1ères lignes : Le pays scandinave est régulièrement cité comme pionner de l’exemplarité imposée à ses députés et ministres. Ce qui est vrai, même si ce n’est pas aussi radical. C'est une petite musique que l'on entend beaucoup ces jours-ci, en pleine affaire Rugy : en Suède, un élu démissionne « pour une barre chocolatée ». C'est ce qu'aurait soupiré mardi matin le Premier ministre Édouard Philippe durant la réunion de la majorité, quelques heures avant la démission de l'ex ministre de la Transition écologique. « En France, le modèle n'est pas la barre chocolatée de la ministre suédoise… », a aussi argué François de Rugy lui-même, dans le JDD dimanche dernier. La référence à Mona Sahlin, cette ex-ministre suédoise qui avait été contrainte à la démission en 1995, est pourtant très réductrice. Car les deux barres de Toblerone en question n'étaient qu'une (très) petite partie des 50 000 couronnes (environ 5 000 euros) de frais personnels dépensés avec sa carte professionnelle, et qui avaient été révélés par la presse. « Cette affaire a beaucoup marqué les esprits, certaines personnes estimaient que les citoyens avaient un regard un peu naïf », souligne Sofia Wickberg, chercheuse à Sciences Po et auteure d'une thèse sur les modèles de transparence en France et en Suède.
Abandonnée par ses alliés occidentaux lors du conflit syrien et rejetée par l'Europe, la Turquie tente de trouver sa place dans le monde. Aujourd'hui, son regard est tourné vers la Russie - un adversaire de longue date ou un ami imaginaire. Toutefois, pour Erdogan, le passage à l’eurasianisme n’est pas un choix volontaire, mais une mesure nécessaire...
Comment expliquer que François de Rugy et sa femme se soient crus autorisés à utiliser l'argent du contribuable pour organiser des dîners entre amis, rénover leur logement de fonction ? Nous avons interrogé Pierre Lascoumes, directeur de recherche honoraire au CNRS, spécialiste de la corruption et de la probité publique.
Représentée par une quarantaine d’établissements, réunis sous le nom d’U7, l’Université participe les 9 et 10 juillet 2019 aux travaux du « groupe des Sept », ou G7, présidés cette année par la France. [...] Impliquer l’Université dans le dialogue des démocraties, tel que le conçoit le G7, n’est donc pas anodin. Car au-delà de la question de la responsabilité sociale des universités, régulièrement évoquée dans des contextes nationaux, l’hypothèse posée ici est leur capacité d’être des acteurs politiques à part entière sur la scène internationale.
« Hong Kong est une cité économique dont les habitants ne se préoccupent que de leur réussite individuelle et de l’efficacité de l’administration. La politique n’y a pas sa place. » Cette conclusion de Lau Siu-kai, directeur d’un think tank prochinois, et Kwan Hsin-chi, président honoraire du Civic Party, formation pro-démocratique, a été formulée en 1988. Pourtant, elle correspond encore à la perception des autorités de Pékin et du gouvernement de Hong Kong depuis la Rétrocession. C’est d’ailleurs cette idée que Deng Xiaoping avait en tête lorsqu’il a proposé en 1997 la formule « Un pays, deux systèmes », l’« autre » système permettant aux habitants de l’ancienne colonie britannique de continuer à gagner de l’argent, à danser et à parier sur les courses de chevaux. Or ni les premières ni le second n’ont compris que depuis le milieu des années 1960 déjà, depuis qu’ils se sont retrouvés coincés entre l’interdiction de s’installer au Royaume-Uni et la fermeture de la Chine en pleine Révolution culturelle, les habitants du territoire s’inquiètent de la manière dont ils sont gouvernés...
