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Pacific Islands are already responding to the adverse effects of climate change, but it is unclear to what extent these responses effectively and sustainably improve local resilience. New research seeks to understand how local beneficiaries evaluate adaptation projects and what this teaches us for future adaptation.
This study explores multiple coalition memberships in multilateral negotiations, with a focus on climate negotiations. Why do countries engage in multiple coalitions, and how do multiple coalition memberships affect their influence? I argue that coalitions differ in important respects. Accordingly, countries may belong to both, long-term and short-lived coalitions; they may consciously decide to join a coalition, but also be associated by default. Finally, larger coalitions confer numerical strength, while smaller (sub-)coalitions help voice common positions. Regarding effects, I propose two perspectives. The zero-sum perspective highlights coordination costs and potentially incompatible positions, while the win-win perspective focuses on the complementarity of different coalitions and the potential for mutual support. Anecdotal evidence from the climate negotiations offers support for these perspectives, but further empirical research is needed to better understand why countries join several coalitions, how they navigate these multiple coalition memberships, and how these affect their influence.
in Le Monde diplomatique Publié en 2020-07-03
En France, le Conseil constitutionnel a invalidé le 18 juin 2020 l’essentiel de la loi Avia, un texte qui organisait la censure extrajudiciaire d’Internet sous l’égide du gouvernement et des grandes plates-formes numériques. Cette décision n’est cependant pas de nature à remettre en cause la relation multiséculaire entre l’État et le capitalisme informationnel.
Во всем мире государства постепенно снимают карантинные ограничения, а жизнь возвращается в нормальное русло. Пандемию сравнивают с крупнейшими кризисами современности. Но изменил ли коронавирус фундамент политических систем Европы? Ян Ровни, профессор Института политических исследований Парижа, считает, что, скорее, нет. В интервью мы обсудили, как период изоляции и кризис здравоохранения повлиял на партии и правительства в Европе, был ли он на руку авторитарным государствам и почему принимаемые меры сложно назвать однозначно технократическими или политическими Какое влияние, на ваш взгляд, оказал коронавирус на политическую систему и партии в Европе?
In un mondo che sta sperimentando trasformazioni demografiche e sociali senza precedenti, 244 milioni di persone sono migranti. Si tratta di un fenomeno non nuovo, ma che vede emergere nuove categorie migratorie, quelle dei migranti ambientali, dei minori stranieri non accompagnati, dei migranti in transito, dei nuovi rifugiati. Volontarie o forzate, le nuove migrazioni sono composte da uomini e donne che vedono nell'Europa una terra di pace, di sicurezza, dove esiste un futuro per loro e per i loro figli. Ma quale ruolo rivestiranno le migrazioni nell'evoluzione demografica mondiale ed europea? E quali saranno le politiche che i Paesi europei dovranno adottare per far fronte alle nuove sfide demografiche e sociali? Il volume si propone di rispondere a queste domande, disegnando un quadro del fenomeno migratorio attuale e accompagnando il lettore in una riflessione sui temi della popolazione e dello sviluppo. L'analisi lascia emergere le contraddizioni presenti nelle risposte sviluppate di volta in volta dai paesi europei, il cui dilemma politico è oggi quello di conciliare l'apertura verso chi ha diritto a una protezione internazionale con la crescente pressione di una diffusa opinione pubblica contraria. La riflessione finale richiama la necessità di gestire la migrazione in chiave moderna, attraverso un governo internazionale e cooperativo, analogamente a quanto avviene per l'ambiente o per altri temi transnazionali che non possono essere gestiti in modo efficiente dallo Stato. La concezione della migrazione come bene pubblico mondiale dovrebbe essere, secondo le autrici, l'elemento cardine per ripensare e armonizzare gli interessi degli Stati e i diritti dei migranti.
