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Au 1er trimestre 2016, le PIB par tête de la France a retrouvé un niveau légèrement supérieur (+0,5 %) à celui atteint juste avant le déclenchement de la Grande Crise, début 2008 (graphique 1). Au 2ème trimestre 2017, à la fin du mandat de F. Hollande et selon nos prévisions, l’écart avec le 1er trimestre 2008 s’accroîtrait encore et serait de +2,4 %. On pourrait voir dans ces résultats l’effacement de huit années de crise, marquées, en 2008‐2009, par la récession la plus sévère depuis la crise des années 1930, puis par la mise en place de politiques d’austérité massives en Europe visant à faire face à la crise des dettes souveraines et à réduire des déficits largement creusés après la récession. Pourtant, les enseignements à tirer de cet apparent retour à la normale sont, à maints égards, à relativiser puisque ce dernier sous‐tend une quasi‐stagnation de la production par tête durant huit années, situation inédite en France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Quel a été l’impact de la politique monétaire résolument expansionniste de la BCE depuis le début de la crise sur les prix immobiliers ? Si certaines caractéristiques socio-démographiques restent prédominantes dans la décision d’achat, la solvabilité des ménages demeure l’un des principaux facteurs explicatifs de l’achat immobilier. En menant une politique de taux d’intérêts très bas, la politique monétaire a contribué à réduire les contraintes de financement, favorisant ainsi les décisions d’achats immobiliers. Pour répondre en partie à cette question, nous nous focalisons sur les prix de l’immobilier parisien, marché pour lequel nous disposons de données fines sur les prix ce qui n’est pas le cas pour l’ensemble des villes de France, échelle à laquelle il conviendrait idéalement de mener cette étude. La ville de Paris, avec ses arrondissements très marqués sociologiquement et économiquement fournit un cadre d’étude intéressant. [Premier paragraphe]

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Ce mercredi 4 avril 2018 a été présenté en conseil des ministres le projet de loi « évolution du logement, de l’aménagement et du numérique » (ELAN). Sans revenir sur les enjeux relatifs à la place du logement en France ou à l’efficacité des politiques publiques qui y ont attrait, déjà largement développés dans ces colonnes ou d’autres, et sans rentrer dans le détail des 66 articles du projet de loi, pour la plupart d’ordre exclusivement réglementaire, tentons d’apporter un éclairage sur les mesures les plus « marquantes » du projet, tout en assumant le caractère subjectif de cette sélection.

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Au cœur des débats budgétaires lors de l'examen de l'article 52 de la loi de finance pour 2018, au centre des discussions entourant l'actuelle élaboration du projet de loi ELAN (Evolution du logement et aménagement numérique), le secteur du logement social est en proie à de nombreuses critiques. Nous reviendrons sur celles-ci prochainement mais il semble dans un premier temps que rappeler quelques éléments de contexte soit indispensable. D'autant plus quand les décideurs publics affichent leur volonté de bousculer le modèle du "logement social à la française".

in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2019-02
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Les prix de l'immobilier ont progressé davantage que le revenu des ménages. Pour infléchir la tendance, il faudrait notamment protéger le foncier des dérives spéculatives. Jusqu’en 2000, les prix de l’immobilier ont évolué à peu près au même rythme que le revenu des ménages en France métropolitaine. Depuis, ils ont doublé, alors que le pouvoir d’achat du revenu disponible des ménages ne progressait que de 40 %. Ces prix n’ont certes pas suivi partout la même trajectoire. Entre 2000 et 2018, ceux des appartements ont été multipliés par plus de trois à Paris et dans l’agglomération lyonnaise, et par deux dans l’agglomération marseillaise ou la petite couronne parisienne. A l’inverse, les prix de l’immobilier ont stagné dans certaines zones (villes petites et moyennes, zones rurales, régions anciennement industrielles…). Ces évolutions différenciées ont des causes multiples (dynamisme économique et démographique, construction, mobilité résidentielle…). Les choix faits en matière d’aménagement du territoire et les phénomènes d’hypermétropolisation n’ont pas été sans conséquences : l’attractivité de certains territoires et la pénurie de foncier ont entretenu la hausse des prix. Cela a été d’autant plus vrai à Paris que la mue vers une gestion métropolitaine des problèmes de logement y a été tardive, au contraire des agglomérations lyonnaise ou lilloise, par exemple.

in OFCE Le Blog Publié en 2017-04
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Les chiffres du premier trimestre 2017 publiés le 28 avril par l’INSEE ont confirmé le redressement du secteur de la construction à l’œuvre depuis maintenant plusieurs trimestres : le nombre de logements mis en chantier a atteint 379 000 unités, dépassant ainsi sa moyenne observée depuis 2000 (375 000). Dans le même temps, le nombre de logements autorisés à la construction frôle la barre symbolique des 450 000. [Premier paragraphe]

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La publication du rapport de la Fondation Abbé Pierre en janvier 2017 n’a pas fait exception : le mal-logement continue de progresser en France. Les prix immobiliers sont repartis à la hausse ces derniers trimestres et la publication des premiers résultats de l’Enquête nationale logement de l’INSEE de 2013 font apparaître une dégradation de la situation financière des ménages. Malgré tous ces éléments, la thématique du logement est apparue relativement tardivement dans les débats entourant l’élection présidentielle. Nous tentons ici d’esquisser un panorama des propositions émanant des principaux candidats à l’élection présidentielle sur ce sujet. [Premier paragraphe]

in L’économie française Publié en 2014-09
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La publication, le 26 mars dernier, au Journal officiel, de la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (dite loi ALUR) a marqué une avancée significative dans la politique du logement menée par le gouvernement. Dans un contexte de crise (baisse des transactions, parcs locatifs privé et social à la mobilité bloquée), cette loi, objet de nombreuses critiques depuis plus de deux ans et largement amendée au cours des discussions parlementaires, a pour but de redonner confiance aux différents acteurs de l’habitat et du logement. Qu’en est-il réellement ? Les mesures proposées (encadrement, garantie des loyers, etc.) sont-elles à même de répondre aux exigences des locataires et des propriétaires ? Le marché locatif social est-il le grand oublié de la loi ALUR ? (Premières lignes)

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L’importance du système de protection sociale et le financement public des systèmes de santé et de retraite expliquent une grande partie du différentiel des dépenses publiques entre la France et le reste des pays de l’OCDE (voir billet de blog OFCE : « La France (presque) ‘championne du monde’ de la dépense sociale et de la baisse de la pauvreté »). Ainsi, une grande part des droits aux transferts sociaux ouverts sont directement liés aux cotisations sociales payées (en retraite et en assurance chômage notamment). De fait, la majorité des prestations versées n’ont pas de visée directement redistributive. A contrario, les minima sociaux, la Prime d’activité, les allocations logement ou encore certaines prestations familiales ont un objectif explicite de redistribution et de réduction de la pauvreté monétaire. [Premier paragraphe]

Publié en 2018-08
DRIANT Jean-Claude
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Alors que l’accès au logement est un droit, le mal-logement et les situations d’exclusion ne cessent de progresser en France. Faiblesse de la mobilité résidentielle, difficultés d’accès au logement durable pour une part croissante de la population, étroitesse des marchés dans les zones tendues sont autant de symptômes des crises du logement que traverse la France. Premier poste de dépense des Français, le logement n’est pas un bien comme un autre. Parce qu’il est à la fois le révélateur et la source d’inégalités croissantes, parce qu’il dessine nos vies et nos villes d’aujourd’hui et de demain, le logement et son marché constituent de fait un sujet central, trop peu considéré. Cet ouvrage y remédie.

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