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in Social choice and welfare Publié en 2019-10
KOESSLER Frédéric
In an environment with privately informed agents who can produce evidence, we study implementation of a social choice function by reading mechanisms: mechanisms that simply apply the social choice function to a consistent interpretation of the evidence. We provide sufficient conditions on the social choice function and the evidence structure for ex post implementability by such mechanisms. If the first-best policy of a mechanism designer satisfies this condition, then its implementation by a reading mechanism does not require commitment. We show that with rich evidence structures, (1) a function that is implementable with transfers is also implementable with evidence but no transfer, (2) under private value, the efficient allocation is implementable with budget balanced and individually rational transfers, and (3) in single-object auction and bilateral trade environments with interdependent values, the efficient allocation is implementable with budget balanced and individually rational transfers.
Ce livre rend compte de la manière dont les Etats d’Afrique du Nord se recomposent, comment ils développent des politiques publiques permettant de « tenir ensemble » en dépit des révoltes, insurrections et révolutions qui les menacent d’un effondrement. Historiquement les nations d’Afrique du Nord ont trouvé dans la contestation de l’oppression coloniale les liens qui les unissent : dans les Etats post coloniaux, quels sont les liens qui unissent encore les individus, les groupes et les communautés ? Qu’est-ce qui fait encore « tenir ensemble » ces Etats-nations ? Si l’intérêt général n’est pas au cœur de l’action de l’Etat comment maintenir les liens de loyautés ? Depuis les indépendances, des révoltes et des émeutes structurent les relations entre la société et ces Etats, qui parviennent à chaque fois à restaurer l’ordre. Ces Etats sont alors perçus et analysés comme « robustes » tant ils semblent maitriser ce désordre. L’irruption inattendue et imprévisible des révoltes arabes est un véritable défi pour les Etats d’Afrique du Nord. Ce livre analyse, dans la durée historique, la mise en œuvre par les pouvoirs publics d’une politique de lutte contre une société considérée d’abord comme « archaïque et rétrograde », au lendemain des indépendances, puis radicalisée, à partir des années 2000, en raison du salafisme et du jihadisme. L’ouvrage souligne combien la reconstruction des liens d’appartenances et de loyautés envers l’Etat s’avèrent nécessaires. Ce livre analyse les réponses des Etats à ces questions et souligne la difficulté des dirigeants de l’Afrique du Nord face à la fragilité des communautés politiques et à la faiblesse des instruments étatiques pour arriver à faire vivre, en paix, la nation dans sa diversité et sa pluralité.
in L'Enjeu mondial. Populismes au pouvoir Sous la direction de DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publié en 2019-09-26
DAUCÉ Françoise
Que nous enseigne le cas russe sur les manières d'encadrer la société civile en contexte autoritaire ? En guidant les associations "utiles" et en excluant du jeu les acteurs les plus radicaux, le gouvernement fixe les bornes d'un militantisme acceptable et contribue in fine à relégitimer la domination étatique.
in L'Enjeu mondial. Populismes au pouvoir Sous la direction de DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publié en 2019-09-26
Il est plus facile de dire ce que le populisme n'est pas que de le définir. Ce détour nous permet de le distinguer d'emblée d'un autre "isme", l'autoritarisme. Celui-ci s'incarne en effet dans des régimes se dispensant volontiers du recours à l'élection comme mode de désignation des dirigeants, chose que le populiste, homme cherchant un mandat populaire, ne s'autorise en général pas. Cette définition du populisme doit déboucher néanmoins sur un examen des affinités que ce style politique entretient, par implication, avec l'autoritarisme et, plus largement, l'antipluralisme. Les limites du populisme dont la plupart lui sont inhérentes sont autant de contradictions internes, dont il ne faut toutefois exagérer le caractère rédhibitoire.
