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in Nouvelle sociologie politique de la France Publié en 2021-05
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Dans quelle mesure la fonction publique française constitue-t-elle un modèle singulier d’emploi public ? Comment celui-ci s’est-il construit historiquement ? Que nous apprennent ses évolutions récentes sur les transformations de modes d’exercice du pouvoir politique et sur l’action publique ? Ce chapitre appréhende l’emploi public sous deux perspectives complémentaires. Il l’analyse d’abord comme un monde du travail, dont il discute la singularité sociologique par rapport au secteur privé, tout en soulignant sa forte hétérogénéité interne. Il l’étudie ensuite en tant que marché du travail doté de modes de régulation et de relations professionnelles spécifiques, aujourd’hui engagées dans de profondes transformations.

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Ce rapport contribue à l’analyse de la contribution des professionnel·les du droit et des institutions juridictionnelles aux inégalités sociales qui structurent les sociétés contemporaines. Il appréhende cette question à partir d’une double enquête, statistique et ethnographique, portant les séparations conjugales, qui constituent un contentieux civil, de masse, touchant l’ensemble des catégories sociales et prononçant des décisions de nature diverse afin d’organiser la vie intime des individus (résidence des enfants, pension alimentaire, prestation compensatoire, etc.). Elles constituent un bon observatoire pour étudier l’effet des inégalités de ressources sociales entre les justiciables sur leurs recours au droit et aux procédures judiciaires, et pour analyser en retour la manière dont l’action des professionnel·les du droit et les décisions de justice sont susceptibles de réduire, de reproduire ou d’intensifier ces inégalités. Pour son volet statistique, l’étude s’appuie sur la construction et l’analyse d’un échantillon représentatif de 4 000 dossiers judiciaires de divorces et séparations conjugales dont la dernière décision a été rendue en 2013 dans 7 tribunaux de grande instance (devenus tribunaux judiciaires) et des 2 cours d’appel, situés dans des territoires aux caractéristiques sociodémographiques contrastées. L’enquête ethnographique s’inscrit dans une recherche au long cours : débutée au sein de tribunaux de grande instance, celle-ci s’est progressivement élargie aux avocat·es et des notaires, mais aussi à deux cours d’appel et finalement à des services publics et associatifs d’accès aux droits. Elle associe de nombreuses observations des situations d’interactions entre professionnel·les et client·es ou justiciables, et des entretiens menés auprès de ces professionnel·les. Cette analyse met en avant la prégnance des inégalités de classe et de genre à toutes les étapes du traitement juridique et judiciaire des séparations conjugales. Il montre que celle-ci s’articule aux inégalités liées au statut matrimonial et au territoire. Selon que les couples ont été mariés ou non, selon qu’ils résident dans l’Ouest de la France ou en région parisienne (et au sein de celle-ci, à Paris ou en banlieue), les expériences de la justice et son impact sur les conditions de vie post-rupture diffèrent notablement.

Publié en 2021-03 Collection Débats et enjeux (Université de Laval, partenariat de recherche Séparation parentale, recomposition familiale) : 9
BOUCHARD Joanie
LAVOIE Kévin
CÔTÉ Isabel
GIROUX Michelle
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Cet article analyse les rapports au droit et à la justice des parents LGBTQ+ vivant au Québec, tels qu'ils se nouent au moment des séparations conjugales. Il souligne que la porté et les limites de la politique d'inclusion vis à vis de ces parents, engagés depuis le début des années 2000 dans cette province canadienne.

in Délibérée Publié en 2021-03
RAFIN Nicolas
STEINMETZ Hélène
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Cet article analyse la place de l'Etat dans l'institutionnalisation renouvelée de "la famille". Il souligne les contradictions et les limites de cette action publique, en termes de violences de genre, d'inégalités économiques et d'assignations statutaire.

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Cet ouvrage arrive à point nommé dans nos bibliothèques. Le monde des chercheur·e·s travaillant sur l’emploi public est loin d’être surpeuplé et ne sont pas légion les analyses qui articulent les recompositions de l’action publique et des institutions politico-administratives à celles du travail, de l’emploi et des groupes professionnels. L’actualité des deux dernières années nous l’a pourtant rappelé : de la loi de transformation de la fonction publique adoptée en août aux mobilisations syndicales contre le projet de réforme des retraites en décembre, les agents publics, qui comptent pour un cinquième des actifs, sont directement concernés par les transformations de la condition salariale en même temps qu’ils sont incontournables, des hôpitaux à l’espace public, pour faire face au Covid-19. Nombre de commentaires politico-médiatiques singularisent fortement l’emploi public, pour dénoncer ses « privilèges ». À rebours de ces « stéréotypes grossiers et représentations erronées » (p. 5), Aurélie Peyrin défend ici la thèse du rapprochement des modes de fonctionnement des marchés public et privé du travail – notamment parce que la précarité est loin d’en être absente. [premier paragraphe]

in Droit et société Publié en 2020-12
GOLLAC Sibylle
OEHMICHEN Hélène
STEINMETZ Hélène
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Au moins un couple sur deux se sépare et le traitement judiciaire de ces séparations ne cesse de se diversifier. Analyser les inégalités face à ces procédures est essentiel pour questionner tant l’égalité de traitement dans les services publics que la différenciation des trajectoires sociales à l’issue de ces transitions familiales. Cet article mobilise une base inédite de 4 000 dossiers judiciaires en matière familiale, constituée dans sept tribunaux de grande instance, pour examiner les interdépendances entre les inégalités de classe, de genre et de territoire, au regard des délais de jugement, de la représentation par avocat·e et du recours à l’expertise. Les expériences de la justice familiale des hommes et des femmes qui se séparent sur le territoire français métropolitain varient significativement, tant en fonction de leurs propriétés sociales que de l’organisation des différents tribunaux et des marchés locaux du conseil juridique.

