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En juin 2021, le président Emmanuel Macron annonçait la transformation du dispositif engagé au Sahel. Alors que la situation sécuritaire peine à s’améliorer au Mali, au Burkina Faso et au Niger, la question de la soutenabilité de la présence militaire française est posée de plus en plus frontalement au sein des administrations et dans le champ académique. En revenant sur la manière dont ce débat a été investi par les acteurs institutionnels français (officiers, diplomates, administrateurs civils, représentants politiques), l’étude met en lumière la persistance de trois dilemmes qui structurent plus largement l’ensemble des réflexions sur la politique militaire française depuis les premières heures des indépendances.

Publié en 2021-04-26 Collection EU-LISTCO Working Papers : 9 (April 2021)
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This paper capitalizes on EU-LISTCO’s analytical framework to assess the preparedness of the European Union and Member States in addressing situations of limited statehood and contested orders in Mali. The first part of the working paper contextualizes the risks and challenges in Mali prior to the military coup which occurred in 2012. It identifies the fall of President Amadou Toumani Touré as the tipping point which led to the dramatic deterioration of the situation in Northern Mali. This part also unravels the components of resilience in Mali according to the typology suggested by Thomas Risse and Tanja Börzel (social trust, legitimacy of governance actors and institutional design). The second part focuses on the policies undertaken by the EU and three Member States (France, Germany, Italy). It shows that France, and to a lesser extent Germany, demonstrated a genuine capacity and willingness to engage in the crisis resolution process and foster resilience, even though some divergences have appeared. Other Member States, such as Italy, however, proved to be far less enthusiastic until the 2014 migration crisis which involved their national territory. The third part of the working paper identifies the persistent deficit of policy coordination and the existence of local rent-seeking mechanisms as spoiling factors which affect the efforts shown by EU and selected Member States to foster resilience in Mali.

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Compte rendu de l'ouvrage "Co-Managing International Crises. Judgements and Justifications", Markus Kornprobst, Cambridge University Press, 2019, pp. 334, isbn: 9781108677516

Quelle langue parle-t-on au sein des institutions européennes ? Quels sont les facteurs qui conduisent des acteurs issus de contextes nationaux et culturels divers à s’accorder sur une langue de travail dans le cadre de leurs interactions professionnelles ? Quelle importance ce choix revêt-il pour eux et quels peuvent en être les effets ? Cette étude conteste la naturalité du choix des langues de travail au sein des institutions européennes et envisage ces arrangements particuliers comme un problème à expliquer. La démarche vise à repérer les enjeux politiques qui sous-tendent ces choix et les rapports de force internationaux et locaux dans lesquels ils s’inscrivent. Il s’agit de mettre en lumière les effets de l’usage de la langue française sur la morphologie de la mission d’appui aux forces de sécurité (EUCAP Sahel), et d’insister sur les logiques subversives et sur la contestation à bas bruit qui se jouent au siège, tout en montrant que les enjeux linguistiques peuvent également reconfigurer les rapports de force au niveau local.

in La Francophonie comme facteur structurant dans les politiques étrangères : regards croisés Sous la direction de DANG Hong Khanh, PAYETTE Jean-François Publié en 2020-06
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[résumé de l'ouvrage] À l'heure où la Francophonie cherche à se redéfinir et à se réinventer dans un nouveau contexte international animé par la mondialisation, examiner le lien entre francophonie et politique étrangère est important. Ce livre met l'accent sur les multiples facettes des politiques étrangères des pays francophones en abordant à la fois les processus d'intégration régionale, les acteurs impliqués et les stratégies déployées en faveur de la langue française. Il a pour objectif d'apporter des regards croisés sur la place et le rôle de la F/francophonie dans ces politiques étrangères.

Les accords de coopération signés par la France aux moments des indépendances africaines entendaient stabiliser les jeunes régimes décolonisés en les dotant de forces armées nationales efficaces. Comment expliquer, cinq décennies plus tard, le besoin de renouvellement de ces traités de coopération militaire ? L'auteur regarde ces "ailleurs" stratégiques que continuent de représenter l'Afrique centrale et la Corne pour la France, et tente de comprendre, entre mutations et permanences, ce que font les armées françaises sur le continent africain quand elles n'y font pas la guerre.

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La politique étrangère et de sécurité commune à l’épreuve du terrain nigérien - L’Union européenne cherche à s’affirmer, depuis 2011, comme un acteur politique crédible au Sahel. La relative stabilité des institutions politiques du Niger a fait de Niamey la pierre angulaire de l’approche globale dans la région. Cette tendance s’est accélérée de manière spectaculaire à la suite de la crise migratoire de 2014-2015. L’objectif affiché par Bruxelles est de renforcer les capacités des forces de sécurité intérieure du Niger tout en favorisant le développement économique du pays. Mais la mise en œuvre concrète du nexus « développement-sécurité » résiste difficilement à l’étude des dynamiques locales, et mériterait d’être revue par la prochaine Commission.