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Durant les dernières décennies, le partage de la valeur produite par les plus grandes entreprises cotées a connu une modification spectaculaire en faveur des actionnaires. Pour autant, parler de financiarisation pour décrire ce phénomène présente le risque d’imaginer une finance auparavant absente et désormais hégémonique. En comparant systématiquement des données portant sur ces entreprises et leurs dirigeants en 1979 et 2009, nous montrons que les carrières des dirigeants sont demeurées remarquablement stables, et polarisées par une opposition entre les financiers et les autres, alors même que les formes et les activités des entreprises financières changeaient radicalement. Pourtant, les transformations dans le partage de la valeur ne sont pas tant une conséquence de ces recompositions du périmètre ou de l’actionnariat des entreprises que l’effet d’une conversion de leurs dirigeants, passés par la finance, aux normes de la valeur actionnariale.

in Redes, revista hispana para el análisis de redes sociales Publié en 2011-12
BERTRAND Michel
GUZZI-HEEB Sandro
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Le concept de réseau est aujourd'hui largement entré dans le vocabulaire des sciences sociales. En histoire, l'introduction du vocabulaire des réseaux a souvent été liée à des démarches situées à une échelle « micro » et travaillant à mettre en évidence l'agency individuelle. Depuis les années 1990, une analyse de réseaux plus formalisée a fait des apparitions épisodiques, et inégales selon les domaines linguistiques, dans d'autres travaux historiques fondés au contraire sur des observations systématiques à une échelle macro. Après 30 ans d'une intégration de la catégorie à la démarche historique, un véritable savoir-faire historien émerge autour des questionnements auxquels elle est associée et des méthodologies qu'elle implique. Cependant, si l'analyse de réseaux a déjà largement fait la preuve de son intérêt dans certains domaines spécifiques de l’histoire, il existe trop peu de dialogue entre ceux qui la pratiquent ; notre souhait, en donnant à voir les parentés et les différences entre des textes issus de pays et de sous-disciplines variés, est bien de promouvoir un tel dialogue.

in Journal of Interdisciplinary History Publié en 2017
SCHALK Ruben
WALLIS Patrick
CROWSTON Clare
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Pre-industrial apprenticeship is often considered more stable than its nineteenth- and twentieth-century counterparts, apparently because of the more durable relationships between masters and apprentices. Nevertheless, recent studies have suggested that many of those who started apprenticeships did not finish them. New evidence about more than 7,000 contracts across several cities in three countries finds that, for a number of reasons, a substantial minority of youths entering apprenticeship contracts failed to complete them. By allowing premature exits, cities and guilds sustained labor markets by lowering the risks of entering long training contracts. Training flexibility was a pragmatic response to labor-market tensions.

in Nouvelles de l'archéologie Publié en 2014-03
COLLAR Anna
BRUGHMANS Tom
COWARD Fiona
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Au cours de la dernière décennie, de plus en plus d'archéologues ont utilisé des méthodes formelles d'analyse de réseaux, tant pour explorer des bases données complexes que pour tester leurs hypothèses à propos des interactions du passé. La tendance a été la même en histoire, autour de l'analyse de réseaux sociaux ayant laissé des traces textuelles. Mais les deux disciplines, qui pourtant partagent l'objectif de comprendre des comportements humains passés, ont peu dialogué à propos de ce nouvel intérêt pour les réseaux. Les journées The Connected Past, qui ont eu lieu à Southampton en mars 2012, avaient pour objectif d'ouvrir ce dialogue. À l'issue de ces journées, nous présentons ici les questions, largement communes mais pour partie propres à chaque discipline, ouvertes par l'usage de techniques d'analyse de réseaux en archéologie et en histoire. Nous faisons le pari que la recherche en la matière, dans chaque discipline, peut bénéficier de l'expérience de l'autre. Les questions et problèmes communs ont trait au caractère fragmentaire des sources, à la manière de prendre en compte, dans la visualisation et l'analyse, les dimensions spatiale et temporelle des réseaux, et plus généralement à la manière d'interpréter les résultats de ces analyses de façon à mieux comprendre les interactions passées. L'archéologie se distingue dans la mesure où les traces matérielles sur lesquelles elle travaille ne donnent qu'un accès indirect aux individus, mais permettent en contrepartie d'avoir un aperçu de changements de long terme de la vie quotidienne. Au contraire, les sources historiques offrent souvent des perspectives plus synchroniques d'analyse de réseaux, pour un moment précis du passé, centrées sur des personnes identifiées par leur nom et leur rôle social. Toutefois, les interactions documentées par les sources historiques et archéologiques ne sont pas uniquement interpersonnelles. Les points des réseaux des archéologues et des historiens peuvent aussi bien être des mots, des textes, des artefacts ou des lieux. Outre l'intérêt du dialogue entre les deux disciplines, les journées The Connected Past ont de ce fait souligné la nécessité d'une réflexion sur cette extension, et sur la traduction qu'elle implique pour des concepts sociologiques définis à l'origine à propos d'interactions entre individus. L'analyse de réseaux en histoire et en archéologie ne peut donc pas se passer des savoir-faire, notamment de critique textuelle et matérielle, propres à chaque discipline.

