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in Identification and Citizenship in Africa. Biometrics, the Documentary State and Bureaucratic Writings of the Self Sous la direction de AWENENGO DALBERTO Séverine, BANEGAS Richard Publié en 2021-05-10
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How are the practices for verifying the identity of immigrant learners informed by the devices on which school staff rely? An analysis of the materiality and utilization of these devices in low-income Johannesburg high schools reveals that they form a mixed regime of identification in which documentary verification predominates and is linked with interpersonal certification and digital authentication. This mixed regime fosters the exclusion of immigrant learners, as it supports the joint enforcement of migration control in schools by the Department of Basic Education and the Department of Home Affairs. Digitalization reinforces paper barriers to schooling in the form of identification documentation requirements by limiting school staff's ability to circumvent them, in contexts marked by precarity and ordinary xenophobia.

Digitalized paper barriers: Identity verifications and the exclusion of immigrant students in working-class high schools in Johannesburg How do devices designed for identification direct the practices of school staff towards immigrant students and foster their exclusion? The analysis of the materiality and utilization of these devices in working-class high schools in Johannesburg reveals a mixed regime in which documentary verification dominates and is linked to interpersonal certification and digital authentication. The Departments of Education and of Home Affairs instil migration control in high schools. Paper barriers to education are solidified through digitalization and the school staff sees its ability to circumvent them reduced, in contexts marked by insecurity and the normalization of xenophobia.

L’article explore comment les représentations de l’étranger chez des lycéens varient selon les lieux où ils sont scolarisés, à partir d’une enquête dans trois quartiers populaires de Johannesburg. En abordant la xénophobie comme un discours politique, il montre que la conception hégémonique de la citoyenneté basée sur l’indigénéité que prend la trajectoire nationale sud-africaine est nuancée par des effets de lieu et l’habitus organisationnel des lycées. Les lycéens ont des attitudes plus inclusives envers les migrants internationaux dans le quartier panafricain et central de Yeoville, et plus exclusive envers les migrants internationaux et venus de régions rurales dans les townships d’Alexandra et Orlando Est. Ces différences s’expliquent par les transformations démographiques et les mobilisations (anti) xénophobes locales, les interactions avec des migrants, le filtrage institutionnel scolaire, et les pratiques du personnel scolaire.

in Africa is a country Publié en 2018-10-09
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When black students at an elite school in South Africa's capital protested over how teachers treated them over their hair, everyone noticed. It's not the same in township schools.

En 2015, l’Afrique du Sud a été à nouveau frappée par des attaques xénophobes, faisant écho aux événements de mai 2008. Cette violence a entraîné des protestations importantes dans le pays. Le texte porte sur les mobilisations anti-xénophobie survenues pendant cette crise. Il présente une ethnographie, illustrée de photographies, de la préparation, du déroulé et de la mise en récit a posteriori de trois marches organisées à Johannesburg. La première est un succès local qui initie le mouvement, et la troisième marque son apogée en suscitant un grand rassemblement d’ampleur nationale. Cependant, la deuxième est interdite la veille et violemment stoppée par la police à mi-parcours. À partir d’une description fine de ces séquences de manifestation sont identifiés trois moments du mouvement, au cours desquels l’anti-xénophobie devient successivement avant-gardiste, contestataire puis normalisée. Cette évolution de la cause permet de mieux comprendre le traitement différentiel des marches par l’État.