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Comte rendu de l'ouvrage "Matière grise de l’urbain : la vie du ciment en Afrique" d'Armelle Choplin, Genève, Métis Presses, 2021, 252 p.

Depuis plusieurs années maintenant, le Liban s’enfonce dans une crise politique, économique et institutionnelle profonde. Grand spécialiste du pays, le géographe Eric Verdeil, aujourd’hui Professeur au CERI-Science Po, co-auteur notamment de l’Atlas du Liban : territoires et société (2007) et, plus récemment, de l’Atlas du Liban : les nouveaux défis (2016) revient par le menu sur les raisons qui ont amené le pays à sombrer dans une situation chaque jour plus préoccupante. Un entretien riche, complexe et essentiel pour qui souhaite comprendre la situation à laquelle fait face le pays du cèdre.

Since the outbreak of the waste crisis in the wider Beirut area in 2015, the Lebanese government has resorted to the supposedly temporary solution of storing municipal waste in the coastal landfills of Borj Hammoud, Jdeideh, and Costa Brava. Far from being new or temporary, this solution is in fact merely a repetition of decisions implemented during the Civil War, and in a number of Lebanese coastal regions such as Saida and Tripoli, all of which share several characteristics.[1] For instance, reclamations are often assigned to areas allotted for development in urban plans from the 1950s and 1960s, that were never implemented. These reclamations have become an important source for public works and real estate actors who are linked to leading Lebanese politicians, to dramatically increase profits and, in some cases, monopolize the land rent generated by these developments. Finally, the material that gives these embankments their reality erupts in moments of what we might call metabolic disturbances: when a seemingly sudden urban crisis results in an unexpected flow of materials that need to be stored in a particular place (e.g. municipal waste, rubble). These mechanisms of urbanization are a clear illustration of the notion of the Anthropocene, in that they constitute a new geological stratum created by human action.

Publié en 2021-05-17 Collection ACE Briefing Papers
AHMAD Ali
AL-MASRI Muzna
HRAJLI Hassan
MOAWAD Jamil
ROY Pallavi
MCCULLOCH Neil
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Lebanon’s electricity sector is suffering severe challenges, with increasingly frequent and lengthy blackouts and a serious risk of the collapse of the entire system. The national electricity utility, Electricité du Liban (EDL), was already in a fragile financial situation, but this has been exacerbated by the severe economic crisis the country is experiencing. The confluence of banking, financial, social and health crises has resulted in the erosion of public confidence and a rapid deterioration of basic public services. The shortage of foreign currency means that the utility is unable to obtain equipment and spare parts for maintenance, while fuel supplies are also threatened. These factors compound the operational challenges of both EDL and private diesel generators, pushing citizens to seek alternative solutions. On 4 February 2021, the Issam Fares Institute at the American University of Beirut (AUB), in collaboration 1 The full webinar can be found on this link with The Policy Practice (TPP) and the SOAS Anti- Corruption Evidence (ACE) consortium, hosted a webinar entitled ‘Models for tackling Lebanon’s electricity crisis’. This brought together experts from Lebanon and around the world to explore different strategies to address the country’s electricity challenges: from the decentralised model promoted by concessions such as Électricité de Zahle (EDZ), to the centralised government plan that advocates the expansion of thermal power generation. The discussion also examined the evolving role of renewable energy in both models and its adoption by a number of municipalities. This briefing paper summarises the views of the key speakers and discussants. It draws together the key threads of the discussion – identifying the commonalities and the points of disagreement – and provides some tentative suggestions about the way forward for the sector.

Publié en 2021-03-02 Nom de la conférence «Les villes dans le monde arabe», journée d'étude, CAREP
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Les destructions du 4 août 2020 à Beyrouth et les débats et initiatives de reconstruction des bâtiments et quartiers affectés s’inscrivent dans une histoire de destructions et de reconstructions qui remontent à la guerre civile, aux années d’après-guerre avec la réhabilitation du centre-ville par Solidere ou à la reconstruction de la banlieue sud de Beyrouth en 2006. Ces événements fournissent un cadre de comparaison qui s’impose aux acteurs et aux habitants. D’autres exemples de reconstruction, dans les villes et villages du Liban-Sud, dans le camp de Nahr el-Bared au nord du Liban, tout comme les politiques de destruction et de reconstruction en Syrie, en Irak ou au Yémen, posent, quant à eux, les cadres d’analyse des chercheurs qui veulent faire sens de la situation présente. Malgré ces comparaisons, il faut souligner d’emblée que les destructions du 4 août résultent non de combats mais d’un accident industriel. Cette origine accidentelle est toutefois replacée par de nombreux observateurs dans une continuité de négligences coupables de la part de la classe dirigeante et de l’élite économique à l’encontre de la population et revêt ainsi une dimension politique. Malgré ces différences de contexte et d’enjeux, le propos de cette communication est d’affirmer l’intérêt de cette comparaison temporelle entre plusieurs séquences de reconstruction, notamment parce que les expériences précédentes ont durablement structuré la manière de fabriquer les politiques urbaines au Liban. Mais aussi parce que certains acteurs, notamment contestataires, utilisent les leçons de ces épisodes pour appeler à un changement des modes d’action. En ce sens, la reconstruction permet d’observer des recompositions de l’État au Liban, entre continuités et mutations. La situation actuelle d’apparente déliquescence, sur fond de crise financière, de COVID et d’impasse politique ne doit pas occulter une réflexion sur la manière dont les institutions, les instruments et in fine les logiques d’acteurs structurent la manière dont cette reconstruction est abordée. Cette analyse mettra en avant trois critères de comparaison entre les moments de destructions/reconstructions évoqués. D’abord, la nature, l’intensité et la temporalité des destructions et de leurs effets sociaux. Ensuite, les enjeux politiques des choix de reconstruction, en particulier dans leur articulation avec les questions de peuplement : dans quelle mesure une politique de reconstruction vise-t-elle à prolonger, ou à corriger, des rapports de force politiques et sociaux déjà en cours ? Enfin, cette contribution s’attache aussi aux transformations dans les cultures urbanistiques, c’est-à-dire aux articulations changeantes entre ethos professionnels des urbanistes et institutions des politiques urbaines, en s’intéressant notamment aux débats publics qui permettent de comprendre les points de clivages et les évolutions.

