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Le 19 août dernier, un épais nuage de fumée plonge São Paulo dans l’obscurité. Il est 15h, le Brésil se réveille : l’Amazonie est en feu. La nouvelle, à l’inverse des flammes, peine pourtant à se propager, alors que les incendies durent déjà depuis plusieurs semaines dans le nord et la région centre-ouest du Brésil. Quelques images « choc » et des vidéos circulent sur les réseaux sociaux, n’ayant parfois rien à voir avec les évènements récents. Le ministre brésilien de l’Environnement, Ricardo Salles, qui n’a visiblement pas pris ombrage des nuages noirs accumulés au-dessus de la principale métropole brésilienne, dénonce des manipulations médiatiques. Début août, suite à la publication d’images satellites révélatrices, le directeur de l’Institut national de recherche spatiale lui-même avait été accusé de diffuser de fausses rumeurs, et contraint à démissionner. Le scandale, néanmoins, grossit, et bientôt, des internautes du monde entier « pray for Amazonia ». Alors que le voile se lève peu à peu sur les pratiques de déforestation massives perpétrées sur le territoire brésilien, le Président Bolsonaro, négationniste climatique assumé, ne semble pas disposé à intervenir pour faire cesser les flammes. C’est dans ce contexte qu’intervient la fameuse déclaration macronienne, qui va mettre le feu aux poudres…

La signature en décembre 2016 des accords de paix entre le gouvernement Santos et les FARC-EP a cristallisé un moment-clé, porteur de grandes promesses pour la Colombie. L'auteur montre comment l'internationalisation de cette initiative devient le prétexte à la réalisation d'ambitions qui débordent des cadres de la construction de paix. Sous l'impulsion de ses concepteurs, le processus de paix devient en effet un formidable outil de communication, au service de la politique internationale colombienne.