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Le racisme à l'égard des Roms est celui qui suscite le moins de réprobation dans la population française, selon un rapport de la CNCDH. Décryptage.

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1rst lines: Nel dibattito italiano attuale sulla gestione della crisi sanitaria, economica e sociale e sulle prospettive di sviluppo per il Paese c’è un punto che non è stato ancora evidenziato ma che appare invece cruciale: le proposte e le idee emerse sin qui, tanto dal governo e dagli attori politici quanto da molti osservatori esterni ed esperti, si concentrano molto sul cosa fare – su obiettivi e misure – ma sembrano trascurare il come. Il problema, cioè, è che si ragiona solo su obiettivi e azioni come se queste potessero essere slegate l’una dall’altra: fondi a pioggia sugli obiettivi, tante risorse alla capitalizzazione di impresa, molte idee sull'innovazione e su alcune misure bandiera, ma nessun incentivo a configurazioni pattizie nei territori, poca riflessione sulle modalità di costruire mercati locali e non, nessuna cura seria delle modalità di governo e delle regole di vincolo inclusivo nella programmazione, assenza di valutazione delle conseguenze e degli effetti perversi imprevisti delle azioni intraprese. Il rischio di un tale impostazione è che le misure, persino dove siano pensate per obiettivi opportuni, semplicemente falliscano nella loro capacità di produrre sviluppo locale poiché esse non generano meccanismi di integrazione e sinergia tra gli attori. Un tale fallimento, a fronte di una spesa pubblica così rilevante, avrebbe esiti tragici in termini di perdita di valore aggiunto manifatturiero e nell’economia dei servizi, incremento dell’insicurezza sociale e della domanda di autoritarismo e ulteriore riduzione delle opportunità per le giovani generazioni.

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1ères lignes : En ces premières semaines de déconfinement, de nombreuses associations dénoncent le risque de démobilisation de l’engagement volontaire des mois précédents. L’appel à l’aide des associations est motivé et nécessite une réponse collective sérieuse. La pandémie de Covid-19 a engendré un besoin pressant d’aide et de soutien social bien au-delà des soins médicaux graves et urgents : confinement sévère pour les personnes âgées, grande pauvreté et privation de nourriture pour les familles les plus précaires et à faibles revenus, fermeture des écoles et des cantines scolaires, solitude et difficultés pour beaucoup à gérer les émotions contradictoires liées à la situation.

C’est désormais un poncif : l’extrême droite serait une quasi-résultante des problèmes de l’urbanisme, le fruit des classes populaires et moyennes confrontées aux difficultés de l’habitat dégradé en secteur cosmopolite. Cette étude de Caterina Froio, Pietro Castelli Gattinara et Tommaso Vitale analyse en profondeur l’action et l’implantation de CasaPound, mouvement italien considéré comme une référence et un modèle par les radicaux de droite en Europe, dans les quartiers populaires. Elle démontre empiriquement comment des actions fabriquées pour les médias occultent une réalité plus en demi-teintes.

in La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2019 Publication date 2020-06
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1ères lignes : A. Un nouveau dispositif expérimental Une des principales critiques adressées aux enquêtes par sondages est que les réponses des personnes interrogées ne sont pas nécessairement sincères. En présence d’un enquêteur ou d’une enquêtrice, elles auraient tendance à se présenter sous un meilleur jour, à taire des opinions non conformes aux normes en vigueur dans la société, surtout sur des sujets sensibles comme la sexualité ou le racisme. C’est ce qu’on appelle le biais de « désirabilité sociale » 1. Consciente du problème, la CNCDH a cherché à en prendre la mesure. Grâce au soutien du Service d’information du gouvernement (SIG), depuis 2016 le sondage en face-à-face est doublé par une enquête en ligne, reprenant d’abord quelques questions, puis, depuis l’an dernier, toutes les questions, et dans le même ordre. Deux constats ressortent de la comparaison des enquêtes de la CNCDH de 2016 à 2018 2. L’absence d’interlocuteur a un effet libérateur sur la parole des personnes interrogées en ligne. Seules face à leur tablette ou leur ordinateur, elles donnent des réponses moins tolérantes, moins politiquement correctes, aux questions relatives à l’immigration, à l’islam et aux enjeux sécuritaires.

