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in Revue de l'OFCE Publié en 2019-12
PINOIS Ricardo
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World public debt has increased by 30% of world GDP between 2007 and2017. During the same period, the real interest rate on public debt has fallenby roughly 200 basis points, whereas it should have increased by 100 basispoints according to previous estimates. It reveals that demand for public debthas increased faster than supply. Where does the increase in savings comefrom? To answer this question, we construct the world financial marketequilibrium to identify the country and agents across countries who increasedtheir saving rate. Using the equality between the sum of private and publicsaving and investment at the world level, we find four lessons. First, the worldinvestment rate has been slightly increasing during the period, with animpressive shift of investment to China. The investment rate of China was 4% of world GDP in 2007. It jumps to 12% in 2017. Second, during the period, the world experienced an impressive reduction of global imbalances. The Chinesesaving rate increased less than Chinese investment and the US saving rate increased more than US investment. Third, the increase in the world saving rate comes from highly indebted countries before 2007, mostly from the US and southern Europe. The increase in the current account of Italy, Spain and Greece (from a negative territory) is the order of magnitude of the increase in the US current account. Fourth, there is no clear relationship between the householdsaving rate and national government borrowing, thus not confirming the Ricardian equivalence view. Finally, it seems that the factors generating a highnet saving rate in China are temporary, whereas the deleveraging of US andsouthern Europe may be long-lasting. As a consequence, one can expect lowinterest rates for a long period of time.

in Revue de l'OFCE Publié en 2019-10
CAVALIER Bruno
DE MOURA FERNANDES Bruno
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Xavier Ragot : Le ralentissement du commerce mondial s'explique-t-il uniquement par la guerre commerciale ? Quel sera l'ampleur du ralentissement américain ? Jusqu'où ira le ralentissement de l'économie chinoise ? Les banques centrales peuvent-elles reprendre le contrôle de l'inflation ? Faut-il s'inquiéter de l'endettement des entreprises ? [Premier paragraphe]

Publié en 2019-04 Collection Raison de plus
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La crise économique mondiale fait maintenant place à des crises politiques nationales, au retour des frontières et des murs. Cette situation est au moins en partie le résultat d’une sous-estimation des instabilités du capitalisme. Nos Etats providence ont permis de civiliser les capitalismes nationaux. Ils sont de plus en plus présents, sans réellement limiter les risques et inégalités issus de la mondialisation. S’appuyant sur l’histoire économique et sociale, aussi bien que sur une claire analyse du contexte économique contemporain, ce livre explore la possibilité d’une autre relation entre l’économie et la politique, en élargissant l’espace des solidarités. Il propose en particulier la création d’une assurance chômage européenne, compatible avec les systèmes nationaux et s’appuyant sur l’expérience des Etats-Unis. Contre le seul repli national, il existe un chemin économiquement cohérent pour préserver nos Etats providence.

in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2019-02
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n France, le début de l’année 2019 restera marqué par la mobilisation des gilets jaunes. Dans quel contexte ce mouvement s’inscrit-il et quelles sont ses conséquences socio-économiques à long terme ? A court terme, les mesures de la loi d’urgence économique et sociale, prises à la suite du mouvement des gilets jaunes, représentent de l’ordre de 10 milliards d’euros et sont ciblées sur les classes moyennes. Elles seront une contribution importante à la croissance en 2019, de l’ordre de 0,4 %, selon les estimations de l’OFCE. Le mouvement des gilets jaunes est complexe et ses revendications sont à la fois économiques et politiques. Sur le plan politique, ce mouvement a montré les faiblesses actuelles de la Ve République, fortement centralisée autour d’un exécutif fort, avec peu de pouvoir de fait pour le Parlement et les élus des collectivités territoriales, y compris sur des questions pourtant locales comme la limitation de la vitesse sur les routes. Tout aussi importante est la distinction faite dans ce mouvement entre ceux « d’en haut » et ceux « d’en bas », les « petits » et les « gros ». Elle est malheureusement pertinente, mais il faut la considérer sous le bon angle. En effet, l’Etat-providence français réussit, c’est vrai, à réduire en partie les inégalités de revenus1, mais il échoue sur un point crucial : la mobilité sociale. A coût à peu près équivalent pour les finances publiques, il faut deux générations aux 10 % des Danois les plus pauvres pour rejoindre la classe moyenne, contre… six générations dans l’Hexagone. L’école française est une de celles, parmi les pays de l’OCDE, qui participent le plus à la reproduction des inégalités sociales.

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Eurozone monetary governance was framed for a stable macroeconomic environment. While the ECB policy framework changed much after the global financial crisis, this did not prevent important nominal divergences. These ones prove the importance of non-monetary factors affecting relative nominal prices, such as fiscal policy and labor market institutions. New tools are necessary to limit these nominal divergences, otherwise real divergence will continue to weaken the euro. This document was provided by Policy Department A at the request of the Committee on Economic and Monetary Affairs.

