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in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2020-02-04
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Une transition écologique ambitieuse a un coût financier non négligeable à court terme. Mais il sera beaucoup plus élevé à moyen terme si on ne fait rien.

in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2020-01-30
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Pour faire face aux défis écologiques, la Commission a lancé le Pacte vert pour l’Europe. Reste à passer des intentions aux actes et, surtout, à en faire un véritable projet de société.

Nous comparons les prévisions de croissance de l’économie française à l’horizon 2021 réalisées entre septembre et mi-novembre 2019 par 20 organismes (publics et privés, dont l’OFCE). Après être passée de 2,4 % en 2017 à 1,7 % en 2018, l’activité ralentirait pour l’ensemble des prévisionnistes, en moyenne à 1,3 % en 2019. Il n'y a pas d'accélération prévue à l’horizon de l'exercice de prévision : l’activité progresserait en moyenne à son rythme potentiel de 1,2 % en 2020 et de 1,25 % en 2021. En 2018, le commerce extérieur, par sa contribution positive, a compensé partiellement une demande intérieure moins dynamique. En 2019, la consommation des ménages est le principal moteur de la croissance. L’environnement international serait moins favorable et les risques sur la croissance plutôt orientés à la baisse. Pour tous, l’inflation reste globalement modérée en prévision (entre 1,1 % et 1,9 % en 2021 selon les instituts), c’est également le cas de l’inflation sous-jacente, comprise entre 0,8 % et 1,4 % en 2021. Il existe un moindre consensus sur le taux de chômage à l’horizon 2021 : il baisserait de 9,1 % de la population active en 2018 à 8,5 % en moyenne en 2019 mais les prévisions sont diverses en fin de période. En effet, les plus pessimistes l’envisagent à 9,8 % tandis que les plus optimistes le situent à 7,5 %. En moyenne, il se stabiliserait à 8,3 % sur les deux dernières années étudiées. La progression des salaires resterait contenue (avec un maximum à 2,1 % en 2021). L’impact positif des réformes passées et en cours sur la compétitivité des entreprises et sur l’emploi et in fine sur la croissance du PIB ne ressort pas véritablement des scénarios. Enfin, la France est sortie de la Procédure de déficit excessif en 2018 et tous les instituts sauf un prévoient le respect des règles budgétaires concernant le déficit public, qui resterait en deçà du seuil des 3 % à l’horizon 2021 (hormis le dépassement exceptionnel en 2019 du fait du CICE). En 2021, il serait compris entre 4 % et 1,8 % du PIB. Si les règles sont respectées en termes de solde budgétaire, ce n’est pas le cas des efforts structurels inscrits dans les différents scénarios puisqu’il est quasiment nul sur l’ensemble de l’exercice de prévision. Un document de travail plus détaillé est associé à ce Policy brief.

Quelques semaines après la publication des prévisions de croissance pour la France (le 16 octobre, disponibles ici), l’OFCE a organisé un atelier avec les différentes institutions françaises publiques (Banque de France, Direction Générale du Trésor, INSEE) et internationales (Commission européenne, OCDE et FMI) : l’Observatoire Français des Comptes Nationaux (OFCN). Les institutions privées françaises ou opérant en France étaient également invitées. Le sujet de la journée était la conjoncture française et son environnement international, les prévisions macroéconomiques à l’horizon 2021, les perspectives budgétaires ainsi que des éléments de méthodes ou structurels comme l’utilisation des indicateurs avancés pour prédire le PIB ou encore la polarisation du marché du travail. La troisième édition de cette rencontre annuelle a eu lieu vendredi 8 novembre 2019. Une vingtaine d’instituts de prévision à 1 ou 2 ans étaient représentés[1].

in L'économie française Sous la direction de HEYER Eric Publié en 2019-09
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From COP24’s disappointing final agreement to France’s abandonment of the carbon tax increase due to the “gilets jaunes” movement… it seems that concerns about climate change have fell to the very bottom of the global political agendas. (First paragraph)

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Les pays de l'Union européenne en font toujours trop peu pour décarboner leurs économies. Et leur "dette climatique" s'accroît. On assiste tous les ans au même scénario. D’un côté, la dégradation de l’environnement devient de plus en plus évidente, les perspectives du climat de plus en plus dramatiques et l’avenir dépeint par les rapports du Groupe intergouvernemental des experts sur l’évolution du climat (Giec) de plus en plus sombre ; de l’autre, la mise en oeuvre de politiques climatiques vigoureuses ne dépasse pas ou presque pas le stade des slogans. Le prix du carbone reste bas lorsqu’il est introduit : la Banque mondiale calcule ainsi qu’un peu moins de 20 % des émissions de carbone sont couvertes par un prix dont la valeur moyenne est de... 7,20 $ par tonne1 ! Même s’il faut se féliciter du fait que les investissements dans les énergies renouvelables dépassent désormais ceux dans les énergies conventionnelles, leur part dans la production mondiale, lorsqu’on exclut l’hydroélectrique, reste autour de 12 %. Ainsi, les émissions globales de CO2 continuent d’augmenter à un rythme de 1,5 % par an2. Un rythme certes moins rapide que pendant les années 2000, mais on reste encore bien loin d’un début de décarbonation.

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