Co-auteur
  • LE LIDEC Patrick (15)
  • LASCOUMES Pierre (8)
  • JEANNOT Gilles (5)
  • DESCAMPS‎ Florence (4)
  • Voir plus
Type de Document
  • Article (42)
  • Partie ou chapitre de livre (42)
  • Livre (8)
  • Compte-rendu d’ouvrage (7)
  • Voir plus
in Le moment RCB ou le rêve d’un gouvernement rationnel (1962-1978). L’invention de la gestion des finances publiques (vol.3) Sous la direction de BEZES Philippe, DESCAMPS‎ Florence, KOTT‎ Sébastien Publié en 2021-04
KOTT‎ Sébastien
18
vues

0
téléchargements
1ères lignes : Troisième volume d’une histoire au long cours, Le moment RCB ou le rêve d’un gouvernement rationnel (1962-1978) caractérise une étape clé du déploiement de la gestion des finances publiques dans la France contemporaine. Le premier temps (1815-19141) fut marqué par le lent développement, très intriqué, d’un droit budgétaire et comptable et d’instruments pratiques lui donnant corps dans l’administration : y alternaient la domination de préoccupations juridiques (la définition des comptes, la mise en place de procédures, la détermination de responsabilités spécifiques et des contrôles afférents) et la formalisation de considérations gestionnaires (un contrôle des actions et des réalisations des ministres et de leurs agents administratifs, élaboration d’outils de comparaison des coûts et résultats de l’action publique). La thèse défendue était celle d’un mouvement parallèle et d’une hybridation originelle des rationalités juridiques et gestionnaires. D’un côté, on observait la patiente construction d’un droit budgétaire et comptable organisant progressivement les rapports entre les institutions (gouvernement, Chambres du Parlement) et distribuant les rôles joués par des acteurs administratifs (le ministère des Finances, la Cour des comptes).

in Le moment RCB ou le rêve d’un gouvernement rationnel (1962-1978). L’invention de la gestion des finances publiques (vol.3) Sous la direction de BEZES Philippe, DESCAMPS‎ Florence, KOTT‎ Sébastien Publié en 2021-04
18
vues

0
téléchargements
1ères lignes : Dès sa préparation à partir de 1967 et son lancement en janvier 1968, la rationalisation des choix budgétaires (RCB) fait l’objet de réflexions avancées de la part de ses promoteurs qui portent sur les conditions de son développement et de son succès. Encore balbutiante dans sa présentation théorique initiale et structurée par un ensemble de dispositifs et d’instruments micro-économiques et gestionnaires dont la cohérence reste à construire, la mise en œuvre de la RCB soulève d’entrée de jeu des problèmes de formation des agents du ministère de l’Économie et des Finances et des ministères sectoriels appelés à en mobiliser les principes et les techniques. La RCB impose en effet un langage technique nouveau que peu d’acteurs maîtrisent, qui n’est ni connu ni harmonisé, et qui pose deux problèmes d’action collective. D’un côté, la réforme engage des coûts d’investissement et d’apprentissage liés à la mise en place d’une communauté de spécialistes au sein du ministère de l’Économie et des Finances mais aussi dans chaque ministère.

Sous la direction de BEZES Philippe, DESCAMPS‎ Florence, KOTT‎ Sébastien Publié en 2021-04 Collection Histoire économique et financière - XIXe-XXe
79
vues

0
téléchargements
Lancée en France en 1968, la rationalisation des choix budgétaires, dite RCB, constitue une séquence importante des politiques de réforme de l’État sous la Ve République. Elle est la première tentative d’une introduction généralisée du management dans la gestion des finances publiques. Croisant les approches d’historiens, de sociologues, de politistes et de juristes, cet ouvrage rassemble des enquêtes originales qui analysent les nombreuses dimensions de cette politique  : la genèse et le développement des savoirs et des techniques de rationalisation des choix budgétaires ; le processus de réforme, les coalitions et les luttes de pouvoir au sein de l’appareil d’État auxquelles il donne lieu ; enfin, son institutionnalisation dans l’administration française, ainsi que les appropriations variées dont la RCB a fait l’objet dans les différents ministères. Ce livre est le troisième volume d’une série d’ouvrages sur l’histoire de la gestion des finances publiques au xixe et au xxe siècle. Le premier volume (1815‑1914) étudiait le développement intriqué d’un droit public financier et des premiers instruments gestionnaires lui donnant corps dans l’administration. Le deuxième volume (1917‑1967) mettait en évidence la figure dominante du contrôle, sous toutes ses formes, appliqué à la dépense et à la gestion des services publics. En étudiant les dynamiques de réforme rangées sous le nom de rationalisation des choix budgétaires, le présent ouvrage montre comment la RCB se situe à la charnière de deux périodes et de deux conceptions du pilotage de l’État central : celle de la planification et des instruments de programmation de l’action publique ; celle du management public et du développement des méthodes modernes de gestion.

