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Comment rendre compte de l'adhésion au nazisme des dizaines de millions de femmes et d'hommes " ordinaires ", allemand·es et autrichien·nes, qui lui ont apporté leur soutien des années durant ? La quête d'épanouissement personnel encouragée par le régime, qu'il s'agisse d'aventures érotiques, des liens affectifs de l'entre-soi forgés dans les organisations nazies ou de la vie conjugale, a contribué à la cohésion interne de la société nazie. C'est l'une des hypothèses fortes de ce livre d'une grande originalité. Car la sexualité, l'intime et la politisation des désirs ont été au cœur de l'entreprise nazie. C'est ce que montre Elissa Mailänder, en s'appuyant notamment sur l'analyse d'une masse d'archives (dont certaines privées) relatives à la sexualité, aux amitiés, à la vie amoureuse et conjugale des individus de la société majoritaire nazie – " aryens " et hétérosexuels. Ainsi se dévoile au ras du sol, à l'échelle locale et privée, la construction d'une communauté raciste, hautement politisée, ségrégationniste et violente.

in Journal of the History of Ideas - BLOG Publié en 2021-03
SCHMACKS Yanara
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Yanara Schmacks: Your article introduces the case of Otto M., a Kiel-based university professor who specialized in phytopathology and pharmacognosy during the Third Reich and in postwar West Germany. M. had an openly bigamous relationship and lived in a shared household with his wife and another woman whom he considered his “second wife” in a “community marriage.” He had children with both women and justified his lifestyle with reference to Nazi pronatalism and eugenic principles, framing himself as a “prodigious father” contributing to the Volk. How are M.’s case and the trajectory it took illustrative of the unique and often contradictory National Socialist sex and gender politics? How is it situated within the völkisch ideology favored by leading Nazi figures like Heinrich Himmler and myths about a Germanic past? Elissa Mailänder: At first glance, the polygamous professor reads like a tremendously eccentric curiosity. Yet a closer look reveals that this man believed that, by fathering and rearing many racially “pure” and “healthy” children, he was acting in a “morally righteous” way in a distinctly völkisch sense. This adjective, so difficult to translate, refers to a rather quirky current of thought that developed in German-speaking countries at the end of the 19th century, gaining particular traction after World War I. Covering trends like the escape from metropolitan urban life to reconnect with nature, nutritional awareness, and naturopathic medicine, followers of this eclectic movement shared an undemocratic, ethnic conception of national community that further exalted its presumed Germanic roots. Most importantly, the völkisch logic rejected foreign influences and racial differences as threats to an allegedly pure Germanic race. Cleverly, the Nazis then drew upon this ethno-racist and eugenic ideologyfrom the 1920s,reinforcing asense of belonging via inclusionary racism and declaring the family as the biological stock of an ethnically defined People’s Community (Volksgemeinschaft).

in WERKSTATTGESCHICHTE Publié en 2021-03
BUGGELN Christian
GUDEHUS Christian
SPRINGMANN Veronika
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in Sciences Po, Programme de recherche et d'enseignement des savoirs sur le genre (PRESAGE) Publié en 2021-03
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Elissa Mailänder est Associate Professor au Centre d'histoire de Sciences Po. Dans ses travaux de recherche, elle étudie la violence en adoptant une perspective de genre. Dans cet entretien, elle revient sur la dimension historique de la violence sexuelle.

in Sciences Po, Programme de recherche et d'enseignement des savoirs sur le genre (PRESAGE) Publié en 2021-03
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Elissa Mailänder est Associate Professor au Centre d'histoire de Sciences Po. Dans ses travaux de recherche, elle étudie la violence en adoptant une perspective de genre. Dans cet entretien, elle revient sur la dimension historique de la violence sexuelle.

Scholars of genocide and mass violence passionately debate whether a "Nazi morality" exists or the concept simply conflates moral codes with a self-deceptive ideology.1 However illogical and delusional Nazism might seem from a humanistic standpoint, as a lived experience and professional practice it was grounded in what we commonly value in our scientific and political practice: seriousness, perseverance, and resourcefulness. This article draws upon the trajectory and career of Kiel-based university professor Otto M, born shortly after the turn of the century and deceased in the mid-1980s, to investigate how Nazism translated into the personal life of an academic. [Project MUSE]

