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Publié en 2020-10 Collection Ouvertures politiques
BERENI Laure
CHAUVIN Sébastien
JAUNAIT Alexandre
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Devenu une référence dans le champ des études sur le genre, ce livre offre un panorama clair, synthétique et à jour des notions essentielles de cette discipline, illustrées par de nombreux exemples concrets. Pourquoi offre-t-on des poupées aux filles et des voitures aux garçons ? Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? Comment expliquer qu’elles effectuent les deux tiers du travail domestique ? Le genre est-il une identité ou une contrainte? Le pouvoir est-il intrinsèquement masculin ? Il s’agit là de quelques-unes des nombreuses questions auxquelles s’intéressent les études sur le genre, devenues depuis une quarantaine d’années non seulement un champ de connaissances, mais aussi un outil d’analyse incontournable en sciences humaines et sociales. Au-delà de la variété des phénomènes étudiés, l’ouvrage développe plusieurs axes essentiels des études sur le genre : les différences dans les manières de voir, de penser et d’agir entre femmes et hommes sont le résultat d’une construction sociale ; l’analyse ne doit pas se limiter à l’étude « d’un » sexe, mais porter sur leurs relations ; le genre est un rapport de domination dont les modalités et l’intensité sont sans cesse reconfigurées ; il doit s’analyser en lien avec les autres rapports de pouvoir qui traversent les sociétés. Ce manuel propose un panorama clair et synthétique des notions et références essentielles des études sur le genre, en les illustrant par de nombreux exemples concrets. Pour les étudiant·es, chercheur·es et enseignant·es des 1er et 2e cycles en sociologie, anthropologie, science politique, histoire et philosophie. [Résumé éditeur]

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L'accès aux espaces publics d'une personne en fauteuil roulant a beau être inscrit dans la loi, là où la rampe fait défaut, ce droit reste lettre morte. L'école a beau se dire inclusive, si elle ne fournit pas à un élève non voyant les aménagements adaptés, elle ne l'est pas dans les faits. Au fil des ans et des mobilisations, une multitude de droits ont été reconnus aux personnes handicapées. En quoi ont-ils changé leur vie quotidienne ? À partir de récits biographiques recueillis auprès d'individus ayant des incapacités motrices ou visuelles, l'auteure montre que les droits associés au handicap, souvent imprécis dans les textes, souffrent de défauts majeurs de mise en oeuvre. Pourtant, face à ces droits vulnérables, les individus sont actifs, dotés d'esprit critique et porteurs d'innovations. À l'école, dans l'entreprise, auprès des administrations ou dans les transports publics, ils protestent, négocient, bricolent et aménagent leurs droits, pour rompre avec la citoyenneté de seconde zone qui leur reste assignée. [Résumé éditeur]

in Débats du LIEPP Publié en 2020-02
DESCHAMPS Pierre
ARBOGAST Mathieu
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Quel peut être l’effet de l’introduction de quotas face aux inégalités de genre dans l’enseignement supérieur et la recherche ? Dans une étude récente, Pierre Deschamps s’est intéressé à l’impact de la mise en place depuis 2015 d’un quota de 40% de femmes dans les comités de sélection à l’université en France. Il s’est appuyé sur des données administratives sur 455 comités académiques et 1548 candidates appartenant à 3 universités publiques françaises. Publiés dans le Working paper n°82 du LIEPP « Gender Quotas in Hiring Committees : a Boon or a Bane for Women », les résultats de cette étude interrogent la conception et les effets des politiques d’égalité dans l’enseignement supérieur et la recherche. En effet, si le quota est effectivement respecté, la progression de la proportion de femmes dans les comités semble s’être accompagnée d’une diminution des chances de recrutement des femmes candidates. Ces conclusions ont fait l’objet d’une discussion interdisciplinaire lors d’un « Débat du LIEPP » organisé le 5 avril 2019. Prenant appui sur des travaux de droit et de science politique, Anne Revillard est revenue sur l’origine et les objectifs des réformes instituant le quota. Marie Sautier a mis en perspective les résultats de cette étude à partir d’une analyse sociologique des mécanismes de production des inégalités de genre. Représentant la Mission pour la place des femmes au CNRS, Mathieu Arbogast a pointé les obstacles spécifiques à la mise en œuvre des quotas dans le monde de la recherche, et présenté plusieurs pistes de réformes dans le prolongement de ces travaux.

in French Politics Publié en 2020-02
JACQUEMART Alban
BERENI Laure
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Drawing on a collective study of gender and executive careers in the French Civil Service, this article provides an account of the genesis and implementation of the gender quota introduced by the 2012 “Sauvadet law” in senior executive positions of the State bureaucracy. First, it shows the crucial, yet unobtrusive, role played by feminist actors in the process, in spite of the absence of any strong open politicization of the issue, from agenda setting to implementation. Second, the article points to the dual character of the reform. On the one hand, the gradual character and limited perimeter of the quota (to senior executive “initial appointments”) restricted its immediate quantitative impact. On the other hand, the constraining, technical dimension of the tool endowed it with a potential to foster incremental social change.

