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in Socio-économie du travail Publié en 2018-07
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Ce travail interroge l'orientation des chômeurs de France et d’Allemagne vers l'emploi à temps partiel, parfois compatible avec les allocations-chômage. Au terme d’une enquête ethnographique dans quatre agences pour l'emploi françaises et allemandes, l'article restitue les arguments des conseillers concernant le temps d’emploi au cours des entretiens. Ces arguments constituent un répertoire stable et transnational, essentiellement orienté vers la résolution des dilemmes organisationnels ou professionnels.

in Revue d'Allemagne et des pays de langue allemande Publié en 2018-07
GRISONI Anahita
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La justice est un concept inégalement distribué entre les institutions européennes. Certes recourent au mot, d’autres l’évitent. Pour autant, elles produisent toutes des discours normatifs, parfois contradictoires. Une entrée par la justice environnementale et la justice sur le marché du travail, composantes principales des orientations Europe 2020, permet de repérer des points communs importants : les politiques environnementales comme les politiques sociales sont dépolitisées dans les productions institutionnelles européennes iréniques. Les productions nationales françaises et allemandes adressées dans le cadre des orientations supranationales demeurent également silencieuses sur les conflits capital/travail ou environnementaux. Mais une lecture croisée permet d’observer des approches hétérogènes, et donc des acceptions de la justice différente, selon les fonctions et les destinataires du discours.

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Le temps de travail est un terme trompeur. En effet, s’il est souvent mobilisé au cours de conflits ou de controverses, il désigne en réalité la « durée reconnue de l’emploi », plutôt que le « temps de travail ». [Premier paragraphe]

Depuis que la relation aux administrations passe par des appels téléphoniques ou des formulaires en ligne, les contrôleurs, chargés de vérifier la concordance entre les actions de certaines personnes et les règles en vigueur, se substituent aux guichetiers comme incarnation de l’État social. Mais le contrôle n’a rien d’évident, car il repose sur des interprétations de part et d’autre. Il est construit avec les contrôlés, au cours de tractations parfois laborieuses. Tous ne sont pas égaux face à cette pratique. Certains échappent régulièrement aux sanctions ; d’autres les subissent systématiquement. Pour l’illustrer, les auteurs de cet ouvrage collectif nous plongent dans le quotidien de contrôleurs des caisses d’allocations familiales ou des transports publics en France, mais aussi d’inspecteurs du Trésor (Pays-Bas), d’inspecteurs du travail (Belgique) ou d’inspecteurs environnementaux (Chine), pour n’en citer que quelques-uns. Alors que le gouvernement français recrute actuellement huit cents nouveaux contrôleurs à Pôle emploi, cet ouvrage permet d’anticiper les dilemmes et les conséquences du tournant annoncé.

in Etat social - Sozialstaat / Hypothèses Publié en 2015-11
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Chaque pays dispose d’une mesure administrative du chômage, inscrite dans des conventions nationales de rapport à l’emploi. Toutefois, la définition du chômage donnée par le Bureau International du Travail constitue la base statistique consensuelle de comparaison internationale. Ces deux calculs offrent des représentations très éloignées. Mais loin de constituer un référentiel univoque et identique, le chômage BIT dépend lui aussi de conventions de mesure. Il est réapproprié par les statisticiens nationaux et produit donc des résultats parfois difficilement comparables. En effet, le périmètre social retenu pour l’investigation (espace ou critère d’éligibilité aux enquêtes) ainsi que la déclinaison nationale des obligations faites aux chômeurs demeurent hétérogènes, alors que le chômage au sens du BIT constitue la base de données courante, voire hégémonique, pour les pratiques de comparaison ou de benchmarking. Le caractère sociopolitique de la statistique BIT et sa flexibilité sont donc restitués. (1er paragraphe)

in Crise(s) et mondes du travail Publié en 2019
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Pris entre le marché et l’État social, les artistes sont au cœur de tensions sociales de plus en plus aiguës. D’un côté, les professions culturelles ont vu leurs effectifs multipliés par 1,5 en France métropolitaine sur la période 1991-2011, sans comparaison dans d’autres secteurs (Gouyon & Patureau, 2014). Ce faisant, le nombre d’artistes susceptibles d’être pris en charge par l’État social lors de périodes d’intermittence, de travail gratuit ou d’inoccupation a fortement augmenté. Ces nouveaux publics de l’assurance ou de l’assistance sociale se retrouvent donc en première ligne du tournant rigoriste. (début du texte)

in Le Huffington Post Publié en 2014-06
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A l'automne 2008, happée par la crise économique mondiale, l'Allemagne subit la plus violente récession de son histoire. Dans l'urgence, politiques, syndicats et employeurs décident de recourir massivement au chômage partiel. Une solution qui présente, du moins en apparence, de nombreux avantages: les salariés sont partiellement indemnisés par la puissance publique pour les heures non-travaillées(1), les entreprises ne supportent ni les coûts des licenciements, ni les coûts des réembauches, souvent accompagnés de coûts de formation. Pour finir, avantage suprême: il réduit considérablement le chômage "véritable", avec ses conséquences humaines et politiques. (Premier paragraphe)

in Sociologie du Travail Publié en 2018
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Depuis les années 1970, le salariat à temps partiel s’étend sur les marchés de l’emploi allemand et français. Le rôle joué par l’intermédiation publique dans ce phénomène constitue l’objet de cette thèse. Nous l’étudions de manière comparative par l’immersion ethnographique dans quatre agences, par une analyse quantitative portant sur 2000 offres stockées et par une enquête socio-historique sur les dispositifs d’indemnisation. Grâce à ce matériau, nous mettons au jour les transactions temporelles auxquelles sont exposés les chômeurs durant leur traitement institutionnel. Au sein des agences d’intermédiation, les heures recherchées par les chômeurs jouent le triple rôle d’outil de gestion, d’outil d’intermédiation et d’outil d’arbitrage marchand. Elles sont mobilisées, manipulées et négociées durant les entretiens en face-à-face auxquels sont convoqués les chômeurs. Au terme des interactions, de nombreux profils de recherche sont révisés, en abaissant le nombre d’heures d’emploi souhaitées. Ce rationnement du temps d’emploi est organisé autour de trois modes de régulation, inégalement présents sur les différents terrains : une régulation par l’indemnisation-chômage, une régulation par les pratiques professionnelles des conseillers et une régulation par les progiciels informatiques d’appariement. Le temps d’emploi souhaité par les chômeurs apparaît ainsi comme un objet d’action publique. À partir de nos résultats empiriques, nous montrons que les logiques sociales de la rencontre bureaucratique établissent un lien étroit entre les ressources mobilisables dans l’interaction et les positions envisageables sur le marché de l’emploi. De plus, cette thèse présente les guichets d’intermédiation comme un niveau de régulation de l’emploi à part entière.

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