With the Covid-19 pandemic, the fragility and vulnerability of the liberal international order became globally visible in an instant. Aspects of everyday life and especially our taken-for-granted views of connectedness have been disrupted in Asia, Europe, and beyond. The pandemic and, more importantly, the political reactions to it, in many ways again underpin the geopolitical significance of connectivity in world politics. This link between geopolitics and connectivity becomes most obvious in a couple of successive initiatives in East Asia and the EU that illustrate the geopolitical turn of connectivity politics in the last decade. What different actors mean by connectivity matters more than ever; getting to the bottom of those meanings gives insights about what geopolitics contains today.
in European Review of International Studies Publié en 2020-07
Compte rendu de l'ouvrage "Handbook of Research on NGOs", dirigé par Aynsley Kellow et Hannah Murphy-Gregory, Cheltenham, Edward Elgar Publishing Limited, 2018, pp. 475.
Compte rendu de l'ouvrage "Practising EU Foreign Policy: Russia and the Eastern Neighbourhood", de Beatrix Futák-Campbell, Manchester University Press, 2018, pp. 192
1ères lignes : Forgé dans les années 1950, le terme d’intelligence artificielle (IA) fait référence à un système informatique capable de raisonner, d’apprendre, et de planifier, avec un comportement évoquant celui des systèmes biologiques intelligents. Son apprentissage automatique, ou machine learning, s’appuie sur une programmation qui n’est pas uniquement déterminée par un code, mais s’adapte également aux données qui lui sont fournies. Par exemple, dans le cadre formel de réseaux de neurones artificiels, les algorithmes mathématiques permettent de trouver par itérations la meilleure manière de représenter le lien entre plusieurs variables. Chaque neurone représente une fonction assez simple, ce qui permet de construire des fonctions très complexes dans un grand réseau.
Les financements de groupements de chercheurs travaillant sur une thématique commune viennent dans beaucoup de pays compléter les financements individuels. Nous évaluons dans ce papier les effets d’un programme de ce type, le financement des Laboratoires d’Excellence (LabEx), en comparant les projets financés à ceux non financés et en se restreignant à ceux ayant reçu une note similaire des évaluateurs. Nous montrons que (i) l’effet principal du financement est de transformer radicalement la structure des collaborations en augmentant le nombre de co-publications entre membres du Labex de plus de 30% ; (ii) l’effet sur la productivité des chercheurs impliqués est positive mais relativement faible ; (iii) ceux qui n’étaient pas au cœur de la thématique initialement bénéficient significativement plus du financement et renforcent le plus leurs collaborations au sein du LabEx ; (iv) le programme LabEx semble moins promouvoir l’excellence que réduire les inégalités au sein des communautés sélectionnées.
in Migrations Forcées, Discriminations Et Exclusions Sous la direction de CALAME Claude, FABART Alain Publié en 2020-07
[Résumé de l'ouvrage] Poussé·es à l’exil en particulier par les effets d’une mondialisation économique et financière d’ordre néocolonial, les migrant·es tentant de trouver refuge dans un pays de l’Union européenne sont soumis à une triple sélection : par le voyage, plus qu’aléatoire ; par l’enregistrement aux frontières de l’Union européenne dans les hotspots ; par la menace constante d’expulsion du pays qui devrait les accueillir. La catégorie du migrant se définit donc par la négative, par l’illégalité du séjour sur un territoire défini par ses frontières nationales. Quels que soient son origine, sa langue, sa culture, sa religion, son statut social, la personne exilée cherchant en Europe un refuge et une nouvelle dignité est condamnée à l’invisibilité, au rejet, à l’exclusion, quand ce n’est pas à la disparition au cours du trajet migratoire. L’absence de statut, la négation de toute identité condamnent migrantes et migrants à des conditions de vie plus que précaires, aux violences policières et à des pressions psychiques qui contribuent à détruire leur humanité. Les auteur·es s’interrogent autant sur les raisons de ces discriminations et de ces exclusions que sur leurs usages politiques. Quelles voies proposer pour une autre politique migratoire et pour changer le système qui produit les migrations forcées, sous la contrainte économique, sociale et environnementale ?