Publié en 2019-10 Collection OSC Papers : 2019-2
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En combinant les apports de la sociologie du handicap et de la sociologie des inégalités, cette contribution développe un cadre d’analyse original pour penser le handicap comme expérience sociale. Alors que les débats structurants des disability studies ont eu tendance à s’orienter vers une discussion de l’ontologie du handicap (le phénomène est-il de nature médicale ou sociale ?), nous nous proposons de revenir au geste initial du « modèle social » consistant à déplacer la focale d’analyse vers la dimension sociale du handicap. Nous appréhendons celle-ci au prisme d’une sociologie des inégalités, en prenant en considération la subjectivité des acteurs et l’intersectionnalité de leur expérience. Le cadre d’analyse que nous proposons permet d’articuler ces dimensions. L’expérience sociale du handicap combine ainsi cinq paramètres : aux trois critères wébériens de caractérisation de la position dans la stratification sociale (ressources matérielles, statut social, pouvoir), nous ajoutons l’identification de la déficience et le régime d’existence.

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Les personnes en situation de handicap souffrent d'une marginalité persistante face au monde du travail. Les chiffres français sont éloquents : 35 % de taux d’emploi, 19 % de taux de chômage. Pour comprendre un tel constat malgré les nombreuses politiques adoptées depuis le début du XXe siècle, l’auteure présente la situation de cette population sur le marché de l’emploi et passe en revue le foisonnement de dispositifs existants, pour la plupart mal connus et rarement évalués : quotas, droit à la non-discrimination, travail protégé et adapté, aménagements de poste, accompagnement vers et dans l’emploi, reclassement, etc. Cet état des lieux, éclairé des apports de la littérature internationale, montre l’importance d’un changement des pratiques et des représentations entourant le handicap au cœur des organisations, afin de favoriser l’embauche, la progression et l’épanouissement professionnels des personnes handicapées.

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Le renouveau récent des pratiques académiques d’évaluation des politiques publiques en France s’est accompagné d'une forte valorisation des méthodes quantitatives, notamment expérimentales et quasi-expérimentales. Cette situation invite à revenir sur les fondements des méthodes qualitatives en sciences sociales et sur l’histoire de leurs usages en évaluation sur le plan international, pour identifier la place qu’elles pourraient occuper dans cette démarche en France. Nous revenons sur les implications, pour le champ de l’évaluation, de trois caractéristiques idéaltypiques des approches qualitatives : l’attention au sens assigné à l’action, la mise en lumière de processus, et la place de l’induction. Nous montrons que ces approches gagnent à être mobilisées dans l’étude de toutes les séquences des politiques publiques qui sont classiquement l’objet de l’évaluation. A la lumière des débats sur le positionnement épistémologique des méthodes qualitatives et sur les démarches participatives, nous insistons sur l’intérêt d’ancrer l’évaluation qualitative dans une démarche systématique de production scientifique.

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Over the past several decades, scholarship on women's movements, feminism, and the state has brought renewed attention to the study of protest politics by questioning its frontier with dominant institutions. This article takes this critique a step further by considering the institutional dimension of the state-movement intersection. Drawing on the French case, we argue that institutions that are formally devoted to women's rights inside the state (women's policy agencies) can operate as movement institutions—that is, as bureaucratic instances routinely engrained with a protest dimension—rather than being only a shelter for a network of insider activists. As such, they can provide a specific, institutional feminist socialization to their members; they can purvey, rather than only relay, feminist protest, and they can deploy institutional repertoires of protest, combining bureaucratic and movement dimensions. We conclude that the definition and boundaries of the women's movement need to be broadened to include bureaucratic sources of feminist protest.

While disabled people embody a classical figure of vulnerability, this paper shifts the focus of attention to the vulnerability of their social rights. I address this question normatively and empirically. From a normative point of view, a common framing of disability rights as civil rights, under the influence of the Americans with disabilities Act (ADA), has tended to impede the discussion on disability social rights. By re-asserting that social rights are fundamental human rights, the United Nations’ Convention on the Rights of Persons with Disabilities (CRPD) contributes to bringing them back to the forefront of disability research. However, the realization of disability social rights also needs to be empirically assessed. Based on theories of social rights as well as on Weberian sociology of law, I point to two major ideal-typical characteristics of social rights: they are expected to reduce uncertainty, especially regarding the evolution of one’s autonomy, and to foster a sense of citizenship. I then study the reception of two types of disability benefits in France, the Adult disability benefit (AAH) and the Disability compensation benefit (PCH), to assess to what extent these promises of social rights translate into the experiences of disabled citizens. My analysis is based on 30 biographical interviews with people with either visual or mobility impairments, conducted between 2014 and 2016. The results show the persistent vulnerability of disability social rights in France, pointing to the importance of the procedural dimension of rights realization.

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À la différence d’autres séquences telles que la mise sur agenda ou la mise en œuvre, la science politique s’est relativement moins intéressée au moment dans lequel les politiques publiques produisent des conséquences chez leurs ressortissants individuels. Les processus en jeu mêlent effets directs de l’action publique et appropriations par les individus, et ils ont des dimensions aussi bien objectives que subjectives. Nous proposons d’en rendre compte à partir de l’idée de réception de l’action publique. Cet article précise les implications théoriques et méthodologiques de cette approche. Il identifie deux modalités complémentaires d’étude de ces processus de réception, qui diffèrent par leur échelle d’analyse : celle de l’instrument et celle du secteur d’action publique.

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