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in L’économie européenne 2020 Sous la direction de Observatoire français des conjonctures économiques Publié en 2020-03
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Depuis le début du XXe siècle, la structure des marchés du travail européens s’est transformée principalement de deux manières : d’abord, les femmes ont été de plus en plus nombreuses à participer au marché du travail, même lors de la crise, et les taux d’activité des femmes entre pays européens, autrefois éloignés, se sont rapprochés spectaculairement. Ensuite, le marché du travail apparaît de plus en plus polarisé. Le terme « polarisation » désigne la disparition des emplois intermédiaires au profit d’emplois soit de faibles niveaux de qualification soit de très hauts niveaux de qualification. Nous montrons dans ce chapitre que les questions de genre et de polarisation du marché du travail s’entremêlent en Europe plus qu’ailleurs, car les emplois en croissance, en réponse à la polarisation, sont beaucoup plus souvent occupés par des femmes. Au contraire, les hommes sont majoritaires dans des emplois intermédiaires en déclin. [Premier paragraphe]

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Si, d’après les sondages, il séduit de plus en plus l’opinion publique et la gauche d’Anne Hidalgo à Bernie Sanders, le contrôle des loyers laisse sceptique la plupart des économistes[1]. Dès les premiers cours de licence nous apprenons à nos élèves que les lois de l’offre et la demande s’appliquent aussi sur le marché locatif. Si le contrôle des loyers a pour conséquence de faire baisser les loyers, il entraîne aussi une chute de l’offre de logements qui ne fait qu’aggraver le manque de logements à l’origine des loyers élevés. Pour un économiste, la messe est dite : s’il bénéficie aux chanceux locataires en place, le contrôle des loyers aggrave la situation de ceux qui cherchent à se loger en asphyxiant l’offre alors que des loyers trop élevés sonnent l’alarme sur l’urgence à l’augmenter[2]. Toutefois, les dégâts du contrôle des loyers dépendent de la pente de la courbe d’offre de logements à louer, c’est-à-dire de l’importance du retrait des propriétaires du marché locatif en réponse à la baisse des prix. Or en défense du contrôle des loyers, on oppose souvent que dans les zones tendues comme Paris, l’offre est inélastique, et le niveau des loyers influence peu le nombre de logements offerts. Si l’offre locative est fixe, alors le contrôle des loyers ne fait que redistribuer de pouvoir d’achat aux locataires. Hélas, les études sont unanimes à rejeter l’hypothèse d’inélasticité de l’offre.

L’immigration, mesurée par la part de nés à l’étranger[1], est en hausse dans les principaux pays de l’UE entre 2007 et 2017. Le tableau 1 montre que sa progression sur la dernière décennie est impressionnante au Royaume-Uni ou dans les pays scandinaves tandis qu’en France, où l’immigration est plus ancienne, la progression est plus modérée. Dans tous les pays, en 2017, à l’exception de la Hongrie, une large majorité des immigrés provient d’un pays hors-UE, tendance que la crise des réfugiés a renforcée.

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Vues depuis le taux d’emploi, les femmes françaises travaillent moins que les femmes allemandes : en 2017 le taux d’emploi des femmes âgées de 15 à 64 ans était de 67,2% en France contre 75,2% en Allemagne. Mais cet indicateur couramment utilisé ignore que les femmes allemandes mobilisent plus le temps partiel que les françaises pour articuler leurs temps. Ceci tient au fait que le sous-emploi et la régulation du marché du travail diffèrent dans les deux pays, avec en particulier une offre abondante de mini jobs à temps partiel en Allemagne qui affecte davantage les femmes que les hommes. Par ailleurs, les différences en termes de politiques d’articulation vie familiale-vie professionnelle dans les deux pays permettent une prise en charge de la petite enfance plus étendue en France qu’en Allemagne et induisent un recours au temps partiel par les Allemandes. Pour comparer la situation de l’emploi des femmes en France et en Allemagne, nous utilisons des indicateurs qui prennent en compte le temps de travail, que nous calculons par âge pour illustrer une perspective de cycle de vie[1]. Les résultats confirment que les Allemandes travaillent davantage à temps partiel que leurs homologues françaises et ceci est particulièrement marqué aux âges de la maternité. Ces différences de temps de travail des femmes expliquent que les écarts de salaires hommes/femmes soient plus élevés en Allemagne qu’en France.