in Entreprises et histoire Publié en 2012
BARTOLOMEI Arnaud
MARZAGALLI Silvia
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Tout consommateur d’aujourd’hui a probablement déjà expérimenté le doute de celui qui conclut un achat en ligne, d’un bien ou d’une prestation d’une valeur significative, auprès d’une entreprise inconnue et plus ou moins totalement dématérialisée. Connue uniquement à travers son interface, cette entreprise à laquelle on vient de fournir un titre de paiement existe-t-elle réellement ? Est-elle fiable ? Tiendra-t-elle ses engagements et quels sont les recours possibles en cas de malversation ? Force est cependant de constater que de telles incertitudes n’ont pas empêché l’essor spectaculaire du commerce en ligne au cours de la dernière décennie, auprès des consommateurs comme des entreprises. [Premier paragraphe]

in Sociologie du Travail Publié en 2016-07
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L'ouvrage d'Andrew Abbott discute à la fois des manières de chercher au sens étroit (repérer des documents dans des bibliothèques ou en ligne) et au sens large : c'est une très belle introduction à la recherche, utilisable dès le master, qui insiste notamment sur les différentes manières de lire.

Paru dans la jeune collection « Manuels Repères », l’ouvrage pourrait prêter à confusion : disons dès l’abord que ce n’est pas un manuel de comptabilité nationale, que, s’il accorde à l’expérience française (voire à une école française opposée à celles des Pays-Bas ou des États-Unis) une place centrale, il traite de la comptabilité nationale dans le monde entier et surtout que l’histoire qu’il relate commence, pour l’essentiel, après la Seconde Guerre mondiale. On n’y trouvera que quelques rappels sur les estimations précédentes du revenu national – rappels toutefois assortis, comme tous les autres points traités par allusion, de substantielles notes bibliographiques qui font une partie de la valeur de l’ouvrage. Ce qui intéresse l’auteur, c’est ce qui a occupé une grande partie de sa vie professionnelle : la comptabilité nationale construite dans chaque pays pendant les Trente Glorieuses et l’harmonisation internationale dont elle fait de plus en plus l’objet (...).

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Il est habituel de penser qu’à telle échelle d’analyse, source, théorie ou manière de présenter les résultats correspond une méthode et une seule : aux « quantitativistes » reviendraient le travail sur des grandes populations et la possibilité de généraliser leurs observations ; aux « qualitativistes » la tâche de décrire et d’interpréter des mécanismes fins mais toujours localement situés. Et pourtant, nous aimerions vous convaincre ici que ces assignations méthodologiques ne sont pas toujours justifiées, que l’opposition entre « quanti » et « quali » n’a que peu de raisons d’être, voire, mieux, qu’il peut être enthousiasmant et profitable de tenter, dans une thèse de sciences humaines et sociales, d’articuler les deux approches. Cette articulation n’est d’ailleurs pas toujours aussi difficile que ce que vous croyez, comme nous allons vous le montrer en expliquant d’abord pourquoi il est nécessaire d’articuler ces approches, pour ensuite vous donner quelques pistes sur les nombreuses manières de procéder.

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Est-il prématuré de proclamer ou de prédire la sortie de crise de l’histoire quantitative ? Le temps est- il révolu où la valeur ajoutée d’une recherche historique se mesurait à l’aune des kilomètres de saisie ou de l’utilisation de procédures toujours plus obscures ? L'article donne quelques aperçus des nouveaux usages de la quantification en histoire. Il s'agit là de considérer les chiffres (trouvés dans les sources ou produits par les historien(ne)s) comme des traces parmi d’autres, à interpréter à côté des textes et des tessons de poterie, sans leur conférer de dignité particulière ni les soupçonner plus que d’autres.

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