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Comparé aux autres pays de l'OCDE, le capital public en France est élevé ainsi que la qualité des infrastructures. Mais la tendance depuis dix ans n'est pas favorable. L'investissement public brut est sur une tendance décroissante depuis maintenant plusieurs années. Le taux de croissance de l'investissement public net montre une chute plus importante encore. Cela signifie que la dépréciation du capital public et des infrastructures n'est que très partiellement compensée. La valeur patrimoniale des administrations publiques est encore positive mais a subi une chute importante et atteint un point bas inquiétant. En effet, la dette publique a cru plus vite que le capital public. En plus des effets de long terme, les analyses montrent que l'investissement public a l'avantage de stimuler l'activité économique à court terme. Pendant la période de crise de la Covid-19, il faut s'attendre à des effets positifs importants en France du fait de la situation économique courante. L'investissement public est presque autofinancé en période de récession. Les collectivités locales sont le premier investisseur public. Elles réalisent près de 70 % de l'investissement public civil. L'investissement public pour les ouvrages de génie civil, le logement, l'éducation et la protection de l'environnement est principalement réalisé par les collectivités locales. Trois fonctions de l'investissement public demandent un effort particulier. La première est la maintenance des infrastructures existantes, en particulier de génie civil. La seconde est la transition énergétique et l'investissement pour la biodiversité, dont les montants totaux nécessaires sont élevés. Enfin la troisième concerne les infrastructures de l'économie numérique. Le plan de relance de 100 milliards d'euros indique une inflexion encore modeste en faveur de l'investissement public. En effet, les montants nécessaires sont élevés sur plusieurs années. À court terme, l'enjeu essentiel est la mise en œuvre rapide de l'investissement public afin de bénéficier à la fois des effets de court et long terme.

Dès le déclenchement de ce « fait social total » que fut la pandémie de Covid-19, la communauté scientifique de Sciences Po s'est lancée dans des analyses collectives et interdisciplinaires pour tenter de comprendre sa signification. Sidérant, impensable, incompréhensible, un événement-monde comme la pandémie de Covid-19, au moment où il se produit, prend autant de sens différents que d'acteurs chargés de le gérer et d'en parler : responsables politiques, scientifiques, médecins, médias, réseaux sociaux… Dans cette cacophonie interprétative, les sciences sociales sont d’une grande utilité. Dès le déclenchement de ce « fait social total », la communauté scientifique de Sciences Po s’est lancée dans des analyses collectives et interdisciplinaires pour tenter de comprendre sa signification. Il n’est pas seulement nécessaire d’éclairer les aspects éruptifs et disruptifs de telles crises, mais aussi de saisir ce qu’elles révèlent de nos sociétés et ce qu’elles leur font, alors que nous devons apprendre à exister avec le coronavirus, peut-être pour longtemps.

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We simulate the impact of the Covid-19 crisis on corporate solvency using a sample of around one million French nonfinancial companies, assuming they minimize their production costs in the context of a sharp drop in demand. We find that the lockdown triggers an unprecedented increase in the share of illiquid and insolvent firms, with the former more than doubling relative to a No-Covid scenario (growing from 3.8% to more than 10%) and insolvencies increasing by 80% (from 1.8% to 3.2%). The crisis has a heterogeneous effect across sectors, firm size, and region. Sectors such as hotels and restaurants, household services, and construction are the most vulnerable, while wholesale and retail trade, and manufacturing are more resilient. Micro-firms and large businesses are more likely to face solvency issues, whereas SMEs and medium-large firms display lower insolvency rates. The furlough scheme put forward by the government (activité partielle) has been very effective in limiting the number of insolvencies, reducing it by more than 1 percentage point (approximately 12,000 firms in our sample). This crisis will also have an impact on the overall efficiency of the French economic system, as market selection appears to be less efficient during crisis periods relative to “normal times”: in fact, the fraction of very productive firms that are insolvent significantly increases in the aftermath of the lockdown. This provides a rationale for policy interventions aimed at supporting efficient, viable, yet illiquid firms weathering the storm. We evaluate the cost of such a scheme aimed at strength-ening firms' financial health to around 8 billion euros.

