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In these testing times some of the—rare—good news seems to come from the Middle East or, more precisely, from the Arabic speaking countries on the Southern shores of the Mediterranean and in the Arab Peninsula. Figures provided by Le Monde based on the now famous Johns Hopkins coronavirus statistics (as updated on 18 May 2020) show very low numbers of confirmed cases and deaths per population size compared to much of Europe or North America. By and large, the number of confirmed cases remains below 200, often below 100, and in a number of countries below 10 per 1 million inhabitants; the number of deaths almost everywhere remains below 10 for the same number of inhabitants. Respective figures for France are 2,126.9 and 419.6, for Spain 4,937.4 and 589.9, and for the United States 4,544.3 and 273.7. Advocates of “Arab exceptionalism” may feel vindicated all the more as this time the exception is not the deplorable large-scale absence of transitions from authoritarianism but the welcome protection of public health, perhaps even encouraged and facilitated by the former.

Demi-journée d’étude du CERI organisée en partenariat avec le Centre Emile Durkheim de Sciences Po Bordeaux -- La comparaison est de mise depuis l’éruption des soulèvements au Chili, en Équateur, au Soudan, en Égypte, en Algérie, en Irak et au Liban. En effet, de la même manière qu’en 2011, les voix médiatiques insistent sur les similitudes entre ces révoltes, notamment du point de vue de leurs facteurs, des revendications et des symboles mobilisés par les manifestants. Nous avons décidé, à travers cette demi-journée d’études, de mettre à l’épreuve la comparaison dans certains pays de la région Maghreb-Moyen-Orient. Elle semble être une évidence, puisque le schéma serait le même d’un pays à l’autre : les jeunes, les plus touchés par le chômage endémique de ces sociétés, se révoltent contre un pouvoir inefficace et corrompu, contre un État incapable désormais d’assurer le bien-être économique et social de ses populations. Nous avons choisi de nous focaliser sur les cas de l’Algérie, de l’Irak et du Liban, trois pays laissés de côté par les études sur les révoltes de 2011. Tout en reconnaissant les points communs entre ces mouvements populaires, cette manifestation scientifique propose une prise de distance. Nous pensons en effet qu’il est aussi nécessaire de souligner certaines divergences, en réinscrivant les mouvements au sein des trajectoires historiques spécifiques de chaque Etat. La discussion s’articulera autour d’une question de recherche principale : malgré l’absence de rupture systémique au Liban, en Irak et en Algérie, en quoi les régimes politiques ne sortent-ils pas indemnes de ces révoltes ? Deux questions subsidiaires découlent de cette première interrogation : Quelles sont les transformations plus ou moins visibles ? Avec quels changements sociétaux les régimes vont-ils devoir composer ? Cet événement devait à l’origine avoir lieu dans les locaux du Centre de Recherches Internationales de Sciences Po, à Paris. Mais l’épidémie du COVID 19, et les mesures de confinement prises par le gouvernement français, nous ont conduit à imaginer de nouvelles modalités afin de maintenir cette manifestation scientifique. Elle eut finalement lieu à la date initialement prévue, le 16 avril, par le biais de l’application zoom. Ce podcast que vous écoutez aujourd’hui découle de l’enregistrement de la discussion que nous avons eue ensemble, chacun derrière notre ordinateur.

in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2020-01
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Grâce au soutien de la Russie, de l'Iran et du Hezbollah, Bachar al-Assad contrôle les deux tiers du pays. Mais des poches de résistance persistent et le mécontentement populaire s'accentue.

