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En Tunisie, le taux de chômage des jeunes de 15 à 35 ans est très élevé, se situant autour de 35 pour cent, chez les diplômés du supérieur des régions de l’intérieur et en milieu rural, ce qui pousse un nombre important à l’exode et à l’émigration souvent au péril de leur vie. Par ailleurs, les régions de l’intérieur à dominante agricole et rurale accusent le plus grand retard de développement. Caractérisé par un vieillissement de la population des chefs d’exploitation et un faible niveau d’innovations techniques et organisationnelles, le secteur agricole peine à faire face aux défis de la stagnation de la croissance de la productivité, des changements climatiques et de la libéralisation des marchés des produits agricoles. Plusieurs initiatives visant à stimuler l’investissement dans les secteurs agricole et agroalimentaire ont d’ores et déjà été lancées afin de répondre à ces défis. Cependant, tous ces efforts n'ont pas entrainé l'amélioration nette des investissements dans le secteur agricole escomptée, et la part des investissements par les jeunes agri-entrepreneurs reste nettement en dessous des attentes. Des efforts concertés et substantiels s’imposent ainsi pour stimuler des investissements permettant de dynamiser les secteurs agricole et agroalimentaire, et répondre aux attentes des jeunes en leur offrant des opportunités entrepreneuriales et d’emploi. Sur une requête du Ministère de l’agriculture, de la pêche et des ressources hydrauliques, la FAO, le Laboratoire d’Economie Rurale de l’INRAT et l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles ont élaboré, de façon concertée avec les jeunes, une feuille de route pour promouvoir et pérenniser les investissements des jeunes agri-entrepreneurs. Ce policy brief résume les principaux défis identifiés et les solutions qui ont été validées par les parties prenantes tunisiennes, et s'articule autour de cinq axes: 1) Mettre en place un cadre de dispositifs, services et incitations financiers pour les jeunes agri-entrepreneurs; 2) Renforcer les actions de vulgarisation, de formation et de coaching; 3) Améliorer la communication et l’accès a l’information; 4) Garantir une meilleure coordination entre les différents acteurs et interventions; et 5) Renforcer la compétitivité et l’attractivité des filières.

La participation des jeunes, femmes et hommes, dans un secteur agricole caractérisé par une main d’oeuvre vieillissante est fondamentale pour assurer une sécurité alimentaire durable, réduire le chômage des jeunes et lutter contre les migrations non planifiées. En exploitant leur potentiel d’innovation, en utilisant de nouvelles technologies et techniques, et en tirant parti des possibilités offertes par les nouvelles chaînes de valeur, les jeunes agri-entrepreneurs pourraient créer des entreprises florissantes et relever le défi consistant à nourrir une population croissante. Toutefois, les jeunes sont souvent incapables d’effectuer les investissements nécessaires pour démarrer ou développer avec succès leurs propres activités agricoles ou de transformation. Inversement, ils ne sont peut-être pas en mesure de tirer parti des possibilités offertes dans les chaînes d’approvisionnement agricoles par les gros investisseurs. Donner les moyens aux jeunes de réaliser des investissements responsables dans l’agriculture et d’en bénéficier en donnant la parole à ceux qui sont les plus concernés – les jeunes agriculteurs, agri-entrepreneurs et travailleurs, et ceux qui les soutiennent – pose des défis et offre des possibilités que le présent rapport se propose de mieux faire comprendre. Il fait la synthèse des principales conclusions issues d’une série d’ateliers d’évaluation multipartite des capacités avec des participants venus de six pays – Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, Malawi, Mozambique, Namibie et Ouganda.

Engaging young women and men in an agricultural sector characterized by an ageing labour force is crucial to ensure sustainable food security, reduce youth unemployment and combat unplanned migration. By harnessing their innovative potential, utilizing new technologies and techniques and taking advantage of new opportunities in emerging value chains, young agri-entrepreneurs could create thriving businesses and tackle the challenge of feeding a growing population. However, youth are often unable to carry out the investments needed to ensure that their own farming or processing activities can be successfully launched or expanded. Conversely, neither may they be able to benefit from opportunities in agricultural supply chains provided by larger-scale investors. This report aims to enhance understanding on the main challenges and opportunities to empower youth to carry out and benefit from responsible agricultural investment by giving voice to those most concerned – young farmers, agri-entrepreneurs and workers, and those who support them. It summarizes the main findings from a series of multi-stakeholder capacity assessment workshops with participants from six countries – Côte d’Ivoire, Malawi, Mozambique, Namibia, South Africa and Uganda.

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Compte rendu de l'ouvrage : Asmara Klein, Camille Laporte, Marie Saiget, Les bonnes pratiques des organisations internationales (The good practices of international organisations) (Paris: Presses de Sciences Po, 2015, pp. 241, ISBN 978-2-7246-1720-7)

Publié en 2016-09 Collection FAO Commodity and Trade Policy Research Working Paper : 52
KARLSSON Jesper
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This paper summarizes the good practices by nine selected OECD countries that seek to promote responsible foreign investment in developing country agriculture, primarily by investors in their territory or jurisdiction. The study provides examples of the increasing trend of home countries in establishing binding legal norms and other mechanisms as safeguards that are relevant for agricultural investment. It finds that states apply some specific provisions to hold private corporate actors investing in agriculture abroad accountable, for example in regard to bribery of foreign public officials. Investment home countries are also increasingly using safeguards relevant for agricultural investment by companies that are controlled by the state or seek its support. Furthermore, Public‑Private Partnerships are increasingly used in development assistance projects as a means to promote responsible agricultural investment. In these cases, the safeguards usually imply the use of negotiated and approved instruments such as the Voluntary Guidelines on the Responsible Governance of Tenure of Land, Fisheries and Forests in the Context of National Food Security (VGGT). The Principles for Responsible Investment in Agriculture and Food Systems (CFS-RAI), endorsed in 2014 by the Committee on World Food Security (CFS), are likely to become a major guidance instrument, given recent declarations by the G7 and G20.

Publié en 2016-06 Collection FAO Commodity and Trade Policy Research Working Paper : 51
LAFRATE Massimo
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This paper analyses foreign direct investment (FDI) flows in food, beverages and tobacco, including primary agriculture and retail, from 2003 to 2014. It provides information on global, regional and - where possible - national trends in FDI flows in food, beverages and tobacco. When data are available, this study also provides more detailed insights into particular qualitative traits of FDI flows, such as whether FDI seems to be market- or resource-seeking, or in how far changes in sub-sector-specific investment could be linked to changes in consumer demand. Thus it contributes to the ongoing global debate on the relevance and characteristics of FDI in developing country agriculture.