in La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2019 Publication date 2020-06
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Grâce à l’indice longitudinal de tolérance fondé sur les questions du Baromètre annuel de la CNCDH, on peut mesurer les évolutions annuelles des préjugés depuis 1990. Cet indice montre que les sentiments à l’égard des immigrés et des minorités évoluent d’une année sur l’autre, parfois de manière brutale, tantôt vers plus de crispation, tantôt vers plus d’ouverture. L’évolution de la tolérance n’est donc pas un long fleuve tranquille, elle reflète la manière dont collectivement notre société construit son rapport à l’altérité. Les citoyens, quelles que soient leurs caractéristiques sociales et politiques, sont ambivalents sur ces questions, comme l’a montré le politologue Paul Kellstedt 12 pour les Américains. En chacun de nous coexistent des dispositions à l’ouverture aux autres et à la fermeture. La domination des unes sur les autres dépend du contexte, et particulièrement de la manière dont les élites politiques, médiatiques et sociales parlent et racontent l’immigration et la diversité.

in La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2019 Publication date 2020-06
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1ères lignes : L’ouvrage fondateur du sociologue américain W.E.B. Du Bois sur Les Noirs de Philadelphie, écrit en 1899, vient seulement d’être traduit en français 112. Parce qu’il était noir, son oeuvre fut longtemps méconnue aux États-Unis même, jusqu’à ce que l’essor des black studies dans les années 1960 la sorte de l’oubli. L’auteur, un des fondateurs de la National Association for the Advancement of Coloured People (NAACP), a été le premier à mettre en évidence la persistance d’une color line (ligne de partage par couleurs) discriminatoire, héritée de quatre siècles d’esclavage et de ségrégation 113. Et le champ des recherches sur le racisme anti-noir y est particulièrement vivace aujourd’hui. Ce n’est pas le cas en France. Le modèle universaliste républicain colour blind nourrit une réticence certaine à catégoriser la population selon des critères ethniques ou raciaux. Ne serait-ce que prendre en compte dans une enquête la couleur de peau, réelle ou perçue, reste tabou. Lors de la première enquête TeO (Trajectoires et Origines. Enquête sur la diversité des populations en France), menée par l’INED et l’INSEE pour explorer les trajectoires sociales et les conditions de vie des migrants et leurs descendants, une question devait porter sur la manière dont la personne se voyait, notamment en termes de couleur 114. Controversée 115, la question fut finalement retirée et rares sont les enquêtes qui l’incluent

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1ères lignes : Les préjugés envers les minorités ont nombre de traits communs. Quelle que soit leur cible, ils évoluent grosso modo pareillement dans le temps, ils sont corrélés entre eux, leurs argumentaires présentent des similitudes et les mêmes facteurs les favorisent. Mais chacun présente aussi des particularités, liées à l’histoire de chaque minorité, aux politiques publiques dont elle a pu faire l’objet, au contexte national et international. Cette partie analyse les transformations des préjugés antijuifs et anti-musulmans, dans la lignée notamment des débats autour de l’essor d’un « nouvel antisémitisme » et d’une « nouvelle islamophobie ». La suivante est consacrée aux roms, le groupe qui en France comme en Europe a l’image de loin la plus négative. La dernière se penche sur le rejet lié à la couleur de peau, en prenant l’exemple des préjugés envers les noirs, moins analysés en France jusqu’ici.

in La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2019 Publication date 2020-06
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1ères lignes : 2019 a été une année difficile pour les Roms en France. Certains des préjugés les plus vieux et infondés ont recommencé à circuler et à alimenter des formes d’action très violentes. En Seine-Saint-Denis, en mars, suite à des messages circulant au sujet d’enlèvements présumés d’enfants par des Roms conduisant une camionnette blanche, des actes extrêmement graves (agressions et attaques) se sont intensifiés. Les motifs évoqués dans les rumeurs renvoient à des « rapts d’enfants » et des « trafics d’organes ». Bobigny, Clichy-sous-Bois, Montreuil, Bondy, Colombes, Montfermeil, St Ouen, Champs-sur-Marne, Aulnay et Sevran... Plus de trente-sept attaques sur deux semaines ont été recensées. Les attaques ont été provoquées par une rumeur raciste relayée par des millions de messages dans les réseaux sociaux. Le prétendu enlèvement d’enfants par des « Tsiganes » est un sujet bien présent dans l’imaginaire général. Des « simples » processus de catégorisation raciste qui ont activé un schéma stéréotypé. Face à la gravité de ces évènements, la réaction des associations des Roms a été forte, mais sans suffisamment d’alliés pour contrecarrer la haine raciste.

in La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2019 Publication date 2020-06
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1ères lignes : L’indice longitudinal de tolérance mesure le niveau moyen d’acceptation des minorités et son évolution dans le temps. Il s’agit maintenant d’explorer la struc¬ture de ces attitudes, les relations entre elles, les facteurs qui les expliquent, les argumentaires qui les sous-tendent. Pour pouvoir comparer avec les enquêtes précédentes, la présentation des résultats est centrée sur l’échantillon interrogé en face-à-face 20.

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