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Depuis 20 ans, l’Italie apparaît prisonnière d’une faible croissance, d’un endettement élevé et de faiblesses structurelles, exacerbées par la Grande récession de 2008. Ainsi, en 2018, le PIB par habitant en volume, corrigé des parités de pouvoir d’achat, atteint le même niveau qu’en 1999 (graphique 1). L’Italie est désormais devancée par l’Espagne ; elle est également le seul des quatre grands pays de la zone euro qui n’a pas retrouvé son niveau d’avant-crise. Dans un Policy brief intitulé « Italie : sortir du double piège de l’endettement élevé et de la faible croissance », après avoir étudié l’historique de l’endettement public, nous tentons de cerner les causes de la stagnation italienne, qui s’illustre également par la baisse de la productivité globale des facteurs (graphique 2). Le graphique 2 montre que cette productivité globale des facteurs en Italie a connu une baisse cumulée de 7,9 % au cours des 20 dernières années. Ceci contraste avec les gains d’efficacité enregistrés en France et en Allemagne, où la productivité a augmenté respectivement de 4,1 % et 7,9 %.

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L’étude empirique comparative montre que la composition de l’ investissemet compte bien davantage que son niveau global. C’est moins le tauxd ’investissement que la nature des investissements effectués et leur degré de complémentarité qui affectent naturellement la performance des entreprises et de l’économie.

L’analyse du tissu productif français mène aux conclusions suivantes : ■ Le coût du travail. La France a un coût salarial horaire voisin de celui de l'Allemagne. Le problème de la France vient davantage d’un coût du travail nettement plus élevé dans les services marchands, ces derniers étant un intrant important des industries manufacturières. L'Espagne se distingue par son entrée dans une politique de modération salariale. ■ L'investissement productif. Le volume d’investissement n’est pas en cause. C’est bien la nature de l’investissement réalisé par les entreprises qui est questionnable. L’investissement des entreprises semble notamment trop orienté vers l’immobilier, du fait de prix élevés, et non vers la montée en gamme. ■ Le positionnement en gamme. La France fait des efforts de R&D significatifs mais plus faibles que les pays les plus innovants, comme l'Allemagne. ■ La destruction créatrice. Dans l'ensemble, la vision commune qui voit en France un déficit de création d'entreprises est fausse. La France peine pourtant à renouveler en profondeur l’appareil productif du fait d'un processus concurrentiel qui avantage les entreprises déjà en place. Plus globalement, le diptyque « faiblesse structurelle des investissements productifs et en R&D–concurrence en prix de nos voisins » représente une réelle menace de décrochage de l'appareil productif français. L’économie française est « prise en sandwich » entre d'un côté une concurrence en prix croissante et d'un autre côté une anémie persistante de son effort de recherche et de ses investissements productifs. Dans ce contexte, il faut que les politiques fiscales mises en place dernièrement (CICE) se traduisent par des gains réels de compétitivité, soit via les prix pratiqués par les entreprises à court terme, soit via des investissements modernisant l'appareil productif français à plus long terme. Les futurs gouvernements devront trancher sur l’avenir du tissu productif fran- çais, entre d’un côté orienter le pays vers une économie de services aux entreprises, insérée dans la chaîne de valeur mondiale mais sans réelle spécialisation industrielle, et de l’autre, engager la spécialisation du pays vers des industries considérées comme des leviers importants de la compétitivité future du pays, comme l’énergie, l’aéronautique, et les industries liées à la santé. Une chose semble claire aujourd’hui : le redressement du tissu productif français a besoin de politiques bien plus ambitieuses que la simple mise en place d’incitations fiscales.

Avec une dette publique s'élevant à 132,1 % du PIB et une croissance négative de la productivité au cours des vingt dernières années, l'Italie semble prise au piège d'un endettement élevé et d'une faible croissance. Nous nous concentrons sur les facteurs à l'origine de ces deux fléaux en Italie, et examinons de quelle façon ils sont intimement liés : une croissance atone limite les marges de manœuvre budgétaires et sème le doute sur la viabilité de la dette publique ; la réduction de l'espace budgétaire et les règles budgétaires strictes pèsent à leur tour sur la croissance et les investissements publics. Dans la première partie, nous discutons des racines de l'explosion de la dette publique italienne, des tentatives de consolidation budgétaire du pays dans les années 1990 et au début des années 2000, et enfin des effets de la grande récession et de l'austérité budgétaire. Dans la deuxième partie, nous identifions les faiblesses structurelles de l'économie italienne. Nous soulignons notamment le biais de spécialisation vers les secteurs à faible technologie, le « nanisme » des entreprises italiennes, la mauvaise allocation des talents et des ressources, la fracture Nord-Sud et ses conséquences sur le marché du travail. Nous concluons par quelques recommandations politiques pour une relance de la croissance en Italie. Notre première proposition plaide pour des politiques industrielles favorisant l'accumulation des connaissances et l'apprentissage. La deuxième proposition prévoit une nouvelle règle d'or budgétaire européenne qui exclurait certains investissements publics spécifiques du calcul du solde primaire structurel. Notre troisième proposition porte sur la réglementation du marché du travail et préconise l'introduction d'un salaire minimum d'une part, et la facilitation des politiques de reconversion professionnelle d'autre part. Notre quatrième proposition souligne la nécessité de parachever l'Union bancaire et de résoudre le problème des prêts non performants afin d'améliorer la solidité du secteur bancaire italien. Enfin, nous concluons que le sort de l'Italie est inextricablement lié à celui de l'Europe et que l'Italie a besoin de davantage d'Europe pour échapper à son endettement élevé et à son faible taux de croissance.

