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En Tunisie, le renouvellement générationnel des chefs d’exploitations et la dynamisation de l’environnement de la production agricole et des territoires nécessitent une intensification des opérations d’investissement portées prioritairement par des jeunes. En même temps, des investissements à même de redynamiser les territoires ruraux permettraient de combattre le chômage des jeunes en Tunisie, qui est particulièrement élevé dans les régions de l’intérieur du pays. Ce document d’orientation fournit des recommandations concrètes pour renforcer les institutions et la coordination entre elles pour promouvoir l’inclusion des jeunes agri-entrepreneurs à travers des actions de court-terme et notamment: (i) l’amélioration de la coordination entre les institutions tout au long du processus d’investissement, de l’idée du projet à l’après création, (ii) la mise en place d’espaces de coordination et d’échange d’informations entre les institutions, (iii) par la formalisation de ces espaces dont notamment les guichets uniques, (iv) l’adoption d’une approche territoriale pour l’orientation de l’investissement par les jeunes et enfin (v) la mise en place d’une formation sur le montage des projets. Le document d’orientation fait partie d’une série de notes sur la promotion de l’investissement responsable des jeunes en Tunisie portant sur (i) la coordination et le cadre institutionnel; (ii) les services financiers et des incitations à l’investissement; et (iii) l’accès à l’information et la communication. Ces notes sont le résultat des travaux de trois groupes de travail mis en place dans le cadre du Pôle de réflexion sur les investissements des jeunes agri-entrepreneurs (PRIJA) de l'Institut national de la recherche agronomique de Tunisie (INRAT), organisé en coopération avec la FAO et l'Agence de promotion des investissements agricoles (APIA).

En Tunisie, le renouvellement générationnel des chefs d’exploitations et la dynamisation de l’environnement de la production agricole et des territoires nécessitent une intensification des opérations d’investissement portées prioritairement par des jeunes. En même temps, des investissements à même de redynamiser les territoires ruraux permettraient de combattre le chômage des jeunes en Tunisie, qui est particulièrement élevé dans les régions de l’intérieur du pays. Ce document d’orientation fournit des recommandations concrètes pour renforcer l’accès des jeunes agri-entrepreneurs aux services et aux incitations financiers à travers des actions de court-terme et notamment: (1) l’amélioration de l’accès des jeunes agri-entrepreneurs aux crédits bancaires, (2) le renforcement de leur accès aux financements et incitations publiques, (3) une meilleure mobilisation des fonds en coopérant avec les partenaires technico-financiers, (4) la mise en œuvre des financements participatifs, (5) la révision du cadre législatif des organisations professionnelles afin de leur donner plus d’autonomie et plus de capacité pour la médiation en termes d’accès aux crédits et de garanties, et (6) la relance des crédits chaînes de valeurs avec une meilleure implication des banques. Le document d’orientation fait partie d’une série de notes sur la promotion de l’investissement responsable des jeunes en Tunisie portant sur (i) la coordination et le cadre institutionnel; (ii) services financiers et des incitations à l’investissement; et (iii) l’accès à l’information et la communication. Ces notes sont le résultat des travaux de trois groupes de travail mis en place dans le cadre du Pôle de réflexion sur les investissements des jeunes agri-entrepreneurs (PRIJA) de l'Institut national de la recherche agronomique de Tunisie (INRAT), organisé en coopération avec la FAO et l'Agence de promotion des investissements agricoles (APIA).

Publié en 2021-05-06
BULMAN Anna
CORDES Kaitlin Y
MEHRANVAR Ladan
MERRILL Ella
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Increased investment in agriculture and food systems—from both the private and public sectors—is critical to enhance food security and nutrition, reduce poverty, and adapt to climate change. To generate sustainable benefits, this investment must be responsible. What role should investment incentives play in encouraging such investment? This Guide helps to answer that question. Specifically, the Guide provides policymakers and government technical staff with guidance on how investment incentives can be used (and how they should not be used) to enhance responsible investment in agriculture and food systems. The Guide provides an overview of responsible investment in agriculture and food systems; examines common types of incentives; offers general considerations on how incentives can be used; and discusses how to plan for, design, monitor, and evaluate investment incentives for responsible investment in agriculture and food systems.

