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Comment et pourquoi 75 % des juifs ont-ils échappé à la mort en France sous l’Occupation, en dépit du plan d’extermination nazi et de la collaboration du régime de Vichy ? Comment expliquer ce taux de survie inédit en Europe, dont les Français ont encore peu conscience ? Jacques Semelin porte un regard neuf et à hauteur d’hommes sur les tactiques et les ruses du quotidien qui ont permis aux persécutés d’échapper aux rafles et déportations. Au-delà du contexte international et des facteurs géographiques, politiques, culturels, il montre que les juifs ont trouvé en France un tissu social complice pour les aider, surtout à partir de l’été 1942, malgré l’antisémitisme et la délation. Entre arrestations et déportations d’une part, gestes d’entraide et pratiques de solidarité d’autre part, ce livre est tout sauf une histoire édulcorée des quelque 220 000 juifs toujours en vie en France à la fin de l’Occupation. C’est une histoire au plus près des réalités quotidiennes des persécutés juifs, français et étrangers, illustrée par les trajectoires d’individus ou de familles, dont le lecteur suit l’évolution de l’avant-guerre aux années noires.

Wie überlebten rund 200.000 Juden in Frankreich die Shoah? Obwohl Frankreich bereits 1940 von den Deutschen besetzt wurde, überlebten 75 Prozent der Juden in diesem Land die Shoah. Diese erstaunlich hohe Zahl kam nicht etwa zustande, weil alle Verfolgten untertauchten. Viele setzten trotz Antisemitismus und Denunziation während der Besatzungszeit ihr Leben auf legale oder halb legale Weise fort und konnten auf Hilfe von der nicht jüdischen französischen Bevölkerung, von christlichen und jüdischen Organisationen zählen. Der Historiker Jacques Semelin, Experte auf dem Gebiet des zivilen Widerstands und der Massenverbrechen, untersucht die Rahmenbedingungen, die es so vielen Juden in Frankreich ermöglichten, der Deportation zu entkommen. Anhand zahlreicher Lebensgeschichten von Verfolgten und von Akten aus den Archiven der Vichy-Regierung gelingt es ihm, eine Lücke in der Geschichtsschreibung der Shoah zu schließen. (Résumé éditeur)

Publication date 2002-09
SÉMELIN Jacques
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Ce texte vise à penser un objet particulièrement difficile à saisir et qui est pourtant au cœur de nombreuses guerres présentes et passées : le massacre. Celui-ci y est défini comme une forme d'action le plus souvent collective visant à détruire des non combattants, en général des civils. Le massacre est appréhendé comme une pratique de violence extrême, à la fois rationnelle et irrationnelle, procédant d'une construction imaginaire d'un autre à détruire, perçu par le bourreau comme un ennemi total. L'ambition de ce texte est de montrer la pertinence d'une réflexion comparative sur le massacre. Son parti pris est d'aller au delà de l'étude de cas ou plutôt de mettre en perspective le meilleur de ces études (sur l'ex-Yougoslavie, le Rwanda, etc…), pour mieux comprendre les processus du passage à l'acte de massacrer. A cette fin, deux lignes de force inspirent l'analyse. -La profondeur historique : difficile en effet de tenter de comprendre les massacres des années 1990 sans prendre en compte leur histoire au XXème siècle, y compris ceux que l'on nomme "génocides". -L'ouverture transdisciplinaire : le phénomène massacre est en lui-même si complexe qu'il appelle tout autant le regard du sociologue, de l'anthropologue ou du psychologue, ce dont ces pages voudraient aussi attester.

in Genocide Studies and Prevention Publication date 2009-08
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The report of the Genocide Prevention Task Force (the Albright-Cohen Report), prepared under the auspices of the US Institute of Peace (USIP), is of great significance to the field of genocide studies. I do not hesitate to say that this report is an international event. Indeed, this is the first time that a group of experts - mainly former high officials, former diplomats, generals, and members of Congress - have worked together to propose a coherent and well-argued list of recommendations to a state so that its government can play a major role in preventing genocide throughout the world. One may certainly regret that so few genocide scholars and NGO members were consulted; it seems clear that the report has been written for a public policy audience rather than an academic audience. Nevertheless, to my knowledge, there has been no equivalent document - directed to a particular state rather than to an organization such as the United Nations - in the young field of genocide studies or in international affairs. In particular, such reports cannot currently be found in the United Kingdom or in France. [Résumé de l'éditeur]

Voici déjà vingt ans que l'incroyable s'est accompli : le 9 novembre 1989, le " mur de la honte " séparant les deux Allemagnes s'effondrait subitement, non pas dans le feu de la guerre... mais dans la fête, devant les caméras de télévision. Comment un tel événement a-t-il pu se produire, en opposition totale avec les prévisions de nombre d'experts ? Quelles sont les causes de la chute inattendue et brutale du symbole de la partition de l'Europe puis du naufrage du système soviétique ? " Ces régimes qui ont vécu de paroles ont aussi péri par la parole ", écrivait Timothy Garton Ash. L'histoire des principales crises de l'Europe communiste est en effet celle de l'émancipation des peuples par l'accès aux médias, à la fois témoins et acteurs de cette forme de résistance pacifique au sein de régimes surarmés. De la grève de Berlin-Est en 1953 aux " révolutions de velours " de 1989, les opposants est-allemands, hongrois, tchèques et polonais ont fondé leur lutte sur la communication face au silence imposé par le totalitarisme. Dans le contexte favorable de la Glasnost, les populations est-européennes se sont ainsi libérées de la peur pour conquérir leur liberté au bout des ondes... et dans la rue. Leur épopée, héroïque et tragique, témoigne des possibilités et limites d'une résistance aux mains nues contre les dictatures. (Résumé éditeur)

