Co-auteur
  • FARRALL Stephen (17)
  • GRAY Emily (13)
  • JENNINGS Will (11)
  • LEBARON Genevieve (4)
  • Voir plus
Type de Document
  • Article (42)
  • Contribution à un site web (29)
  • Partie ou chapitre de livre (25)
  • Livre (18)
  • Voir plus
La politisation et la dépolitisation des politiques européennes telles que les aides d’État sont des facteurs clés de légitimation et de contestation de l’Union européenne. La littérature tend à analyser ces processus soit sous l’angle de la politisation soit sous celui de la dépolitisation. Il est rare qu’elle les appréhende simultanément. Cette thèse considère au contraire que ces deux phénomènes présentent une certaine fluidité au sein de structures de gouvernance multiniveau (GMN) telles que l’UE, dans lesquelles les agents jouent un rôle essentiel. La thèse étudie d’abord 266 affaires d’aides d’État jugées « illicites avec obligation de récupération » afin d’identifier lesquelles ont été portées en appel et d’évaluer le niveau de couverture médiatique de chaque affaire. À partir de ces 266 dossiers, la thèse a sélectionné ceux d’Apple, en Irlande, et Ilva, en Italie, pour une analyse approfondie et détaillée. Ce travail explore la manière dont les acteurs ont cherché à politiser et dépolitiser les affaires d’aide d’État dans les médias nationaux. Une analyse de claim-making est réalisée afin de comprendre comment les acteurs tentent de légitimer ou délégitimer leurs propres actions ou celles des autres acteurs en présence (la Commission, Apple, Ilva et les gouvernements irlandais et italien). Un corpus de 100 journaux a été constitué à partir de la base de données Factiva, dont deux journaux de référence (de centre gauche et centre droit) pour chacun des pays concernés : The Irish Times et The Irish Independent pour l’Irlande ; Il Sole 24 Ore et La Repubblica pour l’Italie. Les résultats font apparaître que l’appel porté par un État membre constitue un moment majeur dans la trajectoire de politisation comme de dépolitisation d’une affaire d’aide d’État. Plus précisément, dans l’affaire Apple, le TINA (There is no Alternative) a été utilisé comme stratégie de dépolitisation discursive de l’acte d’appel. Or, il est intéressant de noter que l’appel contribuait à la politisation générale de l’affaire d’aide d’État. D’autres stratégies de dépolitisation (prises de position – claims – dites d’« apaisement »), visant à calmer les tensions du passé entre le gouvernement italien et la Commission, ont en revanche été mises en œuvre avec succès. Du point de vue de la politisation, on observe ainsi deux schémas différents : dans l’affaire Apple, c’est la « voie d’un conflit international » (le gouvernement irlandais opposé à la Commission) qui a été suivie ; quant au dossier Ilva, il a soulevé des interrogations sur le gouvernement italien et la gestion de l’entreprise.

in Political Studies Review Publié en 2021-02
FARRALL Stephen
GRAY Emily
JONES Phil Mike
0
vues

0
téléchargements
In what ways, if at all, do past ideologies shape the values of subsequent generations of citizens? Are public attitudes in one period shaped by the discourses and constructions of an earlier generation of political leaders? Using Thatcherism – one variant of the political New Right of the 1980s – as the object of our enquiries, this article explores the extent to which an attitudinal legacy is detectable among the citizens of the UK some 40 years after Margaret Thatcher first became Prime Minister. Our article, drawing on survey data collected in early 2019 (n = 5781), finds that younger generations express and seemingly embrace key tenets of her and her governments’ philosophies. Yet at the same time, they are keen to describe her government’s policies as having ‘gone too far’. Our contribution throws further light on the complex and often covert character of attitudinal legacies. One reading of the data suggests that younger generations do not attribute the broadly Thatcherite values that they hold to Thatcher or Thatcherism since they were socialised politically after such values had become normalised.

in The Drinks Business Publié en 2021-02
0
vues

0
téléchargements
In the fourth of a series exploring the history, market performance, recent and, in this case less recent, vintages of some of Bordeaux’s leading estates, Colin Hay benefits from the privilege of a rare vertical tasting at the château with proprietor Berenice Lurton to look at the remarkable consistency and timeless beauty of the wines of Château Climens in Barsac.

in The Drinks Business Publié en 2020-12-02
33
vues

0
téléchargements
We tend to think of the pace of change in Bordeaux as glacial. The reputation of properties, of course, rises and falls but that has never been a very rapid process. And it is not made any more rapid by the moderating influence of a system of classification which dates back, in the case of the Médoc, to 1855. Stability, it seems, is hard-wired.

in International Relations Theories Sous la direction de DUNNE Tim, KURKI Milja , SMITH Steve Publié en 2020-12
16
vues

