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in Migration, Borders and Citizenship. Between Policy and Public Spheres Sous la direction de AMBROSINI Maurizio, CINALLI Manlio, JACOBSON David Publié en 2020
A fundamental contradiction inheres in borders and boundaries, and the process of bordering, in the world today: on the one hand, mobility is celebrated as a symbol of modernity and freedom, even as a human right for the twentyfirst century. On the other hand, as Michel Foucher (in, tellingly, "L'obsession des frontières", 2007) writes: that we never have had so many borders since the fall of the Iron Curtain. Some authors werre complaining about this world of borders, invoking Stefan Zweig's (1982) nostalgia when he described the world of open borders he knew before the first World War...
Sous la direction de BERTRAND Romain, BOUCHERON Patrick Publié en 2019-11-21
« Pourquoi tant de spécialistes reconnus ont-ils décidé de nous suivre et de nous faire confiance dès la première réunion de notre comité ? Sans doute parce que chacun a senti que ce musée, qui ne saurait être le musée des autres, mais doit au contraire être le musée d’un “nous” moins étriqué et plus respirable, n’est pas non plus un musée comme les autres. Au moment où les débats politiques en France et en Europe sont faussés par des crispations idéologiques qui éloignent sans cesse les discours publics d’une mesure seine et juste de la réalité, c’est sans conteste le musée d’histoire dont nous avons besoin. Et puisqu’on en a besoin, d’influentes forces politiques tenteront encore de faire en sorte qu’il soit bridé dans ses ambitions. Nous avons choisi de disposer dans l’espace des récits, pour dire ici, maintenant, depuis longtemps, “ça a eu lieu”, “ça a lieu là” – il y a lieu de considérer cette histoire. Nous proposons donc ici quelque chose comme une volte-face : par une ruse de l’histoire récente, le Musée national de l’histoire de l’immigration est installé dans le pavillon amiral de l’Exposition coloniale de 1931. Ce piège à regards, chambre noire de l’histoire coloniale, doit désormais se transformer en machine à ouvrir les yeux. Le musée doit investir son lieu car il lui faut affronter son histoire. Il ne s’agit pas, bien entendu, d’imposer à l’histoire des immigrations une surdétermination coloniale : cette histoire ne peut être que mondiale par vocation et comparatiste par méthode. Il s’agit de prendre la mesure du buissonnement, de la bigarrure dont nous sommes issus. On doit pouvoir s’y retrouver mais pas pour cultiver le petit lopin tranquille des identités. »
Entretien avec Luis Martinez à l'occasion de la sortie de son ouvrage L'Afrique du Nord après les révoltes arabes aux Presses de Sciences Po. Propos recueillis par Corinne Deloy
What is grand strategy? Do states have the monopoly of grand strategy? Can all states develop and claim to have a grand strategy? What can a comparative study of grand strategy bring to an understanding of global politics? Thierry Balzacq , Simon Reich and Peter Dombrowski examine these questions and many more in a coedited volume promoting a novel approach to the concept of grand strategy, Comparing Grand Strategy: A Framework and Cases (Oxford University Press, 2019). Interview with Thierry Balzacq and Simon Reich. Interview by Miriam Perier, CERI
in Repenser la transition énergétique. Un défi pour les sciences humaines et sociales Publié en 2019-11-07
ROCHER Laurence
[Résumé de l'ouvrage] Cet ouvrage a pour ambition d'interroger les processus de transition énergétique sans céder à une approche normative ou institutionnelle. Le volume s'appuie pour cela sur une approche pluridisciplinaire du thème de la transition énergétique. Il aborde successivement les fondements intellectuels et politiques de l'idée transition énergétique ; la fabrication des instruments économiques et politiques qui lui sont liés ; enfin les dimensions socio-historiques et spatiales de sa mise oeuvre. Cet ouvrage est le résultat d'un long processus de sélection et de réécriture des contributions et d'apports de textes originaux. Ce processus éditorial permet en conclusion d'aboutir à des propositions concrètes qui se veulent utiles pour ré – examiner l'idée de " transition énergétique " comme n'importe quel autre objet des sciences humaines et sociales : par une approche réflexive et socio-historique, loin des passions politiques et des intérêts économiques du présent.
Entretien avec Pauline Brücker, Daniel Veron et Youri Lou Vertongen, coordinateurs du dossier "La cause des migrants" du numéro 84 de Critique internationale.
