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in Probing the Limits of Categorization. The Bystander in Holocaust History Edited by MORINA Christina, THIJS Krijn Publication date 2019-08
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In some countries, France has a strong reputation for antisemitism. This stems from the Dreyfus Affair and even more so from the Vichy government's role in the deportation of Jews during World War II. In their pathbreaking study "Vichy France and the Jews" (1981, Michael Marrus and Robert Paxton reconstructed the stages of the French state's collaboration with the Nazis. Eighty thousand Jews, French and foreign, were killed in the Holocaust, 25 percent of the Jewish population identified as such in 1940. This therefore means that 75 percent of the Jews in France escaped this fate, as Serge Klarsfeld, the most prominent Jewish public figure regarding the remembrance of the Holocaust in France, has regularly reminded us. Michael Marrus and Robert Paxton did not take into account this reality - the fact that a vast proportion of the Jewish population of France did survive, giving the country one of the highest survival rates in Nazi-occupied Europe. It is a blind spot in the general historiography of the Holocaust in France. How can this "French paradox" be explained, since it is generally assumed that the French were strongly antisemitic? I have recently addressed this question thoroughly, and this chapter draws heavily on these findings...

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A l’occasion de la parution en trois langues (français, anglais, allemand) de son ouvrage La survie des juifs en France (1940-1944), préface de Serge Klarsfeld (Paris, CNRS Editions, 371 pages), Jacques Semelin répond à nos questions. Comment a-t-il travaillé sur la notion de survie, quelle a été son appproche de l’antiséminisme, que dire des autres nations européennes ?

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Between the French defeat in 1940 and liberation in 1944, the Nazis killed almost 80,000 of France’s Jews, both French and foreign. Since that time, this tragedy has been well-documented. But there are other stories hidden within it–ones neglected by historians. In fact, 75% of France’s Jews escaped the extermination, while 45% of the Jews of Belgium perished, and in the Netherlands only 20% survived. The Nazis were determined to destroy the Jews across Europe, and the Vichy regime collaborated in their deportation from France. So what is the meaning of this French exception? Jacques Semelin sheds light on this ‘French enigma’, painting a radically unfamiliar view of occupied France. His is a rich, even-handed portrait of a complex and changing society, one where helping and informing on one’s neighbours went hand in hand; and where small gestures of solidarity sat comfortably with anti-Semitism. Without shying away from the horror of the Holocaust’s crimes, this seminal work adds a fresh perspective to our history of the Second World War. (Publisher's abstract)

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Comment et pourquoi 75 % des juifs ont-ils échappé à la mort en France sous l’Occupation, en dépit du plan d’extermination nazi et de la collaboration du régime de Vichy ? Comment expliquer ce taux de survie inédit en Europe, dont les Français ont encore peu conscience ? Jacques Semelin porte un regard neuf et à hauteur d’hommes sur les tactiques et les ruses du quotidien qui ont permis aux persécutés d’échapper aux rafles et déportations. Au-delà du contexte international et des facteurs géographiques, politiques, culturels, il montre que les juifs ont trouvé en France un tissu social complice pour les aider, surtout à partir de l’été 1942, malgré l’antisémitisme et la délation. Entre arrestations et déportations d’une part, gestes d’entraide et pratiques de solidarité d’autre part, ce livre est tout sauf une histoire édulcorée des quelque 220 000 juifs toujours en vie en France à la fin de l’Occupation. C’est une histoire au plus près des réalités quotidiennes des persécutés juifs, français et étrangers, illustrée par les trajectoires d’individus ou de familles, dont le lecteur suit l’évolution de l’avant-guerre aux années noires.

