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In this article, I conduct a contextual analysis of transhumanist conceptions of posthuman futures. Focusing on cryonics, nanotechnology, and artificial superintelligence technological projects through a study of primarily American sources from the 1960s onward, I identify three distinct conceptualizations of the posthuman future: Promethean, spontaneous, and scalar. I argue that transhumanists envision posthumanity as resulting from a transition that involves both continuity and radical change. Although these three posthuman futures appear to share an interest in predicting a superior “cosmic” realization of human destiny, they involve distinct “liberal” conceptions of historical agency. These include the unlimited individual liberty of the technologized self, the knowledge-ordering properties of the market, and the rational aggregation of individual interests over the long term. I locate these heterogeneous and partly conflicting conceptions of historical agency in the context of the postwar crisis and remaking of liberalism’s future. I argue that transhumanist ideas about the transition toward a more-than-human or beyond-human future are best understood as manifesting a wide range of attempts at thinking about horizons of unprecedented change within the terms of postwar liberal projects. Ultimately, transhumanist futures shed light on the multiplicity of political temporalities that are required for thinking and writing stories about unprecedented futures.

in Futures Sous la direction de ANDERSSON Jenny, KEMP Sandra Publié en 2021-06
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From Boundless Expansion to Existential Threat: Transhumanists and Posthuman Imaginaries," in Futures, edited by Jenny Andersson and Sandra Kemp, 333-348. Oxford: Oxford University Press, 2021): This essay examines visions of the future of human life in transhumanist imaginaries of the posthuman, ranging from utopian figurations to catastrophist warnings. Focusing on libertarian, liberal, and conservative posthuman imaginaries, it argues that the posthuman condition is defined by changing scientific, moral, and political narratives, including ideas of revolutionary change, progressive evolution through the ethical use of human enhancement technologies, and the mitigation of existential risk for the preservation of intelligence and civilization in the long term. Changing posthuman imaginaries, it shows, reshape spaces of present and future political imagination

Cette thèse examine la pensée politique du transhumanisme à travers une étude croisant la théorie politique, l’histoire de la pensée politique et l’étude des sciences et technologies (STS). Le transhumanisme inclut un ensemble d’idées et de pratiques biologiques, technologiques et politiques visant à transformer la condition humaine, de l’amélioration des capacités individuelles jusqu’au dépassement des frontières corporelles ou terrestres. Les travaux de recherche existants décrivent le transhumanisme comme une conséquence perverse ou logique de l’individualisme libéral, ou l’expression d’une ruse de la raison néolibérale. Ce travail propose une approche alternative consistant à étudier le transhumanisme comme un ensemble de projets visant à régénérer le futur du libéralisme. Suivant une méthode contextualiste, il resitue les projets transhumanistes contemporains dans une série de contextes de pensée libérale, américaine, britannique et transnationale, entre le début des années 1960 et la période actuelle. À travers l’analyse des langages politiques du transhumanisme, cette étude met en lumière la plasticité idéologique du libéralisme, l’histoire récente de ses contestations, et l’inscription de conceptions non-humaines et évolutionnistes de la rationalité dans certains répertoires établis de la pensée académique libérale. Cette thèse contribue tout d’abord à l’étude empirique d’un discours encore peu analysé dans le champ de la science politique. Croisant l’histoire de la pensée anglo-américaine libérale depuis la période d’après-guerre avec l’histoire et des sciences et technologies de la guerre froide, elle montre comment les projets et argumentaires transhumanistes contribuent à retracer les frontières du libéralisme à travers l’appropriation de répertoires libéraux et anti-libéraux dans une série de contextes de production d’expertise. La thèse retrace ensuite l’inscription de notions du futur posthumain dans la théorie morale et politique, l’analyse des politiques technologiques, et l’intelligence artificielle. Enfin, ce travail propose une contribution méthodologique à l’histoire de la pensée politique, soulignant le rôle des pratiques et imaginaires technoscientifiques dans la transformation des concepts politiques, et plus spécifiquement, de la théorisation politique libérale.

in Raisons politiques Publié en 2019-06
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Cet article propose un état des lieux rapide du transhumanisme contemporain, à travers deux champs de controverses sur les définitions de l’humain et du posthumain. Le premier concerne l’éthique de l’amélioration humaine ; s’y joue la question des limites du libéralisme et des conditions d’exercice de l’autonomie. En réponse aux refus d’une transformation technologique substantielle de l’humanité pour des raisons communautariennes ou relevant d’une éthique de la discussion, les arguments transhumanistes constituent des justifications libérales et libertariennes en faveur d’une modification des normes biologiques. Le second tient à la configuration biopolitique dans laquelle la projection d’un futur posthumain devient possible. S’y affrontent les projets d’émancipation posthumanistes, critiques de l’anthropocentrisme et de l’universalisme modernes, et les ambitions transhumanistes d’un accroissement des capacités de maîtrise du monde. Ces controverses permettent de délimiter le transhumanisme comme un champ sémantique autorisant des recompositions idéologiques multiples, à l’intersection des pensées libérales et de leurs critiques.

in Revue française de socio-économie Publié en 2019-01
BOURGERON Théo
FOURCADE Marion
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1ères lignes : Marion Fourcade est professeure de sociologie à l’Université de Berkeley en Californie. Elle a travaillé sur les économistes aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni, les pratiques de valorisation de la nature en France et aux États-Unis, et se concentre aujourd’hui sur les nouvelles formes d’inégalités liées à l’économie numérique. Elle participe au dialogue entre les sociologies économiques française et américaine.