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in Les notes du Conseil d’Analyse Économique Publication date 2018-09
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La réforme de la zone euro est à nouveau à l’ordre du jour. Parmi les pistes envisagées, l’évolution des règles budgétaires devrait figurer en tête de liste. Celles-ci ont en effet engendré une austérité budgétaire excessive pendant la crise, aggravant et prolongeant ses conséquences économiques, sociales et politiques. Inversement, la réduction de la dette a été insuffisante dans de nombreux pays en période de conjoncture favorable dans les années 2000, les règles n’étant pas respectées ou insuffisamment rigoureuses. Ces règles souffrent en outre de graves problèmes de mesure : elles sont basées sur un concept légitime, le solde public structurel, mais celui-ci n’est pas observable et fait l’objet d’importantes erreurs d’estimation. Les erreurs de politique économique générées par les règles budgétaires ont conduit à reporter sur la Banque centrale européenne l’essentiel du rôle de stabilisation de l’activité. L’application du cadre budgétaire européen extrêmement complexe, peu transparent et sujet à erreurs a, par ailleurs, exposé la Commission européenne à des critiques des États membres, que la situation de leurs finances publiques soit solide ou dégradée. Les règles européennes, perçues comme du micro-management bruxellois portant atteinte à la souveraineté nationale, servent ainsi de bouc émissaire aux populistes antieuropéens. Les règles budgétaires sont cependant indispensables dans une union monétaire, afin d’assurer la soutenabilité de la dette publique et parce que la clause de nonrenflouement en cas de crise n’est pas crédible. Elles ne sont pas une solution miracle et ne peuvent se substituer au débat démocratique national sur les choix budgétaires et la soutenabilité de la dette, mais elles devraient aider à encadrer ce débat. Elles devraient être aussi transparentes et simples que possible en fixant des objectifs directement pilotables par le gouvernement (simplification), permettre de conduire une politique budgétaire contracyclique (stabilisation) et inciter à réduire la dette publique excessive (soutenabilité). L’objectif de cette Note est d’évaluer le cadre actuel et de proposer une profonde simplification. Nous recommandons de substituer aux nombreuses règles actuelles une règle simple : les dépenses nominales ne devraient pas croître plus rapidement que le PIB potentiel à long terme et plus lentement dans les pays où la dette est excessive. Les simulations effectuées pour cette Note suggèrent qu’une telle règle permettrait de concilier prudence budgétaire et stabilisation macroéconomique de l’économie. Dans un cadre institutionnel national et européen renforcé, nous recommandons d’élargir le mandat du Haut Conseil des finances publiques et de mieux l’intégrer dans le processus budgétaire national en lui confiant l’analyse des prévisions budgétaires et de la soutenabilité de la dette et en renforçant sa capacité à produire des prévisions macroéconomiques. Enfin, pour une application crédible et non bureaucratique des règles budgétaires, nous préconisons la combinaison de plusieurs instruments : surveillance, incitations positives, discipline de marché et responsabilisation politique.

This paper contributes to the literature investigating the role of global factors in determining Euro area inflation, using a wide list of potential candidates to measure global factors. We show that roughly 50 percent of inflation is explained by global factors; and that the ECB has an impact on the domestic part of inflation. This calls for adjusting the definition of the ECB target to the domestic-driven indicator of inflation which we develop.

in L'économie européenne 2016 Publication date 2016-02
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Près de quinze années après l’introduction de la monnaie unique, la zone euro est caractérisée par l’hétérogénéité croissante des situations économiques de ses États membres. Certains pays sont proches du plein emploi et connaissent des excédents de la balance courante très importants, comme l’Allemagne ; d’autres, comme l’Espagne ou l’Italie, connaissent des taux de chômage très élevés et un excédent courant bien plus faible, voire négatif. Ce chapitre vise à caractériser et à expliquer la divergence européenne.

in B.E Journal of Macroeconomics Publication date 2011-05
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Financial crises are often associated with an endogenous credit reversal followed by a fall in asset prices and serious disruptions in the financial sector. To account for this sequence of events, this paper constructs a model where excessive risk-taking by investors leads to a bubble in asset prices, and where the supply of credit to these investors is endogenous. We show that the interplay between excessive risk-taking and the endogeneity of credit may give rise to multiple equilibria associated with different levels of lending, asset prices, and output. Stochastic equilibria lead, with positive probability, to an inefficient liquidity dry-up, a market crash, and widespread failures by borrowers. The possibility of multiple equilibria and self-fulfilling crises is shown to be related to the severity of the risk-shifting problem in the economy.

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This paper analyses the e§ects of transitory increases in government spending when public debt is used as liquidity by the private sector. Aggregate shocks are introduced into a áexible-price, incomplete-market economy where heterogenous, inÖnitely-lived households face occasionally binding borrowing constraints and store wealth to smooth out idiosyncratic income áuctuations. Debt-Önanced increases in public spending facilitate self-insurance by bond holders and may crowd in private consumption. The implied higher stock of liquidity also loosens the borrowing constraints faced by Örms, thereby raising labour demand and possibly the real wage. Whether private consumption and wages actually rise or fall ultimately depends on the relative strengths of the liquidity and wealth e§ects that arise following the shock.

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La crise financière de 2007 a ouvert une nouvelle ère de la mondialisation. Que l’on pense à la politique énergétique des États-Unis qui les rapproche très rapidement de l’autonomie énergétique avec une utilisation massive des hydrocarbures non conventionnels, au retranchement de la Russie derrière un rêve de grandeur nationale, ou encore à l’enlisement européen, les économies mondiales se déplacent vers un nouvel équilibre où la concurrence économique domine les relations internationales. C’est à ce nouvel équilibre économique que s’intéresse Jean-Louis Beffa dans son livre Les Clés de la puissance. [Premier paragraphe]

in Annales d'économie et de statistique Publication date 2003
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Cet article présente un mécanisme de croissance fondé su rla seule division du travail, c'est-à-dire sur l'augmentation de la diversité des tâches. La division du travail a lieu à la fois au sein des entreprises et entre celles-ci. Le processus d'augmentation du nombre de tâches est rendue possible par l'augmentation du nombre d'entreprises. L’étude de la division optimale du travail montre que l'équilibre décentralisé n'alloue pas assez de ressources à la coordination du travail.

in Revue économique Publication date 2003
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Cet article présente une modélisation de la croissance fondée sur le lien entre division du travail et progrès technique. La division du travail donne lieu à des opportunités d’introduction de nouvelles machines qui viennent aider ou remplacer les travailleurs. Des tâches devenues obsolètes disparaissent, et de nouvelles tâches sont créées pour produire les nouvelles machines. Ce modèle permet d’étudier la dynamique conjointe des deux facteurs de production, travail et capital. On montre que la diversité des tâches croît moins vite lorsque le progrès technique s’accélère. On montre, par ailleurs, que cette modélisation de l’innovation produit un modèle de croissance sans effets de taille.

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On assiste à des inflexions nouvelles dans les débats sur la construction européenne. Moins visibles que des déclarations publiques, des conférences essentielles et ateliers se tiennent pour aborder de nouvelles options, sous des angles économiques et politiques différents. Le débat est plus vif en Allemagne qu’en France. En cause probablement le débat caricatural français pendant les élections présidentielles, sur la forme « pour ou contre la monnaie unique », alors que le débat préalable est de discuter comment orienter les institutions de la zone euro au service de la croissance et des inégalités. [Premier paragraphe]

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