Coauthor
  • LOUER Laurence (2)
  • ABESCAT Camille (1)
  • EMPOCIELLO Emma (1)
  • SIKA Nadine (1)
Document Type
  • Article (3)
  • Book (3)
  • Part or chapter of a book (2)
  • Newspaper article (2)
  • Show more
La pandémie de Covid-19 au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Une nouvelle « exception arabe » ? -- En ces temps incertains, les – rares – bonnes nouvelles semblent provenir du Moyen-Orient, et plus précisément des pays de la rive sud de la Méditerranée et de la péninsule arabique. Les chiffres publiés par Le Monde qui s’appuient sur les statistiques à présent bien connues de l'université John Hopkins (en date du 18 mai 2020) indiquent que dans ces pays le nombre des cas confirmés est inférieur à 200, souvent à 100, et dans plusieurs pays même à 10 pour 1 million d’habitants. Le nombre de décès demeure dans presque tous ces pays inférieur à 10 pour 100 000 habitants. Ces mêmes chiffres sont respectivement de 2 126 et 419 pour la France, de 4 937 et 519 pour l’Espagne, et de 4 544 et 273 pour les États-Unis. Pour ceux qui encore y croient, « l’exceptionnalisme arabe » ne se manifesterait non pas par la survie de régimes autoritaires, souvent difficile à défendre, mais par les plus grandes chances de survie des populations qui vivent sous leur règne.

Demi-journée d’étude du CERI organisée en partenariat avec le Centre Emile Durkheim de Sciences Po Bordeaux -- La comparaison est de mise depuis l’éruption des soulèvements au Chili, en Équateur, au Soudan, en Égypte, en Algérie, en Irak et au Liban. En effet, de la même manière qu’en 2011, les voix médiatiques insistent sur les similitudes entre ces révoltes, notamment du point de vue de leurs facteurs, des revendications et des symboles mobilisés par les manifestants. Nous avons décidé, à travers cette demi-journée d’études, de mettre à l’épreuve la comparaison dans certains pays de la région Maghreb-Moyen-Orient. Elle semble être une évidence, puisque le schéma serait le même d’un pays à l’autre : les jeunes, les plus touchés par le chômage endémique de ces sociétés, se révoltent contre un pouvoir inefficace et corrompu, contre un État incapable désormais d’assurer le bien-être économique et social de ses populations. Nous avons choisi de nous focaliser sur les cas de l’Algérie, de l’Irak et du Liban, trois pays laissés de côté par les études sur les révoltes de 2011. Tout en reconnaissant les points communs entre ces mouvements populaires, cette manifestation scientifique propose une prise de distance. Nous pensons en effet qu’il est aussi nécessaire de souligner certaines divergences, en réinscrivant les mouvements au sein des trajectoires historiques spécifiques de chaque Etat. La discussion s’articulera autour d’une question de recherche principale : malgré l’absence de rupture systémique au Liban, en Irak et en Algérie, en quoi les régimes politiques ne sortent-ils pas indemnes de ces révoltes ? Deux questions subsidiaires découlent de cette première interrogation : Quelles sont les transformations plus ou moins visibles ? Avec quels changements sociétaux les régimes vont-ils devoir composer ? Cet événement devait à l’origine avoir lieu dans les locaux du Centre de Recherches Internationales de Sciences Po, à Paris. Mais l’épidémie du COVID 19, et les mesures de confinement prises par le gouvernement français, nous ont conduit à imaginer de nouvelles modalités afin de maintenir cette manifestation scientifique. Elle eut finalement lieu à la date initialement prévue, le 16 avril, par le biais de l’application zoom. Ce podcast que vous écoutez aujourd’hui découle de l’enregistrement de la discussion que nous avons eue ensemble, chacun derrière notre ordinateur.

in Routledge Handbook of Middle East Politics Edited by SADIKI Larbi Publication date 2020-04
0
views

0
downloads
Largely following prescriptions by the International Monetary Fund and the World Bank, ‘orthodox’ economic reforms in the Arab countries have affected economies, as well as politics, other policies and polities. However, implemented by authoritarian rulers, macroeconomic stabilization, structural adjustment and their avatars have prompted economic transformations that fail to meet the expectations of many of their advocates. Politically, the austerity measures associated with stabilization have not always led to an increase in repression. Conversely, adjustment—with its heavy dose of economic liberalization—has not prompted anything like political liberalization or even democratization. In the best of cases, economic reforms have entailed various forms and degrees of ‘authoritarian upgrading’ that consolidate rather than liberalize unaccountable autocracies. Elsewhere, though, they have further accentuated authoritarian rule. Partly fed by economic reforms and related discontent, the 2011 protests have only in Tunisia initiated a still precarious transition to electoral democracy.

in Alternatives économiques. Hors-série Publication date 2020-01
57
views

0
downloads
Grâce au soutien de la Russie, de l'Iran et du Hezbollah, Bachar al-Assad contrôle les deux tiers du pays. Mais des poches de résistance persistent et le mécontentement populaire s'accentue.