« Hong Kong est une cité économique dont les habitants ne se préoccupent que de leur réussite individuelle et de l’efficacité de l’administration. La politique n’y a pas sa place. » Cette conclusion de Lau Siu-kai, directeur d’un think tank prochinois, et Kwan Hsin-chi, président honoraire du Civic Party, formation pro-démocratique, a été formulée en 1988. Pourtant, elle correspond encore à la perception des autorités de Pékin et du gouvernement de Hong Kong depuis la Rétrocession. C’est d’ailleurs cette idée que Deng Xiaoping avait en tête lorsqu’il a proposé en 1997 la formule « Un pays, deux systèmes », l’« autre » système permettant aux habitants de l’ancienne colonie britannique de continuer à gagner de l’argent, à danser et à parier sur les courses de chevaux. Or ni les premières ni le second n’ont compris que depuis le milieu des années 1960 déjà, depuis qu’ils se sont retrouvés coincés entre l’interdiction de s’installer au Royaume-Uni et la fermeture de la Chine en pleine Révolution culturelle, les habitants du territoire s’inquiètent de la manière dont ils sont gouvernés...
Alors que la mobilité spatiale apparaît tout à fait centrale dans les logiques de stratification sociale, de nombreux travaux s’intéressent à la très forte progression des pratiques de mobilité, arguant d’une véritable démocratisation. Parmi les pratiques de mobilité qui bénéficient d’une banalisation particulièrement forte et intense figure le recours au transport aérien, dont l’accès est spécialement rare et valorisé. Le discours quasiment unanime de la démocratisation du transport aérien invite précisément à s’interroger sur celle-ci et à en poser les limites. Aussi s’agit-il de définir cette démocratisation selon la composition et les recompositions sociales des voyageurs aériens au fil du temps. L’analyse des chances de recours au transport aérien dans les déplacements de longue distance, ainsi que la composition sociale des voyageurs aériens en fonction de caractéristiques sociodémographiques mais aussi des conditions et des motifs de voyages, repose ici sur l’exploitation secondaire de données des Enquêtes nationales transports de 1974, 1981, 1993 et 2008. Nous montrons notamment que la banalisation du transport aérien se comprend essentiellement comme une démocratisation quantitative – autrement dit une augmentation uniforme des chances d’avoir recours au voyage aérien – accompagnée d’une certaine forme de polarisation – c’est-à-dire une multiplication des voyages plutôt qu’une multiplication des voyageurs.
In Colonial Transactions Florence Bernault moves beyond the racial divide that dominates colonial studies of Africa. Instead, she illuminates the strange and frightening imaginaries that colonizers and colonized shared on the ground. Bernault looks at Gabon from the late nineteenth century to the present, historicizing the most vivid imaginations and modes of power in Africa today: French obsessions with cannibals, the emergence of vampires and witches in the Gabonese imaginary, and the use of human organs for fetishes. Struggling over objects, bodies, agency, and values, colonizers and colonized entered relations that are better conceptualized as "transactions." Together they also shared an awareness of how the colonial situation broke down moral orders and forced people to use the evil side of power. This foreshadowed the ways in which people exercise agency in contemporary Africa, as well as the proliferation of magical fears and witchcraft anxieties in present-day Gabon. Overturning theories of colonial and postcolonial nativism, this book is essential reading for historians and anthropologists of witchcraft, power, value, and the body.
“Travailler plus pour gagner plus” fut un slogan du candidat de droite Nicolas Sarkozy pendant l’élection présidentielle française de 2007 ; il s’agissait d’exonérer d’impôts les heures de travail effectuées au-delà de la durée légale du travail. Cet article développe une analyse culturelle de ce slogan politique. Son intérêt linguistique repose sur ses dimensions poétiques et théâtrales. Il s’inscrit dans un contexte culturel riche : elle se réfère à une doxa du discours de droite, selon lequel le « modèle social » doit être substitué par un modèle à la fois libéral et respectueux de la « valeur travail ». Il répond à des préoccupations économiques et sociales de l’électorat, appuyées par les médias. Avec des slogans forts, Nicolas Sarkozy affirmait incarner une « rupture » par rapport au président sortant Jacques Chirac, en dépit de représenter le même parti. Enfin, « travailler plus pour gagner plus » a eu une grande postérité dans la culture politique comme populaire.
Les Ukrainiens ont confirmé dans les urnes leur préférence pour la démocratie, mais doivent faire face aux provocations de Vladimir Poutine, visant à saper la souveraineté de leur État.