Les mesures qui donnent des moyens d'action aux jeunes agroentrepreneurs devraient être un élément clé d'une stratégie de promotion des investissements axée sur le développement durable. La réalisation même de la sécurité alimentaire des générations futures, la transformation durable des systèmes alimentaires et la lutte contre le chômage et les migrations de détresse dépendent toutes de la mise en œuvre réussie de stratégies qui rendent le secteur agroalimentaire plus attrayant pour les jeunes. Cela nécessite à son tour des réponses politiques intelligentes qui aideront les jeunes investisseurs à surmonter les nombreux obstacles auxquels ils sont confrontés - accès au financement, aux terres, à l'information et aux services techniques, pour ne citer que les plus cruciaux. Depuis 2017, la FAO aide les pays d'Afrique et d'Asie du Sud-Est à identifier les principaux défis auxquels sont confrontés les jeunes entrepreneurs agricoles et les bonnes pratiques grâce à des analyses participatives des capacités et des processus de planification stratégique réalisés avec et pour les jeunes. Ce rapport résume les principales conclusions et leçons tirées du travail de la FAO avec onze pays africains - Afrique du Sud, Côte d'Ivoire, Guinée Conakry, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Ouganda, Sénégal et Tunisie. Il identifie les principaux défis et recommandations politiques concernant l'accès des jeunes au financement, à la terre, aux services techniques et à l'information, ainsi que l'engagement des jeunes dans les processus d'élaboration des politiques. Le rapport contient également une série de cinq recommandations politiques clés pour l'autonomisation des jeunes entrepreneurs agricoles.

La réalisation des deux premiers Objectifs de développement durable (ODD) – l’éradication de la pauvreté et de la faim d’ici 2030 – nécessite une mobilisation d’investissements considérable. Ces investissements, publics et privés, devront être complètement alignés sur les ODD pour contribuer pleinement au développement durable. Dans ce cadre, il convient d’accorder à la jeunesse une place de premier rang dans les efforts de promotion et de mobilisation de ces investissements pour trois raisons: le développement de la sécurité alimentaire; la promotion de la valeur ajoutée des denrées alimentaires; et enfin l’évolution de l’emploi et du bien-être économique. Le présent outil de planification stratégique permet de stimuler et pérenniser les investissements des jeunes agri-entrepreneurs à l’échelle d’un pays ou d’une région. Il appuie une analyse approfondie des conditions-cadre relatives à l’investissement par les jeunes, ainsi qu'une appropriation des résultats par les preneurs de décisions par la mise en route d’un processus participatif.

Measures that empower young agri-entrepreneurs should be a key component of a sustainable development-centred investment promotion strategy. The very realization of future generations’ food security, the sustainable transformation of food systems and the combat against unemployment and distress migration all depend upon the successful implementation of strategies that make the agri-food sector more attractive for the youth. This, in turn, requires smart policy responses that will help young investors overcome the numerous barriers they face – access to finance, land, information and technical services, to name but the most crucial ones. Since 2017, FAO has provided support to African and South-East Asian countries in identifying key challenges for young agri-entrepreneurs and good practices through participatory capacity analyses and strategic planning processes which were carried out with, and for the youth. This report summarizes the main findings and lessons learned from FAO’s work with eleven African countries – Côte d’Ivoire, Guinea Conakry, Malawi, Mali, Mauritania, Mozambique, Namibia, Senegal, South Africa, Tunisia and Uganda. It identifies key challenges and policy recommendations regarding youth’s access to finance; land; technical services and information; as well as the engagement of youth in policy-making processes. The report also contains a set of five overall key policy recommendations for the empowerment of young agri-entrepreneurs.