81
views

0
downloads
Research Professor at CERI Sciences Po, Eberhard Kienle currently works on the dislocation of states in the Middle East and on the regional political order, as well as on the link between economic liberalisation and political transformations in the region. He has agreed to help us understand the current status of the Syrian state. Is there still a state in Syria? Interview by Miriam Périer, CERI

in Syria: From National Independence to Proxy War Edited by MATAR Linda, KADRI Ali Publication date 2018-11
58
views

0
downloads
In his seminal The Struggle for Syria published in 1965, Patrick Seale dwells extensively on the alliances between internal and external actors that shaped the politics of the country from independence in the wake of World War II till the 1960s. Seale’s account depicts a situation that very much resembles the one that prevailed soon after the beginning of the current Syrian war in March 2011 when the various armed groups began to seek outside support and in turn were instrumentalised by their supporters. Once again, deep divisions within the country pushed the forces vying for its control to enter into strong cross-border alliances. The last three decades of the twentieth century and the early years of the new millennium when a supposedly strong Syria played a major role in Middle East politics today appear as no more than an interlude. While stressing a number of differences between the old and the new struggle for Syria, the contribution dwells on similarities that are grounded in structural features of the Syrian state.

in Site de Sciences Po Publication date 2018-07-30
39
views

0
downloads
Printemps 2011. Le monde arabe est secoué par des mouvements contestataires. Rapidement, certains “Printemps” se transforment en cauchemars, d’autres donnent naissance à des régimes démocratiques, d’autres encore tournent court. Pourquoi des trajectoires si différentes ? Entretien avec Eberhard Kienle, directeur de recherche au CERI, ancien directeur de l’Institut français du Proche-Orient et auteur de “The Arab Uprisings. Transforming and Challenging State Power”.

in Alternatives économiques. Hors-série Publication date 2018-01
70
views

0
downloads
Le régime syrien a désormais l'avantage sur le plan militaire, mais la légitimité et l'autorité de Bachar el-Assad sont loin d'être reconnues par tous.

84
views

0
downloads
The uprisings which spread across the Middle East and North Africa in late 2010 and 2011 irrevocably altered the way in which the region is now perceived. But in spite of the numerous similarities in these protests, from Tunisia and Egypt to Yemen and Bahrain, their broader political effects display important differences. This book analyses these popular uprisings, as well as other forms of protest, and the impact they had on each state. Why were Mubarak and Bin Ali ousted relatively peacefully in Egypt and Tunisia, while Qadafi in Libya and Saleh in Yemen fought violent battles against their opponents? Why do political transformations differ in countries that were able to shed their autocratic presidents? And why have other regimes, including Morocco and Saudi Arabia, experienced only limited protests or managed to repress and circumvent them? Looking at the aftermath and transitional processes across the region, this book is a vital retrospective examination of the uprisings and how they can be understood in the light of state formation and governmental dynamics.

in Revue internationale de politique comparée Publication date 2014-04
24
views

24
downloads
Tout en exposant les failles de la production de savoirs par « aires culturelles », cette contribution met en relief les apports et le potentiel de travaux menés sous cette enseigne aux connotations bien plus culturalistes que celle des « area studies ». Si elle cache souvent une interdisciplinarité superficielle, elle permet néanmoins la définition de problématiques indépendantes des contraintes posées par les disciplines telles qu’elles sont actuellement constituées. De même, elle est susceptible de renforcer la recherche en sciences sociales sur les terrains autres que ceux de leurs origines historiques. Par ricochet, l’étude des « aires culturelles » peut avancer l’interdisciplinarité là où elle privilégie les aires sur le culturel conçu comme variable nécessairement explicative et donc fondatrice d’un essentialisme qui est également incompatible avec le comparatisme.

Next