Le modèle économique américain n’a jamais eu bonne presse en France. Et pourtant, la Silicon Valley est l’objet d’une admiration sans borne, avec tout ce qu’elle symbolise : la jeunesse, la prise de risque et la création de milliers de jeunes pousses en hypercroissance. Cette admiration a littéralement explosé à la fin de la présidence de François Hollande pour être magnifiée ensuite par Emmanuel Macron. Elle révélait une immense ambition : moderniser l’économie française pour en faire une Startup Nation. A cette fin, il fallait faciliter l’émergence de futurs champions de l’économie numérique, ces fameuses « licornes » (des entreprises valorisées à 1 milliard de dollars), dont l’Elysée souhaiterait qu’elles soient au moins 25 en 2025. Où en est aujourd’hui la « Mission French Tech », créée en 2013 pour nourrir cette ambition ? Il semblerait qu’elle n’ait pas réalisé tous les espoirs de ses concepteurs. La France, dépassée par le Royaume-Uni et l’Allemagne, n’est pas au premier rang des économies numériques européennes. Notre écosystème technologique n’est pas suffisamment performant et reste étonnamment dépendant des aides et des subventions de l’Etat. C’est pourquoi les startupeurs français les plus ambitieux n’hésitent pas à s’expatrier aux Etats-Unis. Cet ouvrage est construit à partir d’une vingtaine d’entretiens inédits menés pour la plupart au sein de la Silicon Valley. Il permet de comprendre ce qu’est la « culture startup », son mélange d’imagination et de passion, appuyé par une quête incessante de nouveaux financements pour mieux grandir et dévorer la concurrence, sans rien ignorer des critiques suscitées par cette culture.
Christophe Jaffrelot vient d'être élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Nous avons saisi cette occasion pour nous entretenir avec lui. Il retrace sa carrière, nous parle de son métier de chercheur et d'enseignant et évoque ses projets. Propos recueillis par Miriam Périer
Do we need a more social UE – or even a fully-fledged European Social Union (ESU)? An increasing number of empirically oriented social scientists argue that we do. This paper how ESU could be pieced together by r-assembling what is already in place, exploiting in particular the potential of the European Pillar of Social Rights. The paper also discusses the rationales behind the ESU proposal. There is, first, a twofold functional rationale: the EU institutional asymmetry between market making and market corrective goals and policies generates perverse effects; EMU needs a number of social corollaries to effectively perform its mission and functions. But there is a second and equally important rationale, based on political factors. A tenet of political theory is that any territorially organized collectivity cannot survive and prosper without the diffuse support of its members. The latter rests however not only on effectiveness, but also on fairness. Citizens must feel that the territorial government abides by the general norm of somehow representing the collective interest, taking care of all sectors/strata of the population, however weak and peripheral. In order to be politically effective, Social Europe cannot however limit itself to enhancing its institutional strength and policy production. It must become more visible to ordinary citizens and provide them with direct tangible benefits.
Le Front d’action islamique, bras politique des Frères musulmans en Jordanie, boycottait les élections municipales depuis plus de 10 ans. En août 2017, il se saisit de l’opportunité représentée par la décentralisation de l’État pour investir de nouveau les scènes électorale et politique locales. Cette étude explore le cas de la municipalité de Zarqa, dans laquelle plusieurs sièges, dont celui du maire, ont été remportés par la Coalition nationale pour la réforme, l’alliance formée par le parti en 2016. L’objectif de l’article est d’analyser les obstacles rencontrés par les élus du Front d’action islamique dans leur exercice du pouvoir local. Ils sont confrontés à la répression implicite déployée par le régime, par le biais de ses instruments de contrôle des finances municipales, ainsi qu’à des oppositions locales à leur prise de pouvoir. Les membres du parti peuvent malgré tout bénéficier des ressources détenues par la Confrérie, afin de minimiser le coût de ces résistances et maintenir une autorité politique au sein de la municipalité.
in Présidence Trump: perspectives pluridisciplinaires Sous la direction de MASCLANIS François Publié en 2019-11
[résumé de l'ouvrage] Élu le 8 novembre 2016, Donald Trump conduit depuis lors une politique intérieure et internationale complexe, atypique et parfois controversée. Impulsive et le plus souvent non coordonnée, cette politique semble ne pas obéir à une position stratégique clairement définie. Cet ouvrage vise donc à mettre en lumière différents axes de la politique présidentielle de Donald Trump par le biais d'analyses pluridisciplinaires, couvrant plusieurs champs représentatifs de cette mandature, afin de tenter de mieux appréhender cette politique hors normes.
Population sub-recordings, silence(s), and distrust are among the many challenges faced when approaching the study of migration qualitatively. These are more notorious when the focus is set on political migrants – their transnational practices and framing process. Which sources to collect and mobilize? What methods appear as more appropriate to interrogate them? As a research subject, political transnationalism in contexts of marginalization and high distrust, calls for a multidisciplinary approach given the assortment of sources that are difficult to identify by a lack of classification (archives), as well as low levels of trust (individual participants) and of visibility (associations). The study of political transnationalism calls for the mobilization of all possible sources – giving equal importance to the written, the oral, and the observed. Drawing from evidence from the study of Colombian political migrants in France and the United States, this paper illustrates how this is possible through the lens of the history of the present.