En Tunisie, le taux de chômage des jeunes de 15 à 35 ans est très élevé, se situant autour de 35 pour cent, chez les diplômés du supérieur des régions de l’intérieur et en milieu rural, ce qui pousse un nombre important à l’exode et à l’émigration souvent au péril de leur vie. Par ailleurs, les régions de l’intérieur à dominante agricole et rurale accusent le plus grand retard de développement. Caractérisé par un vieillissement de la population des chefs d’exploitation et un faible niveau d’innovations techniques et organisationnelles, le secteur agricole peine à faire face aux défis de la stagnation de la croissance de la productivité, des changements climatiques et de la libéralisation des marchés des produits agricoles. Plusieurs initiatives visant à stimuler l’investissement dans les secteurs agricole et agroalimentaire ont d’ores et déjà été lancées afin de répondre à ces défis. Cependant, tous ces efforts n'ont pas entrainé l'amélioration nette des investissements dans le secteur agricole escomptée, et la part des investissements par les jeunes agri-entrepreneurs reste nettement en dessous des attentes. Des efforts concertés et substantiels s’imposent ainsi pour stimuler des investissements permettant de dynamiser les secteurs agricole et agroalimentaire, et répondre aux attentes des jeunes en leur offrant des opportunités entrepreneuriales et d’emploi. Sur une requête du Ministère de l’agriculture, de la pêche et des ressources hydrauliques, la FAO, le Laboratoire d’Economie Rurale de l’INRAT et l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles ont élaboré, de façon concertée avec les jeunes, une feuille de route pour promouvoir et pérenniser les investissements des jeunes agri-entrepreneurs. Ce policy brief résume les principaux défis identifiés et les solutions qui ont été validées par les parties prenantes tunisiennes, et s'articule autour de cinq axes: 1) Mettre en place un cadre de dispositifs, services et incitations financiers pour les jeunes agri-entrepreneurs; 2) Renforcer les actions de vulgarisation, de formation et de coaching; 3) Améliorer la communication et l’accès a l’information; 4) Garantir une meilleure coordination entre les différents acteurs et interventions; et 5) Renforcer la compétitivité et l’attractivité des filières.

La participation des jeunes, femmes et hommes, dans un secteur agricole caractérisé par une main d’oeuvre vieillissante est fondamentale pour assurer une sécurité alimentaire durable, réduire le chômage des jeunes et lutter contre les migrations non planifiées. En exploitant leur potentiel d’innovation, en utilisant de nouvelles technologies et techniques, et en tirant parti des possibilités offertes par les nouvelles chaînes de valeur, les jeunes agri-entrepreneurs pourraient créer des entreprises florissantes et relever le défi consistant à nourrir une population croissante. Toutefois, les jeunes sont souvent incapables d’effectuer les investissements nécessaires pour démarrer ou développer avec succès leurs propres activités agricoles ou de transformation. Inversement, ils ne sont peut-être pas en mesure de tirer parti des possibilités offertes dans les chaînes d’approvisionnement agricoles par les gros investisseurs. Donner les moyens aux jeunes de réaliser des investissements responsables dans l’agriculture et d’en bénéficier en donnant la parole à ceux qui sont les plus concernés – les jeunes agriculteurs, agri-entrepreneurs et travailleurs, et ceux qui les soutiennent – pose des défis et offre des possibilités que le présent rapport se propose de mieux faire comprendre. Il fait la synthèse des principales conclusions issues d’une série d’ateliers d’évaluation multipartite des capacités avec des participants venus de six pays – Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, Malawi, Mozambique, Namibie et Ouganda.

Engaging young women and men in an agricultural sector characterized by an ageing labour force is crucial to ensure sustainable food security, reduce youth unemployment and combat unplanned migration. By harnessing their innovative potential, utilizing new technologies and techniques and taking advantage of new opportunities in emerging value chains, young agri-entrepreneurs could create thriving businesses and tackle the challenge of feeding a growing population. However, youth are often unable to carry out the investments needed to ensure that their own farming or processing activities can be successfully launched or expanded. Conversely, neither may they be able to benefit from opportunities in agricultural supply chains provided by larger-scale investors. This report aims to enhance understanding on the main challenges and opportunities to empower youth to carry out and benefit from responsible agricultural investment by giving voice to those most concerned – young farmers, agri-entrepreneurs and workers, and those who support them. It summarizes the main findings from a series of multi-stakeholder capacity assessment workshops with participants from six countries – Côte d’Ivoire, Malawi, Mozambique, Namibia, South Africa and Uganda.

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Compte rendu de l'ouvrage : Asmara Klein, Camille Laporte, Marie Saiget, Les bonnes pratiques des organisations internationales (The good practices of international organisations) (Paris: Presses de Sciences Po, 2015, pp. 241, ISBN 978-2-7246-1720-7)

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