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in Chroniques de l'Europe Sous la direction de Publié en 2022-01
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À partir de témoignages européens, de photographies prises sur place et de souvenirs des acteurs de l’époque, cet article étudie les « cimetières de la conquête » en Afrique centrale des années 1880 aux années 1900, à savoir tous les sites funéraires mis en place pour recueillir et honorer les dépouilles des militaires européens engagés par l’État indépendant du Congo pour occuper ce vaste territoire colonial. Après avoir décrit les pratiques funéraires précédant l’enterrement, cette étude met en perspective les différentes formes prises par ces cimetières, depuis la tombe individuelle et collective isolée jusqu’aux plus grands espaces funéraires des centres urbains, en passant par tous les signes commémoratifs mis en place. Elle insiste en particulier sur les pratiques funéraires importées d’Europe, en particulier dans la mise en place d’un cimetière clos et hygiéniste. Elle montre également le caractère fondamentalement politique de ces espaces funéraires, sources de tensions et de contestations avec les populations autochtones mais aussi lieux de mémoire essentiels pour les familles, les militaires et l’État colonial.

in Le magasin du monde. Sous la direction de SINGARAVELOU Pierre, SINGARAVELOU Pierre Publié en 2020-09
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Article introductif du numéro de la revue Monde(s), "Tristes trophées : Objets et restes humains dans les conquêtes coloniales (XIXe- début XXe siècle)".

in Monde(s). Histoire, Espaces, Relations Sous la direction de FOLIARD Daniel, ARZEL Lancelot Publié en 2020-05
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Issu d’une journée d’études organisée à l’université de Paris Nanterre, ce volume entend explorer les significations et les pratiques qui entourent ces « tristes trophées » des conquêtes coloniales durant le xixe siècle et le début du xxe siècle depuis les conquêtes indiennes et algériennes des années 1830 jusqu’aux pacifications du Maroc et des montagnes tonkinoises précédant la guerre de 14-18. L’expression, qui donne son titre à ce numéro thématique, fait évidemment écho aux travaux de Claude Lévi-Strauss et à ses considérations sur la tristesse de l’exploration. Elle est aussi une manière d’introduire la question des émotions qui entourent les choses capturées et déplacées. L’expression « tristes trophées » a toutefois des origines plus anciennes. On la voit notamment surgir dans des écrits français du xixe siècle pour décrire les pratiques de victoire supposées barbares d’un certain nombre d’États extra-européens, à l’image des rituels ottomans de mise en exposition des têtes de chefs rebelles dans les Balkans. Ce sont alors des contre-modèles dont l’horreur fascine, mais qui peuvent aussi apparaître porteurs de nombreux transferts dans les armées coloniales. Tocqueville discerne dans les excès des troupes françaises en Algérie l’effet d’une « contagion mimétique » au contact des pratiques de l’ennemi autochtone. Observer le destin des corps et des objets de l’adversaire permet donc d’appliquer une loupe qui donne à voir les pratiques de violence durant les conquêtes coloniales sous un angle inédit. C’est aussi une manière d’aborder la question centrale de l’évolution des seuils de sensibilité face aux violences extrêmes avant 1914. (Extrait de la présentation du numéro)

in La France et l'Afrique, 1830-1962. Publié en 2020-03
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in La France et l'Afrique, 1830-1962 Publié en 2020-03
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Cet article analyse la question des trophées humains collectés durant la longue « guerre de Trente Ans » qui caractérisa la colonie du roi des Belges, Léopold II, des années 1880 à 1900. Dans cet État indépendant du Congo, les guerres de conquête furent marquées par de nombreuses pratiques de collecte de trophées humains par les troupes coloniales et leurs chefs européens. Après avoir rappelé que le démembrement des corps constitue avant tout une critique faite aux pratiques combattantes des sociétés africaines, cet article étudie la réutilisation de ces pratiques, leur typologie (mains coupées, décapitations, etc.) et leurs significations politiques dans le cadre de la société coloniale naissante. Enfin, il analyse le scandale constitué par ces trophées humains dans les sociétés européennes au début du xxe siècle, marquant là l’une des plus fortes critiques adressées aux militaires de l’État indépendant du Congo.

in La Revue d’histoire du XIXe siècle Sous la direction de SURUN Isabelle, ARZEL Lancelot Publié en 2019-09
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Face au déni d’historicité dont le continent africain est trop souvent l’objet , les historiens de l’Afrique sont placés devant un défi en forme de paradoxe : il s’agit de mettre en évidence l’existence de formes d’organisation socio-politique relevant d’une histoire « universelle » pensée depuis l’Europe – l’État, la souveraineté, le territoire – sans pour autant en gommer les spécificités et la diversité telles qu’elles se manifestent dans les contextes africains. En effet, les savoirs sur l’Afrique sont longtemps restés tributaires de catégories forgées par l’anthropologie politique en contexte colonial, qui opposait sociétés « sans État » et formes d’organisation étatiques « primitives » ou « incomplètes », érigeant le continent africain en paradigme de l’altérité. Des États de toutes formes et de toutes tailles, des cités-États aux empires les plus étendus, y sont pourtant attestés par les sources écrites, endogènes et exogènes, par les sources orales et l’archéologie. La recherche historique désormais affranchie de la « bibliothèque coloniale » permet d’en retracer les trajectoires en interrogeant la place singulière qu’y occupe le xixe siècle, temps d’affirmation de la forme étatique, en continuité avec l’expérience politique africaine des siècles précédents, mais aussi, dans ses dernières décennies, moment de la confiscation des souverainetés africaines par une conquête coloniale qui les déqualifie tout en s’appuyant sur elles pour affirmer son autorité. Les auteurs dont les contributions sont réunies dans ce dossier entendent relever ce défi au prisme de la souveraineté, la catégorie la plus étroitement associée historiquement à la pensée politique européenne, mais aussi celle dont la consistance est la plus questionnée par la science politique contemporaine.

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