Co-auteur
  • RAYNAUD Philippe (1)
  • THIBAUD Paul (1)
  • DELANNOI Gil (1)
  • TAGUIEFF Pierre-André (1)
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  • Livre (3)
  • Article (1)
  • Rapport (1)
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Dans un monde marqué par la peur, voire la haine, de celui qui vient bouleverser nos repères familiers, chercher à penser une politique qui fasse de l’accueil une valeur centrale revient à s’exposer, au mieux, à la raillerie, au pire, à l’hostilité. Il faut en prendre le risque tant le règne de la barbarie est à nos portes. La barbarie sait s’accoutrer pour tromper. Elle sait emprunter d’autres visages, se parer d’autres noms : ceux de la sauvegarde de « notre » identité, de la préservation des valeurs et des principes qui font notre singularité, tant le risque serait grand que les « passants », pauvres et démunis, ne viennent mettre en péril notre modèle social auquel nous proclamons un indéfectible attachement. Le choix du cosmopolitisme ici défendu tient à ce qui peut être considéré comme un propre de l’humanité, soit le fait de vivre exposés les uns aux autres, et non enfermés dans des cultures et des identités. Notre essentielle vulnérabilité justifie que nous tissions des solidarités, que nous montrions de la considération à l’égard d’autrui. Considération qui est au fondement de l’exigence cosmopolitique comme de l’idéal démocratique. (Résumé éditeur)

Publié en 2018-09 Collection Chuchotements
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Alain Policar propose de promouvoir un état d’esprit profondément éloigné de tout discours, aussi modéré soit-il, sur les identités particulières, et défend l’idée que notre allégeance morale fondamentale est celle qui prend sa source dans le lien qui nous lie à l’humanité. Il est devenu urgent de lutter contre les systèmes de pouvoir et de domination et, dans le même mouvement, de s’opposer au nationalisme et au racisme, c’est-à-dire à la barbarie identitaire. La théorie de la justice est aujourd'hui douloureusement confrontée à la question des migrations : la « communauté imaginée », nécessaire selon Benedict Anderson à l'efficacité de la construction politique nationale, doit être désormais redessinée de manière à inclure ceux qui sont victimes de l'arbitraire de la naissance. Notre période est propice à la mondialisation de la démocratie. Mais ce n'est certainement pas par la voie du gouvernement planétaire qu'elle se réalisera, mais par la démultiplication de scènes d'expérimentations démocratiques par-delà frontières et souverainetés. Pour Alain Policar, il convient de voir et d'entendre à nos frontières les inventeurs de mondes et d'agir avec eux, non contre eux. C'est seulement dans ces conditions que pourra commencer une politique pour le présent. [Résumé éditeur]

Sous la direction de POLICAR Alain Publié en 2017-04
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Un ouvrage qui rassemble les contributions des meilleurs spécialistes de la pensée de Ronald Dworkin sur des questions cruciales pour nos démocraties comme la discrimination positive, la neutralité de l’État, la liberté religieuse ou encore l’avortement et l’euthanasie.

Il convient de résister à la critique positiviste et d’affirmer la nécessité de normes de justice universalisables. Ces dernières doivent s’ouvrir aux exigences du pluralisme tout en restant fidèles aux principes fondateurs des démocraties libérales.

Les sages qui gouvernent l'Europe ne se reconnaissent plus, même de loin, dans la démocratie de Périclès. Une parole attribuée au célèbre stratège athénien avait été placée en tête du projet de traités constitutionnels européens. Des esprits forts ont convaincu la quasi-totalité des ministres de l'Union réunis à Luxembourg qu'il fallait retirer cette référence douteuse. [Premier paragraphe]