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Publication date 2019-04-23
LEPINAY Vincent Antonin
Once the home of Catherine the Great’s private art collection, Russia’s State Hermitage Museum became the largest museum in the Soviet Union and, since the collapse of the USSR, one of the most active museums in the world. The Hermitage is a global model for the collection and preservation of fine art, deeply shaped by its need to protect itself and its holdings from the world beyond its gates. In Art of Memories, Vincent Antonin Lépinay documents the Hermitage’s curatorial practices in an innovative consideration of the museum as a cultural laboratory.
in Questions internationales Publication date 2019-04
Résumé du numéro "Le réveil des religions" : Promises autrefois à une inexorable disparition en Occident, les religions ont su résister à l’emprise de la modernité avant de retrouver une influence croissante à partir de la fin des années 1970. De quelle façon se traduit ce retour du religieux ? Comment l’interpréter ? Dans ce numéro double, Questions internationales a confié à quelques-uns des meilleurs spécialistes le soin d’analyser l’origine et les conséquences du regain religieux qui touche aussi bien l’Islam, le christianisme, le judaïsme que le bouddhisme ou l’hindouisme. La quinzaine d’articles de ce dossier met en lumière le questionnement relatif au processus de sécularisation des États et la pratique de moins en moins rationnelle des relations internationales.
L’Europe centrale fait son retour dans les perceptions occidentales, pour des raisons inverses cependant de celles de 1989. Ce n’est plus la démocratisation mais, au contraire, la régression autoritaire baptisée « démocratie illibérale » qui focalise l’attention. Trente ans après la chute du mur de Berlin, on oppose société démocratique et société ouverte. Comment expliquer ce retournement ? Quels en sont les traits principaux et comment définir ces régimes hybrides qui s’éloignent de la démocratie libérale sans sombrer dans la dictature ?
in Questions internationales Publication date 2019-04
Résumé du numéro "Le réveil des religions" : Promises autrefois à une inexorable disparition en Occident, les religions ont su résister à l’emprise de la modernité avant de retrouver une influence croissante à partir de la fin des années 1970. De quelle façon se traduit ce retour du religieux ? Comment l’interpréter ? Dans ce numéro double, Questions internationales a confié à quelques-uns des meilleurs spécialistes le soin d’analyser l’origine et les conséquences du regain religieux qui touche aussi bien l’Islam, le christianisme, le judaïsme que le bouddhisme ou l’hindouisme. La quinzaine d’articles de ce dossier met en lumière le questionnement relatif au processus de sécularisation des États et la pratique de moins en moins rationnelle des relations internationales.
Sous la direction de DE TINGUY Anne Publication date 2019-03-21
En 2024, à la fin de son quatrième mandat, qui pourrait être le dernier, Vladimir Poutine aura été au pouvoir sans discontinuer pendant 24 ans. Quel héritage cherchera-t-il à laisser ? Va-t-il modifier la trajectoire suivie jusqu’ici et chercher à donner la priorité au développement et à la modernisation de la Russie ? Va-t-il se donner les moyens de s’attaquer aux sources de vulnérabilités et de faiblesses de son pays en l’engageant sur la voie d’une nouvelle « perestroïka » ? Ou va-t-il continuer à mener une politique de puissance à l’international au détriment du développement intérieur ? La Russie est aujourd’hui à la croisée des chemins. L’annexion de la Crimée, puis son intervention en Syrie l’a propulsée sur le devant de la scène internationale. Va-t-elle pour autant dans « la bonne direction » ? Une grande partie de la population russe le pense, ou du moins le pensait jusqu’à l’impopulaire réforme des retraites annoncée à l’été 2018. Rien n’est moins sûr. Dans le domaine des relations extérieures, le succès coïncide avec l’échec : du fait de la politique qu’elle a menée, la Russie a perdu l’Ukraine et fragmenté l’espace postsoviétique qu’elle considère comme sa sphère d’influence, elle s’est aliénée une bonne partie de l’Occident, elle s’est engagée dans un incertain virage vers l’Asie, etc. Et en interne, elle peine à relever les immenses défis auxquels elle est confrontée. C’est en particulier le cas de la nécessaire modernisation du pays. Elle reste une économie de rente faiblement productive et dans le domaine scientifique et technique, elle est en perte de vitesse. Des vulnérabilités qui sont aggravées par les évolutions démographiques ainsi que par un conservatisme qui bride dans de nombreux domaines sa capacité de renouvellement et d’innovation. En se penchant sur le rapport au monde de la Russie, cet ouvrage a pour but de donner des éléments de réponse à ces questions et ainsi de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
