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La chute du prix du Brent de 50 % en six mois ouvre des perspectives favo- rables aux économies importatrices de pé trole, à la condition toutefois qu’elle soit durable. À l’horizon 2016, la situ ation d’excès d’offre sur le marché, alimentée par le développement de la production de pétrole de schiste aux États-Unis et l’ absence de réaction de l‘OPEP po ur contrecarrer cet essor, va dans ce sens. La production non-conven tionnelle américaine, dont la rentabi- lité n’est plus assurée en deçà du seui l de 60 dollars le ba ril, subit certes le contrecoup de la baisse des prix, mais l’ ajustement de la production d’ici à deux ans ne ferait pas remonter le prix à son niveau d’avant-choc. Les outils de modélisation opératio nnels de l’OFCE, les modèles macro- économétriques pour l’économie française e-mod.fr et ThreeMe permettent d’évaluer les répercussions globales de ce choc sur l’économie, mais aussi les transferts d’activité d’un secteur à un autre ainsi que l’im pact environnemental d’une consommation d’hydrocarbures ac crue. En adaptant l’architecture de e-mod.fr aux caractéristiques de consommation, d’importation et de produc- tion d’hydrocarbures, les simulations ont été étendues au x grandes économies développées. À l’exception des États-Unis, l’impact posi tif est significatif et assez similaire pour tous les pays. L’économie américai ne bénéficie, comme ses consœurs, des mêmes effets positifs, mais la chute du pr ix du pétrole, qui frappe de plein fouet l’activité de production de pétrole non- conventionnel, pèse sur la croissance et tempère l’effet final du contrechoc. Les variantes présentées ici produisent des résultats comparables à ceux issus des modèles utilisés par les grandes institu- tions internationales. Il en ressort que la baisse du prix du pétrole s’avère bien être un choc positif pour la croiss ance mondiale, mais malheureusement pas pour l’environnement.

in L'Economie Française 2018 Publié en 2017-11
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L’été 2017 a été marqué, sur le plan des politiques de l’emploi, par un changement de stratégie majeur du nouveau gouvernement par rapport au précédent quinquennat. La nouvelle politique de l’emploi donne désormais la priorité à la formation et à l’accompagnement des jeunes NEET (Not in Education, Employment or Training – ni en étude, emploi, ou stage) et des chômeurs les plus éloignés du marché du travail, et délaisse les contrats aidés comme outil de traitement du chômage. Cette nouvelle stratégie s’est opérée en deux temps. Premièrement le gouvernement a annoncé cet été qu’il n’y aurait pas de rallonge pour les contrats aidés au deuxième semestre et que le nombre de contrats prévus pour 2018 serait en forte baisse par rapport aux années précédentes. Puis le Plan Investissement Compétences (PIC), prévoyant notamment 15 milliards d’euros dédiés à la formation professionnelle sur cinq ans, a été présenté à la presse le 25 septembre. Dans ce billet, nous précisons quel devrait être l’effet de la baisse des contrats aidés sur l’emploi à partir du deuxième semestre 2017, effet pris en compte dans le dernier exercice de prévision de l’Ofce d’octobre 2017 pour 2017-2019. [Premier paragraphe]

in Cahiers français Publié en 2015-08
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Entre 2010 et 2012, plusieurs États de la zone euro - Grèce, Irlande, Espagne, Portugal - ont vu leur dette publique exploser, au point de provoquer de vives inquiétudes sur leurs capacités de remboursement et sur l'avenir même de l'Union monétaire. Assistés par l'Union européenne, la BCE et le FMI, ces pays ont été soumis à des plans d'ajustement budgétaire assortis de réformes structurelles. Quels en ont été les effets ? Après un rappel des événements ayant conduit à cette crise des dettes souveraines, Bruno Ducoudré dresse un bilan des politiques menées pour y faire face. L'austérité budgétaire tout comme les réformes structurelles ont eu selon lui une efficacité limitée, les effets récessifs ayant compromis la reprise économique et ralenti l'assainissement des finances publiques. [Résumé éditeur]

in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2018-02
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Le gouvernement multiplie les mesures pour flexibiliser un marché du travail pourtant peu rigide. Ce n'est pas ce qui va faire reculer massivement le chômage. Comme annoncé, le début de quinquennat d’Emmanuel Macron est marqué par une frénésie de réformes. Parmi elles, la réforme du droit du travail (par ordonnances) et celle de l’assurance chômage. Elles répondent au diagnostic selon lequel le marché du travail serait trop rigide, découragerait les entreprises d’embaucher et serait responsable d’un taux de chômage encore élevé dix ans après la Grande Récession, au moment où la croissance retrouve de la vigueur et où les entreprises indiquent avoir des difficultés à recruter de la main-d’oeuvre. Il faudrait donc faire les réformes structurelles depuis si longtemps repoussées pour flexibiliser le marché du travail afin d’inciter les entreprises à embaucher plus facilement et les chômeurs à accepter les emplois vacants, tout en assurant une plus grande sécurité aux individus, en élargissant l’assurance chômage notamment. Depuis 2015 pourtant, les créations d’emplois dans le secteur privé ont repris (+ 50 000 postes en moyenne chaque trimestre), témoignant d’un certain dynamisme retrouvé. Dès lors, le marché du travail français est-il vraiment trop rigide ? Peut-on, en cassant ces rigidités, espérer la création massive d’emplois et une baisse significative du chômage ?

