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Au cœur des travaux des fondateurs de la sociologie des bureaucraties des années 1940-1950, le concept de bureaucratisation a été réactivé depuis les années 1980 pour décrire les effets produits par les réformes inspirées du New Public Management, et notamment par le gouvernement par la performance à l’aide d’objectifs et d’indicateurs. Cet article montre le caractère toujours heuristique de la grammaire d’analyse des premiers sociologues des administrations (Alvin Gouldner, Peter Blau, Michel Crozier), centrée sur les règles et leurs usages, pour penser les spécificités du « nouveau phénomène bureaucratique » axé sur les nombres, la quantification et la mesure. Il en pointe aussi les limites et souligne l’importance de penser l’encastrement économique et surtout politique des dispositifs de gouvernement par la performance.

in European Perspectives for Public Administration Edited by BOUCKAERT Geert, JANN Werner Publication date 2020-01
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First lines: Students of public policy and administration should take a close look at The Policy State, authored by Karen Orren and Stephen Skowronek. An original study of US political development, The Policy State is neither a piece about a particular set of public policies in a given sector, nor a contribution on policy‐makers or policy processes. More fundamentally, it argues in a challenging manner that in the United States public policy and policy‐making have been historically developed as an idiosyncratic art of governing. According to the authors, the massive expansion of public policies in many domains has gradually set up a specific mode of governance that has triumphed gradually since the early twentieth century and the progressive era, over earlier forms of governing. In an age when research on public administration and policy is increasingly fragmented and diversified, they make the case that the many features of modern‐day governance could be rooted in the same soil, namely that of the so‐called Policy State.

in En finir avec le New Public Management Publication date 2019-04
JEANNOT Gilles
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A partir d'une enquête auprès de 6000 cadres dirigeants d'administrations d'Etat européennes, l'article dresse un état de la réforme de la gestion publique à partir de l'analyse de l'usage des instruments de gestion dans dix pays. Le premier résultat de l’enquête Cocops est la mise en évidence d’une relativement faible diffusion européenne des mécanismes de type marché, inspirés du Public Choice. Le second résultat, concernant les variations entre pays, est de confirmer l’opposition classique entre pays du nord et pays du sud, mais de bousculer sensiblement les positions au sein de ces ensembles. Le troisième résultat est la mise en évidence de variations significatives internes aux pays liées aux types d’organisation mais aussi aux secteurs d’intervention. Si on retrouve une mesure de l’effet propre aux agences dont les résultats sont sensiblement différents des administrations centrales, on observe, de manière plus originale, un effet sensiblement équivalent associé aux domaines d’intervention des administrations. Cela concerne les services des finances plus contrôlés en raison des enjeux économiques associés, mais aussi les secteurs de l’emploi et du social où l’on voit l’empreinte forte des politiques de rationalisation

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Le ministère de l’Économie et des Finances a une image publique de lieu univoque, forteresse concentrant le pouvoir, parfois assiégée, le plus souvent conquérante. Cet article examine les ressorts de cette domination et ses limites. D’un côté, il montre que la puissance du ministère résulte de sa position centrale dans les réorientations de nombreuses politiques publiques majeures mais, de l’autre, il souligne aussi l’importance de sa fragmentation organisationnelle en de multiples grandes directions historiques, autonomes et chargées de politiques souvent concurrentes et contradictoires. À ces logiques centrifuges s’opposent cependant de multiples initiatives d’intégration et de coordination, comme la force des réseaux et de l’ethos du ministère mais aussi le mouvement permanent d’absorption et de fusion d’organisations.

in Revue française de science politique Publication date 2018-10
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Le process tracing, comme notion et ensemble de méthodes d’analyse, a connu ces dernières années un indéniable succès dans le champ des sciences sociales. En témoignent les 1 360 000 entrées que propose le moteur de recherche Google Scholar à la seule indication du concept associé au champ social science. De manière immédiate, la longue liste des articles qui lui sont consacrés donne à voir la diversité des disciplines qui le mobilisent, de la psychologie – dont il est en partie issu – et la théorie des organisations, qui l’a mobilisé pour l’étude des processus de décision, à la science politique où il a été présenté, à partir des années 2000, comme la méthode d’analyse incontournable dans les recherches comportant une dimension qualitative. Ce fut d’abord le cas en économie politique internationale et en relations internationales puis en économie politique comparée. Au-delà même du découpage disciplinaire, cette méthode ou protocole de recherche a trouvé un cadre analytique accueillant avec le courant intitulé comparative historical analysis, très lié au néo-institutionnalisme historique, qui développe des recherches comparatives traitant un petit nombre de cas (les small N studies) reposant sur des démarches d’enquêtes qualitatives. [Premier paragraphe]

