Co-auteur
  • AWENENGO DALBERTO Séverine (5)
  • CUTOLO Armando (5)
  • MARCHAL Roland (5)
  • MARSHALL-FRATANI Ruth (2)
  • Voir plus
Type de Document
  • Article (33)
  • Numéro de périodique (12)
  • Partie ou chapitre de livre (5)
  • Livre (2)
  • Voir plus
in Politique africaine Sous la direction de AWENENGO DALBERTO Séverine, BANEGAS Richard, CUTOLO Armando Publié en 2019-04-15
42
vues

0
téléchargements
L’Afrique connaît, depuis le tournant du siècle, une expansion rapide des nouvelles technologies d’identification des personnes. Alors que près de la moitié de la population du continent ne serait pas dotée d’une identité légale, la biométrie apparaît comme la solution miracle pour lutter contre la fraude électorale, certifier les comptes bancaires, compenser les faiblesses de l’état civil et, surtout, contrôler les flux de population. Si le souci sécuritaire est central dans cette dynamique globale, la biométrisation des identités se pare aussi des atours démocratiques de l’accès aux droits, de la « bonne gouvernance » et du développement. Par-delà l’opposition classique entre surveillance et reconnaissance, le dossier interroge les effets actuels du tournant biométrique sur le fonctionnement des États et l’exercice de la citoyenneté au sud du Sahara. Les enquêtes menées en Afrique du Sud, au Burkina Faso, en Mauritanie, au Tchad, en Guinée et au Maroc soulignent l’encastrement social et politique de cette révolution technologique et la résilience de l’État documentaire. Elles montrent que la biométrie, loin de sécuriser les identités, peut contribuer au renforcement de l’exclusion et à la polarisation des débats sur l’appartenance citoyenne et nationale.

57
vues

0
téléchargements
Plan de l'article : - Le tournant biométrique de l’« Émergence » - État documentaire versus État biométrique : l’identité légale sans la personne sociale ? - La biométrie encastrée dans le social et le politique

L’article analyse l’activité des démarcheurs informels (surnommés « margouillats ») qui, autour du palais de justice d’Abidjan, « font sortir les papiers », en particulier les certificats de naissance et de nationalité, dont ils travaillent à l’obtention pour les requérants qui viennent en faire la demande. Il décrit leur insertion dans les pratiques administratives de production documentaire et les réseaux interpersonnels de la « chaîne alimentaire » du Palais. L’important est moins l’analyse de la corruption bureaucratique que les justifications morales apportées à la marchandisation de la nationalité. Se focalisant sur l’espace moralement liminal de production d’un faux document d’identité, l’article fait l’hypothèse que les intermédiaires n’effacent pas les frontières politiques de la citoyenneté mais prolongent au contraire, par capillarité, l’action discriminante de l’État dans la rue.

in Genèses Sous la direction de AWENENGO DALBERTO Séverine, BANEGAS Richard Publié en 2018-10
126
vues

0
téléchargements
Sommaire du dossier Séverine Awenengo Dalberto, Richard Banégas Citoyens de papier : des écritures bureaucratiques de soi en Afrique Louise Barré « Mettre son nom » : revendications familiales au sein de procédures d’identification (Côte d’Ivoire 1950-1970) Sidy Cissokho Culture professionnelle et culture de l’État Notes sur l’institution du permis de conduire au Sénégal Laurent Fourchard Citoyens d’origine contrôlée au Nigeria Armando Cutolo, Richard Banégas Les margouillats et les papiers kamikazes Intermédiaires de l’identité, citoyenneté et moralité à Abidjan

