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in Annuaire International de Justice Constitutionnelle 2018 Sous la direction de Institut Louis Favoreu - Groupe d'Etudes et de Recherches sur la Justice constitutionnelle Publié en 2019-09-16
Contribution à l'Annuaire International de Justice Constitutionnelle 2018 tiré de la conférence "Définir le populisme" de la IIe Université d'été de l'Institut Louis Favoreu (3-6 septembre 2018).
Les négociations autour de la réforme des retraites reprennent ce jeudi 5 et vendredi 6 septembre à Matignon. Patronat et syndicats seront reçus par Édouard Philippe, la ministre de la santé Agnès Buzyn et le haut-commissaire à la réforme Jean-Paul Delevoye. Mais d’ores et déjà, chaque profession craint pour ses droits et entend défendre ses intérêts.
Le grand chef Olivier Roellinger nous raconte sa lutte contre l'industrie agro-alimentaire et sa volonté de se réapproprier les produits et le goût / Désavoué par une majorité de députés, le Premier ministre britannique Boris Johnson est obligé de demander le report du Brexit : jusqu'à quand devrons-nous attendre que les Anglais se décident ? On en parle dans "28 Minutes". Un grand chef appelle à la révolution alimentaire Olivier Roellinger est un chef cuisinier reconnu au parcours peu banal. Destiné à un avenir brillant d’ingénieur, il redécouvre la cuisine comme une thérapie après une agression qui le brise littéralement et lui fait passer deux ans à l’hôpital. En 2008, alors que son restaurant a obtenu trois étoiles, il décide de fermer son établissement afin de se recentrer sur une cuisine plus simple. Dans son ouvrage "Une révolution délicieuse", Olivier Roellinger nous conte son combat, sa lutte contre l'industrie agro-alimentaire et sa volonté de se réapproprier les produits et le goût. Ce grand chef est notre invité dans "28 Minutes". Boris Johnson obligé de demander le report du Brexit : jusqu'à quand devrons-nous attendre que les Anglais se décident ? Le Premier ministre britannique Boris Johnson est en mauvaise posture après avoir été désavoué par une majorité de députés mardi 3 septembre. Ils ont en effet approuvé une motion leur permettant de prendre le contrôle de l’agenda parlementaire, normalement détenu par le gouvernement. Ce mercredi, ils ont voté contre son avis un texte demandant le report du Brexit au 31 janvier 2020. S’en est suivi un rejet de sa proposition d’élections générales pour le 15 octobre. En réaction, Boris Johnson a exclu les membres de son parti qui ont voté contre son projet de sortie de l’UE et se sont alliés à l’opposition. Comment les Britanniques démêleront-ils le nœud inextricable du Brexit ? On en parle dans "28 Minutes".
Un nouveau bras de fer s’est engagé mercredi au parlement britannique entre Boris Johnson et les députés qui ont voté (avec une majorité de 29 voix), en soirée, un texte de loi destiné à empêcher une sortie sans accord de l’Union européenne. Et donc, contraignant le premier ministre, qui a promis de faire sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne le 31 octobre, avec ou sans accord de retrait conclu avec Bruxelles, à demander un nouveau report du Brexit. Avant même cette épreuve de force, Boris Johnson avait annoncé qu’il demanderait une dissolution et appellerait à des élections législatives anticipées pour le 15 octobre en cas de vote du texte. Mais, dans la soirée, les députés britanniques ont rejeté cette demande.
« Capital et Idéologie », de Thomas Piketty, a le mérite d’identifier les causes de la montée des inégalités dans les sociétés occidentales, mais aussi de proposer des réformes concrètes qui pourraient refonder la social-démocratie, estime la politiste Nonna Mayer dans une tribune au « Monde ».