in Revue française de science politique Edited by BEZES Philippe, PALIER Bruno, SUREL Yves Publication date 2018-10
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Ce numéro porte un regard critique sur l'abondante littérature consacrée au process tracing, ou méthode d’identification des mécanismes causaux des politiques et actions publiques. L’originalité de ce dossier est de proposer une cartographie des nombreuses approches relevant du process tracing et de s’intéresser à l’émergence d’une nouvelle catégorie conceptuelle, celle de « trajectoire de réformes ». Mêlant réflexions méthodologiques et exemplifications empiriques, il constitue une lecture indispensable pour comprendre de manière fine les processus de transformation politique et institutionnelle. Une nouvelle version de la Chronique bibliographique consacrée au genre en politique complète cette dernière livraison de l’année.

Cet article cherche à dépasser deux limites des travaux néo-institutionnalistes sur le changement institutionnel : l’insuffisante attention qu’ils prêtent aux réformes des politiques publiques et aux « effets de transformation » portés par ces réformes. Il propose de définir et d’opérationnaliser le concept de trajectoire de réformes conçue comme une succession de séquences de réformes sur la longue durée, chacune ayant des conséquences sur les suivantes, et ayant un « effet de transformation » sur le système de politiques publiques institutionnalisées faisant l’objet de réformes. En s’appuyant sur nos travaux portant sur les réformes de l’administration et de l’État providence, nous proposons sept principes pour reconstituer des trajectoires de réformes des politiques publiques à l’aide du process tracing.

in Dictionnaire d'économie politique Edited by HAY Colin, SMITH Andy Publication date 2018-09
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Avec les travaux de Philip G. Cerny (1990) ou Bob Jessop (1994), ceux de Robert Boyer (1999) et Bruno Théret (1992) et l’école la régulation ou ceux de Colin Crouch (2011) et Wolfgang Streeck (2014), est clairement identifiée la force contraignante de structures et de relations macro-économiques et politiques liées aux transformations du capitalisme dans lesquelles se trouvent enchâssés les États. Elles se traduisent par de fortes contraintes sur les gouvernements exercées par les marchés financiers et les institutions supranationales, souvent relayées par les représentants de grands intérêts économiques, mais aussi diversement « retraduites » par certains acteurs dans les États : qu’ils façonnent et légitiment des théorisations justifiant le recours à l’austérité et favorisent le recours à certaines compétences ; qu’ils dénoncent la domination qu’exerce sur eux cet « ordre économique » ou qu’ils se servent de « l’hétéronomie des finances publiques » pour légitimer l’usage répété de politique d’austérité (sur ces rapports de force, voir Gayon et Lemoine, 2014). Ces contraintes s’exercent en effet à travers des objectifs, des normes et des politiques de réduction des dépenses et des déficits publics et de contrôle de l’endettement, diversement labellisées (politiques de rigueur, d’austérité, d’ajustement budgétaire, etc.). Elles peuvent aussi se traduire, mais selon des modalités moins mécaniques qu’il n’y paraît, par des politiques de réduction de la taille de l’État et de ses bureaucraties (voir Bezes, entré…

in Dictionnaire d'économie politique Edited by HAY Colin, SMITH Andy Publication date 2018-09
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1ères lignes : À bien des égards, l’influence du capitalisme contemporain sur les transformations des bureaucraties ne semble pas faire question. Elle est souvent décrite comme un processus écrasant puisque de nombreux travaux diagnostiquent une remise en cause systématique des formes bureaucratiques d’administration, remplacées par des méthodes et des règles néomanagériales (i.e. appartenant au kit du New Public Management, NPM) dont la proximité avec les techniques utilisées dans le secteur privé est mise en exergue pour diagnostiquer un processus de dédifférenciation des administrations d’État. Ces règles et instruments de réforme sont également assimilés à la gouvernementalité néolibérale dont le NPM est présenté comme une déclinaison appliquée à l’État. On assisterait donc à un processus inexorable de démantèlement de l’État bureaucratique (par exemple Suleiman, 2003) que certains décrivent avec force comme l’effet d’un programme néolibéral avancé et résilient, expression idéologique du capitalisme (Jessop, 1994 ; Crouch, 2011 ; Triantafillou, 2017), d’autres comme un art de gouverner et un ordre fondé sur le marché et l’entreprise dans le cadre d’une « bureaucratisation du monde à l’ère néolibérale » (Hibou, 2012, p. 23) ou encore comme un paradigme omniprésent (une « nouvelle raison du monde », Dardot et Laval, 2009). Capitalisme, bureaucratie et gouvernementalité néolibérale semblent comme dissous et absorbés l’un dans l’autre dans un vaste mouvement historique de convergence et d’hybridation…

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