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in Etudes du CERI Sous la direction de DE TINGUY Anne Publié en 2020-02-24
Regards sur l’Eurasie. L’année politique est une publication annuelle du Centre de recherches internationales de Sciences Po (CERI) dirigée par Anne de Tinguy. Elle propose des clefs de compréhension des événements et des phénomènes qui marquent de leur empreinte les évolutions d’une région, l’espace postsoviétique, en profonde mutation depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. Forte d’une approche transversale qui ne prétend nullement à l’exhaustivité, elle vise à identifier les grands facteurs explicatifs, les dynamiques régionales et les enjeux sous-jacents.
La guerre froide s’est terminée à l’automne 1989, lorsque les régimes communistes esteuropéens se sont effondrés les uns après les autres, sans que Moscou ait recours à la force pour tenter de bloquer les processus en cours. Deux ans plus tard, l’URSS cédait la place à quinze Etats indépendants. De profondes recompositions internationales, qui ne sont probablement pas achevées, sont issues de ces événements. Notre propos est ici de tenter de les identifier, et de cerner les perspectives qui se dégagent, trente ans après.
A l'occasion de la publication de l'Etude n° 247-248, Anne de Tinguy, qui a dirigé ce volume, a répondu à nos questions. Propos recueillis par Corinne Deloy.
اللامركزية: البحث عن حلول تنموية للمناطق المهمشة في العالم العربي - منذ ثمانينات القرن الماضي، تم الترويج لفكرة اللامركزية كرافد للديمقراطية والتنمية في المناطق المهمشة من العالم العربي. لكن الواقع هو أن اللامركزية باتت في أحيان كثيرة وسيلة تستغلها الدولة للتنصل من مسؤولياتها في توفير الخدمات، عبر نقلها الى سلطة محلية، تعاني نقصا هائلا في الموارد. يسلط هذا المقال الضوء على السياق التونسي، الساعي لإلغاء المركزية المفرطة، ويبحث في مدى قدرة اللامركزية على تلبية مطالب الإدماج الاقتصادي والتنمية، وما إذا كان نجاحها يتطلب إصلاحاً جذرياً في أسلوب عمل مؤسسات الدولة المركزية.
That the symbolic is an identifiable dimension of contemporary politics is unlikely to be a controversial statement. Yet, political scientists have been wary of drawing attention to the category, if not in denial about its importance for their field of study. The article starts with an overview of the public policy literature and shows how the symbolic dimension is often treated as less “real” and as “mere communication”. Despite the growing attention to feedback, narratives and qualitative approaches to the evaluation of policies, the symbolic remains a terrain treaded with care. In the second section, we propose a definition of the symbolic that highlights some of the key aspects that are relevant to political analysis and for the analysis of their role in public policy. In the third section, we advocate taking into account how public policies incorporate and use the symbolic and propose several avenues of research.
Publié en 2020-02-19
THERME Clément
Plus de quarante ans après la Révolution islamique de 1979, la question de l'intégration de l'Iran dans son environnement régional et de sa place au sein de la communauté internationale n'est toujours pas réglée. Pour le président Trump, la République islamique reste un « État voyou ». Certains rivaux de l'Iran, comme Israël ou l'Arabie saoudite, alimentent le discours américain d'une anormalité de la République islamique. Vue de la rive arabe du golfe Persique, la problématique se pose de manière différente : il s'agit de contester l'ambition de l'Iran de parler au nom de l'ensemble des musulmans. Plus récemment, Téhéran est égale-ment devenu un partenaire de la Russie dans la lutte contre le djihadisme ; sans oublier que Paris et Ankara jouent leur propre partition. La nature de la politique de Téhéran n'a donc cessé de questionner les chercheurs. Ce livre collectif, dirigé par Clément Therme, entend dès lors présenter, dans toutes leurs nuances, les relations internationales de l'Iran depuis 1941, et notamment la priorité donnée par Téhéran à son opposition à Washington.
