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in Dictionnaire des sexualités Publication date 2014-03
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Cet entretien avec l'anthropologue Françoise Héritier, professeure honoraire au Collège de France, met en regard son positionnement par rapport à l'évolution juridique sur la pénalisation du client de la prostitution ou l'homoparentalité avec celui sur l'actualité de la « valence différentielle des sexes » ou la différence des sexes comme butoir pour la pensée.

Sous la direction de MERCAT-BRUNS Marie, PERELMAN Jeremy Publication date 2016-07
BORILLO Daniel
CLUZEL-METAYER Lucie
AMMON Lisa
KOUZMINE Jérémie
GANDIN Clara
MAMOUDY Olga
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La discrimination est une notion juridique qui pénètre progressivement dans le corpus juridique français, dans le contentieux et dans le discours institutionnel, mais non sans résistances. L’interdiction de la discrimination tire sa force de son ancrage dans le droit international et le droit européen ; pour autant, sa consécration interne ne garantit pas sa mise en œuvre effective par les juridictions et les institutions. Celles-ci se l’approprient tout en exprimant des réserves quant à sa définition et ses usages. Dans un contexte se caractérisant par des préoccupations économiques et sécuritaires, la lutte contre les discriminations est perçue, par l’opinion publique et le discours institutionnel, à la fois, comme étant nécessaire et à préserver des dérives du multiculturalisme. La recherche effectuée propose une analyse pluridisciplinaire en droit (droit civil, droit administratif et droit du travail) et en science politique. L’étude a posé la question de savoir si les juges et les acteurs politiques expriment ce type d’appréhensions vis-à-vis de la non-discrimination ou simplement investissent peu ce champ pour privilégier la promotion d’instruments alternatifs tels que la soft law (bonnes pratiques, RSE, chartes et labels), la médiation et la prévention. En croisant des résultats issus d’analyses jurisprudentielles, d’une enquête qualitative et d’une étude des discours publics, la recherche fait ressortir, de manière transversale, les zones de résistances ou d’innovations dans la mise en œuvre de la non-discrimination par les juges et les acteurs politiques (responsables politiques, institutionnels, associatifs et syndicaux) en France et aux Pays-Bas.

in Revue européenne des migrations internationales Publication date 2000
SÉNAC Réjane
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Cet article met en lumière la dimension philosophique de la politique scolaire appelée « Zone d'Éducation Prioritaire » (Z.E.P.), mis en place par le gouvernement d'Alain Savary en 1981. Cette politique constitue-t-elle une alternative au principe fondamental des institutions scolaires françaises - l'Égalité ? Applique-t-elle au domaine scolaire un nouveau traitement des inégalités ou illustre-elle au contraire le résultat logique d'une évolution générale ? Pour répondre à ces interrogations, il est nécessaire d'inscrire la politique des Z.E.P., d'une part, dans ses fondements idéologiques et historiques, et d'autre part, dans son contexte sociologique, politique et intellectuel. Notre analyse défend la thèse de la continuité intellectuelle et historique entre le principe d'égalité, caractérisant les projets de la Révolution, et le principe d'équité, apparemment plus contemporain.

Cent soixante-six. C'est le nombre de personnes qui, dans le panel «Election présidentielle 2017» du Cevipof, ne se définissent ni comme «femmes», ni comme «hommes» mais comme «autres». Pour la première fois en France, une enquête scientifique a offert la possibilité de répondre «autre» à la question concernant le sexe et d'étudier les francs-tireurs qui ne se retrouvent pas dans la catégorisation binaire, seule autorisée par le droit.

in Etudes de la documentation française Sous la direction de DAUPHIN Sandrine, SÉNAC Réjane Publication date 2012-12
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Introduction de l'ouvrage collectif « Femmes-hommes : penser l’égalité » interrogeant l'imbrication des dynamiques égalitaires et de la recomposition des inégalités.

Du droit à la contraception en 1965 à la parité en 1995 en passant par l’avortement en 1974, l’élection présidentielle est un moment de politisation des questions considérées comme relevant du privé, voire de l’intime. Elle est en effet le théâtre de débats sur les déclinaisons politiques du principe d’égalité entre les sexes, l’égalité des droits étant inscrite dans la constitution française depuis 1946. A la veille de l’élection présidentielle de 2017, cette apparente consensualité est écornée par des mobilisations telles que la manifestation organisée par la « Manif pour tous » le 16 octobre 2016 pour dire « Stop, ça suffit ! » « face aux nouvelles offensives contre la famille » . Afin de saisir l’ambivalence contemporaine d’une société revendiquant la centralité de l’égalité femmes-hommes dans la République française et se divisant sur l’application de ce principe, il convient de l’inscrire dans l’héritage d’une démocratie sans les femmes. Il est aussi essentiel de présenter la manière dont la seconde moitié du XXe siècle se caractérise par une politisation du privé et d’examiner les obstacles récurrents à l’accès des femmes à la pleine citoyenneté. Nous dessinerons enfin la perspective d’une démocratie qualifiable de post-genre ou dégenrée, perçue comme « dérangeante » car remettant en cause la centralité de la complémentarité des sexes dans l’ordre familial, social et politique.

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