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Research Professor at CERI Sciences Po, Eberhard Kienle currently works on the dislocation of states in the Middle East and on the regional political order, as well as on the link between economic liberalisation and political transformations in the region. He has agreed to help us understand the current status of the Syrian state. Is there still a state in Syria? Interview by Miriam Périer, CERI

in Syria: From National Independence to Proxy War Sous la direction de MATAR Linda, KADRI Ali Publié en 2018-11
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In his seminal The Struggle for Syria published in 1965, Patrick Seale dwells extensively on the alliances between internal and external actors that shaped the politics of the country from independence in the wake of World War II till the 1960s. Seale’s account depicts a situation that very much resembles the one that prevailed soon after the beginning of the current Syrian war in March 2011 when the various armed groups began to seek outside support and in turn were instrumentalised by their supporters. Once again, deep divisions within the country pushed the forces vying for its control to enter into strong cross-border alliances. The last three decades of the twentieth century and the early years of the new millennium when a supposedly strong Syria played a major role in Middle East politics today appear as no more than an interlude. While stressing a number of differences between the old and the new struggle for Syria, the contribution dwells on similarities that are grounded in structural features of the Syrian state.

in Site de Sciences Po Publié en 2018-07-30
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Printemps 2011. Le monde arabe est secoué par des mouvements contestataires. Rapidement, certains “Printemps” se transforment en cauchemars, d’autres donnent naissance à des régimes démocratiques, d’autres encore tournent court. Pourquoi des trajectoires si différentes ? Entretien avec Eberhard Kienle, directeur de recherche au CERI, ancien directeur de l’Institut français du Proche-Orient et auteur de “The Arab Uprisings. Transforming and Challenging State Power”.

in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2018-01
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Le régime syrien a désormais l'avantage sur le plan militaire, mais la légitimité et l'autorité de Bachar el-Assad sont loin d'être reconnues par tous.

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The uprisings which spread across the Middle East and North Africa in late 2010 and 2011 irrevocably altered the way in which the region is now perceived. But in spite of the numerous similarities in these protests, from Tunisia and Egypt to Yemen and Bahrain, their broader political effects display important differences. This book analyses these popular uprisings, as well as other forms of protest, and the impact they had on each state. Why were Mubarak and Bin Ali ousted relatively peacefully in Egypt and Tunisia, while Qadafi in Libya and Saleh in Yemen fought violent battles against their opponents? Why do political transformations differ in countries that were able to shed their autocratic presidents? And why have other regimes, including Morocco and Saudi Arabia, experienced only limited protests or managed to repress and circumvent them? Looking at the aftermath and transitional processes across the region, this book is a vital retrospective examination of the uprisings and how they can be understood in the light of state formation and governmental dynamics.

in Revue internationale de politique comparée Publié en 2014-04
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Tout en exposant les failles de la production de savoirs par « aires culturelles », cette contribution met en relief les apports et le potentiel de travaux menés sous cette enseigne aux connotations bien plus culturalistes que celle des « area studies ». Si elle cache souvent une interdisciplinarité superficielle, elle permet néanmoins la définition de problématiques indépendantes des contraintes posées par les disciplines telles qu’elles sont actuellement constituées. De même, elle est susceptible de renforcer la recherche en sciences sociales sur les terrains autres que ceux de leurs origines historiques. Par ricochet, l’étude des « aires culturelles » peut avancer l’interdisciplinarité là où elle privilégie les aires sur le culturel conçu comme variable nécessairement explicative et donc fondatrice d’un essentialisme qui est également incompatible avec le comparatisme.

in Critique internationale Sous la direction de LOUER Laurence, KIENLE Eberhard Publié en 2013-10
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Le « printemps arabe » serait prétendument le résultat de la dégradation des conditions de vie et, en particulier, de la crise économique de 2008. Or, pour comprendre les soulèvements de 2011, il faut se départir d’une approche économiciste et souligner au contraire les interactions entre économie et politique. De fait, ces mouvements relèvent d’une double crise : celle de l’État social autoritaire, d’une part, celle des régimes, d’autre part. Alors que les griefs socioéconomiques ont été au cœur de la contestation, la convergence des choix de politique économique et sociale entre les anciens et les nouveaux dirigeants témoigne de la relativement faible dynamique transformatrice de ces mobilisations.

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