This paper analyzes the effect of environmental policies on the direction of energy innovation across countries over the period 1990-2012. Our novelty is to use threshold regression models to allow for discontinuities in policy effectiveness depending on a country's relative competencies in renewable and fossil fuel technologies. We show that the dynamic incentives of environmental policies become effective just above the median level of relative competencies. In this critical second regime, market-based policies are moderately effective in promoting renewable innovation, while commandand-control policies depress fossil based innovation. Finally, market-based policies are more effective to consolidate a green comparative advantage in the last regime. We illustrate how our approach can be used for policy design in laggard countries.

Publié en 2019-05
CONSOLI Davide
MARIN Giovanni
RENTOCCHINI Francesco
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This study contributes to the literature on routinization and employment by capturing within- occupation task changes over the period 1980-2010. The main contribution is the measurement of such changes combining two data sources on occupational task content for the United States: the Dictionary of Occupational Titles and the Occupational Information Network. We show that within-occupation task change: i) accounts for 1/3 of the decline in routine-task use; ii) accelerates in the 1990s, decelerates in the 2000s but with significant catching-up; iii) is associated with educational upgrading in several dimensions and iv) allows escaping the employment decline conditional on initial routine-task intensity.

Les politiques environnementales représentent-elles une contrainte ou, au contraire, une opportunité pour la croissance économique ? Deux thèses compatibles sont en présence. L’une met l’accent sur l’augmentation du prix de l’énergie et, par suite, des coûts pour l’industrie qui en menaceraient la compétitivité. L’autre insiste sur les effets à plus long terme qui, outre les gains en bien-être, pourraient permettre d'augmenter la compétitivité horsprix d'une industrie fortement transformée. Voici nos conclusions. 1. En France, le prix de l’électricité augmente légèrement moins que dans les autres pays et le niveau des prix reste au-dessous du prix moyen dans les autres pays. Il faut aussi noter que l'incidence du prix du gaz naturel (et du pétrole qui lui est très corrélé) est beaucoup plus forte en Italie, Allemagne et Espagne qu'en France, où l’électricité est produite principalement au moyen de l'énergie nucléaire ; 2. Dans tous ces pays, les secteurs polluants migrent vers des pays où les prix de l’énergie sont plus bas. Il s'ensuit une baisse de l'emploi qui s’avère plus élevée en France qu'en Italie et en Allemagne. La transition énergétique peut donc être très coûteuse pour l'industrie française ; 3. En France, l’augmentation du prix de l'énergie de 1 % réduit effectivement l’emploi de 0,26 % et la productivité des entreprises de 0,1 %. Toutefois, cette augmentation diminue la demande d'énergie de plus de 0,6 %, et réduit les émissions de gaz à effet de serre de plus de 1,1 % ; 4. La destruction d’emplois dans les industries intensives en énergie est potentiellement plus que compensée par la création d'emplois dans les industries vertes. Des études sur données américaines montrent que la création d'un emploi vert est associée à 2,4 emplois supplémentaires dans l'économie locale ; 5. Nous avançons trois prescriptions de politique économique : (i) le crédit d’impôtrecherche pourrait être utilisé pour stimuler les innovations stratégiques afin d'inciter à l'adoption des technologies vertes ; (ii) les objectifs de développement des technologies et des secteurs verts devraient être au cœur des mesures de soutien des pôles de compétitivité ; (iii) le système de formation professionnelle devrait favoriser la mobilité professionnelle des travailleurs vers les emplois verts dont la demande future devrait augmenter.

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This paper focuses on the complementary institutional and organizational adjustments that facilitate the routinization of technological opportunities. To address this issue we propose a life-cycle approach that accounts for the emergence, development and transformation of the conduits for the transmission of new knowledge and skills. While it is widely held that knowledge tends to get more organized as by-product of innovation, the purposeful absorption of practical know-how into formal education is another crucial, and arguably less analysed, intermediate step to bridge the beginning of the life-cycle, when new skills are closely tied to some novel technology, to later phases when the emergence of new disciplines and the diffusion of those skills elicit complementary developments in the technology. The paper connects themes that are central to the tangled policy discourse on skills impact innovation, namely: the institutional adjustments required to favour the re-absorption of skill mismatches; the systematization of knowledge underpinning the creation of new academic disciplines; and implications for dynamics of productivity and of the wage structure.

in COGITO, la lettre de la recherche à Sciences Po Publié en 2017-02
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L’Accord de Paris a considérablement renforcé la nécessité de mieux comprendre les implications économiques, sociales et environnementales de la décarbonisation à laquelle la communauté mondiale s’est engagée. Cette nécessité s’impose aux Etats, mais aussi aux différentes échelles du politique, si ce n’est à tous. (Premier paragraphe)

in Journal of Comparative Policy Analysis : Research and Practice Publié en 2016
CONSOLI Davide
MARIN Giovanni
MARZUCCHI Alberto
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This paper elaborates an empirical analysis of labour force characteristics that emerge as a response to the growing importance of environmental sustainability. Using data on the United States we compare green and non-green occupations to detect differences in terms of skill content and of human capital. Our empirical profiling reveals that green jobs use more intensively high-level cognitive and interpersonal skills compared to non-green jobs. Green occupations also exhibit higher levels of standard dimensions of human capital such as formal education, work experience and on-the-job training. While preliminary, our exploratory exercise seeks to call attention to an underdeveloped theme, namely the labour market implications associated with the transition towards green growth.

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