The stakes around the global and national medicines markets have been rising steadily for the last twenty years. How can one think of a market in which operate companies ranking among the most capital-intensive and profitable, states that want to provide their populations with access to essential and innovative treatments without jeopardizing their national health insurance systems, and health professionals who play a central role as market intermediaries? How can one analyse a market in which there are both innovative medicines (most often but not always) resulting from long R&D processes, protected by patents and costing up to several hundred thousand euros per patient, and generic medicines, produced on a large scale to treat "common" diseases and costing just a few euros? The purpose of this article is to present this research agenda which is both individual and collective. The first line of research is to examine the organisation and regulation of health product markets. A second line of research consists in analyzing the processes through which medicines contribution to Health and Economy is valued.
in Etudes Publié en 2020-07
THERME Clément
a pandémie de Covid-19 a frappé très fortement la République islamique d'Iran. Elle arrive sur fond d'une triple crise économique et de mouvements de contestation politique. Quel sera son effet ? Le régime iranien connaîtra-t-il un « moment Tchernobyl », comme l'URSS de la fin des années 1980 ? Rien n'est moins sûr. La gestion des crises a toujours été un outil central dans la stratégie de maintien au pouvoir des élites politico-religieuses iraniennes, depuis la Révolution islamique de 1979. De la première guerre du Golfe (1980-1988) à l'hostilité structurelle avec Washington et Tel-Aviv, en passant par la répression récurrente des mouvements sociaux comme la révolte étudiante de 1999 ou le Mouvement vert de 2009, le régime autoritaire de la République islamique semble se nourrir des crises pour justifier la restriction des droits civiques des citoyens iraniens, au nom des idéaux khomeynistes. La crise due à la pandémie de Covid-19 peut-elle conduire au renforcement des institutions de la République islamique ou, au contraire, après un effet anticontestataire lié à la peur de la propagation du virus au sein de la population iranienne à court terme, faut-il s'attendre à une fragilisation du régime de la République islamique sur les scènes politiques interne et régionale ?
300 000 Français sont installés de manière permanente dans la capitale britannique. Ils ne constituent pas une communauté amalgamée, mais des groupes sociaux singularisés par des différences de capital économique et de capital culturel. L’Etat français a développé à Londres un important dispositif institutionnel destiné à répondre aux besoins de cette diaspora (services consulaires, institut culturel, établissements scolaires, aides aux entreprises). Le dispositif est complété par des structures associatives dans le domaine social. Les Français de Londres disposent également de leur représentation politique : député, conseillers consulaires, conseillers à l’Association des Français de l’étranger. Ces mandats donnent lieu à des élections et à une extraterritorialisation de la politique française. Le Brexit contraint les Français de Londres – qui ont conservé leur nationalité française – à s’interroger sur l’avenir de leur statut de résident, qu’ils doivent négocier avec l’Etat britannique, et sur les nouvelles politiques migratoires du Royaume-Uni, qui rendront l’installation à Londres plus difficile.
in European Review of International Studies Publié en 2020-07
MONSEES Linda
HILL Christopher
This collections of essays engages with the special issue on politicisation that has been prevoiusly published in this journal. It highlights the contribution for the contemporary debate on security studies. The contributions furthermore point out several lines of further research.
Entretien réalisé par Hélène Combes auprès de José-Francisco Jiménez Díaz, directeur du département de science politique de l’Université Pablo de Olavide, Séville.
in Revue des droits et libertés fondamentaux Publié en 2020-06-30
MÉRIEAU Eugénie
Les pays d’Asie orientale, en particulier Taiwan, le Vietnam, Singapour et Hong Kong ainsi que la Corée du Sud et le Japon, ont su avec succès juguler la première vague de coronavirus en provenance de Chine. Si les caractéristiques géographiques et démographiques de ces pays sont extrêmement variées, ils n’en ont pas moins en commun de forts liens avec la Chine se traduisant par d’importants flux de personnes, de biens et de capitaux. Au-delà de l’extrême diversité de régimes politiques – qui appelle à marginaliser l’hypothèse d’un lien entre type de régime et efficacité de la réponse à l’épidémie – ces Etats ont tous tiré les leçons de l’épidémie de Syndrome Respiratoire Aigu Sévère en 2003, qu’ils aient été directement affectés ou non. Suite à cet événement charnière, matrice de la réponse régionale au Covid, les pays d’Asie orientale ont procédé aux ajustements législatifs sur lesquels ils se sont appuyés pour contenir le Covid. A l’exception tardive du Japon, cette réponse se caractérise par le refus de la mise en œuvre d’un Etat d’urgence afin de privilégier la voie législative. Dans tous les cas, il s’agit d’éviter le confinement généralisé. Deux facteurs expliquent ce choix : l’existence de législations ordinaires sur les maladies infectieuses offrant aux autorités sanitaires de larges pouvoirs de quarantaine et d’isolement des personnes infectées (I) ; dans certains cas, la présence de juridictions constitutionnelles puissantes exerçant un contrôle effectif de l’Etat d’urgence et du confinement (II).
