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En Uruguay, le virage politique vers la droite en 2020 a remis la question de l’avortement à l’ordre du jour politique. Si la loi de 2012 dépénalisant l’avortement répond aux objectifs de santé publique qu’elle a fixés, le nouveau président a voulu mettre en place une politique anti-avortement sans modifier le texte de loi. Comment cela est-il possible ? Le but de cet article est de montrer que la lutte contre l’avortement n’implique pas une abrogation de la politique publique mais une déviation de ses objectifs, en remplaçant la défense des droits des femmes par une politique nataliste qui décourage les femmes d’avorter. Cette substitution est possible parce que : 1) le texte de loi avait déjà relégué l’autonomie des femmes à une position secondaire ; 2) la mise en œuvre de la politique publique a entraîné une procédure d’avortement fastidieuse et dépendante de la bonne volonté du corps médical ; et 3) des pressions idéologiques et électorales poussent le gouvernement à condamner publiquement les femmes qui avortent tout en promouvant une politique d’encouragement de la natalité. La réaction conservatrice (backlash) du gouvernement uruguayen est originale dans la mesure où elle est exercée par le pouvoir exécutif, plutôt que par le parlement ou les tribunaux.

in Governance Beyond the Law. The Immoral, The Illegal, The Criminal Sous la direction de POLESE Abel, , STRAZZARI Francesco Publié en 2019-04
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Mothers of sick children that saw cannabis as an alternative to ineffective treatments have been the most influential actors in pushing toward a change in drug policy reform in Latin America. Even if they had a double fear of cannabis, linked to the narcotic nature of the substance and to the illegality associated with it, mothers mobilized and succeeded in changing the moral conception of the substance, and therefore its legal status. How did they proceed? On the one hand, mothers organized informally in transnational networks that shared information about cannabis and made the substance more accessible and safe, even if it was considered illegal. On the other hand, mothers unscrupulously publicized their cases as a way to minimize their risk of incrimination, covering behind the image of a mother whose ultimate goal is to protect her child. Based on a firsthand research in some Latin American countries, this chapter aims to explore the way in which a change in the moral perception of crime can lead to the legalization of a practice, legitimizing thus the former informal governance of it.

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Compte rendu de l'ouvrage de William Avilés, The Drug War in Latin America. Hegemony and Global Capitalism, New York, Routledge, 2017 (Routledge Studies in US Foreign Policy), 184 p.

in Canadian Journal of Latin American and Caribbean Studies / Revue canadienne des études latino-américaines et caraïbes Publié en 2018-07
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En 2013, Uruguay reconoce el matrimonio entre personas del mismo sexo volviéndose así el país latinoamericano donde los derechos de las personas LGBTI son mejor protegidos. Más allá del contenido de la ley, este caso es único porque, gracias a la acción del movimiento LGBTI, Uruguay es el único país del mundo donde la reivindicación por el matrimonio igualitario se ha inscrito en una agenda más amplia de reconocimiento de derechos. Así, las demandas por la despenalización del aborto y la legalización de la marihuana son incluidas a las demandas LGBTI gracias a las alianzas entre los movimientos sociales que, de manera pragmática, logran impulsarlas hasta su aprobación. Las leyes de ampliación de derechos no derivan de una política del gobierno del presidente José Mujica sino que son el resultado de una acción conjunta de la sociedad civil y de los parlamentarios de izquierda.

in Etudes du CERI Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2018-01
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L’année 2012 marque un tournant, à tout le moins discursif, dans la politique des drogues en Amérique latine. Pour la première fois, une grande majorité de chefs d’Etat en exercice convient qu’il est nécessaire d’« analyser les résultats de la politique de lutte contre les drogues dans les Amériques et explorer de nouvelles approches pour la renforcer et la rendre plus efficace ». En janvier, ils demandent à l’Organisation des Etats américains (OEA) de réaliser cette évaluation. Par ailleurs en novembre trois pays de la région – Colombie, Mexique et Guatemala – demandent à l’Assemblée générale des Nations unies d’organiser une session extraordinaire de débats sur la politique des drogues (UNGASS pour l’acronyme anglais) avec l’objectif de « mener une profonde réflexion qui étudie toutes les options disponibles, y compris de régulation et de marché, afin d’établir le nouveau paradigme qui empêcherait l’accaparement des ressources par les organisations criminelles ». Cette proposition est acceptée

in Etudes du CERI Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2018-01
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El año 2012 marca un punto de inflexión, al menos discursivo, para la política de drogas en América Latina. Por primera vez, una gran mayoría de los jefes de Estado coincide en que es necesario “analizar los resultados de la política de drogas en las Américas y explorar nuevos enfoques para fortalecerla y hacerla más efectiva”. En enero de 2012, estos solicitan a la Organización de Estados Americanos (OEA) llevar a cabo esta evaluación. Además, en noviembre del mismo año, tres países de la región –Colombia, México y Guatemala– solicitan a la Asamblea General de las Naciones Unidas que celebre una sesión especial de debates sobre política de drogas (UNGASS por sus siglas en inglés) con el objetivo de “llevar a cabo una reflexión profunda que estudie todas las opciones disponibles, incluida la regulación y el mercado, a fin de establecer el nuevo paradigma que evitaría el acaparamiento de recursos por parte de organizaciones delictivas”. Esta propuesta es aceptada por todos los países de la ONU y la reunión finalmente se organiza en abril de 2016.

L’agenda des droits en Uruguay. De la rue au parlement dans le gouvernement de José Mujica Pendant la présidence de José Mujica en Uruguay, ont été approuvées trois lois emblématiques de l’élargissement des droits du début de xxie siècle en Amérique latine : la dépénalisation de l’IVG, l’adoption du mariage égalitaire et la légalisation du cannabis. Malgré l’image très progressiste du président, cet article défend l’idée selon laquelle ces lois sont le résultat d’une demande sociale qui met en question la passivité du gouvernement de gauche. Organisés autour d’un agenda commun de droits, les processus de construction et formulation de ces demandes sont amenés au parlement de manière interdépendante, ce qui a constitué une force et une faiblesse pendant le processus de construction des politiques publiques résultantes.

in Las sendas de la regulación del cannabis en España Sous la direction de Regulación Responsable Publié en 2017-03
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Desde la década de 1970, Colombia ha producido y exportado masivamente drogas ilícitas. Como es de esperar, el Estado implementó una “guerra contra las drogas” de índole militar, y la represión se materializó con en aumento de las penas relacionadas con el narcotráfico. Sin embargo, desde muy temprano los derechos de los consumidores han sido protegidos en el país, gracias a las nociones de “dosis personal” y “dosis de aprovisionamiento” creadas por los tribunales supremos. Con la legalización del cannabis medicinal en 2015, las perspectivas de las drogas en el país cambian pues su producción es vista como una alternativa al desarrollo.

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Cela fait trente ans que la première « salle de consommation à moindre risque » (SCMR) a ouvert en Suisse et depuis, il n’y a pas eu mort d’homme (ni de femme, d’ailleurs). Littéralement, comme l’explique la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), « aucune surdose mortelle ne s’est jamais produite dans les SCMR » [Premières lignes]

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Le gouvernement colombien, sous la direction de Juan Manuel Santos, a enfin trouvé un accord de paix avec la guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Après plus de 50 ans d’insurrection communiste, les Farc ont décidé de poursuivre les mêmes objectifs mais par d’autres moyens : l’accès au pouvoir politique non plus par les armes mais par les urnes. Mais la tâche reste difficile, notamment du fait d’une forte opposition au sein même du pays à cet accord et du coût de sa mise en œuvre...

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