in Dictionnaire des politiques territoriales Publié en 2020-09
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La fonction publique territoriale (FPT) est incontournable pour qui s’intéresse aux politiques territoriales. D’abord, les deux millions d’agents territoriaux (soit 35% des effectifs publics français) comptent parmi les acteurs les plus significatifs de ces politiques. Plus nombreux et plus qualifiés que par le passé, ils interviennent dans des secteurs diversifiés, du fait de la clause générale de compétence longtemps reconnue aux collectivités ainsi que des compétences transférées par l’État depuis le début des années 1980. De surcroît, la fonction publique territoriale est elle-même une catégorie de l’action publique territoriale. Au croisement des politiques de l’emploi public et des réformes territoriales, elle est le produit d’un système complexe de relations entre plusieurs catégories d’acteurs, parfois sécantes : État et collectivités territoriales d’une part, agents et employeurs d’autre part. En somme, elle est tout à la fois un statut juridique, une construction politique et un groupe social, dont l’hétérogénéité et la déstabilisation tendancielle mérite d’être interrogées, tant elles pèsent sur les politiques territoriales.

in Rapports au genre en politique. Publié en 2020-07
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Dans quelles conditions les individus donnent-ils sens à leur existence à partir des « rapports sociaux fondés sur les différences perçues entre les sexes » ? Dans quelles situations cette grille de lecture les outille-t-elle pour contester les rapports de pouvoir que le genre signifie ? Et quelle est l'efficacité de cette réflexivité mobilisée en vue de la transformation de l'ordre des sexes ? Ces questions invitent à convoquer deux perspectives complémentaires : l'une travaille le genre à partir des pratiques et des relations quotidiennes par lesquelles il se constitue ; l'autre interroge la capacité réflexive et critique des individus. Pour s’orienter dans la grande diversité de ces rapports critiques au genre, je propose de distinguer analytiquement trois opérations présidant à leur fabrique : la réflexivité, la verbalisation et la conflictualisation. Cette décomposition vise à rendre sensible le caractère souvent partiel, tâtonnant, voire réversible des activités critiques. Avoir acquis une conscience de genre ne conduit pas nécessaire à exprimer publiquement ses observations intimes ou ses indignations personnelles. Être en capacité de mettre en mots les rapports de genre ne signifie pas que l’on osera affronter ceux qui imposent les modèles de genre ou qui profitent des inégalités genrées. Les doutes, voire les contradictions qui saisissent les individus durant leurs activités critiques, les dynamiques collectives, tantôt propices à la remise en cause, tantôt fortement défensives, peuvent venir interrompre, ralentir ou infléchir ces processus.

in Mouvements Publié en 2020-06
BESSIÈRE Céline
GOLLAC Sibylle
MARICHALAR Pascal
MINOC Julie
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La famille est « le plus familier des objets » selon l’expression du sociologue Rémi Lenoir. Elle apparaît sous l’évidence du déjà-là, du naturel et de l’universel. Cet article défend l’idée que pour mieux comprendre et combattre une pandémie, il est nécessaire d’interroger ce sens commun à partir des recherches en sciences sociales. Car, comme ces dernières le montrent, la famille est une construction historique, sociale, administrative, juridique, économique, religieuse, politique et scientifique. Notre analyse réinscrit les relations familiales dans les rapports sociaux de classe, de genre, de race, de génération, de sexualité et de dépendance qui les traversent et qu’elles façonnent en retour. La première partie de cette analyse s’applique à déconstruire le sens commun de la famille dans l’expertise et les politiques publiques – en premier lieu la notion de ménage moyen. Le décalage entre ces idées reçues et les réalités familiales a des effets concrets sur les préconisations des épidémiologistes, l’interprétation de leurs résultats et leurs appropriations par les pouvoirs publics. Après avoir ainsi examiné ce que la famille fait à la crise, la deuxième partie éclaire ce que la crise sanitaire fait aux familles. Elle donne à voir les facettes des relations familiales que la crise sanitaire met en jeu, et dont il conviendrait de poursuivre l’exploration scientifique.

The women mobilised in the Yellow Vest movement rightly denounced the fact that many single mothers face major financial difficulties on a daily basis while raising their children. Yet women originate separation and divorce proceedings more often than men. The high rate of marital breakups provides evidence of their appropriation of this individual right in a relatively recent context of legal equality with men. However, this major social change has not led to the equalization of conditions nor to the disruption of the gender order. Here is a look back at a key victory for women that is still far from enabling their emancipation.

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