Force de contestation jusqu'aux années 1990, le populisme est aujourd'hui aux commandes de plusieurs États, en Europe, dans les Amériques, en Asie, au Moyen-Orient. Ce phénomène majeur, qui hante le paysage politique contemporain et se globalise, pénètre aussi bien les démocraties établies et récentes que les régimes plus fermés. Qu’il soit considéré comme une idéologie « molle », un style politique ou une stratégie électorale, le populisme favorise partout la personnalisation du pouvoir ainsi qu’un autoritarisme plus ou moins assumé, et son succès repose toujours sur un antagonisme facile entre des élites qui seraient corrompues et un peuple supposé « pur ». L’Enjeu mondial se penche sur la façon dont les populistes conquièrent le pouvoir, l’exercent et le conservent. Il examine les bases sociales des « pouvoirs populistes » de même que les forces qui leur résistent. Car le populisme peut aussi n’être qu’un moment, contrecarré par de robustes institutions défendant l’État de droit. Coréalisée par le CERI, l’Atelier de cartographie et les Presses de Sciences Po, la collection « L’Enjeu mondial » propose les analyses de spécialistes illustrées de façon claire et pédagogique par des cartes et des graphiques en couleurs, et enrichies des données les plus récentes.
in L'Enjeu mondial. Populismes au pouvoir Sous la direction de DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publié en 2019-09-26
Dans tous les travaux, nombreux, consacrés au populisme, il est un passage obligé presque systématique : celui où, d'emblée, l'auteur va insister sur la polysémie du terme. A juste titre. Contrairement, toutefois, à ce qui est parfois avancé, cette polysémie n'invalide nullement le recours à cette catégorie d'analyse. Après tout, pléthore de termes utilisés en sciences sociales ont des sens contestés, disputés, ce qui n'empêche nullement d'y avoir recours. En revanche, plutôt que d'élaborer une définition a priori du populisme - ce qui risque d'être très compliqué étant donné l'hétérogénéité des situations observables -, il nous paraît plus heuristique de partir du substantif qui forme sa racine, à savoir le mot "peuple", dont les leaders qualifiés de populistes font, en effet, dans leurs discours, un usage disproportionné. Ce mot n'est pas leur apanage, mais ils en usent de façon systématique et, surtout, le sens qu'ils lui confèrent les distingue des autres courants politiques, de droite comme de gauche....
in L'Enjeu mondial. Populismes au pouvoir Sous la direction de DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publié en 2019-09-26
"Démocrature", "national-populisme"... ces termes ont été employés à propos de la Hongrie. L'élève modèle de la transition démocratique serait-il devenu le champion de la régression autoritaire ? La "démocrature" d'Orbán s'appuie aujourd'hui sur un capitalisme clanique lié au pouvoir politique qui lui permet d'étendre son emprise.
in L'Enjeu mondial. Populismes au pouvoir Sous la direction de DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publié en 2019-09-26
On ne compte plus les publications sur les signes de régression démocratique. Curieusement, Israël n'y est pas traité : c'est la démocratie d'"à-côté", celle qu'on ignore. Pourtant, ce pays montre des signes préoccupants de dé-démocratisation liés à l'essor du national-populisme : attaques contre la presse et la Cour suprême, patriotisme agressif sont autant de tentatives de saper les piliers de la démocratie.
in L'Enjeu mondial. Populismes au pouvoir Sous la direction de DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publié en 2019-09-26
Dans la Russie de Poutine, la morale est devenue une arme politique. Elle permet d'envisager, dans un élan patriotique, la construction d'une communauté non conflictuelle, de restreindre les libertés et d'opposer la supposée authenticité de la civilisation russe aux évolutions libérales de l'Occident.
in L'Enjeu mondial. Populismes au pouvoir Sous la direction de DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publié en 2019-09-26
Depuis sa victoire en 2002, l'AKP s'est installé au pouvoir. Peut-il encore être qualifié de parti populiste antisystème ? Par la cooptation d'acteurs loyaux et la marginalisation des opposants, l'AKP inaugure un nouveau type de gouvernement de la société civile. A travers lui, la dichotomisation caractéristique du populisme prend corps.
in L'Enjeu mondial. Populismes au pouvoir Sous la direction de DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publié en 2019-09-26
Modi diffère des populistes qui remportent les élections grâce aux populations abandonnées par l'establishment. Il apparaît surtout comme l'homme de la situation à des hautes castes qui se sentent menacées. Toutefois, en bon populiste, il gagne la confiance du peuple en prétendant défendre les pauvres contre les riches corrompus.
in L'Enjeu mondial. Populismes au pouvoir Sous la direction de DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publié en 2019-09-26
Le régime de Rodrigo Duterte, élu président des Philippines en 2016, doit-il être considéré comme une variante du populisme ou un phénomène spécifiquement philippin ? Les premières années du mandat Duterte traduisent un "populisme punitif" qu'incarne sa "guerre contre la drogue" et qui fait craindre un dérapage vers l'autoritarisme.
