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in ContreTemps Publication date 2020-09
CANIHAC Hugo
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Pour le lecteur contemporain, habitué aux défenses libérales de la construction européenne, le texte de Friedrich Hayek traduit ici pourra sonner étrangement familier. Pourtant, à sa publication il y a 80 ans, cette concordance n’était en rien acquise. À travers ce texte, présenté par Hadrien Clouet et Hugo Canihac, c’est ainsi une certaine vision libérale de la « construction européenne » qui se laisse apercevoir.

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the world of labor is experiencing a new series of social tensions. They are not very audible because opportunities for collective action are limited by COVID-19 precautions; the spread of partial unemployment, remote work, and layoffs has also largely atomized workers. But how are these social tensions structured — and are they likely to have an effect beyond the current health crisis? Even though the data is scarce and fragmented, some do point to major conflicts traversing the world of labor today — ones that assume an unprecedented role and visibility during the current crisis. As well as the capital-labor conflicts over the production of sanitary equipment, this crisis highlights a reality of the world of labor that is often less considered among the general public: namely the “professional consciousness” of workers and trade unionists, concerned with their health, viable economic production, as well as objectives of general interest. In this sense, it constitutes an observatory for the differentiated practices between firms, depending on the degree of social democracy in action.

La langue française est-elle menacée par ses évolutions ? Oui, se lamentent d’illustres « hommes de lettres » depuis 1 000 ans. Non, ripostent les deux autrices, montrant de façon implacable les luttes incessantes qui traversent le français dès ses premières codifications. Difficilement classable, l’ouvrage est à la fois une analyse sociolinguistique, une revue de littérature et un plaidoyer pour une action publique moderniste en matière de langue française. [premier paragraphe]

Publication date 2020-05 Collection Notes de l'Institut Rousseau
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L’activité partielle constitue un des dispositifs les plus anciens de la politique publique de l’emploi. Ce dispositif à caractère préventif répond aux intérêts de plusieurs groupes sociaux. Du côté des salariés, il évite leur paupérisation, leur déqualification et la perte de statut social qu’engendre le chômage total. Toutefois, cet équilibre entre groupes sociaux se disloque dans la crise du Covid-19, où les usages de l’activité partielle apparaissent particulièrement ambigus et problématiques. Cette situation appelle une réforme de l’activité partielle, pour l’adapter aux enjeux contemporains et aux défis à venir. Cette note présente les limites du dispositif en termes de couverture, d’indemnisation et de contrôle des abus avant d’en proposer plusieurs pistes de réformes.

in Le Monde diplomatique Publication date 2020-04
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in Confinements . Regards et expériences de chercheur-es en SHS Publication date 2020-04
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Depuis la fin de l’année 2019, l’épidémie de coronavirus s’est muée en pandémie mondiale. Initiée dans la province de Hubei, elle s’est répandue en quelques semaines dans la plupart des pays de la planète. Au 9 avril 2020, un million et demi de personnes sont officiellement infectées – certaines estimations jugent la proportion décuplée – tandis que 100 000 personnes en sont décédées. Près de 3 milliards d’individus connaissent une situation de confinement, afin de ralentir la diffusion de l’épidémie et d’éviter la saturation des services hospitaliers. (premier paragraphe)