in Genèses Publié en 2018-10
AWENENGO DALBERTO Séverine
22
vues

0
téléchargements
Depuis 2015, la crise des réfugiés a replacé la question de l’identification des personnes au centre de l’attention publique en Europe et ailleurs dans le monde. Les harraga « brûleurs » de papiers et de frontières, qui tentent de gagner Lampedusa, sont tenus de se faire enregistrer dans les hot spots que la forteresse européenne dresse en son limes méditerranéen et désormais saharien ; leurs empreintes et données biométriques sont consignées dans les registres de Frontex qui permettent ensuite aux polices européennes de renvoyer les « Dublinés » dans le pays où ils ont laissé une trace de leur passage, sinon de leur identité ; aux guichets des administrations, les demandeurs d’asile endurent les épreuves du récit d’attestation identitaire traçant la frontière entre les ayant-droit et les autres (Spire 2005 ; Beneduce 2015 ; Mazouz 2017) ; jusqu’aux corps anonymes, échoués sur les côtes italiennes ou marocaines, dont certains militants s’attachent à retrouver le nom, car un « corps sans papiers est un cercueil sans État » (citation extraite des travaux en cours d’Alimou Diallo ; voir aussi Ritaine 2015 ; Programme Babels 2017). La crainte des attentats terroristes a bien sûr décuplé l’obsession sécuritaire du filtrage des individus et de la surveillance des mobilités, jetant le doute sur tout document susceptible de certifier l’identité légale des personnes. Surtout lorsque celles-ci arrivent d’un pays du Sud global et d’Afrique en particulier. (Premier paragraphe)

En contrepoint d’études « post-conflit », très macropolitiques, cet article envisage l’après-guerre en Côte d’Ivoire sous un angle micro-local, par un focus sur le bas-fond de Gobelet, un bidonville d’Abidjan, dont un groupe de « Jeunes Patriotes sans abri » avait pris le contrôle. L’article montre comment ces jeunes ont su manier le patriotisme pour négocier leur précarité. Il examine les conflits locaux et les compromis auxquels cette prise de pouvoir a donné lieu. Des arrangements qui indiquent que la révolution sociale du bas-fond s’est muée, après-guerre, en révolution passive. En épilogue, l’article suggère que c’est moins le changement de régime que la violence de classe de « l’Émergence » qui aura finalement eu raison de cette expérience politico-générationnelle du bas-fond de Gobelet.

Plan de l'article 1 - La guerre vue d’en bas : les mobilisations patriotiques de l’anticolonialisme 2 - Libération nationale, anticolonialisme et émancipation générationnelle 3 - « C’est ça qui est la vérité ! ». Conflits de subjectivation et régimes de vérité Entre « appels d’empire » et « chicotte coloniale », la difficile renégociation des relations franco-africaines

[résumé du numéro spécial] On observe depuis quelques années en Europe un regain de forces nationalistes-conservatrices, national-populistes ou nationalistes et populistes. Si le populisme et le nationalisme ont en commun – la défense de la souveraineté contre les effets de la mondialisation, la défense du « peuple » contre les élites, le rejet du multiculturalisme et de l’universalisme… –, ces termes renvoient aussi à des idéologies et à des pratiques politiques souvent très différentes d’un pays à l’autre. Effectuant un vaste tour d’horizon des principales formations populistes et nationalistes dans le monde, ce numéro permet de cerner les contours d’un phénomène politique complexe et de grande ampleur.

in COGITO, la lettre de la recherche à Sciences Po Publié en 2016-06
AWENENGO DALBERTO Séverine
14
vues

0
téléchargements
La vie politique et sociale des papiers d’identification en Afrique est un projet soutenu par l’Agence nationale de la recherche pour la péridoe 2016-2009 et coordonné par Richard Banégas (Sciences Po-CERI) & Séverine Awenengo Dalberto (CNRS-CEMAf). (Premières lignes)

31
vues

0
téléchargements
Au sud du Sahara, les mouvements citoyens porteurs des espoirs d’alternance ne sont pas une génération spontanée. Leur succès, au Sénégal et au Burkina Faso, se situe dans une histoire de contestation, de déception partisane et dans un contexte de moindre recours à la violence qu’en Afrique centrale.

Suivant