Sous la direction de GUILAINE Jean, SÉMELIN Jacques Publication date 2016-09
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L’archéologie, par la documentation considérable qu’elle apporte sur l’expérience de la guerre et la réalité de la violence, renouvelle notre compréhension des conflits, depuis la Préhistoire jusqu’à aujourd’hui. Son approche anthropologique a en effet libéré la recherche des contraintes de l’histoire militaire et stratégique, les violences du XXe siècle conduisant la discipline vers de nouveaux enjeux liés à l’expertise médico-légale, à la récupération de la mémoire historique et au droit. Guerres et combats ne sont plus uniquement relatés par les archives des vainqueurs, mais étudiés par l’archéologue en prenant en compte l’ensemble des documents mis au jour : champs de bataille, dépôts d’armes, restes humains, garnisons, camps de prisonniers ou d’internement… La propagande est déconstruite, images et objets sont contextualisés, le cadre économique et social du conflit est restitué, la réalité de la violence collective est analysée. Et les morts peuvent sortir de leur anonymat. Dans cet ouvrage, qui propose une grande variété d’éclairages sur les violences et les guerres, l’archéologie apparaît ainsi à la fois comme la science de la mémoire matérielle des hommes et comme un instrument au service de la longue histoire du savoir, des techniques et de la diversité culturelle qui fait la richesse de l’humanité. (Résumé éditeur)

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Au sein d'une production historiographique très centrée sur le cadre franco-français, ce livre reste à ce jour l'une des rares tentatives de comparaison entre divers mouvements de résistance à travers l'Europe. Jacques Sémelin y propose la notion de "résistance civile" pour qualifier la résistance spontanée de certains acteurs de la société civile et / ou de l'État par des moyens politiques, juridiques, économiques ou culturels. Rompant avec les représentations "héroïsantes" de la lutte contre l'occupant nazi, cette notion permet de décrire une résistance du quotidien, des humbles, des anonymes, qu'elle soit celle d'étudiants, d'ouvriers ou de fonctionnaires. L'ouvrage s'appuie sur une quarantaine de cas de résistance civile de masse à travers l'Europe nazie (manifestations, grèves, protestations d'Églises ou de cours de justice, activités de propagande ou sauvetage de Juifs, etc.), dont il raconte des pages peu connues, ainsi ces femmes "aryennes" protestant dans les rues de Berlin en 1943 contre l'arrestation de leurs maris juifs. [Résumé de l'éditeur]

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Décrivant les mille visages de cette « dissidence/résistance », qui franchit le tabou de l’illégalité, l’auteur s’efforce d’en apprécier le poids, au regard des pratiques de collaboration. Il prend aussi en compte le développement de la lutte armée pour penser ce qu’il nomme le « phénomène résistant ». « Cette résistance civile fut celle de la survie, visant à sauver ce qui pouvait l’être, sans attendre nécessairement le renversement du rapport des forces militaires […]. Le but de la résistance civile ne fut pas tant de vaincre l’occupant — elle n’en avait pas les moyens — que d’exister à côté de lui, en dépit de lui, sans attendre l’heure de l’éventuelle délivrance. » La réédition de ce livre s’imposait alors que son auteur publie, sous le titre "Persécutions et entraides dans la France occupée", une étude qui fera date et s’interroge sur le fait qu’en France, soixante-quinze pour cent des juifs ont pu échapper à la mort. (Résumé de l'éditeur)

Ce livre, en tout point exceptionnel, est le fruit de plusieurs années de travail dans le cadre d'un programme de recherche au CNRS. Il propose une approche résolument transdisciplinaire et comparative pour tenter de " penser " les processus de violence qui aboutissent aux massacres et aux génocides de l'époque moderne. Comment de tels crimes de masse sont-ils possibles ? Quelles manipulations du langage et des esprits interviennent pour préparer le " passage à l'acte ", notamment en élaborant, préalablement, un imaginaire et une justification ? Comment s'enclenche et s'affole la mécanique du meurtre ? L'auteur fonde principalement son enquête sur plusieurs exemples : la Shoah, les nettoyages ethniques de l'ex-Yougoslavie, le génocide des Tutsis au Rwanda et encore les génocides arménien et cambodgien. Par l'ampleur de la documentation utilisée, la richesse des références bibliographiques, l'exigence permanente de l'analyse, ce livre est à la fois vertigineux et sans équivalent. On ne s'était sans doute jamais approché d'aussi près de cette énigme insondable, de ce " trou noir " devant lequel vacille l'entendement humain. (Résumé éditeur)

in Le Débat Publication date 2015
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C’est l’historien belge Maxime Steinberg qui a parlé d’un « paradoxe français » au regard du bilan de la Shoah en Europe occidentale. Dans un article de 1993, il se demande pourquoi la France, pays ayant eu un gouvernement antisémite et collaborateur, connaît un taux d’extermination des juifs plus faible (25 %) que les Pays-Bas (80 %) et la Belgique (45 %) alors que ces pays n’ont pas eu de tel gouvernement. Cette comparaison est plus pertinente qu’avec l’Italie (16 %) dans la mesure où ces trois pays ont été occupés dans la même période (mai-juin 1940) et la « solution finale » décidée au même moment (juin 1942). Cette forte proportion de survie des juifs en France – l’une des plus élevées d’Europe – n’exonère en rien les crimes de Vichy. Tout sentiment de satisfaction serait indécent au regard des 80 000 morts de la Shoah. Mais qui travaille sur le génocide ne peut que s’interroger sur cette singularité du cas français. [Premier paragraphe de l'article]

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