Le taux d’intérêt à dix ans sur les obligations du Trésor américain reste stable entre le troisième trimestre 2004 et le troisième trimestre 2005. Dans le même temps, la Réserve Fédérale amorce une période de hausse du taux des fonds fédéraux dès la fin juin 2004. Le taux long a donc été souvent jugé trop bas. Des simulations dynamiques sont entreprises pour mesurer si son bas niveau est anormal compte tenu de l’évolution des anticipations des agents. Le taux long est ainsi inférieur de 0,5 à 0,9 point à son niveau prédit par les simulations. La hausse de la demande de titres longs par l’étranger permet d’expliquer une partie de cet écart.

Parmi les nombreuses mesures du programme économique d'Emmanuel Macron figure le remplacement du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) par une baisse de 6 points des cotisations sociales employeurs. Cette mesure, qui devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2019 suite à l'annonce faite lors du discours de politique générale du Premier ministre le 4 juillet 2017, s'accompagnerait d'une augmentation des allègements allant jusqu'à 10 points au niveau du Salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic). D'après notre évaluation, la transformation du CICE en baisse de cotisations sociales patronales aurait un effet nul sur l'activité économique et positif sur l'emploi salarié marchand, avec 16 000 créations nettes d'emplois à l'horizon 2020 (40 000 à l'horizon de 5 ans). En l'absence de neutralisation des recettes additionnelles d'impôt sur les sociétés (retour d'IS) liées à la mesure, l'effet sur le PIB serait par contre légèrement négatif, du fait d'un effet négatif de la hausse du coût du capital sur l'investissement des entreprises. Dans ce cas les créations d'emplois atteindraient 35 000 au bout de 5 ans. Enfin, sous l'hypothèse de neutralisation du retour d'IS, la transformation du CICE se traduirait par un creusement temporaire du déficit public de 1 point de PIB la première année, lié au traitement différent dans les comptes publics des crédits d'impôt d'une part, et des allègements de cotisations sociales d'autre part. Sans cette neutralisation, le solde public se dégraderait de 0,8 point la première année, et s'améliorerait de 0,2 point les années suivantes du fait des recettes supplémentaires d'IS.

Les années pré-crise 2008 ont été marquées par un creusement des déséquilibres internes à la zone euro, certains pays (Allemagne, Pays-Bas, …) accumulant des créances sur d'autres (Italie, Espagne, Grèce, Portugal, …). Par la suite les ajustements – compression des demandes internes, ajustement des coûts salariaux – ont déplacé les déséquilibres vers l'extérieur, la zone euro devenant structurellement excédentaire dans ses échanges avec le reste du monde, sans toutefois résoudre l'ensemble des déséquilibres intra zone. L'objectif de cet article est de faire un point sur l'état des déséquilibres internes à la zone euro, à partir d'une modélisation des taux de change d'équilibre basée sur une approche FEER (Fundamental Equilibrium Exchange Rates). Notre approche consiste à modéliser les prix des 11 principales économies de la zone euro, en prenant en compte la structure des échanges intra zone, la sensibilité des balances commerciales aux prix relatifs, la position des économies dans le cycle, et en posant des contraintes sur l'évolution des positions extérieures nettes. Nous en déduisons des cibles de balances courantes et des prix relatifs qui permettent d'estimer les désajustements intra zone euro sur la période 2002-2017. Ces désajustements correspondent aux variations de prix de valeur ajoutée qui doivent être réalisés simultanément pour que tous les pays atteignent leur cible de balance courante à un horizon de 20 ans.

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Face à la montée du risque de déflation en zone euro, renforcée par l’appréciation continue de l’euro face aux autres monnaies entre mi-2012 et mi-2014, les dirigeants de la Banque centrale européenne (BCE) ont entamé un tournant dans la mise en œuvre de la politique monétaire avec l’annonce en mars 2014 de nouveaux assouplissements quantitatifs suivie de leur mise en place à partir de janvier 2015. Ces assouplissements ont favorisé la baisse du taux de change de l’euro face aux autres monnaies [Blot et al., 2015], elle-même susceptible d’apporter un soutien précieux aux économies de la zone euro via un regain de compétitivité-prix vis-à-vis des concurrents hors de la zone. Quelles seraient dès lors les conséquences pour l’économie française d’une dépréciation de l’euro face aux autres monnaies ? Nous revenons brièvement sur les évolutions passées du taux de change de l’euro. Puis nous présentons les effets attendus d’une dépréciation de 10 % de l’euro face aux autres devises à l’aide du modèle e-mod.fr — modèle macro-économétrique pour l’économie française. [premier paragraphe du chapitre]

Dans cette étude, nous avons cherché à mettre en évidence le nouveau sentier de croissance de la productivité du travail dans six grands pays développés (Allemagne, Espagne, États-Unis, France, Italie et Royaume-Uni) à partir d’une méthode économétrique – le filtre de Kalman – permettant l’estimation d’une équation d’emploi aux fondements théoriques explicités et des gains de productivité tendancielle. Cette méthode a pour avantage de ne pas faire reposer l’estimation du taux de croissance de la productivité tendancielle sur des ruptures de tendance dont la date d’occurrence ne fait pas consensus. Elle permet également d’estimer conjointement et de manière explicite la tendance et le cycle de productivité, tout en isolant les évolutions dues aux évolutions de la durée du travail et, certes de manière imparfaite, celles dues aux évolutions du coût du travail. Les équations de demande de travail estimées pour les six pays considérés permettent de retracer de façon satisfaisante l’évolution passée de l’emploi. Les résultats confirment le ralentissement des gains tendanciels de productivité – dont un certain nombre d’explications ont fait l’objet d’une littérature abondante rapidement résumé ici. Le taux de croissance de la productivité tendancielle converge pour cinq des six pays vers des valeurs comprises dans un intervalle allant de 0,8 % à 1 % de gains de productivité tendanciels par an.

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