La COVID-19 a provoqué une crise sanitaire et économique sans précédent dans l'histoire récente. Le changement brutal du fonctionnement de l'économie a conduit les économistes à adapter rapidement leurs outils d'analyses et leurs prévisions économiques. Il a fallu d'abord comprendre l'état de l'économie dans un contexte de grande incertitude sur l'évolution épidémiologique ainsi que sur les comportements des ménages et des entreprises. Cette crise singulière conduit à repenser les concepts-clés de l'analyse économique. On identifie quatre nouvelles questions : quel sens donner à l'évolution des prix des services quand la notion même de qualité ne peut être mesurée ? Comment la crise est-elle socialement partagée ? De quelle façon l'économie est-elle financée ? Qu'est-ce qu'un choc d'offre et un choc de demande et quelles sont leurs implications sectorielles ?

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Nous simulons l'impact de la crise Covid-19 sur la solvabilité des entreprises à partir d'un échantillon d'un million d'entreprises françaises (Données FARE 2017). Par défaillance, nous entendons l'état de cessation de paiement de l'entreprise, c'est-à-dire quand les fonds propres de l'entreprise sont négatifs. [Premier paragraphe]

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Les décisions prises dans l’urgence par les institutions économiques nationales et européennes seront-elles suffisantes pour amortir le choc de la crise économique, conséquence inévitable de la pandémie du Covid-19 ? Analyse par Xavier Ragot, président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), qui évoque aussi la nécessité de repenser, à l'issue de cet épisode tragique, les liens entre économie, société et environnement. [Premier paragraphe]

in L’économie européenne 2020 Sous la direction de Observatoire français des conjonctures économiques Publié en 2020-03
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La convergence des marchés du travail européens et l’approfondissement de l’Europe sociale sont de nouveau discutés au niveau européen. Par exemple, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a explicitement mis dans son projet d’évolution de l’Europe à la fois un cadre commun pour la mise en place de salaires minimaux et un système de réassurance chômage européen : « Un régime européen de réassurance des prestations de chômage soutiendra nos économies et nos citoyens en cas de chocs externes. Il existe bien entendu des assurances chômage au niveau national, mais il faut établir un régime européen de réassurance pour faire face aux chocs externes sévères. » [Premier paragraphe]

in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2020-02-04
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Comment voyez-vous l’économie mondiale se transformer en cette année 2020 ? Les Etats jouent un rôle croissant dans la redéfinition du capitalisme mondial. Les dettes publiques augmentent dans de nombreux pays pour financer un changement économique national, et non plus seulement pour absorber les effets de la crise économique. Je pense bien sûr aux Etats-Unis, à la Chine mais aussi probablement au Royaume-Uni après le Brexit, et peut-être demain à l’Europe. La question centrale devient alors l’ampleur des marges de manœuvre budgétaires dont ils disposent, et donc la question des taux d’intérêt : c’est essentiellement elle qui conditionne les capacités d’intervention des Etats. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publié en 2019-12
PINOIS Ricardo
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World public debt has increased by 30% of world GDP between 2007 and2017. During the same period, the real interest rate on public debt has fallenby roughly 200 basis points, whereas it should have increased by 100 basispoints according to previous estimates. It reveals that demand for public debthas increased faster than supply. Where does the increase in savings comefrom? To answer this question, we construct the world financial marketequilibrium to identify the country and agents across countries who increasedtheir saving rate. Using the equality between the sum of private and publicsaving and investment at the world level, we find four lessons. First, the worldinvestment rate has been slightly increasing during the period, with animpressive shift of investment to China. The investment rate of China was 4% of world GDP in 2007. It jumps to 12% in 2017. Second, during the period, the world experienced an impressive reduction of global imbalances. The Chinesesaving rate increased less than Chinese investment and the US saving rate increased more than US investment. Third, the increase in the world saving rate comes from highly indebted countries before 2007, mostly from the US and southern Europe. The increase in the current account of Italy, Spain and Greece (from a negative territory) is the order of magnitude of the increase in the US current account. Fourth, there is no clear relationship between the householdsaving rate and national government borrowing, thus not confirming the Ricardian equivalence view. Finally, it seems that the factors generating a highnet saving rate in China are temporary, whereas the deleveraging of US andsouthern Europe may be long-lasting. As a consequence, one can expect lowinterest rates for a long period of time.

in Revue de l'OFCE Publié en 2019-10
CAVALIER Bruno
DE MOURA FERNANDES Bruno
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Xavier Ragot : Le ralentissement du commerce mondial s'explique-t-il uniquement par la guerre commerciale ? Quel sera l'ampleur du ralentissement américain ? Jusqu'où ira le ralentissement de l'économie chinoise ? Les banques centrales peuvent-elles reprendre le contrôle de l'inflation ? Faut-il s'inquiéter de l'endettement des entreprises ? [Premier paragraphe]

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