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Ce site présente une partie des résultats de travaux réalisés dans le cadre du projet Algoglitch au médialab de Sciences Po. Il articule des analyses descriptives et des visualisations de données, portant sur un corpus d’articles de presse sur le thème de l’IA et des algorithmes couvrant une période de 5 années aux États-Unis et au Royaume-Uni. A partir de méthodes de traitement automatique du langage sur un corpus de presse, cette recherche vise à explorer les discours critiques sur l’IA dans la sphère médiatique. A partir de méthode de traitement automatique du langage sur un corpus de presse, nous montrons que le thème de l’IA occupe un espace de plus en plus important dans la presse depuis 5 ans. L’espace médiatique se structure de manière thématique autour de différentes technologies de calcul et domaines d’applications et peut être divisé en deux sous-ensembles sémantiques. L’analyse comparée de ces deux espaces sémantiques rend compte de deux régimes de critique dominants, mobilisant une variété d’entités techniques et humaines, ainsi que des temporalités et des enjeux différents. Le premier est fondé sur les injustices produites par les algorithmes qui façonnent nos environnements de calcul quotidiens et sont associés à un discours critique portant sur les biais, les discriminations, la surveillance et la censure dont des populations spécifiques sont victimes. Le second porte sur les peurs de l’autonomie de l’IA et des robots qui, en tant qu’entités techniques autonome et incarnées, sont associées à un discours prophétique, alertant sur notre capacité à contrôler ces agents simulant ou dépassant nos capacités physiques et cognitives, mettant ainsi en péril notre sécurité physique, notre modèle économique et menaçant ainsi l’humanité tout entière.

This website presents some of the results of research carried out under Sciences Po Médialab’s Algoglitch project. It combines descriptive analyses with data graphics on a corpus of press articles on the topic of AI and algorithms, spanning a 5-year period in the United States and United Kingdom. Using natural language processing applied to a press corpus, this research explores critical discourses on AI in the media sphere. Using natural language processing on a press corpus, we show that the subject of AI has been occupying an increasingly larger space in the press over the past five years. The media space is structured thematically around different calculation technologies and fields of application, and can be divided into two semantic subsets. A comparative analysis of these two semantic spaces reveals two dominant regimes of criticism involving a variety of technical and human entities, as well as different time scales and issues. The first is structured around the injustices produced by the algorithms that shape our everyday calculation environments, which are associated with criticism of the biases, discrimination, monitoring, and censorship of which specific populations are the victims. The second space is structured around fears of the autonomy of AI and robots which, as autonomous and embodied technical entities, are associated with a prophetic discourse drawing attention to our capacity to control these entities capable of simulating or surpassing our physical and cognitive abilities. The threat to our physical safety and economic model, and consequently to all of humanity, is thus highlighted.

Publié en 2021-10 Nom de la conférence Society for Social Studies of Science - 4S annual meeting
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Using various methods of natural language processing on a large corpus of press articles covering a period of 5 years, we show two dominant regimes of criticism of artificial intelligence that coexist within the media sphere, involving different technological and human entities, but also distinct temporality and issues. We observe a shift between articles featuring algorithmic calculation techniques incorporated into the user's environment to guide, orient or calculate his behaviors, towards articles characterized by a personification of AI in an embodied and autonomous entity. This topology can be interpreted as a process of progressive independence of AI that constitutes a constant polarity in the history of the relationship between computer technology and society. On the one hand, robots and AI, which refer to autonomous and embodied technical entities, are associated with a prophetic discourse alerting on the capacity to control these agents that simulate our physical and cognitive capacities and threaten our physical security or our economic model. This regime of critical enunciation is organized around the feeling of fear regarding the autonomy of robots, which thrives on science fiction, religious concerns and contains a prophetic dimension on the future of humanity. On the other hand, the technical entities are represented by algorithms that shape our daily computing environments. They are associated with a short term discourse, focusing on populations characterised by their age, ethnicity, political or sexual orientation, and mobilizing a social justice criticism that denounce bias, discrimination, surveillance, censorship and amplification in the diffusion of inappropriate content.

Cette cartographie, sans prétendre à l’exhaustivité, tente de rendre compte de la composition et de la structure relationnelle des différents acteurs de l’IA en France sur le Web. Elle laisse apercevoir une segmentation entre plusieurs communautés d’acteurs majeures que sont les acteurs économiques (startups, incubateurs, etc.), les laboratoires et équipes de recherche en intelligence artificielle, ainsi que les communautés de développeurs qui se retrouvent autour d'événements (meetup) et les repository (Github) qui dessinent un réseau socio-technique d’acteurs variés (code logiciel, page de développeurs, de projet, d’équipe ou d’entreprise) interconnectés entre eux.