Aux yeux de l’armée, le mouvement dit Hirak, qui balaie l’Algérie depuis maintenant près d’un an, exprime avant tout la colère du peuple à l’encontre du système Bouteflika – un système caractérisé par la présence au gouvernement de nombreux civils, souvent accusés de corruption. La réponse politique des militaires, qui tiennent les rênes du pays depuis la démission de Bouteflika en avril 2019, a donc été de mettre en place un gouvernement de technocrates présentés comme compétents et intègres. L’armée ne souhaite pas démocratiser le régime, mais seulement améliorer la gouvernance afin de pouvoir répondre aux besoins socio-économiques de la population.
Présentation du Groupement de recherche sur l’action multilatérale, structure labellisée et financée par le CNRS et coordonné par le CERI. Il s’est défini quatre objectifs principaux : - La montée en puissance des dispositifs de recherche existants ; - Une dissémination accrue ; - La création d’un observatoire du multilatéralisme ; - Le renforcement des liens avec les praticiens des organisations intergouvernementales.
in Diplomacy and Statecraft Publié en 2020-02-17
EGELAND Kjolv
Common knowledge has it that the end of the Cold War allowed the North Atlantic Treaty Organization (NATO) to push the nuclear genie back into the bottle. But whilst NATO members have reduced the alliance’s practical, military reliance on nuclear arms, their commitment to nuclear defence as a shared, symbolic enterprise has in fact grown increasingly explicit over time, with NATO declaring itself a ‘nuclear alliance’ in 2010. The following analysis develops two arguments. First, political responsibility for nuclear defence has shifted from individual member-states to the alliance as such; and, second, this development has been fuelled by member-states’ recurrent need to deflect criticism and adapt to the strengthening of humanitarian and anti-nuclear norms. The pulverisation of responsibility for nuclear defence in NATO has enabled pro-nuclear actors to justify costly nuclear modernisation programmes as acts of ‘alliance solidarity’ whilst exercising rhetorical coercion over advocates of denuclearisation.
Plan de l'article : - Violence religieuse et ségrégation résidentielle à Ahmedabad ; - Le développement via la ghettoïsation ? ; - Le ghetto fragmenté : la montée des inégalités et du sectarisme
Publié en 2020-02-13 Collection Biblis
DORRONSORO Gilles
QUESNAY Arthur
Voici la première étude sur la guerre civile syrienne faite à partir d’entretiens réalisés en Syrie même et dans les pays voisins. 2011 : des centaines de milliers de Syriens de toutes confessions et origines ethniques manifestent pacifiquement pour réclamer la démocratisation du régime. La violence de la répression les contraint à prendre les armes, à organiser une contre-société et à regrouper des unités militaires improvisées au sein de l’Armée syrienne libre. Après 2013, cette logique inclusive et unanimiste cède progressivement devant la montée des groupes transnationaux comme le PKK et l’État islamique, marginalisant les groupes les plus modérés. Comment se structure l’économie de guerre ? Quels sont les effets de la guerre sur la société syrienne ? Quelles nouvelles hiérarchies communautaires et sociales résultent de la violence généralisée ? Comment les trajectoires sociales des Syriens sont-elles affectées ? Un livre unique qui combine une recherche de terrain – rare sur le conflit syrien – et une réflexion théorique novatrice sur les situations de guerre civile.
Félix Tréguer is postdoctoral researcher at CERI Sciences Po and associate researcher at CNRS Centre for Internet and Society. At CERI, he is part of the French research team of the ANR-ORA project “GUARDINT: Oversight and Intelligence Networks: Who Guards the Guardians?” He is the author of L'utopie déchue : une contre-histoire d'Internet, XVe-XXIe siècle (Fayard , 2019). Félix answers our questions on his research interests and focus, and presents the aims and scope of the project he works on, GUARDINT. Interview by Miriam Périer, CERI.
in Cogito, le magazine de la recherche (Sciences Po) Publié en 2020-02-11
Dans son dernier ouvrage, Street Art and Democracy in Latin America (Palgrave Macmillan, 2020), Olivier Dabène, chercheur au CERI, réputé pour ses analyses de la vie politique latino-américaine, nous incite à découvrir un grand nombre d’oeuvres ornant les murs de cinq métropoles du continent. Nous fournissant les clés pour en déceler les messages, il nous ouvre aussi à leur signification en tant qu’actes démocratiques en s’appuyant sur les entretiens qu’il a conduit avec des artistes et…des policiers. Propos recueillis et traduits par Miriam Périer, CERI.