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Xavier Ragot : Nous avons l’habitude de commencer le débat par une discussion sur la conjoncture au niveau mondial, avec quelques questions précises : Quel est l’impact de la politique budgétaire aux États-Unis ? Y-a-t-il un risque de krach boursier aux États-Unis ? Quelles peuvent être les conséquences de la guerre commerciale ? et enfin les tensions financières dans les pays émergents augurent-elles une nouvelle crise ? [Premier paragraphe]

Les règles budgétaires européennes fixent un certain nombre de contraintes sur les finances publiques des États membres. Ceux-ci doivent respecter un plafond de déficit et de dette et s'engager sur un objectif de solde structurel à moyen terme. Ils doivent aussi respecter une variation du solde structurel et limiter la progression des dépenses publiques. En parallèle, à l'ajout de nouvelles contraintes, les dernières réformes de la gouvernance ont introduit des flexibilités afin de mieux adapter la réponse aux chocs macroéconomiques. Le cadre est ainsi devenu plus complexe mais il n'a pas permis d'éviter la crise des dettes souveraines dans la zone euro. De nombreuses propositions de réforme des règles sont actuellement en débat. Le FMI a proposé une philosophie de réforme pour un meilleur équilibre entre flexibilité, simplicité et contrainte. Cette philosophie a été introduite dans le cadre de la zone euro par quatorze économistes franco-allemands. Ils proposent de rebâtir les règles budgétaires autour d'une règle de dépenses publiques avec un mécanisme correcteur de la dette. Nous analysons les propriétés macroéconomiques de cette proposition. Selon les simulations réalisées à partir du modèle iAGS, la règle de dépense est inapplicable à des pays ayant un niveau de dette trop éloigné de 60 % mais qui présentent des soldes structurels positifs, tels l'Italie ou le Portugal. Pour ces pays la règle provoque des efforts irréalistes qui aboutiraient à une très forte décroissance de la dette, l'amenant en terrain négatif assez rapidement. Ceci est accentué par le fait que la règle proposée est asymétrique. À nos yeux, une règle budgétaire, même réformée, ne suffira pas pour sortir de la synchronisation des politiques budgétaires et aller vers une véritable coordination. La tension existe entre une gouvernance par les règles et une gouvernance par la coordination. L'analyse des règles actuelles et de la proposition des quatorze économistes franco-allemands nous conduit à plaider pour la seconde option. L'hétérogénéité des pays européens rend impossible l'imposition à tous d'une règle simple. Il faut dès lors augmenter l'intensité de l'analyse économique portant sur la situation de chaque pays pour donner les moyens à une institution de prendre des décisions informées et de fournir des recommandations sur moyenne période. La contrepartie de cette agilité est un contrôle plus important de la soutenabilité des finances publiques. De manière plus opérationnelle, les interactions au sein du Semestre européen pourraient jouer ce rôle-là. Cette instance pourrait devenir le moment où l'on définit et l'on met en place conjointement la stratégie de croissance de l'Union, et où l'on établit la contribution de chaque pays à l'objectif commun.

Les règles budgétaires européennes fixent un certain nombre de contraintes sur les finances publiques des États membres. Ceux-ci doivent respecter un plafond de déficit et de dette et s’engager sur un objectif de solde structurel à moyen terme. Ils doivent aussi respecter une variation du solde structurel et limiter la progression des dépenses publiques. En parallèle, à l’ajout de nouvelles contraintes, les dernières réformes de la gouvernance ont introduit des flexibilités afin de mieux adapter la réponse aux chocs macroéconomiques. Le cadre est ainsi devenu plus complexe mais il n’a pas permis d’éviter la crise des dettes souveraines dans la zone euro. De nombreuses propositions de réforme des règles sont actuellement en débat. Le FMI a proposé une philosophie de réforme pour un meilleur équilibre entre flexibilité, simplicité et contrainte. Cette philosophie a été introduite dans le cadre de la zone euro par quatorze économistes franco-allemands. Ils proposent de rebâtir les règles budgétaires autour d’une règle de dépenses publiques avec un mécanisme correcteur de la dette. Nous analysons les propriétés macroéconomiques de cette proposition. Selon les simulations réalisées à partir du modèle iAGS, la règle de dépense est inapplicable à des pays ayant un niveau de dette trop éloigné de 60% mais qui présentent des soldes structurels positifs, tels l’Italie ou le Portugal. Pour ces pays la règle provoque des efforts irréalistes qui aboutiraient à une très forte décroissance de la dette, l’amenant en terrain négatif assez rapidement. Ceci est accentué par le fait que la règle proposée est asymétrique. En revanche, en cas de choc de demande ou d’inflation non anticipé, la règle a les bonnes propriétés contra-cycliques. À nos yeux, une règle budgétaire, même réformée, ne suffira pas pour sortir de la synchronisation des politiques budgétaires et aller vers une véritable coordination. La tension existe entre une gouvernance par les règles et une gouvernance par la coordination. L’analyse des règles actuelles et de la proposition des quatorze économistes franco-allemands nous conduit à plaider pour la seconde option. L’hétérogénéité des pays européens rend impossible l’imposition à tous d’une règle simple. Il faut dès lors augmenter l’intensité de l’analyse économique portant sur la situation de chaque pays pour donner les moyens à une institution de prendre des décisions informées et de fournir des recommandations sur moyenne période. La contrepartie de cette agilité est un contrôle plus important de la soutenabilité des finances publiques. De manière plus opérationnelle, les interactions au sein du Semestre européen pourraient jouer ce rôle-là. Cette instance pourrait devenir le moment où l’on définit et l’on met en place conjointement la stratégie de croissance de l’Union, et où l’on établit la contribution de chaque pays à l’objectif commun.

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