Emission présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé Depuis trois ans, les rebondissements se succèdent au Royaume-Uni, mais ce n’est rien à côté de la guérilla parlementaire qui se déroule à Westminster, le cœur de la démocratie britannique. Hier, en plein discours du Premier ministre britannique, Philippe Lee, député conservateur et ancien ministre de la Justice, est allé s’assoir à côté des libéraux-démocrates. Au même moment, il annonçait sa démission du parti conservateur, l’accusant d’être « infecté par le populisme et le nationalisme anglais ». Il faisait ainsi perdre à Boris Johnson sa majorité d’une seule voix. Un show à l’anglaise qui s’est poursuivi un peu plus tard avec l’adoption d’une motion trans-partisane, soutenue par un groupe de conservateurs rebelles, qui a mis en échec le Premier ministre. Cette motion autorise le Parlement à voter aujourd’hui une législation l’obligeant à aller demander un report du divorce avec l’Union européenne (UE), si aucun accord n’est conclu avant le 31 octobre, date prévue du Brexit. Une humiliation pour Boris Johnson qui a décidé d’exclure ce mercredi du parti conservateur les membres de sa majorité qui se sont opposés à lui. 21 élus qui ont préféré rejoindre une alliance trans-partisane et renoncer à leur étiquette plutôt que de voir leur pays prendre le chemin d’un Brexit sans accord. Parmi eux figurent de nombreuses personnalités importantes, dont le petit-fils de Winston Churchill, Nicholas Soames, et le doyen de la Chambre des communes Kenneth Clarke. Ancien ministre sous Margaret Thatcher, John Major et David Cameron, celui que certains surnomment « le Premier ministre que nous n’avons jamais eu » a expliqué hier avant de faire ce choix : « la stratégie du Premier ministre est donc clairement de faire en sorte que nous sortions de l’UE sans accord. Peut-il confirmer à la Chambre que dans ce cas, nous entrerons dans un cycle de plusieurs années de négociations difficiles avec l’UE et le reste du monde ? » Boris Johnson avait alors baissé la tête et murmuré une réponse inaudible. Désormais mis en minorité, Boris Johnson compte faire voler en éclats le Parlement actuel. Ce mercredi, il a proposé à la Chambre des communes de voter sur la tenue de nouvelles élections. Des élections législatives anticipées qui pourraient avoir lieu le 15 octobre prochain si deux tiers des députés se prononcent ce soir pour. Cependant pour l’heure, le parti travailliste (la principale force d’opposition) ne semble guère convaincu par la bonne foi du Premier ministre. « Nous ne votons pas ce mercredi pour organiser des élections. Nous ne danserons pas avec Boris Johnson car s’il affirme qu’elles se tiendront bien le 15 octobre, personne ne peut le croire », a par exemple affirmé le député du Labour Keir Starmer. Alors se dirige-t-on vers un Brexit dur ou un nouveau vote ? Jusqu’où ira la crise au Royaume-Uni ? Quelles conséquences pour l’Europe ? Invités : Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman, Patrick Le Galès, politiste et sociologue spécialiste de la Grande-Bretagne au CNRS, Catherine Norris-Trent, reporter britannique pour France 24, Anne-Elisabeth Moutet, journaliste, éditorialiste du « Daily Telegraph ».
Ce livre est écrit comme un droit d’inventaire. Alors qu’Internet a été à ses débuts perçu comme une technologie qui pourrait servir au développement de pratiques émancipatrices, il semble aujourd’hui être devenu un redoutable instrument des pouvoirs étatiques et économiques. Pour comprendre pourquoi le projet émancipateur longtemps associé à cette technologie a été tenu en échec, il faut replacer cette séquence dans une histoire longue : celle des conflits qui ont émergé chaque fois que de nouveaux moyens de communication ont été inventés. Depuis la naissance de l’imprimerie, les stratégies étatiques de censure, de surveillance, de propagande se sont sans cesse transformées et sont parvenues à domestiquer ce qui semblait les contester. Menacé par l’apparition d’Internet et ses appropriations subversives, l’État a su restaurer son emprise sous des formes inédites au gré d’alliances avec les seigneurs du capitalisme numérique tandis que les usages militants d’Internet faisaient l’objet d’une violente répression. Après dix années d’engagement en faveur des libertés sur Internet, Félix Tréguer analyse avec lucidité les fondements antidémocratiques de nos régimes politiques et la formidable capacité de l’État à façonner la technologie dans un but de contrôle social. Au-delà d’Internet, cet ouvrage peut se lire comme une méditation sur l’utopie, les raisons de nos échecs passés et les conditions de l’invention de pratiques subversives. Il interpelle ainsi l’ensemble des acteurs qui luttent pour la transformation sociale.
Grands axes de l’interview : Brexit : sortie avec ou sans accord ? la position de B. Johnson, une menace d’élection législative anticipée ? la pression en GB. Coup de force ?