À propos d’un livre dirigé par Bernard Rougier · Montant en épingle des phénomènes marginaux, le livre dirigé par le politiste Bernard Rougier, Les territoires conquis de l’islamisme laisse croire qu’un rouleau compresseur islamiste a déferlé sur certains quartiers. Si quelques chapitres exploitent des enquêtes de terrain intéressantes, ils ne masquent pas les failles idéologiques et scientifiques d’un ouvrage nourri de préjugés. Il est dommage que la recherche soit mise au service d’une idéologie primaire.
in Journal of Contemporary European Studies Publié en 2020-02-09
This contribution analyses the political impact of Brexit on the EU27. The main argument is that Brexit is not just about disintegration. The UK policy proposals on Brexit have reinforced among the governments, public opinions and even Eurosceptic parties of the EU27 the cohesiveness in favour of the preservation of European integration. The article is divided into four parts. First, it presents a critical review of the theoretical literature on EU disintegration and defines the concept of cohesiveness. In the second section, it analyses why the EU27 member states remained cohesive during the Brexit negotiation talks on major policy issues such as the Single Market, free movement of persons and budgetary contribution. In the third section, the article explains why Brexit did not succeed to convince the public opinions of the EU27 that leaving the EU was a relevant issue. In the fourth section, it analyses the reasons why Eurosceptic parties (especially right wing ones) within the EU27 started using Brexit as a strategic argument against EU integration but quickly abandoned it in favour of the request that EU must be changed from inside.
in Moyen-Orient Publié en 2020-02-07
THERME Clément
Au moment où la révolution islamique de 1979 provoque la chute de Mohammad Reza Pahlavi (1941-1979), les nouvelles autorités iraniennes critiquent sévèrement le programme nucléaire de l’ancien régime (1). Elles estiment que l’ensemble des activités nucléaires entreprises par le shah avait pour but d’aider les puissances occidentales et de gaspiller l’argent accumulé à la suite de la flambée des prix du pétrole provoquée par le choc de 1973. C’est ainsi que les projets de centrales nucléaires (Bouchehr et Darkhovin) ou de centre de technologie nucléaire (Ispahan) ont été interrompus, sans évaluation préalable des conséquences financières et humaines de ces mesures. Puis, la tendance s’est inversée.
in Moyen-Orient Publié en 2020-02-07
EGELAND Kjolv
Le débat autour du programme nucléaire iranien soulève des interrogations techniques et juridiques allant des niveaux d’enrichissement autorisés aux protocoles et processus de vérification. Si la finalité des recherches et des intentions iraniennes est au coeur des enjeux régionaux et internationaux depuis les années 1970, la question de la légitimité l’est aussi : qui est dans son droit et qui défend la position juridique la plus juste ?
Dossier Nucléaire : entretien avec Benoît Pelopidas, réalisé par Guillaume Fourmont et Anne Lohéac (novembre 2019)
in Moyen-Orient Publié en 2020-02-07
TAHA Hebatalla
À la veille de la conférence de révision du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) en avril 2020, la question nucléaire au Moyen-Orient reste un défi à relever. Les discussions qui ont eu lieu lors des réunions préparatoires traduisent des tensions continues concernant la clause adoptée en 1995 qui prévoit l’établissement d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient. Cette clause constitue une concession clé dans la décision de prolonger la durée de validité du TNP de manière indéfinie. Les États arabes, sous l’égide de l’Égypte, s’opposent à cette idée, car ils la perçoivent comme une acceptation du statu quo, voire un encouragement à la possession par Israël d’armes nucléaires.
Après maints atermoiements, le « deal du siècle », dont le volet économique avait été présenté à Manama en juin 2019, a finalement été dévoilé à Washington le 28 janvier dernier. En compagnie du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, mais aussi, fait notable, des représentants d’Oman, de Bahreïn et des Émirats arabes unis, le « démiurge » Trump est ovationné...