in Combattantes. Une histoire féminine de la violence Sous la direction de POIRSON Martial Publié en 2020-09
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Combattantes Une histoire de la violence féminine en Occident Auteur du Texte : Collectif Saintes en armes, combattantes, militantes, émeutières, résistantes, activistes luttant contre le patriarcat, la domination masculine, la violence sexuelle ou sexiste, le capitalisme, le pouvoir politique, l’esclavage ou la colonisation, mais aussi terroristes, kamikazes, gardiennes de camps, femmes soldats ou délinquantes… La violence manifestée par certaines femmes revient au sein de notre actualité mondialisée, au risque d’éclipser la violence faite aux femmes. Preuve qu’elle marque les esprits et frappe les imaginaires, aujourd’hui comme hier : de victimes expiatoires, ces femmes deviennent des bourreaux désignés. Cette violence revendiquée a pourtant été longtemps occultée par une histoire écrite par des hommes, soucieuse de perpétuer un mythe de l’innocence féminine, socle du modèle patriarcal, car il permettait de reléguer les femmes dans des tâches subalternes. Si les violences domestiques (infanticide, crime passionnel, violence conjugale), secrètes (empoisonneuse, traîtresse, usurpatrice) ou déviantes (sorcière, criminelle, violeuse, veuve noire, femme fatale) sont aujourd’hui mieux connues, il semble que la violence politique commise au sein de l’espace public, qu’elle ait ou non une visée émancipatrice, le soit moins. Elle s’exprime pourtant au grand jour, activant des stéréotypes dépréciatifs tenaces (vénéneuse, poissarde, tricoteuse, incendiaire, virago, pétroleuse, vitrioleuse, suffragette), destinés à évacuer la femme d’une sphère publique où sa place n’est pas considérée comme acquise. Cet ouvrage met en évidence un inconscient culturel, puissant à l’œuvre dans nos représentations collectives : il identifie les origines antiques, souvent mythifiées de ces femmes d’action, leurs mutations au cours de l’histoire et leur résurgence ambivalente au sein de notre monde contemporain, afin de saisir une question qui interroge notre modernité au regard de son histoire.

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This co-authored article draws upon two distinct genres of photography, police mugshots and amateur soldier snapshots, to illustrate the value of queer visual culture methodologies for how to think about the visualization of violence, masculinity and desire. Building upon two vastly different depictions of male to female cross-dressing, one produced between 1934 and 1938 by the Berlin police and Gestapo of a transvestite and the other produced between 1940 and 1944 by cross-dressing Wehrmacht soldiers behind the lines, we argue that in searching for evidence of intact identities, we overlook important ambiguities. We first show how different photographic traditions have framed gender and sexual non-conformity in the historical record and then go deeper into an image analysis. Drawing upon cross-dressing as a polyvalent performance of masculinity, as play, camp and an identity category, we explore how photographic sources help us better appreciate the multiple and sometimes coexisting layers of feminized masculinity at work during the Third Reich. By queering Nazi history and reading the police mugshots and amateur Wehrmacht photographs within and beyond their visual frames, we point out the limits of reducing every image of cross-dressing to an expression of an inchoate gay or trans identity and argue for analysis that embraces the multiple layers of histories gathered around visual sources.

Le paradigme de la migration, dans ses dimensions historique, anthropologique, sociologique et géographique, est un thème de recherche qui se renouvelle constamment et qui a gagné ces dix dernières années en Europe – notamment en Allemagne depuis l’été 2015 – une dimension politique et sociale de premier plan. L’actualité de la question des réfugié.e.s en Allemagne et en Europe invitait ainsi à réfléchir à la question sur la longue durée du XXe siècle, dans une périodisation allant de 1917-18 (exil causé par la Révolution russe ; fin de la Première Guerre mondiale, fin des Empires et création de nouveaux États-nations, notamment en Europe de l’est) à nos jours. C’était là le cœur des réflexions développées lors de l’atelier topographique qui s’est tenu du 5 au 11 mai au Centre Marc Bloch à Berlin [...]

in Journal of Genocide Research Publié en 2019-05
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“The linkages between violence and spectacle extend back to biblical and classical times and even before that, to the cultures of prerecorded history. The contemporary digital world has become too familiar with media display of graphic violence.” Edward Weisband’s book launches with an ambitious project. By approaching the twentieth century in a long-durée and transnational perspective, the political scientist draws attention to a neglected issue in the study of genocide and mass violence: performativity, or the staging, dramaturgy, and aesthetics of human violation. Weisband makes excellent use of psychological theory and qualitative psychological analysis. His book offers us a fascinating voyage into the mind of perpetrators." [...]

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