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Instruments and spaces of waste governance in Lebanon -- This article examines the capacity of local authorities to stabilise the governance of municipal waste and the political effects of this transformation of local public policies. The article adopts an analytical framework inspired by the sociology of public policy instruments and follows the policies municipal powers build on the ground to cope with a pressing issue. We are interested in the case of Lebanon because of the ongoing, and still pending trash crisis that resulted in wide protests. We studied three municipalities outside of the capital region, Saida, Zahle and Bikfaya, where different kind of innovative solutions (technologically and/or politically) have been implemented. There, we document the elaboration of the SWM policies regarding contracting, financing, communication, spatial planning, service districting and environment. We also analyse the political effects of the stabilisation of these assemblages of instruments from the perspective of legitimising of local power actors, the building of a territory of local or regional cooperation and the relationships between the local and the central governments. The research relies on press review and local surveys (interviews). Results show that political choices depend upon the kind of local political networks and the degree of emergency that frames the temporality of decision. In doing so, we carefully read the local and local/national political dynamics that allow, constrain or prevent the policy choices. The findings show that policy choices are very strongly dependent upon the kind of local policy networks. Conversely, they also highlight that the institutional frameworks at the local and national scale leaves them wide margins of manover.

in La terre dans tous ses états Sous la direction de LANDAU Bernard, DIAB Youssef Publié en 2021-02-05
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Ce chapitre présente le projet démonstrateur Cycle terre, piloté par la Ville de Sevran et Grand Paris Aménagement. Il propose la création d’une fabrique de matériaux de construction en terre crue à partir des déblais de chantiers franciliens. Nous identifions l’ajustement progressif des objectifs et des intérêts des acteurs impliqués, entre ambition écologique, contraintes économiques et tensions politiques à différentes échelles territoriales. L’évolution du projet permet de réfléchir aux recompositions actuelles et futures du secteur de la gestion des terres excavées.

in EchoGéo Publié en 2021-02-02
MARTIN Benoit
RIO Antoine
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Entretien avec Éric Verdeil, Benoît Martin et Antoine Rio réalisé par Serge Weber le 18 décembre 2020 (en visioconférence) autour de l'ouvrage "Atlas des mondes urbains".

in Rumor : Recherches urbaines au Moyen-Orient… et ailleurs Publié en 2020-11-12
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La littérature apporte à mes recherches un supplément d’imaginaire, d’autant plus nécessaire qu’il est difficile d’accéder au vécu des habitants en vivant loin des villes sur lesquelles je travaille. Toutefois, il est rare de trouver des récits qui éclairent directement la perception ou les pratiques liées à ces objets quotidiens que sont les réseaux d’eau, d’électricité ou autres. Cela avait par exemple été le cas dans Balcons et abris de Dalia Fathallah, évoqué dans ce carnet, ou encore Une ville dans la mémoire. Amman de Abdel Rahman Mounif. Mais il s’agit souvent de récit autobiographique, rarement de pures fictions. C’est ce qui m’a fait particulièrement apprécier L’allumeur de rêves berbères de Fellag.

in Abécédaire de la ville au Maghreb et au Moyen Orient Publié en 2020-11-12
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L'urbanisation accélérée des vingtième et vingt-et-unième siècles est indissociable d'une utilisation croissante d'énergie. Dans le Monde arabe, l'énergie reine a certainement été le pétrole, qui a déterminé la création de villes nouvelles sur les sites d'extraction et contribué dans les pays exportateurs à l'émergence de paysages urbains exaltant la richesse et des modes de consommation effrénée. Malgré cette exubérance énergétique localisée, les usages et les paysages énergétiques des villes arabes sont aussi marqués par les inégalités et les pénuries. L'injonction mondiale à la transition vers des énergies faiblement carbonées s'inscrit difficilement dans les politiques urbaines, en dépit de quelques réalisations emblématiques.

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