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in Nasr Joe, Padilla Martine, dir., Interfaces : Agricultures et urbanisation à l'est et au sud de la Méditerranée, Publié en 2004
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A partir des années soixante, au moment de la mise en place d'outils juridiques pour la planification urbaine, l'agriculture péri-urbaine était prise en compte par les urbanistes, non sans ambiguïté puisqu'il s'agissait autant de préservation d'un capital productif que de la constitution de réserves foncières. Les mécanismes mis en place relevait davantage de la dissuasion à la construction que de l'interdiction, notamment en raison de l'absence de soutien politique à ces propositions. Cette préoccupation pour l'agriculture péri-urbaine n'a pas cessé d'être par la suite, mais son maintien sur le terrain devait moins aux mécanismes de protection qu'à des intérêts et des considérations (géo)politiques et identitaires.

The aim of this article is to analyse one ordinary energy transition underway in three Mediterranean metropolises in which urban natural gas networks have been implemented in the past twenty years: Istanbul in Turkey, Cairo in Egypt and Sfax in Tunisia (the country's second largest agglomeration). To do so, we will define an analytical framework based on a few studies which have focused primarily on low carbon energy transitions and argue that despite the differences in terms of technology it is interesting to view these transitions in relation to the urbanization of energy issues, thus allowing us to escape from the unsatisfying dichotomy between cities and countries that are "advanced" and "behind". In doing so, this article aims to relativize technological determination by showing its geographically and socio-economically based nature and to return a certain number of political issues to the forefront of analyses of transitions. We will begin by presenting the case cities and underscoring their specificities as emerging cities. Secondly, we will define an analytical framework based on research into energy transitions in cities while also taking into account research into urban infrastructure networks. Then we will analyse the cases based on the previously defined criteria. The final section will look at what we can learn from these cases.

Cette conférence propose une synthèse sur l'émergence de politiques urbaines de l'énergie, à partir d'exemples pris en Jordanie, en Irak, au Liban et en Tunisie. Elle aborde successivement l'énergie comme symbole et enjeu de développement depuis les indépendances, ce qui a impliqué des politiques nationales; puis elle étudie les géopolitiques et les micropolitiques de l'énergie ; puis elle montre l'implication économique, institutionnelle et territoriale des politiques de libéralisation; avant d'aborder les réformes de l'énergie dans les villes

The fight against climate change, eco-responsible urban development and the control of energy consumption have emerged as pressing public issues on the southern coast of the Mediterranean over the past several decades. Politicians and public authorities as well as private actors, civil society organizations (NGOs and the voluntary sector) and international bodies present in the countries of this region have all engaged with these challenges, which are particularly pronounced in cities. As spaces, cities now account for the bulk of the population and energy consumption; and as complex systems of institutional and economic actors, they are highly sensitive loci for experiments in sustainable urban development (SUD). Subsequently, the methods, applications and adaptation measures required for meeting this new imperative have been under discussion since the early 2000s, if not earlier. The aim of this thematic issue is to examine the activities and projects underway to promote sustainable urban development, be it at the scale of one or several cities. Thus, our focus is not to describe the environmental vulnerability of Arab cities, nor to draw up an inventory of the national institutions responsible for sustainable development. Our study takes a critical look, both theoretical and political, and from different perspectives, at the key arguments and the various forms of mobilization.

in Carto Publié en 2017-10
GILLETTE Claire
FAOUR Ghaleb
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Alors que la reconstruction après la fin de la guerre civile (1975-1990) était loin d’être achevée, le début des années 2000 au Liban a été marqué par plusieurs crises et épisodes violents et de longues périodes de vacance au sein du pouvoir exécutif. Malgré l’élection de Michel Aoun à la présidence, en octobre 2016, le système politique libanais s’avère à bout de souffle. Sans parler de sa fragilité géopolitique, chronique, le pays fait face à des défis multiples, démographiques, économiques, sociaux et environnementaux, alors que les services publics sont confrontés à de nombreuses difficultés. La résilience de la société libanaise se manifeste à travers l’émergence de nouveaux modes de gouvernance territoriale et des initiatives locales.

This paper, drawing on an urban political ecology perspective, analyses the failures and repeated crisis of the electric and waste management infrastructure in Lebanon as the result not only of the crippled politics of Lebanon but also in light of the long term policies of reconstructing and transforming the physical environment of Beirut. The paper adresses the recent street protests and other less visible urban mobilizations and discusses their potential for changing politics and rebuild the city according to alternative principles.

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L'électricité constitue un enjeu géopolitique moins connu que l'eau et le pétrole. Pourtant, la croissance des besoins tirés par la démographie, l'économie et les mutations des modes de vie, attise la tension sur cette ressource. L'électricité est un révélateur saisissant des crises politiques internes au Liban, dans les Territoires palestiniens et en Irak, en termes d'inégalités régionales et d'affirmation de pouvoirs infra-étatiques. L'électricité représente aussi un enjeu dans le conflit régional, analysé dans les relations entre le Liban et la Syrie, le Liban et Israël et le blocus actuel de Gaza.

Une des dimensions singulières des révoltes arabes est leur territorialité, qui a d'emblée constitué une clé de leur interprétation. Or, cette territorialité est plurielle et se décline en plusieurs moments. Aux révoltes des petites et moyennes villes tunisiennes (Sidi Bouzid, Kasserine), libyennes (Misrata et Benghazi) ou syriennes (Deraa, Homs), et des villes industrielles secondes comme Mahalla al-Koubra ou Suez en Egypte, se sont d'abord agrégés les soulèvements des quartiers populaires des métropoles. Puis, s'est produite une convergence, parfois brève, avec les jeunesses protestataires plus favorisées, sur les grandes places des capitales. C'est alors que le mouvement a gagné sa visibilité médiatique et qu'il a acquis une force qui a précipité la chute des régimes. De cette chorégraphie à trois temps, c'est souvent la dernière scène, dramatique, que de nombreux observateurs ont privilégiée, laissant les autres dans une semi-pénombre qui ne commence que maintenant à être véritablement explorée. L'analyse proposée ici ne portera pas sur les quartiers des périphéries des grandes villes, pourtant essentiels pour comprendre les recompositions en cours. Je voudrais plutôt m'intéresser à la place des villes petites et moyennes dans les conflits et protestations en cours, qu'aborde un numéro thématique de la revue Confluences Méditerranée, partiellement issu d'un colloque tenu à Lyon en octobre 2012, à l'initiative des géographes du GREMMO, son directeur, Fabrice Balanche et Karine Bennafla, qui le coordonne.

Les métropoles gigantesques, comme Shanghai ou Mumbai, sont-elles incontrôlables ? Cet ouvrage collectif montre qu'il n'en est rien : proposant une lecture novatrice, en marge des approches classiques centrées sur les institutions politiques, il souligne l'importance des réseaux techniques dans le gouvernement des villes.

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