Co-auteur
  • BAUDOT Pierre Yves (13)
  • BERENI Laure (9)
  • POCHIC Sophie (5)
  • JACQUEMART Alban (5)
  • Voir plus
Type de Document
  • Communication non publiée (17)
  • Article (16)
  • Partie ou chapitre de livre (5)
  • Working paper (5)
  • Voir plus
in Débats du LIEPP Publié en 2020-02
DESCHAMPS Pierre
ARBOGAST Mathieu
154
vues

0
téléchargements
Quel peut être l’effet de l’introduction de quotas face aux inégalités de genre dans l’enseignement supérieur et la recherche ? Dans une étude récente, Pierre Deschamps s’est intéressé à l’impact de la mise en place depuis 2015 d’un quota de 40% de femmes dans les comités de sélection à l’université en France. Il s’est appuyé sur des données administratives sur 455 comités académiques et 1548 candidates appartenant à 3 universités publiques françaises. Publiés dans le Working paper n°82 du LIEPP « Gender Quotas in Hiring Committees : a Boon or a Bane for Women », les résultats de cette étude interrogent la conception et les effets des politiques d’égalité dans l’enseignement supérieur et la recherche. En effet, si le quota est effectivement respecté, la progression de la proportion de femmes dans les comités semble s’être accompagnée d’une diminution des chances de recrutement des femmes candidates. Ces conclusions ont fait l’objet d’une discussion interdisciplinaire lors d’un « Débat du LIEPP » organisé le 5 avril 2019. Prenant appui sur des travaux de droit et de science politique, Anne Revillard est revenue sur l’origine et les objectifs des réformes instituant le quota. Marie Sautier a mis en perspective les résultats de cette étude à partir d’une analyse sociologique des mécanismes de production des inégalités de genre. Représentant la Mission pour la place des femmes au CNRS, Mathieu Arbogast a pointé les obstacles spécifiques à la mise en œuvre des quotas dans le monde de la recherche, et présenté plusieurs pistes de réformes dans le prolongement de ces travaux.

in French Politics Publié en 2020-02
JACQUEMART Alban
BERENI Laure
3
vues

0
téléchargements
Drawing on a collective study of gender and executive careers in the French Civil Service, this article provides an account of the genesis and implementation of the gender quota introduced by the 2012 “Sauvadet law” in senior executive positions of the State bureaucracy. First, it shows the crucial, yet unobtrusive, role played by feminist actors in the process, in spite of the absence of any strong open politicization of the issue, from agenda setting to implementation. Second, the article points to the dual character of the reform. On the one hand, the gradual character and limited perimeter of the quota (to senior executive “initial appointments”) restricted its immediate quantitative impact. On the other hand, the constraining, technical dimension of the tool endowed it with a potential to foster incremental social change.

Publié en 2019-10 Collection OSC Papers : 2019-2
152
vues

0
téléchargements
En combinant les apports de la sociologie du handicap et de la sociologie des inégalités, cette contribution développe un cadre d’analyse original pour penser le handicap comme expérience sociale. Alors que les débats structurants des disability studies ont eu tendance à s’orienter vers une discussion de l’ontologie du handicap (le phénomène est-il de nature médicale ou sociale ?), nous nous proposons de revenir au geste initial du « modèle social » consistant à déplacer la focale d’analyse vers la dimension sociale du handicap. Nous appréhendons celle-ci au prisme d’une sociologie des inégalités, en prenant en considération la subjectivité des acteurs et l’intersectionnalité de leur expérience. Le cadre d’analyse que nous proposons permet d’articuler ces dimensions. L’expérience sociale du handicap combine ainsi cinq paramètres : aux trois critères wébériens de caractérisation de la position dans la stratification sociale (ressources matérielles, statut social, pouvoir), nous ajoutons l’identification de la déficience et le régime d’existence.

47
vues

0
téléchargements
Les personnes en situation de handicap souffrent d'une marginalité persistante face au monde du travail. Les chiffres français sont éloquents : 35 % de taux d’emploi, 19 % de taux de chômage. Pour comprendre un tel constat malgré les nombreuses politiques adoptées depuis le début du XXe siècle, l’auteure présente la situation de cette population sur le marché de l’emploi et passe en revue le foisonnement de dispositifs existants, pour la plupart mal connus et rarement évalués : quotas, droit à la non-discrimination, travail protégé et adapté, aménagements de poste, accompagnement vers et dans l’emploi, reclassement, etc. Cet état des lieux, éclairé des apports de la littérature internationale, montre l’importance d’un changement des pratiques et des représentations entourant le handicap au cœur des organisations, afin de favoriser l’embauche, la progression et l’épanouissement professionnels des personnes handicapées.

1023
vues

1023
téléchargements
Le renouveau récent des pratiques académiques d’évaluation des politiques publiques en France s’est accompagné d'une forte valorisation des méthodes quantitatives, notamment expérimentales et quasi-expérimentales. Cette situation invite à revenir sur les fondements des méthodes qualitatives en sciences sociales et sur l’histoire de leurs usages en évaluation sur le plan international, pour identifier la place qu’elles pourraient occuper dans cette démarche en France. Nous revenons sur les implications, pour le champ de l’évaluation, de trois caractéristiques idéaltypiques des approches qualitatives : l’attention au sens assigné à l’action, la mise en lumière de processus, et la place de l’induction. Nous montrons que ces approches gagnent à être mobilisées dans l’étude de toutes les séquences des politiques publiques qui sont classiquement l’objet de l’évaluation. A la lumière des débats sur le positionnement épistémologique des méthodes qualitatives et sur les démarches participatives, nous insistons sur l’intérêt d’ancrer l’évaluation qualitative dans une démarche systématique de production scientifique.

