Co-auteur
  • BILAND-CURINIER Emilie (2)
  • HASSENTEUFEL Patrick (1)
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  • Partie ou chapitre de livre (3)
  • Article (2)
  • Thèse de doctorat (1)
in Nouvelle sociologie politique de la France Publié en 2021-05
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Dans quelle mesure la fonction publique française constitue-t-elle un modèle singulier d’emploi public ? Comment celui-ci s’est-il construit historiquement ? Que nous apprennent ses évolutions récentes sur les transformations de modes d’exercice du pouvoir politique et sur l’action publique ? Ce chapitre appréhende l’emploi public sous deux perspectives complémentaires. Il l’analyse d’abord comme un monde du travail, dont il discute la singularité sociologique par rapport au secteur privé, tout en soulignant sa forte hétérogénéité interne. Il l’étudie ensuite en tant que marché du travail doté de modes de régulation et de relations professionnelles spécifiques, aujourd’hui engagées dans de profondes transformations.

in Policy Analysis in France Sous la direction de HALPERN Charlotte, HASSENTEUFEL Patrick, ZITTOUN Philippe Publié en 2018
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Cette publication n'a pas de résumé

Tout en s’inscrivant dans la continuité des travaux existants sur la diffusion du « nouveau management public » (NMP) et les transformations organisationnelles de l’administration publique, ce nouvel opus de la série « ECPR Studies in European Political Science » dirigé par Jean-Michel Eymeri-Douzans et Jon Pierre se présente comme une tentative d’explorer une question encore trop peu souvent traitée par les spécialistes internationaux de Public Administration : celle des effets de la nouvelle gestion publique sur les régimes démocratiques [Premières lignes].

in Savoirs de gouvernement. Circulation(s), traduction(s), réception(s) Sous la direction de KALUSZYNSKI Martine, PAYRE Renaud Publié en 2013
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Cette publication n'a pas de résumé

Tout en s’inscrivant dans la continuité des travaux existants sur la diffusion du « nouveau management public » (NMP) et les transformations organisationnelles de l’administration publique, ce nouvel opus de la série « ECPR Studies in European Political Science » dirigé par Jean-Michel Eymeri-Douzans et Jon Pierre se présente comme une tentative d’explorer une question encore trop peu souvent traitée par les spécialistes internationaux de Public Administration : celle des effets de la nouvelle gestion publique sur les régimes démocratiques. (première phrase)

Cette thèse étudie les politiques de la haute fonction publique en France et en Grande-Bretagne depuis le XIXe siècle. Alors que les deux pays sont généralement considérés comme des cas très différents eu égard à leur système administratif, nous proposons de comparer leurs trajectoires historiques au regard d’un enjeu commun : l’évolution du marché du travail des hauts fonctionnaires. En important au sein d’une sociologie de l’action publique des outils analytiques issus de la sociologie néo-wébérienne des professions et de la sociologie des marchés du travail, nous montrons que l’évolution du marché des hauts fonctionnaires peut se comprendre comme le produit de la concurrence entre différents acteurs collectifs pour la définition des règles d’accès et de circulation dans la haute administration. Quatre dynamiques institutionnelles sont persistantes : une dynamique professionnelle, une dynamique administrative, une dynamique politique, et une dynamique relative aux savoirs de gouvernements. Nous proposons un découpage chronologique en trois périodes historiques au sein desquelles nous étudions successivement la construction d’un marché du travail fermé aux sommets de l’Etat avant 1945 ; la centralisation du gouvernement des hauts fonctionnaires et les tentatives de création d’un marché du travail interne entre les années 1940 et les années 1970 ; et enfin l’ouverture et la re-régulation du marché des hauts fonctionnaires depuis les années 1980. Cette analyse historique de long terme permet de dégager deux représentations idéal-typiques du marché des hauts fonctionnaires dans les deux pays : un marché à dominante professionnelle et un marché à dominante organisationnelle.

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Cet article présente une expérience de comparaison internationale de deux cas habituellement considérés comme très différents. En s’appuyant sur les travaux sur l’histoire croisée, il tente de dépasser les écueils traditionnels des typologies : leur caractère statique dans le temps et leur insuffisante prise en compte de l’interdépendance des cas considérés. La mise en évidence des rapports asymétriques du comparatiste aux terrains de l’enquête, d’une part, et l’analyse des circulations internationales entre les deux cas, d’autre part, permet de réintroduire ces deux dimensions – temporelle et spatiale – dans la comparaison de cas contrastés. Cette démarche donne ainsi des clés pour tenir ensemble, dans l’écriture de la comparaison, la singularité des configurations nationales et les enjeux communs aux trajectoires des cas étudiés. L’histoire croisée se révèle un outil précieux pour construire le fragile équilibre du plan comparatif, entre restitution monographique faisant la part belle aux terrains de l’enquête et comparaison systématique permettant la montée en généralité.

Comment expliquer, au pays du « laisser faire » et de l’« État faible », le pouvoir considérable de l’administration fédérale américaine sur le marché pharmaceutique ? Telle est la question posée par Daniel Carpenter dans son dernier ouvrage sur l’administration de l’alimentation et du médicament aux États-Unis (Food and drug administration, FDA). Prolongeant ses recherches sur les ressorts du pouvoir administratif, l’auteur de The forging of bureaucratic autonomy (Princeton University Press, 2001) approfondit ici, par une étude de cas particulièrement fouillée, la piste de la « réputation organisationnelle » comme source du pouvoir de régulation. [Premières lignes]

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Plus de dix ans après sa première édition anglaise, l’ouvrage de Michael Power, qui a été traduit en français en 2005, demeure d’une actualité saisissante. À l’heure où les premiers effets (souhaités ou non) de la Loi Organique sur les Lois de Finances commencent à être mis en évidence par certaines recherches en sciences sociales, et alors que l’ensemble des politiques publiques s’est récemment vu soumis à une « révision générale » orchestrée par un ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique issu du monde du conseil financier et de l’audit, la « théorie de l’auditabilité » proposée par M. Power se révèle particulièrement stimulante (...).

Cet article analyse le rapprochement des formations initiales des hauts fonctionnaires de l’État et des collectivités territoriales annoncé par le ministre de la fonction publique à l’automne 2003.À travers la création du module « Territoires », suivi conjointement par les élèves de l’ÉNA et del’INET depuis 2006, se joue la définition d’un modèle légitime de haute fonction publique.Toutefois, les formations des deux établissements apparaissent aujourd’hui davantage juxtaposées que fondues. La puissance des mécanismes de reproduction institutionnelle empêche de parler de l’appariement des deux institutions, qui continuent de refléter – et de revendiquer – des modèles hétérogènes de formation des cadres de l’action publique alimentant deux types de marché du travail différents.

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