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De suite d’instructions traduites en langage informatique, les “algorithmes” ont été investis d’un sens bien différent depuis qu’ils sont devenus des compagnons quotidiens de nos activités en ligne, et influencent notre vie économique, sociale et politique. Ils sont aussi de vastes assemblages sociotechniques distribués qui comprennent données, plateformes, calculs, hypothèses, monétisation de l’attention, etc., qui reconfigurent l’innovation dans un large éventail d’activités et concentrent un pouvoir dont il est difficile de saisir la nature. La relation entre la société et ses algorithmes est conflictuelle. Par l’intermédiaire d’une méthodologie interdisciplinaire croisant sciences sociales et design, nous cherchons à nous saisir des erreurs commises au quotidien par les technologies de calcul pour en rendre visible certaines caractéristiques, rendre compte de l’expérience des utilisateurs de services numériques qui sont calculés par les algorithmes, et poser les bases d’une éthique de la négociation avec l’agentivité algorithmique. Nous faisons appel à la figure du glitch pour convoquer un imaginaire alternatif qui rééquilibre la relation entre intelligence humaine et intelligence artificielle.

in Gouverner la ville numérique Publié en 2019-12
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Uber, Waze, Airbnb… The algorithms that control these platforms are based on an optimisation of the service provided to the user rather than any collective, political or moral norms. The accusations against these algorithms expose the way technical architectures implicitly govern our lives.

in Gouverner la ville numérique Publié en 2019-08
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Uber, Waze, Airbnb… Les algorithmes qui régissent ces plateformes sont fondés sur l’optimisation du service rendu à l’usager, et non sur une norme collective, politique ou morale. Leurs mises en accusation mettent à nu la gouvernance implicite des architectures techniques.

Le codage de texte est au coeur de la pratique des sociologues et renvoie à toute une variété de pratiques, de types de matériaux textuels et de corpus et plus largement de modalités de production de connaissance. Différentes options se présentent à l’analyste lorsqu’il souhaite coder avec une machine. Entre les méthodes inductives entièrement non-supervisées venant de l’informatique et la reconnaissance de motifs lexicaux assistés par ordinateur, nous proposons une troisième voie qui s’appuie sur les capacités d’inférence de l’apprentissage machine tout en garantissant un contrôle des catégories analytiques utilisées pour le codage. Une méthode de codage supervisé actif est ainsi appliquée à deux corpus textuels: un ensemble de commentaires collectés sur un corpus de commentaires publiés sur le web, et un corpus d’articles de presse.

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Les livres qui s’entassent dans votre bibliothèque sont-ils encore vivants ? Pourquoi les garder s’ils ne le sont plus ? Pourquoi l’attachement au livre imprimé ne se dément-il pas à l’heure du livre numérique ? Nous avons observé pendant plusieurs années tous les échanges auxquels les livres donnaient lieu, en ligne et hors ligne et la vitalité de ces livres imprimés (technique vieille de plus de 500 ans !) à travers 150 entretiens de lecteurs, libraires, éditeurs, blogueurs, bibliothécaires, 25 observations participantes, 750 réponses à un questionnaire en ligne et 5 000 sites francophones cartographiés – nous a impressionnés. Oui, votre livre continue de vivre tout en restant dans votre bibliothèque car vous en parlez, vous vous en souvenez, vous y faites référence. Mieux même, vous l’avez prêté à une amie pour qu’elle le lise, vous êtes allés voir ceux qui en parlaient avant de l’acheter ou après l’avoir lu, les critiques professionnels, certes, mais aussi les blogueurs. La conversation continue quand bien même le livre ne circule plus.

in The Conversation Publié en 2019-01
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We stand amazed by the vitality of printed books, a more than 500-year-old technique, both on and offline. We have observed over the years all of the dialogue which books have created around themselves, through 150 interviews with readers, bookshops, publishers, bloggers, library assistants, 25 participant observations, 750 responses to an online questionnaire and 5,000 mapped sites in France and the francophone world. An impressive collective activity. So, yes, your book carries on living just by staying on your shelf because you talk about it, remember it, and refer to it in conversation. Even better still, you might have lent it to a friend so that she can read it, perhaps you have spent time with people who have spoken about it before buying it, or after having read it. You will have encountered official reviews, of course, and also blogs about it. The conversation goes on even when the book is no longer in circulation.

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