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  • Compte-rendu d’ouvrage (3)
  • Article (2)
  • Communication dans des actes de colloque publiés (1)
in Japon pluriel 12 Sous la direction de BOUVARD Julien, PATIN Cléa Publié en 2019-01 Nom de la conférence Douzième colloque de la Société française des études japonaises : Autour de l’image : arts graphiques et culture visuelle au Japon
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1ères lignes : Dans cet ouvrage tiré de sa thèse en histoire démographique, Caroline Rusterholz – chercheure associée à l’université de Birkbeck à Londres – s’attache à expliquer les mécanismes ayant contribué à la baisse de la fécondité maritale ainsi qu’à l’uniformisation des comportements reproducteurs en Suisse romande de 1955 à 1970. L’auteure soutient que c’est à la hausse du coût des enfants ainsi qu’à l’abaissement simultané des contraintes entourant l’usage et l’accès aux moyens de contraception que l’on doit ce changement.

1ères lignes : Depuis la seconde moitié des années 1990, le bien-fondé de plusieurs mesures contribuant à la pérennité du modèle familial d’après-guerre fait régulièrement l’objet de contestations. Ces mesures, bien que ne contenant pas de provisions explicitement discriminatoires envers un sexe, concourent néanmoins à rendre un agencement familial plus avantageux – et légitime socialement – qu’un autre. Dans le cas japonais, ce modèle familial de référence a longtemps été composé d’un homme pourvoyeur de revenus, d’une femme au foyer pouvant travailler à temps partiel et de leurs enfants. Dans le domaine fiscal, les abattements pour conjoint sont un exemple emblématique de ces mesures ; dans le domaine de la protection sociale, on pourra citer les droits dérivés des femmes au foyer en termes de droits à la retraite.

1ères lignes : Regardless of the attention it attracts, the notion of “a country’s place in the world” is generally held to designate its economic power and political influence. And yet, in this age of benchmarking3, it seems every domain is the subject of one international ranking or another. From traditional areas such as economics to education and innovation, more and more sectors are becoming the object of measurement, evaluation and, naturally, rankings. These league tables are typically compiled by consulting firms or analysts commissioned to carry them out, or by international agencies which evaluate all entities included in the ranking through the lens of a standardized set of metrics. One point that most have in common is that they leave to one side the question of how suitable a “single” metric – conceived in a particular country, but applied to radically diverse local contexts – is for evaluating perceptions as subjective as “quality of urban living” or the “liveability” of a city. Nevertheless, we might also argue that since they are based on the measurement of the salary levels rankings and occupational ranks of men and women in each individual country, gender equality rankings provide a useful starting point for comparisons and debate on why a given country scores so well – or so poorly – in the ranking4.

1ères lignes : Fruit de réflexions menées depuis 2011 au sein du projet REGINE (Recherche et études sur le genre et les inégalités dans les normes en Europe), programme de recherche en droit qui se propose « d’ancrer la théorie féministe du droit dans le paysage de la recherche juridique française », le présent ouvrage aborde différents objets juridiques « classiques » à travers une perspective de genre. Les contributions y sont de deux sortes : les premières consistent en les actes d’une journée d’étude du programme REGINE qui s’est tenue le 12 septembre 2012 à l’université Paris Ouest Nanterre-La Défense, et les secondes en des traductions d’articles parus à l’étranger. Dans un cas comme dans l’autre, la démarche scientifique proposée est la même : à la prémisse trop peu questionnée d’universalisme et de neutralité du droit est opposée une démarche critique où le droit est appréhendé non seulement comme reflet des inégalités mais comme élément structurant ces dernières, que ce soit « en tentant de les gommer, en les aggravant ou en les légitimant » (p. 20). Plus que les cas de discriminations explicites, ce sont les « silences performatifs », les implicites du droit, qui font l’objet de l’attention des auteur.e.s. Le droit y est étudié, à la fois comme instrument de légitimation des inégalités et comme instrument de conquête de l’égalité, deux facettes qui forment les axes de réflexion du présent ouvrage.