in La Russie dans le monde Publication date 2019-03-21
En 2024, à la fin de son quatrième mandat, qui pourrait être le dernier, Vladimir Poutine aura été au pouvoir sans discontinuer pendant 24 ans. Quel héritage cherchera-t-il à laisser ? Va-t-il modifier la trajectoire suivie jusqu’ici et chercher à donner la priorité au développement et à la modernisation de la Russie ? Va-t-il se donner les moyens de s’attaquer aux sources de vulnérabilités et de faiblesses de son pays en l’engageant sur la voie d’une nouvelle « perestroïka » ? Ou va-t-il continuer à mener une politique de puissance à l’international au détriment du développement intérieur ? La Russie est aujourd’hui à la croisée des chemins. L’annexion de la Crimée, puis son intervention en Syrie l’a propulsée sur le devant de la scène internationale. Va-t-elle pour autant dans « la bonne direction » ? Une grande partie de la population russe le pense, ou du moins le pensait jusqu’à l’impopulaire réforme des retraites annoncée à l’été 2018. Rien n’est moins sûr. Dans le domaine des relations extérieures, le succès coïncide avec l’échec : du fait de la politique qu’elle a menée, la Russie a perdu l’Ukraine et fragmenté l’espace postsoviétique qu’elle considère comme sa sphère d’influence, elle s’est aliénée une bonne partie de l’Occident, elle s’est engagée dans un incertain virage vers l’Asie, etc. Et en interne, elle peine à relever les immenses défis auxquels elle est confrontée. C’est en particulier le cas de la nécessaire modernisation du pays. Elle reste une économie de rente faiblement productive et dans le domaine scientifique et technique, elle est en perte de vitesse. Des vulnérabilités qui sont aggravées par les évolutions démographiques ainsi que par un conservatisme qui bride dans de nombreux domaines sa capacité de renouvellement et d’innovation...
in La Russie dans le monde Publication date 2019-03-21
ARMANDON Emmanuelle
Souverains et indépendants, mais encore jeunes et fragiles, les États issus de l'ex-URSS peinent à se dégager d'une emprise russe à la fois géographique, culturelle, voire mentale que l'Union soviétique a consolidée. Les actions de la Russie ayant souvent de fortes répercussions sur leur territoire, s'affirmer et se positionner sur la scène internationale sont pour eux une rude tâche. L'hypothèse développée ici est que la Russie se pense toujours comme le principal acteur et partenaire de son "étranger proche". Dans l'imaginaire russe, cet espace, qui a fait partie de son empire pendant plusieurs siècles, n'est pas une région comme une autre. Et de fait, malgré les efforts qu'ils ont faits pour diversifier leurs relations, la Russie demeure un partenaire incontournable pour la plupart de ses voisins...
Au début du mois de février 2019, le pape François a été reçu en grande pompe pour une visite de trois jours aux Emirats arabes unis, la première d’un souverain pontife dans la péninsule arabique. Cette initiative est la dernière manifestation de la politique menée depuis plusieurs années par Abu Dhabi, qui veut apparaître comme une oasis de « tolérance religieuse » dans un environnement marqué par la montée de l’« extrémisme »...
Au tournant du XXe siècle, les débats sur l’hérédité et le déterminisme biologique traversent l’ensemble des sciences, naturelles, médicales et sociales, laissant une large place à l’irrationalité dans le développement individuel et collectif. Freud et Weber s’y sont confrontés en s’attachant à définir la nature de la conscience et de l’inconscient pour comprendre les phénomènes de leur époque : ceux des masses en colère, de la religion et de l’antisémitisme, enfin de la guerre mondiale. L’intérêt de comparer ces deux pensées ne tient pas seulement au fait que pareille tentative a été rarement menée. Il tient surtout au fait que les mêmes questions se posent à nous aujourd’hui : celle de l’irrationalité du champ politique ; la dépersonnalisation individuelle et l’aliénation collective dans le groupe ; la soumission à l’autorité et le désir de la force ; enfin, celles concernant le risque toujours menaçant du renversement des démocraties dans les régimes autoritaires et la revalorisation incessante d’un antisémitisme jamais éteint.