Cette thèse contribue aux travaux sur la politisation de la sexualité en France en étudiant les mobilisations opposées et favorables au projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe et à la proposition de loi visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel de 2012 et 2016. Elle s’intéresse particulièrement aux circulations complexes d’acteurs et d’idées entre les camps opposés, entre les deux enjeux et entre l’espace des mouvements sociaux et le champ politique. A l’aide d’une méthodologie qualitative plurielle, cette recherche montre comment les oppositions entre mouvements affectent les dynamiques et les stratégies de mobilisation. Elles ont des conséquences sur le choix des répertoires d’action et ont contribué à mettre la manifestation au cœur de la séquence de mobilisation. Elles influent aussi sur les cadrages des mobilisations et la construction des enjeux sexuels : les conflits ont en effet renforcé la multidimensionnalité de ces enjeux qui participent à questionner un ordre social, économique et national. Enfin, les mobilisations opposées affectent les systèmes d’acteurs mobilisés. Les dynamiques unitaires laissent place à une polarisation et une fragmentation des espaces de mobilisation. Outre la structuration d’un mouvement conservateur opposé au mariage pour tous, la séquence est caractérisée par la structuration d’un pôle militant radical, inclusif et intersectionnel, transversal aux mobilisations sur les deux enjeux ainsi qu’aux mouvements féministe et LGBT.
Cette thèse cherche à comprendre comment l’homosexualité contribue à la socialisation politique des individus. Elle considère à la fois la construction de l’appartenance homosexuelle et celle du rapport de l’individu à la politique, entendu comme rapport au monde social et à la politique institutionnelle. L’enquête se fonde sur un corpus de 90 entretiens approfondis alliant récit de vie et entretien compréhensif. Le recrutement repose sur un principe de diversification poussée du point de vue du genre, de la race, de la religiosité, de la classe sociale. Ce travail souligne d’abord l’importance du décalage produit par l’hétéronormativité du monde social à l’aide de la notion de « socialisation (primaire) ratée ». Il met en lumière quatre formes d’appartenance homosexuelle (affirmée, conformée, déconscientisée, ghettoïsée) qui mettent en jeu le rapport de l’individu au genre, à la visibilité homosexuelle, et le sentiment d’appartenance. Le rapport plus ou moins conflictualisé au monde social apparaît fondamental de ces formes de l’appartenance, et sont interprétées au travers d’une logique dite de compensation sociale. Enfin, la thèse contribue à expliquer l’orientation politique des homosexuel.le.s en montrant l’imbrication entre socialisations politiques primaire et secondaire, et souligne que le positionnement à gauche des gays et lesbiennes repose sur un mécanisme de cohérence, alors qu’il repose sur un mécanisme de hiérarchisation des appartenances sociales à droite. La thèse soutient alors que l’ancrage plus fort à gauche des gays et lesbiennes en tant que groupe - ou sexuality gap - repose sur les mécanismes de transformation politique par l’homosexualité.
Depuis le 25 juin et jusqu’au 1er juillet, les Russes sont appelés aux urnes pour un référendum qui, sous couvert notamment de « garantir que l’histoire ne soit pas falsifiée », doit permettre à Vladimir Poutine de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2036. L’interdiction de contester l’histoire officielle se confond avec l’interdiction de contester le pouvoir, au nom de la stabilité, du patriotisme et de la continuité. Au profit de l’homme fort du Kremlin.