in L'économie européenne Sous la direction de CREEL Jérôme Publié en 2019-02
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Depuis la fin des années 1990, l'Union européenne (UE) établit des engagements chiffrés en faveur de l'emploi des femmes. Dans tous les pays, cellesci perçoivent en moyenne des rémunérations plus faibles que les hommes. Le temps partiel est un facteur explicatif majeur de ces inégalités, de même que la ségrégation professionnelle et la ségrégation verticale (entre professions et positions hiérarchiques). Par ailleurs, dans les pays dans lesquels la participation des femmes au marché du travail est faible, les caractéristiques des femmes qui travaillent sont plus favorables que celles des hommes, ce qui explique que les écarts de salaire y soient plus faibles. Ce biais de sélection peut être important, en Italie notamment. L'égalité salariale est avancée comme un but à atteindre, mais les recommandations la concernant ne sont pas directement articulées avec la stratégie pour l'emploi. Pour accompagner l'emploi des mères, l'UE encourage les États membres à développer l'accueil des jeunes enfants. Depuis le milieu des 1990, des directives européennes proposent des congés parentaux incitant au partage des tâches domestiques et familiales, malgré cela une grande diversité de congés existe en Europe

Recent decades have seen a rapid increase in the share of non-European immigrants in public housing in Europe, which has led to concern regarding the rise of ghettos in large cities. Using French census data over three decades, we examine how this increase in public housing participation has affected segregation. While segregation levels have increased moderately, on average, the number of immigrant enclaves has grown. The growth of enclaves is being driven by the large increase in non-European immigrants in the census tracts where the largest housing projects are located, both in the housing projects and the surrounding nonpublic dwellings. As a result, contemporary differences in segregation levels across metropolitan areas are being shaped by the concentration of public housing within cities, in particular the share of non-European immigrants in large housing projects constructed before the 1980s. Nevertheless, the overall effect of public housing on segregation has been ambiguous. While large projects have increased segregation, the inflows of non-European immigrants into small projects have brought many immigrants into census tracts where they have previously been rare and, thus, diminished segregation levels.

in Questions internationales Publié en 2018-06
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La hausse du nombre d’immigrés non-européens résidant en logements sociaux en France a eu des effets ambivalents sur la ségrégation à leur égard. Si leur installation dans des cités de taille modeste a modéré leur concentration, leur installation dans les grands ensembles l’a renforcée, notamment parce qu’en même temps le nombre de natifs dans les logements privés de ces quartiers a chuté. La répartition des HLM entre quartiers a un impact important sur la mixité sociale.

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Recent decades have seen a rapid increase in the share of non-European immigrants in public housing in Europe, which has led to concern regarding the rise of “ghettos” in large cities. Using French census data over three decades, we examine how this increase in public housing participation has affected segregation. While segregation levels have increased moderately on average, the number of immigrant enclaves has grown. The growth of enclaves is being driven by the large increase in non-European immigrants in the census tracts where the largest housing projects are located, both in the housing projects and the surrounding non-public dwellings. As a result, contemporary differences in segregation levels across metropolitan areas are being shaped by the concentration of public housing within cities, in particular the share of non-European immigrants in large housing projects constructed before the 1980s. Nevertheless, the overall effect of public housing on segregation has been ambiguous. While large projects have increased segregation, the inflows of non-European immigrants into small projects have brought many immigrants into census tracts where they have previously been rare and, thus, diminished segregation levels.

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