Wie überlebten rund 200.000 Juden in Frankreich die Shoah? Obwohl Frankreich bereits 1940 von den Deutschen besetzt wurde, überlebten 75 Prozent der Juden in diesem Land die Shoah. Diese erstaunlich hohe Zahl kam nicht etwa zustande, weil alle Verfolgten untertauchten. Viele setzten trotz Antisemitismus und Denunziation während der Besatzungszeit ihr Leben auf legale oder halb legale Weise fort und konnten auf Hilfe von der nicht jüdischen französischen Bevölkerung, von christlichen und jüdischen Organisationen zählen. Der Historiker Jacques Semelin, Experte auf dem Gebiet des zivilen Widerstands und der Massenverbrechen, untersucht die Rahmenbedingungen, die es so vielen Juden in Frankreich ermöglichten, der Deportation zu entkommen. Anhand zahlreicher Lebensgeschichten von Verfolgten und von Akten aus den Archiven der Vichy-Regierung gelingt es ihm, eine Lücke in der Geschichtsschreibung der Shoah zu schließen. (Résumé éditeur)

« Voici plus de vingt-cinq ans que je travaille sur la violence et l’action non violente. Sur un tel sujet, la plupart des questions que se pose un enfant concerné la vie de tous les jours. Si quelqu’un m’agresse, que dois-je faire ? Comment réagir face au racket à l’école ? Contre une agression sexuelle ? Et la violence des jeunes ? Et le racisme ? Pour répondre, j’ai quitté mes chères études… C’est ainsi que je me suis mis à écrire quelques pages, que je leur donnai à lire : j’ai souvent refait ma copie. J’ai voulu leur dire que la non-violence n’est pas la passivité : c’est une manière d’être et une manière d’agir qui visent à régler les conflits, lutter contre l’injustice, construire une paix durable. Je me suis appuyé sur de nombreux exemples empruntés à la vie quotidienne et à l’Histoire. »

in Dictionnaire de la guerre et de la paix Edited by DURIEUX Benoît, JEANGÈNE VILMER Jean-Baptiste, RAMEL Frédéric Publication date 2017-10-04
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Le mot « génocide » est né dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale. On le doit au juriste polono-américain Raphael Lemkin (1900-1959). Il en défend l'idée pour la première fois dans son livre Axis Rule in Occupied Europe (1944). Dès 1934, Lemkin avait proposé de mettre hors la loi ce qu'il appelait le « crime de barbarie » (actes de destruction contre les membres d'un groupe national, religieux ou racial) et le « crime de vandalisme » (destruction intentionnelle d’œuvres artistiques de ces groupes)...

in Antiracistes. Connaître le racisme et l'antisémitisme pour mieux les combattre Edited by WIEVIORKA Michel Publication date 2017-10
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Plan du chapitre : - La dimension raciale - Génocide et organisation - Un processus mental - Quand la politique s’empare des idéologies racistes - Guerre et génocide - L’anéantissement d’une cible - Le caractère unique de la Shoah - La destruction de masse pour « purifier »

This book on the relationship between communications and nonviolent resistance captures a new understanding of the events that led ultimately to the fall of the authoritarian system in communist Central and Eastern Europe in 1989. In particular, it analyzes history-making acts of resistance and the movements that propelled them in Budapest in 1956, Prague in 1968, Gdansk in 1980 and East Berlin in 1989, in their own historical continuum. As we evaluate each crisis in relation to the others, we find that beyond cultural and national differences among the countries of the Soviet sphere, the knowledge of how to develop resistance was built up in a little over three generations — a know-how that tied together means of opposition with means of media and communication. Non-provocative, nonviolent methods of action came to supersede uncontrolled forms of violence, and even the mere temptation of armed struggle. From 1968 to 1989, the empowerment of civil resistance movements in Central Europe was witnessed—a phenomenon that strengthened the re-emergence and rebuilding of “civil society.”

in Le Journal du CNRS Publication date 2016-11-08
OLLITRAULT Sylvie
ARC Stéphanie
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De nombreux projets soutenus dans le cadre de l’appel du CNRS portent sur le phénomène de radicalisation. Sur ce sujet complexe et objet de multiples recherches depuis des années, le CNRS a organisé en septembre une première école thématique internationale, rassemblant chercheurs en sciences humaines et sociales, professionnels de la santé et de l’éducation et experts du monde politique et judiciaire. Entretien avec l’historien Jacques Sémelin et la politiste Sylvie Ollitrault, coorganisateurs de l’événement.

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