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in Le nouveau monde Sous la direction de BURLAUD Antony Publié en 2021-09
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Ce texte présente de manière synthétique les principaux mécanismes de la financiarisation, et plus particulièrement de l'adoption de la "valeur actionnariale", en France. Il présente le périmètre des entreprises directement financiarisées et discute les conséquences de cette évolution pour les autres entreprises, pour les cadres dirigeants, puis pour les salarié·es.

in Capitalism: A Journal of History and Economics Publié en 2021-07
ZALC Claire
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This article elaborates on our experience of teaching quantitative methods to historians and writing an introductory book on this topic. We promote respect for principles of source criticism as the cornerstone of the constitution of data from historical sources, and argue that a conversation on this constitution is as important for new historians of capitalism as it is for economic historians and business historians, among others. The first part of the article explains what led us to promote constructivist, small-scale, experimental quantitative history. In terms of teaching, this choice translates into a learning-by-doing approach focused on the construction and categorization of data from sources. The article then presents practical methods of teaching and research, borrowing examples from economic history and beyond, as well as from the history of capitalism. The second part also addresses the transformation of sources into quantifiable data, while the third part discusses data categorization and analysis.

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In the past thirty years, historians have deeply renewed our understanding of the state in the early republic period of the United States as much more powerful, deep reaching, and proactive than the traditional image represented. In France, too, new work has revised our vision of the state in the early nineteenth century, which looked different from the triumphant, Napoleonic leviathan that often appears in discourse. Yet both historiographies, having evolved separately, still base their conclusion on implicit comparisons, with an imagined “European” state or with a later “modern” state. This article uses the new historiographies on both countries to go beyond those unstated exceptionalisms to propose a reconstruction of the state in that period. Pulling those studies together, and mobilizing insights from one to shed light on the other, it recovers a common repertoire of statecraft that emerged in the revolutionary era. It hinged on fostering consent of key segments of the population and therefore organized the work of the state in mostly nonbureaucratic forms. States in that period reflected a particular enmeshing of public and private forms that needs to be analyzed for itself, especially if we want to understand the specificity of today’s practices.

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La loi de 1841 occupe un statut ambivalent dans l’histoire du droit social : reconnue comme pionnière, elle est souvent aussi décrite comme inapplicable. Cependant, un principe a été posé, selon lequel il n’est pas normal, voire il est intolérable, que des enfants travaillent dans des usines. Sur quelles bases cette idée qu’il est légitime de faire une loi sur certaines situations de travail s’est-elle imposée ? Tout d’abord, il faut souligner que ce basculement n’intervient qu’après de longs débats. Ensuite, l’intervention du comte Charles de Montalembert permet de comprendre deux éléments qui l’expliquent. D’une part, il s’agit d’une loi qui ne s’applique qu’à la grande industrie – dont Montalembert fait le procès – et pas au travail en général. D’autre part, les partisans de la loi ont été convaincus par un mélange d’arguments statistiques et émotionnels, qui reste caractéristique jusqu’au début du XXe siècle des discussions autour de la « question sociale ».

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Au cours de la dernière décennie, le mot « capitalisme » a fait un retour remarqué dans le débat politique et dans la recherche. Ce livre s’appuie sur les travaux les plus récents en histoire et en sociologie économiques pour raconter les trois âges du capitalisme, de la fin du XVIIe siècle à nos jours. Ce récit permet de répondre à des questions concrètes et variées : comment la satisfaction des actionnaires est-elle devenue une valeur dominante ? L’ubérisation est-elle un retour au XIXe siècle ? En quoi le commerce d’esclaves a-t-il contribué à la naissance du capitalisme ? Une finance chrétienne ou musulmane est-elle possible ? Qui a conquis les droits associés au salariat, et comment ? On apprend aussi qu’il n’y a pas vraiment eu de « révolution industrielle », que les dilemmes des mouvements de consommation engagée vers 1900 ressemblaient à ceux d’aujourd’hui, ou encore en quoi la crise financière de 2008 diffère de celle de 1929.