0
téléchargements
This publication has no abstract

En dépit des postures, Royaume-Uni et Union européenne cherchent tous deux un accord. Mais la stratégie du bord du gouffre de Londres, et la maîtrise de Bruxelles sur le calendrier et le déroulement des négociations pourraient ne permettre qu’un « accord faute de mieux ». De style « australien » ou « canadien », un accord commercial de dernier moment aurait de rudes conséquences économiques pour le Royaume-Uni, dans le cadre d’un Brexit menaçant le système politique et l’unité même du Royaume 

Cette thèse propose une enquête sur la légitimation de l'austérité en Grèce, au Portugal et en Espagne, entre 2009 et 2016. La recherche prend pour point de départ la remise en cause de deux approches influentes de l'économie politique de l'austérité lors des crises de la zone euro. La première voit l'austérité comme une inévitabilité. Débiteuse de la littérature du « new politics » de l’État-providence, cette approche considère l’austérité dans le sud de l’Europe comme un impératif économique. La seconde approche, structurée par la littérature sur le « néolibéralisme disciplinaire », considère l’austérité comme une imposition externe aux pays du sud de l’Europe par une combinaison d’acteurs du marché et de puissances étrangères. Tandis que la première s'appuie sur des prémisses ontologiques qui conduisent à une naturalisation de faits politiques, la seconde ne parvient pas à saisir la complexité de la politique d'austérité au niveau national. Cette recherche propose une réinterprétation de l'austérité dans le sud de l'Europe comme un projet politique interprété et contesté aux niveaux national, international et transnational. L'enquête est guidée par la question suivante : comment l'austérité a-t-elle été légitimée comme réponse aux crises du sud de l'Europe des années 2010 ? À travers l'analyse qualitative d'un corpus substantiel de déclarations publiques, de débats parlementaires et de documents politiques, combinée à des statistiques descriptives et des entretiens semi-structurés, la thèse réalise un traçage interprétatif des processus de légitimation et de délégitimation de l'austérité dans les trois pays au cours de la période. La thèse explore la construction des récits de crise du sud de l'Europe et leur intégration dans la réponse à la crise, en particulier dans les programmes d'assistance financière conditionnelle négociés entre les pays et la Troïka de la Commission européenne, de la BCE et du FMI. Elle analyse ensuite l’évolution de l'austérité au fur et à mesure de la mise en œuvre des politiques et de l’observation de leurs résultats d'une part, et de l’institutionnalisation de la critique radicale du mouvement social contre l'austérité d’autre part. L'analyse approfondie des trois cas apporte un nouvel éclairage sur la manière dont ces crises ont été interprétées et sur les fondements discursifs de la légitimation de l'austérité comme seule réponse adéquate aux difficultés économiques du sud de l'Europe.

in New Political Economy Sous la direction de HAY Colin, BEST Jacqueline , LEBARON Genevieve, MÜGGE Daniel Publié en 2020-11
27
vues

0
téléchargements
Special Issue of New Political Economy.

in New Political Economy Publié en 2020-11
BEST Jacqueline
LEBARON Genevieve
MÜGGE Daniel
16
vues

0
téléchargements
Contemporary political economy is predicated on widely shared ideas and assumptions, some explicit but many implicit, about the past. Our aim in this Special Issue is to draw attention to, and to assess critically, these historical assumptions. In doing so, we hope to contribute to a political economy that is more attentive to the analytic assumptions on which it is premised, more aware of the potential oversights, biases, and omissions they contain, and more reflexive about the potential costs of these blind spots. This is an Introduction to one of two Special Issues that are being published simultaneously by New Political Economy and Review of International Political Economy reflecting on blind spots in international political economy. Together, these Special Issues seek to identify the key blind spots in the field and to make sense of how many scholars missed or misconstrued important dynamics that define contemporary capitalism and the other systems and sources of social inequality that characterise our present. This particular Special Issue pursues this goal by looking backwards, to the history of political economy and at the ways in which we have come to tell that history, in order to understand how we got to the present moment.

in Review of International Political Economy Publié en 2020-10
LEBARON Genevieve
MÜGGE Daniel
BEST Jacqueline
35
vues

0
téléchargements
Which blind spots shape scholarship in International Political Economy (IPE)? That question animates the contributions to a double special issue—one in the Review of International Political Economy, and a companion one in New Political Economy. The global financial crisis had seemed to vindicate broad-ranging IPE perspectives at the expense of narrow economics theories. Yet the tumultuous decade since then has confronted IPE scholars with rapidly-shifting global dynamics, many of which had remained underappreciated. We use the Blind Spots moniker in an attempt to push the topics covered here higher up the scholarly agenda—issues that range from institutionalized racism and misogyny to the rise of big tech, intensifying corporate power, expertise-dynamics in global governance, assetization, and climate change. Gendered and racial inequalities as blind spots have a particular charge. There has been a self-reinforcing correspondence between topics that have counted as important, people to whom they matter personally, and the latter’s ability to build careers on them. In that sense, our mission is not only to highlight collective blind spots that may dull IPE’s capacity to theorize the current moment. It is also a normative one—a form of disciplinary housekeeping to help correct both intellectual and professional entrenched biases.

Suivant