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Comment les organisations internationales produisent-elles leurs statistiques ? Cette thèse dévoile ces activités singulières à partir du cas de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC). La démonstration suit une double approche sociologique (des relations internationales et des quantifications) en s’appuyant sur des entretiens menés au siège (à Vienne, en Autriche), la littérature méthodologique (interne et publiée) et les documents onusiens (normatifs et analytiques). Quantifier à l’échelle internationale consiste en un processus complexe organisé en étapes successives : accord d’un mandat, définition d’une méthode, collecte puis traitement et validation des données et, enfin, publication d’un rapport mondial. L’entreprise s’avère collective, impliquant le secrétariat de l’UNODC, les États-membres et des experts. En revanche, la tâche est inégalement répartie, les fonctionnaires internationaux réalisent ou coordonnent l’essentiel ; tout comme les interactions entre les acteurs sont asymétriques, l’UNODC dépend de ses États-membres à plusieurs égards et sans véritable pouvoir de les contraindre. Enjeux bureaucratiques, politiques, financiers, voire autocensure affectent alors le travail statistique routinier. De plus, les sources nationales officielles mais administratives – aux biais pourtant documentés et délicats à surmonter – restent majoritairement utilisées car légitimes. Le recours aux images satellites et aux enquêtes sur le terrain fait figure d’exception. Élaborées dans de telles conditions, les statistiques onusiennes de la drogue et du crime fournissent davantage un inventaire international consensuel que le diagnostic mondial prétendu.

in Ceriscope Pauvreté Sous la direction de DURAND Marie-Françoise, LEQUESNE Christian Publié en 2012-02
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Malgré les progrès des statistiques internationales et la priorité affichée des organisations internationales à lutter contre la pauvreté, la quantification de la pauvreté demeure difficile. Cet article étudie la composition des principaux indicateurs relatifs à la pauvreté, analyse le contexte de leur élaboration et compare leur pertinence. Les fréquents usages détournés des indicateurs les plus notoires (PIB et RNB, IDH) masquent leur véritable nature : des comptes ou des valeurs moyennes calculées au niveau de l'habitant qui ne donnent qu'une évaluation trop partielle. Par ailleurs, des indicateurs plus spécifiques sont élaborés : certains ne retiennent que la composante monétaire (seuils de pauvreté, absolus ou relatifs) tandis que d'autres tentent de synthétiser en un seul indicateur les multiples dimensions des privations (IPM). Les tableaux de bord d'indicateurs distincts (ou dashboards dont les OMD s'inspirent), s'ils permettent de conserver l'exhaustivité des nuances de la pauvreté, rendent difficiles toute vision globale et toute interprétation.

in Resources and Applied Methods in International Relations Sous la direction de DEVIN Guillaume Publié en 2017-11-18
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Data is useful for classifying, ordering and quantifying international phenomena. The practical dimension of representing reality through figures and the power of objectification of data explain why databases are numerous and data is often used in international relations research. However, one cannot use figures rigorously without also embracing a qualitative approach to data, taking into account the way data is constructed. Knowing who has put together the data, how and for what purpose is an essential prerequisite for all research. Attention to the definitions chosen and the methodologies employed is crucial, as illustrated through the focus on databases and composite indicators dealing with conflict and peace. More generally, this chapter demonstrates the value of a critical "de-constructivist" stance toward data.

in Méthodes de recherche en relations internationales Sous la direction de DEVIN Guillaume Publié en 2016-06-06
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Les "données" sont aujourd'hui omniprésentes et facilement accessibles. L'ensemble des acteurs des relations internationales les utilisent pour quantifier et donner une aura "scientifique" à leur expertise et/ou pour "rationaliser" leur action. Malgré leur pouvoir d'objectivation indéniable, les statistiques constituent néanmoins une réduction particulière et sélective des phénomènes sociaux...

in Méthodes de recherche en relations internationales Sous la direction de DEVIN Guillaume Publié en 2016-06-06
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Au même titre que les statistiques, les cartes sont construites et souvent mobilisées comme des outils au service des pratiques et des discours des acteurs. Leur utilisation scientifique est relativement tardive. Commençons par retracer quelques usages sociaux historiques remarquables...

Publié en 2015-10
PEDROJA Cynthia
ANSART Thomas
MITRANO Patrice
MUNK Anders Kristian
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Les images du médialab et de l'atelier de cartographie se rencontrent et dialoguent dans les vitrines de la bibliothèque. Retrouvez les textes et téléchargez les images qui vous ont marqué.

in Resources and Applied Methods in International Relations Sous la direction de DEVIN Guillaume Publié en 2017-11-18
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Like statistics, maps are pictures designed by their author or contracting organization, and a such these visualizations come to serve a particular practice or discourse. The various historical uses of maps (discoveries, administration, interstate sovereignty, etc.) show how effective they have been in serving specific purposes and also why they have been taken up so late by science. In the context of international relations research, designing a map should be considered a continuous process in which each choice - source, base map, statistical and graphic processing - has repercussions for the final image and thus its interpretation. This chapter uses two examples to illustrate these issues: international migration allows us to address certain issues concerning the nature of data (stocks/flows) and scales (global/regional/national); then, the case of France's arms exports provides an opportunity to question data producers (think tanks), units of account (values/percentages and chronology) and synchrony/diachrony. Finally, the last section evokes the multiple uses of maps in international relations research.

in Les bonnes pratiques des organisations internationales Sous la direction de SAIGET Marie, LAPORTE Camille, KLEIN Asmara Publié en 2015-06-18
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Aujourd’hui, chaque organisation internationale (OI) quantifie. La forte visibilité des menus « données » ou « statistiques » de leurs sites internet reflète la dimension incontournable de ces pratiques. Si des tableaux accompagnaient déjà les rapports d’analyse des unions internationales du XIXe siècle, la possibilité de diffuser en ligne des quantités importantes de données et la récente poussée du mouvement open data ont démultiplié la production, la diffusion et les usages de nombres...