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Publication date 2014-06
LEGLEYE Stéphane
RAZAKAMANANA Nirintsoa
Étude Longitudinale par Internet Pour les Sciences Sociales
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Internet est très utilisé par les sondeurs pour produire des enquêtes rapides et à bas coût. Pour cela, les instituts ont mis en place de larges panels d’internautes volontaires, qui peuvent s’y inscrire par exemple par des bannières postées sur des sites populaires. Ces panels sont donc constitués sans base de sondage ni procédure probabiliste, alors même que plus de 20% des ménages n’ont pas accès à Internet en 2012 (Gombault, 2013). Le projet d’étude longitudinale par internet pour les sciences sociales (ELIPSS) a vu le jour pour permettre aux chercheurs de mener des enquêtes probabilistes sur des thèmes peu traités par la statistique publique française et de conduire des enquêtes longitudinales de grande ampleur, ordinairement hors d’atteinte de la recherche académique en sciences humaines et sociales. ELIPSS est un projet unique en France combinant le recrutement d’un panel probabiliste (représentatif) et son interrogation via un outil mobile connecté à Internet, une tablette tactile.

During the last decade, the internet has moved from an attractive data collection mode to a common way to administer surveys. The ELIPSS Panel (Étude longitudinale par internet pour les sciences sociales) is one of the probability-based web panels across Europe. This paper focuses on the lessons learned from the pilot study to set up the main panel. First, we will give an overview of the recruitment procedure planned for 2015 in the light of the pilot results. Then, we will present the specifications for the management of the panel to maintain monthly participation and limit attrition.

in Revue française de sociologie Publication date 2010-12
PAN KÉ SHON Jean-Louis
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Ill-being arises from the multiple interactions involved in a specific tension, that between an individual with social characteristics and the values and norms promoted by the society that individual lives in. The way a person expresses ill-being tends to vary by gender: depression and suicidal behavior are more common among women, whereas suicide and alcohol dependence are more common among men. Focusing on a single way of expressing ill-being could therefore lead to misinterpretation of results. While divergences among ways of expressing ill-being expose the specificities of those ways and their differentiated effects for particular groups, convergences make it possible to arrive at conclusions that can be generalized to all individuals. Gender-specific indicators have been developed on the basis of recent data that capture major changes in the form of the couple and household types. These indicators can be used to examine whether and to what degree women are “protected” against ill-being by having an intimate partner and children. These elements are usually determined on the basis of suicide studies alone.

in Encyclopédie critique du genre Publication date 2016-11
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Les femmes vivent plus longtemps que les hommes. Paradoxalement, dans les enquêtes, les femmes se déclarent invariablement en plus mauvaise santé que les hommes. Par ailleurs, les inégalités sociales de santé sont sensiblement moins prononcées entre femmes qu’elles ne le sont entre hommes. Les questions de santé ont ceci d’intéressant qu’elles mettent à l’épreuve la sociologie du genre en renversant parfois la hiérarchisation attendue entre hommes et femmes, avec cette difficulté particulière qu’inscrites dans les corps, elles imbriquent étroitement le biologique et le social. Ces questions de recherche, posées dès les années 1970 aux États-Unis et structurant depuis le champ international, émergent en France depuis une dizaine d’années.

« Être en bonne santé, qu’est-ce que cela signifie pour vous ? » Telle est la question à laquelle ont répondu 5 000 individus lors d’une enquête de l’INSEE menée sur la santé en 2001. Face aux enquêtes qualitatives, menées de longue date, sur les représentations sociales de la santé et de la maladie, l’analyse des réponses, courtes et stéréotypées, à cette question ouverte, ne peut évidemment prétendre au même degré de profondeur et de complexité. Elle pourrait pourtant compléter les tableaux déjà dressés par des enquêtes qualitatives qui n’ont pas vocation à la représentativité statistique. Plutôt que d’opposer les méthodologies à cause de leurs limites respectives, pour finalement renoncer à l’exploitation des questions ouvertes, il s’agit de se situer entre qualitatif et quantitatif en bénéficiant à la fois de la richesse du corpus textuel et de la capacité de synthèse des méthodes statistiques. Ce qu’offre le questionnaire, par la taille et la représentativité de son échantillon, c’est la possibilité de connaître la diversité des représentations de la santé telles qu’elles existent au sein de la population générale, de quantifier leur importance respective et de les décrire par les caractéristiques sociales et médicales des enquêtés. Les méthodes d’analyse des données (analyse des correspondances et classification) appliquées au matériau textuel permettent d’identifier des sous-groupes d’individus se formant uniquement sur la base de leur vocabulaire. La typologie finale compte dix classes : « équilibre et hygiène de vie », « énergie », « bien-être », « absence de maladie », « absence de recours au médecin », « absence de traitement », « absence de douleur », « être heureux et vivre normalement », « capacité à mener ses activités » et « autonomie ». Elle est essentiellement structurée par l’âge, dans sa dimension biologique, comme détérioration progressive et inévitable de l’état de santé, et dans sa dimension sociale, comme cycle de vie. Face à la force explicative de l’âge, les autres caractéristiques individuelles (genre, position sociale, état de santé objectivé) introduisent des variations notables et intéressantes dans les représentations de la santé mais qui restent de second ordre.

