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Quelles factions du monde des affaires investissent – dans les deux sens du terme – la politique dans un pays en développement rapide comme l’île Maurice ? À travers l’étude du financement des campagnes électorales mauriciennes par les grandes entreprises, cet article s’oppose au modèle de l’État développemental et au postulat d’une autonomie du champ politique pour démontrer la présence de connivences spécifiques entre personnel politique et certains secteurs productifs de l’île. L’argument est que ces proximités différentielles entre élites s’expliquent d’une part par la constitution de relations État-entreprises dans le temps long, au sein d’un capitalisme « sédimenté », d’autre part par le besoin de certains groupes d’intérêt d’obtenir de l’État une distorsion du marché en leur faveur.

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Parmi les études qui ont pour sujet les demandeurs d’asile, peu nombreuses sont celles qui s’attachent à explorer leur place au sein des régimes de production et de l’organisation du travail des pays d’accueil. La gestion des migrations fait peu de cas du marché du travail local, or le succès d’une demande d’asile dépend précisément de la capacité du candidat à convaincre qu’il n’est pas un « migrant économique » bien que sa motivation soit d’un autre ordre. Penser toutefois les demandeurs d’asile dans un face-à-face unique avec l’État revient à faire des demandeurs d’asile une population d’exception, hors du monde économique et social. Dit autrement, c’est sous-estimer les « fils invisibles » (Karl Marx) qui lient les individus entre eux et qui, par la même occasion, positionnent les migrants au sein de la société « d’accueil » et de son système productif.