Depuis que l’Amérique de Trump a fait savoir qu’elle privilégierait ses propres intérêts (America first !), tous les regards se sont tournés vers la Chine : va-t-elle se substituer aux États-Unis et incarner une nouvelle forme d’hégémonie mondiale ? L’ordre international n’a-t-il pas besoin d’un leader, si possible bienveillant ?
in Sciences Po Learning Lab Publié en 2019-11
Quoi de neuf à Sciences Po en matière d’enseignement des images ? Beaucoup de choses, à commencer par la création du premier poste permanent d’histoire de l’art, en 2009. Sciences Po s’est beaucoup diversifié et la nouvelle réforme qui sera mise en oeuvre accorde une place plus importante aux « humanités politiques ». Dans cet esprit, l’histoire de l’art fait partie de ce que tout étudiant et toute étudiante doit connaître pour aborder le monde d’aujourd’hui, qui est fait de beaucoup d’images et d’un besoin de sensibilité qui reste une spécialité des humains. [...]
in TDC - Textes et documents pour la classe Publié en 2019-11
ON SE SOUVIENT D’UNE PHOTO DE 1991 : des cargos débordant d’Albanais cherchaient à atteindre Brindisi ; une image souvent utilisée comme symbole de l’Europe envahie par l’immigration depuis l’ouverture à l’est. Parmi les pays européens les plus affectés par la « crise » migratoire survenue en Méditerranée (révolutions arabes de 2011, arrivées de Subsahariens ayant travaillé en Libye, crise syrienne), l’Italie est, avec la Grèce, en première ligne pour les nouvelles arrivées en Europe, car elle est située à un point stratégique du passage en Méditerranée centrale, et du fait du rôle de la Libye comme sas de trafic irrégulier. Le 1er janvier 2017, d’après le Système d’observation permanente des migrations (Sopemi, rapport 2018), on comptait 5 millions d’étrangers en Italie, soit 8,3 % de la population totale, ce qui faisait de l’Italie le troisième pays d’immigration, après l’Allemagne et le Royaume Uni, devant l’Espagne et la France.
in Le Courrier d'Europe centrale Publié en 2019-11
PIÉGAIS Gwendal
Au-delà des symboles et images fortes de l’année 1989, Pierre Grosser revient avec nous sur les dynamiques et événements qui ont mené à l’effondrement de l’Empire soviétique. Enseignant à Sciences Po, spécialiste de l’histoire des relations internationales, il réédite dans le collection Tempus de Perrin son livre 1989. L’année où le monde a basculé ainsi que L’Histoire du monde se fait en Asie. Une autre vision du XXe siècle chez Odile Jacob. Entretien.
in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°30-31 - août 2019) Sous la direction de Centre de recherches internationales, DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2019-11
BAILLS Chloé
Depuis le début de la transition politique en 2011, des groupes ultranationalistes bouddhiques dirigés par des moines persécutent les musulmans de l’Etat d'Arakan. Cette région est située à l’ouest de la Birmanie, à la frontière avec le Bangladesh, et abrite des minorités musulmanes qui revendiquent l’ethnonyme « Rohingya », bien que le gouvernement persiste à vouloir les appeler Bengalis. A partir de 2012, ces groupes bouddhiques, qui ne constituent toutefois qu’une frange restreinte du sangha, le clergé monastique birman, sont devenus très populaires dans un pays où 90% de la population est bouddhiste : au nom du maintien d’un ordre moral supposément menacé par l’ouverture au monde et la présence étrangère, en particulier musulmane, ces groupuscules extrémistes ont surpris par leurs modes d’action violents et leurs prises de position radicales. D’actes peu coordonnés mis en œuvre pour lutter contre le crime et les « immigrés illégaux » de l’Etat d’Arakan, à l’édification d’un vaste réseau d’activistes religieux luttant pour la « protection de la race et de la religion birmane », ces groupes partagent certaines similitudes avec les acteurs du vigilantisme contemporain : ils utilisent la violence extralégale pour légitimer la défense d’une communauté imaginée, dans la perception d’une menace et d’une absence d’actions étatiques contre celle-ci. Dans l’espace birman contemporain, cette violence est revendiquée et orchestrée par des figures monastiques dans la mesure où la communauté à défendre est « morale », fondée sur l’adhésion de ses membres au bouddhisme, et dont l’essence même se verrait altérée par le processus de démocratisation.
in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°30-31 - août 2019) Sous la direction de DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe, DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2019-11
Éditorial du bulletin n°30-31 de l'Observatoire international du fait religieux.