The Réseau Quetelet, French data archives for social science, has developed a Social Science Question Database and Research Tools that allows users to search for questions (question texts, answer texts, variable labels) across datasets, compare results, and save them. The analysis can be extended to the roots of words or to include stop words. Information on each question include: questions text, categories of answer, location of the variable in the dataset, link to the variables before and after, instructions given to interviewers, text before and after the question, universe of the question, links to questionnaires. Users can store questions and export them (csv or xls). The question database is based on DDI (version 2) and the research module on Apache Solr.// The paper was presented at the CESSDA Expert Seminar, Université de Lausanne, 20 octobre 2011 / 4th conference of the European Survey Research Association, Lausanne, Suisse, 18-22 juillet 2011 / 37th conference of IASSIST, Vancouver, Canada, 30 mai-3 juin 2011 / Conférence NTTS (New Techniques and Technologies for Statistics) organisée par Eurostat, Bruxelles, Belgique, 22-24 février 2011 / Journée du Réseau Quetelet sur les bases de questions, Sciences Po, Paris, 28 janvier 2011

Cette thèse s’attache à décrire et à expliquer les différences entre hommes et femmes en matière de santé, y compris dans leurs variations sociales. Elle envisage la santé comme un prisme de lecture de la construction sociale du masculin et du féminin et des rapports de domination entre hommes et femmes. Elle se concentre sur deux questions. Pourquoi les femmes se déclarent-elles en plus mauvaise santé alors qu’elles vivent en moyenne plus longtemps que les hommes ? Pourquoi les inégalités sociales de santé et de mortalité semblent-elles moins prononcées chez les femmes ? Cette recherche s’appuie sur l’analyse secondaire de données quantitatives, principalement celles de l’INSEE. Par l’étude des expressions genrées du mal-être, elle met en évidence l’origine sociale commune de la mortalité prématurée des hommes (liée à l’alcool, au tabac, au suicide, à la violence) et de la sur-morbidité des femmes (essentiellement manifestée par des troubles psychologiques et somatiques). Par ailleurs, elle montre que la principale explication de la moindre ampleur des inégalités de santé chez les femmes en France tient aux mécanismes genrés de sélection par la santé (changement de travail pour les hommes, inactivité et temps partiel pour les femmes). Sur le plan théorique, cette thèse conduit à réexaminer la notion de domination masculine, en mettant en évidence le «coût» en termes de santé qu’acquittent les femmes qui souhaitent s’en abstraire et la préservation de la santé que permettent, à l’inverse, les opportunités de retrait du marché du travail pour les femmes, et en montrant les composantes paradoxales de l’égalisation des conditions masculine et féminine en matière de santé.

in Informations sociales Publication date 2011
LE HAY Viviane
CHANVRIL Flora
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Cet article présente une typologie des trajectoires d’entrée dans l’âge adulte dans vingt pays en Europe, réalisée à partir de l’enquête sociale européenne de 2006. Après une convergence en Europe du Nord et de l’Ouest au cours des Trente Glorieuses, le passage à l’âge adulte s’organise pour les jeunes générations autour de deux nouveaux modèles caractérisés par une autonomie assez précoce par rapport à la famille d’orientation et la formation d’une famille plus tardive. Le passage à l’âge adulte dans les pays du sud et de l’est de l’Europe reste profondément inscrit dans l’histoire de leurs systèmes familiaux. La décohabitation est tardive dans les pays méditerranéens en intervenant au moment de la mise en couple. La tradition de la famille élargie persiste dans la plupart des pays de l’Est.

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