Publication date 2019-11 Conferance name Journées conclusives du séminaire appariement
PILLON Jean-Marie
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Ce chapitre restitue les conditions sociales dans lesquelles l’appariement des postes de travail disponibles et des personnes sans emploi, pratique déjà suggérée au début du XIXe siècle, s’est imposée dans le service public d’emploi. Il montre comment sa mobilisation est rendue légitime, puis imparable. Pour cela, nous étudions les infrastructures à la fois organisationnelles, matérielles et symboliques qui supportent les appariements. La réflexion s’appuie sur les nomenclatures de classement des positions sur le marché de l’emploi, développées pour rapprocher employeurs et travailleurs dès 1810. Pour opératoires qu’elles tentent d’être, toutes ces grilles de mise en équivalence incorporent une représentation du marché de l’emploi. Chacune est normative, car elle circonscrit des identités professionnelles et définit de manière qualitative la force de travail. Sous la technique arithmétique, ces grilles sont proprement politiques, car elles circonscrivent les traits saillants de deux objets : une place vacante dans un système de production et une personne. A minima, ces grilles fabriquent donc des équivalences (certaines offres et certaines personnes sont interchangeables) ainsi que des anormalités (certaines offres et certaines n’ont pas de réciproque ou ne se retrouvent pas dans les réciproques prévues). En reconstituant la genèse et l’évolution historique des instruments de classement utilisés dans les bureaux de placement du XIXe et du XXe siècle, ce chapitre souligne que les nomenclatures d’appariement reposent sur une théorie de l’État. Plus spécifiquement, elles impliquent une théorie de l’action publique dans le champ économique : chaque manière de placer repose sur une vision de l’État en train de réguler l’emploi. Cette théorie rend le placement public impensable à certaines époques et l’impose comme une évidence à d’autres. De plus, nous reconstituons l’extension du périmètre d’intervention de l’État vis-à-vis des grilles de classement des offres et des demandes sur le marché de l’emploi. A travers quatre coupes historiques, en 1810, 1900, 1945 et 1976, nous pointons la montée du pouvoir étatique en matière de mise en équivalence des offres et des demandes. Chacune de ces périodes correspond à un régime d’appariement, à la fois processus technique et forme de gouvernementalité au sens de Michel Foucault, c’est-à-dire un rapport social spécifique entre gouvernants et gouvernés (Foucault, 1994, p. 635-657). En outre, la succession de ces séquences historiques exprime l’enserrement croissant, par les bureaux publics de placement, des investissements de forme (Thévenot, 1986) sur le marché de l’emploi. Loin de témoigner de l’abandon du marché de l’emploi à lui-même, la séquence libérale de la fin du XXe siècle est structurée par un investissement fort et continu des institutions d’intermédiation publiques. Notre présentation suit un plan chronologique. Elle revient d’abord sur les échecs de l’émergence d’un marché centralisé au XIXe siècle (I). Elle souligne ensuite l’importance de la naissance du chômage et de la figure du chômeur pour légitimer l’intervention de l’État (II). Puis, elle observe comment les perspectives keynésiennes (III) puis néolibérales (IV) se déploient dans des administrations taillées à leur mesure. A chaque époque, pour incarner le nouveau périmètre d’équivalences professionnelles, nous montrons dans un encadré les évolutions des connexions entretenues par un métier par rapport aux autres, ici un ébéniste, dont les appariements envisageables évoluent drastiquement sur le siècle.

Publication date 2019-11 Conferance name Qualité de l’emploi et de la formation en France et en Europe 10 ans après la crise financière
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En Allemagne et en France, un service public d’emploi unifié accueille, oriente et indemnise les chômeurs. Des conseillers personnalisés sont en charge de suivre chaque dossier et de conduire des interactions régulières, afin de formuler des recommandations ou des injonctions aux individus enregistrés. Ils sont gouvernés par objectifs, évalués sur la base de résultats quantifiés, mais disposent d’une marge de manœuvre totale sur le contenu langagier des entretiens. Or, la crise économique de 2008 a heurté les aspirations de nombreux professionnels du service public d’emploi, en charge de mettre les chômeurs en relation avec des offres d’emploi (Berkel et al., 2017). D’un côté, le nombre de chômeurs s’est massivement accru (avant de redescendre côté allemand, notamment par des transferts de statut administratif), tandis que les offres d’emploi se réduisaient. Aussi les conseillers conduisent-ils des opérations géométriques dans un espace marqué par un problème arithmétique, c’est-à-dire qu’ils agissent sur la valeur présumée des chômeurs pour les placer dans des offres en nombre bien inférieur (Pillon, 2017). Face à cet effet de ciseau, la communication montre que les conseillers à l’emploi et leurs directions ont été pris dans de nouvelles difficultés, qui actualisent les stratégies envisageables. Trois tensions majeures ont ainsi pu être identifiées, grâce à une enquête ethnographique et quantitative menée dans quatre agences pour l’emploi allemandes et françaises en 2014 et 2015. D’abord, la paupérisation des publics rend le rapport au futur plus pressant. Ensuite, le rationnement des offres disponibles conduit à des arbitrages coûteux. Finalement, la concurrence vis-à-vis d’autres canaux de recrutement repose la question de la fidélisation du patronat. Les réponses apportées à ces trois tensions convergent vers une résolution similaire au niveau des street-level-bureaucrats (Lipsky, 1980), à savoir l’abaissement de la qualité d’emploi acceptable – tout en critiquant, avec véhémence, les projets gouvernementaux en ce sens dans les deux pays. Ce faisant, la communication souligne que les interactions entre conseillers et chômeurs contribuent à la réduction de la part salariale dans le revenu national des deux pays (Grömling, 2010 ; Husson, 2012), soit de façon directe lorsqu’ils persuadent les chômeurs de réviser à la baisse leurs vœux salariaux, soit de façon indirecte lorsqu’ils les convainquent d’accepter des paramètres dégradés d’emploi, dont nous montrons l’association avec de faibles salaires horaires. Nous formulons l’hypothèse selon laquelle la déflation contemporaine de la part salariale constituerait également le produit de transactions bureaucratiques.

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