Sous la direction de JAFFRELOT Christophe Publication date 2019-03-20
Avec une décennie d’avance, l’Inde a fait une entrée remarquée dans le XXIe siècle. Depuis 1990 en effet, le renforcement du fédéralisme, de nouvelles alliances internationales, la libéralisation économique, une politique de discrimination positive mise en place en faveur des basses castes et la polarisation religieuse grandissante ont transformé le visage du sous-continent. À ces phénomènes qui conditionnent aujourd’hui encore la trajectoire indienne s’en ajoutent d’autres, à la temporalité plus lente : transition démographique, urbanisation croissante et effort de défense nationale accru. Autant de facteurs qui, analysés dans cet ouvrage par quelques-uns des plus éminents spécialistes, font de l’Inde une grande puissance émergente avec laquelle il faut désormais compter. (Résumé éditeur)
En Inde comme dans bien d’autres pays, la nation ne se définit pas seulement sur le mode ouvert de la citoyenneté, mais aussi sur celui, fermé, de l’ethnicité. Le premier a longtemps été représenté par le parti du Congrès de Gandhi puis de Nehru, et le second par les nationalistes hindous, pour lesquels la communauté majoritaire, faite de fils du sol, incarne l’Inde éternelle, tandis que les chrétiens et les musulmans sont des pièces rapportées devant prêter allégeance aux symboles hindous pour être reconnus comme des Indiens à part entière. Né dans les années 1920, le nationalisme hindou n’a pris son essor que dans les années 1990 avant de conquérir le pouvoir en 2014. Ce tournant doit beaucoup au populisme de son leader, Narendra Modi, une personnalité atypique qui a d’abord gouverné la province du Gujarat – où il s’est imposé, suite au pogrom antimusulman de 2002, grâce à ses succès économiques et au soutien des milieux d’affaires, avant de conduire son parti, le BJP, à la victoire. En cinq ans, les nationalistes hindous ont changé la face de l’Inde. Non seulement ils ont mis au pas les tenants du sécularisme (universitaires, ONG…), mais ils se sont aussi attaqués aux chrétiens et aux musulmans au point de les marginaliser dans les assemblées nationales et régionales, et, surtout, de mettre en place une police culturelle. Ce dispositif, s’il ne s’est pas traduit par des réformes constitutionnelles, donne aujourd’hui naissance à une démocratie ethnique de fait.
in Site du CERI Publication date 2019-03-19
Hugo Meijer a rejoint le CERI en janvier 2019 comme chargé de recherche CNRS. Ses travaux se situent à l’intersection de l’analyse de la politique étrangère et des études de sécurité. Il a accepté de répondre à nos questions et nous parle de son parcours académique et de ses sujets de recherche actuels. Propos recueillis par Miriam Périer (CERI).
in Institut Jacques Delors Publication date 2019-03-19
Trente ans après la fin de la guerre froide et de la division du continent, assiste-t-on au retour d’un clivage Est-Ouest en Europe ? Quinze ans après l’élargissement de l’Union européenne aux pays d’Europe du Centre-Est, faut-il parler de simples divergences politiques ou d’une fracture entre « anciens » et « nouveaux » membres de l’UE sur des questions aussi fondamentales que la démocratie et l’État de droit, la montée du nationalisme et du souverainisme ? C’est la seconde option que suggère le déclenchement de la procédure de l’article 7 du Traité de Lisbonne à l’encontre de la Pologne et de la Hongrie pour atteintes à l’État de droit pouvant, en théorie, mener à la suspension du droit de vote des pays concernés. C’est souvent aussi la lecture privilégiée dans les médias ou dans les déclarations de personnalités politiques des deux côtés d’une ligne de partage ainsi ressuscitée. À l’Ouest du continent, on voit là une menace pour le projet européen et, en France en particulier, une justification rétrospective des réticences envers l’idée même de l’élargissement à l’Est de l’UE (« prématuré » dans la version polie). À l’Est, on se prétend traité en membre de seconde classe de l’Union et l’on s’indigne de « double-standard » et des ingérences de Bruxelles comparées à la tutelle de Moscou autrefois.
Small Island Developing States (SIDS) share a common vulnerability to climate change. Adaptation to climate change and variability is urgently needed yet, while some is already occurring in SIDS, research on the nature and efficacy of adaptation across SIDS is fragmentary. In this article, we systematically review academic literature to identify where adaptation in SIDS is documented; what type of adaptation strategies are taken, and in response to which climate change impacts; and the extent to which this adaptation has been judged as successful. Our analysis indicates that much adaptation research is concentrated on the Pacific, on independent island states, and on core areas within SIDS. Research documents a wide array of adaptation strategies across SIDS, notably structural or physical and behavioral changes. Yet, evaluation of concrete adaptation interventions is lacking; it thus remains unclear to what extent documented adaptation effectively and sustainably reduces SIDS’ vulnerability and increases their resilience.
Catherine Perron (Sciences Po, CERI) and Anne Bazin (Sciences Po Lille/CERAPS) have recently coedited a volume entitled, How to Address the Loss? Forced Migrations, Lost Territories and the Politics of History. A Comparative Approach in Europe and its Margins in the XXth Century (O.I.E. Peter Lang, December 2018). Gathering authors from various horizons and disciplines, Bazin and Perron question the issue of forced migrations, lost territories and politics of history, in Europe and its borders. They have accepted to answer our questions and give us some insight into their research focus and the objectives of this collective project. Interview by Miriam Périer, CERI.
in Site du CERI Publication date 2019-03-15
A quelques jours de l'échéance du 29 mars, Christian Lequesne nous parle du Brexit. Propos recueillis par Corinne Deloy.
in International Security Publication date 2019-03-14
SNYDER Ryan
LIEBER Keir A
PRESS Daryl G
Ryan Snyder and Benoît Pelopidas respond to Keir A. Lieber and Daryl G. Press's spring 2017 article, “The New Era of Counterforce: Technological Change and the Future of Nuclear Deterrence.”