in L'Enjeu mondial. Populismes au pouvoir Sous la direction de DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publié en 2019-09-26
Longtemps, l'étude du populisme s'est concentrée sur la façon dont ses hérauts se comportaient dans l'opposition, à l'occasion, notamment de campagnes électorales aux cours desquelles ils cherchaient à peser sur la stratégies des partis traditionnels. Le populisme, tantôt considéré comme une idéologie "molle", tantôt comme un style politique, tantôt comme une stratégie, se fonde sur une dichotomie entre des élites réputées corrompues (tant financièrement que par leur cosmopolitisme) et un peuple pur (parce qu'enraciné dans le sol national et victime à la fois des élites et des menaces intérieures - les migrants, les minorités, les "gros", etc. - comme extérieures - la globalisation, l'Union européenne, l'impérialisme, etc.). De fait, les populistes ont longtemps joué le rôle de groupes de pression, à la faveur des crises sociales qui se sont succédé depuis les années 1990 et sous la houlette, chaque fois, de leaders jouissant d'indéniables dons oratoires et maniant un répertoire démagogique...
in Critique internationale Sous la direction de BRUCKER Pauline, VERON Daniel, VERTONGEN Youri Lou Publié en 2019-09-20
Depuis 2015, la « crise » migratoire a entraîné une politisation croissante, parfois outrancière, du phénomène des migrations. Dès lors, la multiplication des mobilisations, qu'il s’agisse des migrants, de leurs soutiens, voire d’« anti-migrants », a contribué à la reconfiguration de la « cause des migrants ». À partir de terrains situés en France, en Israël, en Allemagne, au Canada, en Italie et aux États-Unis, les contributions réunies ici interrogent les figures légitimes de l’étranger, la variété des grammaires de l’action, les répertoires de mobilisations privilégiés et les ressorts de l’engagement. À la croisée de la sociologie des mobilisations et de celle des migrations, les auteurs invitent à réinscrire l’action collective dans l’expérience de vie des personnes concernées et, ce faisant, à être particulièrement attentif à la capacité des migrants à se constituer en sujets politiques.
Depuis l'été 2015, et tandis que les arrivées de migrants sur le sol européen se heurtent à la réponse exclusivement sécuritaire et restrictive des États de l'Union européenne, la question migratoire et les drames humanitaires qui l'accompagnent sont devenus omniprésents dans l'actualité politique et médiatique. Dans ce contexte de "crise" - qui est bien davantage une "crise de l'accueil" qu'une "crise des migrants" - les tentatives de mobilité de ces personnes alimentent une activité sociale intense : d'un côté, rejet, absence de prise en charge des migrants, volonté d'invisibiliser leur présence, brutalités, de l'autre, bricolage de stratégies de survie, contestations des politiques à l’œuvre, formes concrètes de soutien malgré leur criminalisation...
in Critique internationale Publié en 2019-09-20
CALOZ-TSCHOPP Marie-Claire
VERON Daniel
VERTONGEN Youri Lou
Entretien avec Marie-Claire Caloz-Tschopp réalisé par Pauline Brücker, Daniel Veron et Youri Lou Vertongen.
in The Hague journal of diplomacy Publié en 2019-09-20
HOLM Minda
JUMBLATT BIN ABDULLAH Walid
LEIRA Halvard
TIWARY Kamna
WONG Reuben
Diversity and its management have become an issue in all organisations. Ministries of foreign affairs (MFAs) do not escape the issue. In the 2000s, states decided to consider more ethnic diversity in the recruitment of their diplomats. In some countries, this new goal requires affirmative action programs. This article is based on three case studies. The first case study analyses two Western countries — France and Norway — where MFAs have to reflect the diversity of immigration in their societies. The second case study analyses the case of Brazil, a country where the legacy of slavery still causes discrimination in the recruitment of diplomats. The third case study analyses ethnic diversity in the MFAs of India and Singapore, which recognise multiculturalism or multiracialism. The study draws five comparative conclusions to generalise on why MFAs in the world cannot escape the challenge of ethnic diversity in their recruitment policy.