14
vues

0
téléchargements
Over the past several decades, scholarship on women's movements, feminism, and the state has brought renewed attention to the study of protest politics by questioning its frontier with dominant institutions. This article takes this critique a step further by considering the institutional dimension of the state-movement intersection. Drawing on the French case, we argue that institutions that are formally devoted to women's rights inside the state (women's policy agencies) can operate as movement institutions—that is, as bureaucratic instances routinely engrained with a protest dimension—rather than being only a shelter for a network of insider activists. As such, they can provide a specific, institutional feminist socialization to their members; they can purvey, rather than only relay, feminist protest, and they can deploy institutional repertoires of protest, combining bureaucratic and movement dimensions. We conclude that the definition and boundaries of the women's movement need to be broadened to include bureaucratic sources of feminist protest.

While disabled people embody a classical figure of vulnerability, this paper shifts the focus of attention to the vulnerability of their social rights. I address this question normatively and empirically. From a normative point of view, a common framing of disability rights as civil rights, under the influence of the Americans with disabilities Act (ADA), has tended to impede the discussion on disability social rights. By re-asserting that social rights are fundamental human rights, the United Nations’ Convention on the Rights of Persons with Disabilities (CRPD) contributes to bringing them back to the forefront of disability research. However, the realization of disability social rights also needs to be empirically assessed. Based on theories of social rights as well as on Weberian sociology of law, I point to two major ideal-typical characteristics of social rights: they are expected to reduce uncertainty, especially regarding the evolution of one’s autonomy, and to foster a sense of citizenship. I then study the reception of two types of disability benefits in France, the Adult disability benefit (AAH) and the Disability compensation benefit (PCH), to assess to what extent these promises of social rights translate into the experiences of disabled citizens. My analysis is based on 30 biographical interviews with people with either visual or mobility impairments, conducted between 2014 and 2016. The results show the persistent vulnerability of disability social rights in France, pointing to the importance of the procedural dimension of rights realization.

17
vues

0
téléchargements
À la différence d’autres séquences telles que la mise sur agenda ou la mise en œuvre, la science politique s’est relativement moins intéressée au moment dans lequel les politiques publiques produisent des conséquences chez leurs ressortissants individuels. Les processus en jeu mêlent effets directs de l’action publique et appropriations par les individus, et ils ont des dimensions aussi bien objectives que subjectives. Nous proposons d’en rendre compte à partir de l’idée de réception de l’action publique. Cet article précise les implications théoriques et méthodologiques de cette approche. Il identifie deux modalités complémentaires d’étude de ces processus de réception, qui diffèrent par leur échelle d’analyse : celle de l’instrument et celle du secteur d’action publique.

in Revista Internacional de Organizaciones Publié en 2018
JACQUEMART Alban
BERENI Laure
MARRY Catherine
6
vues

0
téléchargements
This article examines the logics behind the tenacious persistence of gender inequalities in French civil service careers, based on 95 biographical interviews conducted with civil servants in upper-middle management and executive positions between 2011 and 2013. The study combines attention to the consequences of the organizational context with analysis of the interplay between gender and class, particularly focusing on how managers and executives appropriate equality policies. While family background has differential impacts on women’s and men’s educational paths and orientations, we find that governmental administrative bureaucracies also make strong contributions to the production of such differences through the rules and norms that equality policy struggles to change, especially in a time of austerity and deepening “new public management” reforms. While most managers and executives of both sexes tend to deny the organizational and social causes of inequality, the diffusion of egalitarian norms fosters the expression of gender consciousness by a minority of women, and reshapes mainstream managerial masculinities and femininities.

58
vues

0
téléchargements
Dans le sillage des lois sur la parité des années 2000, la rareté des femmes aux sommets des organisations professionnelles est devenue un problème public, objet de lois et de dispositifs de plus en plus contraignants (quotas). Qu’en est-il dans la haute fonction publique ? Ce livre, issu d’une enquête approfondie dans quatre directions ministérielles, offre des pistes d’interprétation originales. Au-delà des discours récurrents sur l’« autocensure » et les « choix » des femmes, les récits de vie des cadres supérieur.es et dirigeant.es dévoilent la fabrique quotidienne de l’avantage masculin au cur même des organisations. Les horaires extensifs et rigides, la faible légitimité du droit au congé maternité, l’opacité des critères de promotion ou encore le sexisme de l’environnement professionnel, sont autant de sources d’inégalités. Le plafond de verre n’est toutefois ni homogène, ni immuable. Les ministères et directions sont diversement féminisés et conciliants. Les destins professionnels des femmes et des hommes varient selon leurs titres scolaires, leur origine sociale, leur histoire conjugale et familiale. Les politiques d’égalité professionnelle ont des effets limités, mais sont aussi le support de la dénonciation des inégalités et de la valorisation de nouvelles identités dirigeantes, pour les femmes comme pour les hommes. (Résumé éditeur)

Suivant