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Si les objectifs énoncés pour 2020 par l’UE dans le cadre du Paquet Énergie-Climat de 2009 ne semblent pas hors d'atteinte, la valeur ajoutée de la transition énergétique en termes d'emplois et d'innovation fait débat. L'effort a en effet davantage porté sur les politiques de soutien à la demande que sur une structuration des filières permettant à l'offre européenne de s'imposer. L’UE comptait dans les différentes filières 1,16 million d’emplois en 2017, soit moins qu’en 2015. Alors que la filière photovoltaïque connait une forte dynamique dans le monde, elle continue de subir des pertes d’emplois. D’autres filières comme la biomasse ou la géothermie poursuivent, elles, leur croissance. L’UE a pris plusieurs initiatives (l’Airbus de la batterie étant la plus significative) mais la valeur ajoutée de la transition énergétique en termes d’emplois demeure faible, un constat d’autant plus préoccupant que les pertes d’emploi liés à la transition énergétique (dans les énergies fossiles, dans le nucléaire, dans la fabrication de voitures thermiques) s’annoncent, elles, conséquentes. Plus que jamais la transition énergétique apparaît comme une transition économique et sociale pour laquelle l’UE a des atouts mais pas de véritable stratégie. La situation varie néanmoins d’un pays à l’autre, du moins dans l’éolien.

Penser l’autonomie énergétique par le biais des énergies renouvelables, c’est penser plusieurs formes de changement qui affectent le secteur énergétique et la gouvernance, et plus généralement les échanges entre acteurs publics, privés, associatifs et citoyens pour un questionnement qui porte d’un côté sur les relations d’échanges au sein des gouvernances nationales et de l’autre, sur l’action collective. La question ultime est de savoir si les innovations mises en œuvre dans le secteur énergétique à l’échelle des territoires traités dans cette étude favorisent une plus grande inclusion sociale et une participation démocratique accrue. Les territoires en question sont Malmö, Brest, Grenoble, Aberdeen, le Land de Brandebourg, la région du Haut-Adige et Katowice...

Rédigé en 2013 à la demande de la Caisse des Dépôts et Consignations, ce rapport consacré aux énergies renouvelables (EnR) s’organise autour de quatre études conduites à l’échelle nationale (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Pologne) par Rachel Guyet et Kamila Waciega. Pour chacun de ces pays, un focus régional (également rédigé par Rachel Guyet et Kamila Waciega) reposant sur des enquêtes de terrain permet de mesurer à l’échelle des territoires (la Silésie en Pologne, la région de Liverpool en Grande-Bretagne, le Bade-Wurtemberg en Allemagne, le Nord-Pas-de-Calais en France) les potentiels et les difficultés de la mise en oeuvre des stratégies de valorisation des énergies renouvelables. Un premier chapitre rédigé par Gilles Lepesant précise le cadre européen de ces stratégies locales et nationales. Rédigée par François Bafoil, l’introduction présente

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Alors que les huit premiers pays d’Europe centrale et orientale sont officiellement devenus membres de l’UE, une évaluation des jumelages, instrument mis en place par la Commission en 1998 dans le cadre du programme PHARE semble opportune. Il s’agit dans un premier temps d’analyser le fonctionnement de cet outil et les types d’interactions entre les différents acteurs en jeu. On pourra ainsi mettre en évidence l’adaptation ou non des procédures aux objectifs qui visent l’harmonisation et la convergence entre les différents systèmes, la qualité de la prise en compte des besoins et des attentes des participants et pour finir la réussite du processus d’européanisation. L’enjeu central étant in fine celui de l’apprentissage des bonnes pratiques, comme processus d’accompagnement, d’imitation, de correction et en fin de compte d’adaptation des règles et normes de l’UE.

in Etudes du CERI Edited by Centre de recherches internationales Publication date 1997-07
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« Maintenir les Russes dehors, les Américains dedans, les Allemands en bas » (to keep the Russians out, the Americans in, the Germans down), telle était la raison d'être de l'OTAN, sa mission résumée en une forte formule par le général Ismay, son premier Secrétaire général. Près de cinq décennies plus tard, le bilan de l'OTAN est à première vue flatteur. Alors que le traité de Varsovie, sa réplique à l'Est, a disparu avec la fin de la guerre froide, l'OTAN apparaît comme vainqueur et, loin de voir son existence remise en cause, attire de nouveaux membres. 27 Etats d'Europe centrale et orientale coopèrent avec elle dans le cadre du Partenariat pour la paix (PpP) et plusieurs considèrent l'adhésion à l'OTAN comme une des priorités de leur politique étrangère.