29
vues

0
téléchargements
1ères lignes : Le concept de rationalisation occupe une place centrale dans les travaux de Max Weber. Dans les écrits du sociologue allemand, il est à rattacher à une famille de mots construits à partir d’une racine commune, celle de ratio-raison. L’index des œuvres complètes de M. Weber (Baier, Hübinger, Rainer Lepsius, Mommsen, Schluchter & Winckelmann, 1984-2020) recense six occurrences principales (rationalité, irrationalité, rationnel, rationalisme, rationalisation, irrationalisation) auxquelles sont associées de nombreuses qualifications. Dans cet ensemble singulier, le terme « rationalisation » représente à lui seul le tiers des occurrences. Une rapide exploration du corpus des mots-clés montre également que les usages du concept ont été très inégaux. Absent des premiers travaux de M. Weber, l’expression fait une timide entrée dans les écrits consacrés à la méthodologie des sciences sociales. L’utilisation s’intensifie ensuite, principalement dans les travaux dédiés à la musique, au droit et à l’éthique économique des grandes religions. La carrière du concept est également liée aux préoccupations qui, selon Marianne Weber (1984 [1926]), deviennent prioritaires pour son époux à partir des années 1910 : celles relatives à la singularité de la civilisation occidentale regardée du point de vue de la rationalisation. Pour alimenter une telle interrogation, Max Weber a notamment, mais non exclusivement, associé la rationalisation à un modèle de développement historique marqué par la prédominance de l’action rationnelle par rapport aux moyens, elle-même orientée par des normes et régulations toujours plus formalisées et abstraites…

in L’Année sociologique Sous la direction de BEZES Philippe, BILLOWS Sebastian, DURAN Patrice, LALLEMENT Michel Publié en 2021-03
17
vues

0
téléchargements

Cette thèse étudie les rapports ordinaires des agriculteurs aux démarches administratives en France et en Espagne, dans le contexte de la programmation 2014-2020 de la Politique agricole commune (PAC). Elle permet de comprendre comment le travail administratif, à l’interface des gouvernants et des gouvernés, influence la façon dont les politiques publiques produisent des effets sur les citoyens et leur rapport au politique. L’enquête s’appuie sur une approche comparative et « par le bas » de l’action publique. Elle s’est déroulée dans plusieurs espaces (privés, administratifs, syndicaux) et à plusieurs niveaux (local, national et européen) de la mise en œuvre de la PAC, en France et en Espagne. Elle repose sur des observations, des analyses de sources écrites et 151 entretiens individuels et collectifs avec des agriculteurs et des acteurs publics ou privés qui participent à la mise en œuvre. Les résultats montrent que les expériences administratives des agriculteurs revêtent trois dimensions : la matérialité des démarches ainsi que le jugement des agriculteurs à leur égard sont proches en France et en Espagne, tandis que les coûts qu’elles occasionnent sont plus importants en France. Les médiations administratives des aides, aux guichets et dans les espaces nationaux de mise en œuvre de la PAC, expliquent les variations entre les deux pays. La complexité administrative ressentie par les agriculteurs produit ensuite des policy feedbacks : elle participe à transformer les identités professionnelles, favorise un sentiment de disqualification sociale, encourage la défiance politique et décourage la mobilisation collective, pour un effet cependant marginal sur les agendas de réforme de la PAC.

in Michel Rocard Premier Ministre Sous la direction de BERGOUNIOUX Alain, FULLA Mathieu Publié en 2020-09
29
vues

0
téléchargements
1ères lignes : Cette idée selon laquelle rien de sérieux ne se fait sans un temps long, vous la retrouverez dans deux des politiques que j’ai lancées depuis Matignon. L’une d’elles est la politique dite de « renouveau du service public » que j’ai conduite presque uniquement par décrets. Rénover l’État est une tâche impossible. Elle exigerait une vingtaine d’années de continuité dans la volonté des pouvoirs publics. La probabilité pour qu’existe une telle volonté de continuité est nulle. C’est ça, le drame de la réforme de l’État, outre le fait qu’elle ne peut relever d’un seul texte – ça c’est une pensée idiote comme la droite en est pleine ; elle ne comprend que le marché ; l’État n’est pas un de ses objets de réflexion.

Au cœur des travaux des fondateurs de la sociologie des bureaucraties des années 1940-1950, le concept de bureaucratisation a été réactivé depuis les années 1980 pour décrire les effets produits par les réformes inspirées du New Public Management, et notamment par le gouvernement par la performance à l’aide d’objectifs et d’indicateurs. Cet article montre le caractère toujours heuristique de la grammaire d’analyse des premiers sociologues des administrations (Alvin Gouldner, Peter Blau, Michel Crozier), centrée sur les règles et leurs usages, pour penser les spécificités du « nouveau phénomène bureaucratique » axé sur les nombres, la quantification et la mesure. Il en pointe aussi les limites et souligne l’importance de penser l’encastrement économique et surtout politique des dispositifs de gouvernement par la performance.

in European Perspectives for Public Administration Sous la direction de BOUCKAERT Geert, JANN Werner Publié en 2020-01
8
vues

0
téléchargements
This item has no abstract

101
vues

0
téléchargements
First lines: Students of public policy and administration should take a close look at The Policy State, authored by Karen Orren and Stephen Skowronek. An original study of US political development, The Policy State is neither a piece about a particular set of public policies in a given sector, nor a contribution on policy‐makers or policy processes. More fundamentally, it argues in a challenging manner that in the United States public policy and policy‐making have been historically developed as an idiosyncratic art of governing. According to the authors, the massive expansion of public policies in many domains has gradually set up a specific mode of governance that has triumphed gradually since the early twentieth century and the progressive era, over earlier forms of governing. In an age when research on public administration and policy is increasingly fragmented and diversified, they make the case that the many features of modern‐day governance could be rooted in the same soil, namely that of the so‐called Policy State.

Suivant