C'est un fait, nous sommes passés dans l'ère du numérique. Voilà qui transforme la société, mais voilà qui nous transforme nous aussi. Nous sommes de plus en plus impatients, de plus en plus sollicités aussi. Il faut être percutant, réactif. Est-ce que nous perdons le sens des réalités ou est-ce que le numérique nous permet d'imaginer autrement ? On en parle avec le sociologue Dominique Boullier, auteur de « Sociologie du numérique » (éditions Armand Colin) et l'artiste franco-canadien Grégory Chatonsky. Invités : Dominique Boullier, sociologue français, auteur de « Sociologie du numérique » ; Grégory Chatonsky, artiste franco-canadien. Présentation : Mohamed Kaci.
Le Parlement doit rouvrir ce mardi 3 septembre dans un contexte tendu par les offensives du premier ministre contre les opposants à un « no deal ». Les députés auront une semaine pour tenter de contrer Boris Johnson dans sa volonté de mener à bien son Brexit, avant que leur activité ne soit suspendue pour un mois
in Ville et numérique Sous la direction de COURMONT Antoine, LE GALÈS Patrick, COURMONT Antoine, LE GALÈS Patrick Publié en 2019-09
Au cours des six derniers mois, les accords qu’ont conclus le Pakistan et l’Arabie saoudite d’un côté, l’Inde et l’Iran de l’autre, donnent à penser que deux axes bilatéraux sont en train de se constituer. Toutefois, l’Iran et le Pakistan sont loin de la rupture, et le rapprochement indo-saoudien se poursuit malgré le coup de force du premier ministre indien au Jammu-et-Cachemire.
Le 19 août dernier, un épais nuage de fumée plonge São Paulo dans l’obscurité. Il est 15h, le Brésil se réveille : l’Amazonie est en feu. La nouvelle, à l’inverse des flammes, peine pourtant à se propager, alors que les incendies durent déjà depuis plusieurs semaines dans le nord et la région centre-ouest du Brésil. Quelques images « choc » et des vidéos circulent sur les réseaux sociaux, n’ayant parfois rien à voir avec les évènements récents. Le ministre brésilien de l’Environnement, Ricardo Salles, qui n’a visiblement pas pris ombrage des nuages noirs accumulés au-dessus de la principale métropole brésilienne, dénonce des manipulations médiatiques. Début août, suite à la publication d’images satellites révélatrices, le directeur de l’Institut national de recherche spatiale lui-même avait été accusé de diffuser de fausses rumeurs, et contraint à démissionner. Le scandale, néanmoins, grossit, et bientôt, des internautes du monde entier « pray for Amazonia ». Alors que le voile se lève peu à peu sur les pratiques de déforestation massives perpétrées sur le territoire brésilien, le Président Bolsonaro, négationniste climatique assumé, ne semble pas disposé à intervenir pour faire cesser les flammes. C’est dans ce contexte qu’intervient la fameuse déclaration macronienne, qui va mettre le feu aux poudres…
This contribution to the symposium examines tensions holding back the development of securitization theory and proposed potential avenues to transcend and resolve them. Specifically, it argues that the evolution of securitization has been shaped by two main debates: one between those who hold that securitization is decided by the elite and those who hold that it is co-constructed by the elite and target audiences; and a second debate between scholars who treat securitization as de-politicization and researchers who argue that securitization cannot be severed from politics. While these debates have been acknowledged in the literature, they are seldom if ever addressed. This article examines the roots of these tensions, showing how they have undermined the coherence of the theory. It then introduces the concept of a regime of practices as a promising solution, arguing that it better accounts for how security issues emerge and acquire their legitimacy, which provides them with a social stickiness. Further, the article shows that both moments of creation and transformation of regimes of practices involve a specific kind of politics (the politics of the extraordinary), wherein ideas, principles, and aims of the community are said to be vitally at stake.
Gender segregation in higher education (GSHE) is recognized as a key factor to explain the persistence of gender inequalities in the labor market despite the reversal of gender gap in educational attainment. Women are systematically overrepresented in fields of study, such as social sciences and the humanities, which offer relatively poor labor market prospects; at the same time, they are underrepresented in fields that perform above the average, as engineering and ICT. Several explanations for GSHE have been proposed in the literature, but their explanatory power has to be assessed yet. Using a rich longitudinal dataset on a recent cohort of Italian upper secondary school leavers, in this paper we jointly test seven potential mechanisms for GSHE. Our results show that rational choice explanations—such as skill-based explanations and gender differences in career preferences—fail to account for GSHE. On the contrary, expressive motivations related to preferences for school subjects and for specific occupations are found to mediate to a significant extent GSHE. However, our most important result concerns the key role of curricular track choice at upper secondary level which, alone, mediates two third of the gender difference in access to the humanities and social sciences and one third of the gender difference in access to engineering and ICT.