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in Terrains & travaux Publié en 2013
BAUDOT Pierre Yves
BORELLE Céline
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Les différentes formes de politisation du handicap qu’abordent les contributions réunies dans ce dossier peuvent être envisagées au prisme de deux perspectives structurantes. La première porte sur les frontières du handicap, de l’avènement d’une catégorie d’action publique aux modalités pratiques de sa mise en œuvre et au travail de catégorisation que celle-ci implique. La seconde porte sur les approches du handicap, et nous conduira à interroger le passage, fondateur pour le champ des disability studies, d’un « modèle médical », dans lequel le handicap est essentiellement pensé à partir des déficiences de l’individu, à un « modèle social », qui envisage le handicap de manière situationnelle en relation avec l’environnement (Oliver, 1996).

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Dix ans après la loi du 11 février 2005, l’année 2015 marque un triste anniversaire pour les personnes handicapées. Entre autres dispositions (non-discrimination, droit à la compensation, obligation éducative, création des Maisons départementales des personnes handicapées …), cette loi avait prévu une mise en accessibilité des établissements recevant du public, des lieux d’habitation et de travail et des transports publics à échéance de 2015, date à partir de laquelle des sanctions pénales se seraient appliquées aux contrevenants. On estime entre 25 et 40% la proportion des établissements recevant du public (ERP) aujourd’hui accessibles (Campion et Mouiller, 2015, p.13). Face au retard pris dans la mise aux normes, le Gouvernement a prolongé en 2014 par ordonnance le délai de mise en accessibilité, en permettant aux acteurs concernés de signer des « agendas d’accessibilité programmée » les protégeant pour 3, 6 ou 9 ans vis-à-vis de toutes poursuites judiciaires . En dépit d’importantes mobilisations associatives contre ce report, l’ordonnance a été ratifiée par le Parlement en juillet 2015 .

Even though the study of disability rights advocacy has led to major c ontributions to social movement sociography and theory, the role played by the disability rights movement in the politics of implementation of disability policy within street - le vel bureaucracies remains largely unstudied. Based on a study of the disability sector in France, this paper explores this less - documented aspect of disability advocacy, focusing more specifically on the role played by association representatives in the al location of disability rights. Indeed, following a major 2005 reform of disability policy, these representatives were granted a third of the seats in the local committees in charge of the allocation of disability rights on an individual basis. Mainly drawi ng on interviews with volunteers and professionals sitting on these local committees, as well as observations of committee meetings, this paper analyzes how movement members define their role in this institutional context . It first analyzes the role played by disability rights organizations in counseling disabled people and their families before they submit their applications to the local bureaucracy in charge of allocating disability rights ( Maisons départementales des personnes handicapées , MDPH). The study of pre - application counseling practices reveals a clear partition between volunteers and professionals, as well as intra - movement differences regarding voluntary involvement in counseling. B eing on the allocation committees, association members ’ in teriorization of institutional constraints does not result in their assuming a purely institutional role, but favors a reframing of advocacy, in terms of oversight rather than participation in decision - making.

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Cette contribution vise à éclairer les débats contemporains sur le règlement des conséquences financières du divorce par une étude historique et comparative des conditions de politisation de cette question. Trois interprétations politiques de ces dispositions (pensions alimentaires, prestation compensatoire, définition des régimes matrimoniaux) sont distinguées : une lecture familialiste, une lecture protectionniste, et une lecture en termes de justice de genre. A partir d’une comparaison France-Québec, nous mettrons en évidence les conditions de possibilité d’une problématisation féministe de l’enjeu. L’analyse comparative montre que ces dispositions occupent une place beaucoup plus centrale dans les luttes féministes au Québec qu’en France. De façon corollaire, le sens qui leur est attribué diffère : perçues en France comme des instruments de protection et de maintien des femmes dans la dépendance, elles sont utilisées au Québec comme l’outil d’une justice de genre. Deux pistes explicatives de ces différences sont explorées, l’une centrée sur le profil social des militantes, et l’autre sur les significations culturelles véhiculées par le droit.

Based on biographical interviews, this paper explores the (non-)realization of disability-related rights in the lives of persons with visual and physical impairments in France. Following up on the path opened by Engel and Munger’s Rights of inclusion, I expand the scope of analysis in two ways: by including different types of disability-related rights (not only civil, but also social rights), and by developing a broader perspective on the realization of rights, which also depends on policymaking, beyond rights consciousness. The paper first stresses generational differences in the realization of disability rights, with life trajectories becoming less institutionalized. In the context of rights whose realization yet is frail, it then shows how other structural social inequalities such as gender strongly impact the chances of these rights becoming real.

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While research on legal mobilization shows how social movements contribute to the definition and implementation of rights, it remains excessively centered on litigation to the detriment of administrative rights enforcement. This article maps out how street-level bureaucracies impact rights enforcement by distinguishing between allocation, access, and process, and analyzes how social movements intervene in these three aspects. It then focuses on allocation, using the case of French disability policy to analyze the forms of advocacy deployed by movement actors who take part in the rights allocation process at the local level. The article argues that conformity to institutional norms derives not so much from a pressure to conform as from the knowledge and experience of the limited means locally available to make rights effective. Further, it shows how advocacy is reframed from the defense of individual claims to a role of scrutiny and control of the bureaucratic allocation of rights.

Fondée sur un travail de sociologie historique des institutions dédiées à la promotion de la cause des femmes dans l’Etat en France et au Québec, cette contribution s’intéresse aux instruments d’action publique dans lesquels se sont matérialisées les politiques d’égalité dans leurs deux premières décennies (1970-1990). Les dispositifs d’information juridique et de communication sont plus spécifiquement étudiés en tant que révélateurs de deux caractéristiques essentielles des politiques d’égalité, analysées ici en termes de politique des droits (l’information juridique entendant faciliter l’accès aux droits et l’effectivité de ces derniers) et de politique des symboles (par une manipulation de symboles, et notamment d’images, visant à favoriser une transformation du statut social des femmes).

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