in Le travail en Europe occidentale, 1830-1939 Sous la direction de FONTAINE Marion, JARRIGE François, PATIN Nicolas Publié en 2020-12
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Pendant le XIXe et une grande partie du XXe siècle, couturière est le métier féminin par excellence en Europe occidentale : une continuité remarquable, alors que les gestes de travail ont été modifiés par la machine à coudre. Cette assignation de genre particulièrement forte pèse sur l’histoire des luttes sociales autour de la couture et a inspiré une riche historiographie depuis les années 1980.

Des années 1850 aux années 1870 a lieu en Angleterre une campagne pour la création de tribunaux de commerce, sur le modèle de l’Europe continentale. Cette création n’a pourtant pas lieu. L’article explore les raisons de cette campagne et de ce résultat. Il montre que la non-création tient à une culture juidique qui ne correspond pas aux définitions habituelles de la common law et qui, notamment, ne s’étend pas aux États-Unis. Il est pourtant utile de parler de culture juridique pour désigner les interactions entre quatre éléments qui peuvent expliquer ce non-transfert : ce qui importe aux juristes en termes de procédures ; l’attitude de respect distant des commerçants envers le droit ; leur accès limité aux tribunaux ; enfin, les formes de leur autocatégorisation (les différences entre commerçants l’emportant sur les ressemblances).

in La Vie des Idées Publié en 2020-01-24
ZIMMER Alexandre
CÉNAC Peggy
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Les politiques publiques françaises concentrent les moyens de recherche sur quelques “sites”, aux dépens de régions entières, creusant les inégalités entre universités dites “d’élite” ou “de masse”. Mais de nombreux travaux empiriques démontrent l’inefficacité d’une telle concentration des moyens.

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Les renouvellements de l’historiographie ont révisé une vision du travail au XIXe siècle qui était dominée par les modèles du paternalisme, de la discipline usinière et de la liberté de contrat sans limite. Ils décrivent des rapports de travail plus précaires mais aussi plus négociés, notamment dans le cadre des chaînes de sous-traitance complexes de la fabrique collective et de la proto-industrie. Les conseils de prud’hommes étaient en particulier un lieu de délibération sur des règles qui pouvaient dans une certaine mesure redresser le rapport de forces en faveur des ouvrier·es. Ces conseils produisaient un « droit des ouvriers », bien distinct de celui des marchands, même si les rapports entre ouvrier·es et patron·nes ressemblaient à des rapports marchands. Les conseils de prud’hommes étaient cependant loin d’être accessible à tou·tes les travailleur·ses manuel·les ; beaucoup ne pouvaient pas participer à l’élaboration de ce droit ni bénéficier de son application.

Publié en 2019-11 Nom de la conférence Social Science History Association 2019 Annual Meeting
CROWSTON Clare
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Data exists; it is as simple as notes taken from historical sources. We tend to call it “data” when we take our notes in a spreadsheet, but it is really any type of notes taken systematically from historical sources. Our spreadsheets are verbose and most “digital humanists” would want to “clean” them, but we cherish their dirtiness. It is a sign that the transformation from source to data (notes) happened through our own thought processes (not those of underlings paid to sweep the dirt under the rug) and retained the ambiguities of the sources. To make data better, and to have more colleagues crave it and fewer abhor it, we want to keep it as close as possible to the source, even though it will be dirtier, and more costly to produce in large quantities. But that’s fine, because we do not believe data is good only if it is really big. It is good if it is complicated, and thus rich in information, but still systematically acquired and noted in a structured way, so that we can simplify it in many different ways if we want to experiment with it. It is good for thinking, even, or especially, when it produces new questions rather than final answers. This was the manifesto in our title. To flesh out what we mean, this paper will illustrate three main points through cases from our research on apprenticeship in France.

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