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in International Review of Administrative Sciences Publié en 2020-10
CARROLL Brendan J
BERTELS Jana
KUIPERS Sanneke
SCHULZE-GABRECHTEN Lena
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Identifying and explaining change in the structure of central state bureaucracies and the determinants of survival of individual public organizations are two closely related areas of research in public administration. We aim to bridge the gap between these two main strands of studies of organizational change by presenting a novel approach to collecting event history data for public organizations. We have developed this framework as part of the Structure and Organisation of Governments Project, which aims to map entire central state bureaucracies in three Western European countries. Our approach is flexible enough to describe macro-trends in public sector organization populations and to explain these trends by analysing the event histories of the organizations they comprise. In addition to presenting our framework and how we applied it to create this data set, we also present some initial cross-national comparisons of the distribution of the event types recorded, highlighting initial findings and promising avenues for further research.

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Le ministère de l’Économie et des Finances a une image publique de lieu univoque, forteresse concentrant le pouvoir, parfois assiégée, le plus souvent conquérante. Cet article examine les ressorts de cette domination et ses limites. D’un côté, il montre que la puissance du ministère résulte de sa position centrale dans les réorientations de nombreuses politiques publiques majeures mais, de l’autre, il souligne aussi l’importance de sa fragmentation organisationnelle en de multiples grandes directions historiques, autonomes et chargées de politiques souvent concurrentes et contradictoires. À ces logiques centrifuges s’opposent cependant de multiples initiatives d’intégration et de coordination, comme la force des réseaux et de l’ethos du ministère mais aussi le mouvement permanent d’absorption et de fusion d’organisations.

La thèse s’intéresse à l’évolution des conceptions de contrôle (Fligstein, 1996) des entreprises publiques du secteur de l’énergie (EDF, GDF, Areva, et à titre comparatif, Total, Elf et Technip) de 1986 à 2016. Elle montre comment ce changement est initié par la libéralisation des marchés de l’énergie et entretenu par une évolution de la manière dont la haute administration et les directions des entreprises se représentent les firmes et la forme organisationnelle qu’elles doivent adopter (partie I). Les dynamiques du champ de l’énergie sont ainsi tributaires de celles du champ bureaucratique et notamment de l’importance accrue de la sphère politique en son sein. Les firmes se regroupent lors de fusions, et se concurrencent entre elles, encadrées par le champ bureaucratique de l’énergie et la Commission européenne (partie II). Enfin, la désinscription (partielle et différenciée) du champ bureaucratique se double d’une réinscription dans un environnement financier et dans le champ européen de l’énergie au travers d’une internationalisation des firmes (partie III). La thèse s’appuie sur des archives de l’administration, une analyse de la littérature grise, 75 entretiens réalisés avec des dirigeants exécutifs de grandes entreprises de l’énergie et hauts fonctionnaires, et une analyse quantitative de leurs carrières.

Cette introduction au dossier évalue les origines et le rôle des politiques de concurrence mises en place en France depuis les années 1950. Loin d’être le fruit d’une contrainte européenne supranationale, l’adoption des politiques de concurrence par la France obéit à des logiques nationales qui, de temps à autre, prennent appui sur le droit et la politique de la concurrence européens. L’étude de ces politiques permet de dessiner en creux la trajectoire d’évolution des politiques économiques françaises. Jusque dans les années 1980, les politiques de concurrence restent subordonnées aux objectifs de l’État stratège, mis en place pour coordonner les grands acteurs économiques nationaux. À partir des années 1980, se multiplient les signes d’un passage à un État régulateur, plus éloigné de la gestion quotidienne de l’économie, mais qui fait de l’efficacité des marchés sa priorité. Les politiques de concurrence contribuent à cette évolution, bien que leur portée soit freinée par la permanence de logiques sectorielles, nées de décennies d’imbrication politique entre entreprises et administrations.

Les fusions d’entreprises sont des événements qui ont marqué l’industrie de l’énergie française – et européenne – durant la décennie 2000. Ces opérations financières et industrielles font l’objet d’une régulation de la part de l’État français et de la Commission européenne. Étudier le processus que suit un projet de fusion, montrera que ces deux institutions structurent – par la négative – l’organisation du secteur de l’énergie. Cet encadrement prend place dans des contextes et repose sur des processus très différents, l’un politisé et l’autre technicisé. Ces leviers procurent des ressources différentes, qui donnent aux acteurs étatiques de l’influence sur les projets de fusion.

in Gouvernement & action publique Sous la direction de BILLOWS Sebastian, VIALLET-THEVENIN Scott Publié en 2016
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La littérature en science politique s’est intéressée en priorité à la manière dont l’État se substitue au marché, en créant des monopoles publics, voire en démarchandisant des secteurs entiers, tels que la santé ou l’éducation. À cet égard, les politiques de concurrence représentent un cas singulier. En effet, plutôt que de se substituer au marché, les politiques de concurrence encouragent les acteurs économiques à accroître la lutte qu’ils se livrent dans l’arène marchande. Pour cela, l’État cherche à donner aux opérateurs une taille optimale et interdit certains comportements, considérés comme abusifs et nuisant à l’efficacité générale du marché. (premières lignes de l'introduction)

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Depuis la fin des années 1980, l’État a engagé un mouvement de retrait de la gestion des entreprises nationalisées. L’environnement institutionnel des firmes industrielles a de ce fait fortement évolué. Elles se sont internationalisées et nombre de marchés ont été libéralisés. Comment ces mouvements se sont-ils traduits dans les relations entre l’État et les grandes entreprises ? On se propose, dans cet article, de répondre à cette question en prenant pour cas le secteur de l’énergie, au sein duquel l’État joue un rôle actionnarial fort au début des années 1990. En considérant les dirigeants des plus grandes firmes de ce secteur comme autant de ressources pour les entreprises, on spécifiera les stratégies mises en œuvre par les firmes, qui révèlent un recours à l’État et notamment à la sphère politique. Les transformations des propriétés sociales des dirigeants énergéticiens ont suivi un double mouvement durant les deux dernières décennies. Jouant sur deux tableaux, les firmes affichent leur indépendance vis-à-vis de l’État via les conseils d’administration, tout en renforçant des liens informels avec la sphère politique via leurs comités exécutifs.

in Gouvernement & action publique Publié en 2015-03
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Cet article s’intéresse aux institutions forgeant le fonctionnement de l’économie. Il prend pour cas d’étude le modèle du champion national, porté dans les années 1990 par la Direction de l’énergie, puis par l’Agence des participations de l’État. Ce modèle, fortement remis en cause par les coups de boutoir de la Commission européenne et la privatisation d’une partie du secteur de l’énergie, a été adapté au cours de ces deux dernières décennies. D’abord considérées comme des outils de politiques publiques, des entreprises sont encouragées dans leur développement pour des raisons financières. Il est par ailleurs montré que la dynamique graduelle de cette institution est largement tributaire des hauts fonctionnaires, qui adaptent le modèle aux exigences de la Commission européenne.

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