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Au printemps 2020, en France et ailleurs, des vidéos d’artistes autant que les applaudissements quotidiens de nombreux citoyens à leurs fenêtres ont manifesté une volonté de reconnaître celles et ceux qui risquaient d’être infectés par le virus Sars-CoV-2 du fait de leur activité professionnelle, qualifiés de travailleurs de « première et deuxième lignes ». Par cette expression, ce sont les soignants et tous les personnels en contact direct avec des patients atteints de Covid-19 qui étaient d’abord désignés mais aussi les « caissières, éboueurs, cadres, ouvriers, routiers, facteurs, paysans, PDG, […] les boulangers, les politiques, les équipages, les cheminots, les militaires, […] les ambulances, les taxis », et « tous ceux que j’oublie » pour reprendre une liste égrenée par Jean-Jacques Goldman dans une apparition vidéo chantée. Assurant en deux phrases la cohérence à leurs yeux nécessaire de cet impératif moral d’une reconnaissance et du débouché que doit lui offrir le droit, les avocats Jean-Paul Teissonnière et Sylvie Topaloff écrivent, à propos de la mort d’Aicha Issadounène, caissière et syndicaliste CGT à Saint-Denis décédée de la Covid-19 : « Un des effets de cette pandémie aura été que nous nous mettions à regarder avec reconnaissance et considération ces travailleurs autrefois invisibles. Au travers d’une juste indemnisation de ses enfants, nous dirons que nous ne les abandonnons pas sur le bord du chemin une fois la crise surmontée » (Teissonnière & Topaloff 2020)

in From Measuring Rods to DNA Sequencing Sous la direction de JULIEN Marie-Pierre, VOLÉRY Ingrid Publié en 2020-12
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Back cover “Why do you measure and why are you also measured? What measurement tools are used to offer a quantified vision of the body and its parts, its growth, and of human life itself? Is measurement the same thing as quantification? Based on in-depth historical investigations and case studies from the 19th century up to the present day, this book proposes enlightening answers to such questions. Combining basic insight from the ‘classics’―Foucault, Rose―on the political dimension of measurement with contextualizing epistemologies, it brilliantly shows how ontologies emerge from various social ‘assemblages’.” ―Marie Gaille, philosopher, senior researcher, Université de Paris-CNRS

La sous-reconnaissance des maladies liées au travail constitue aujourd'hui, en France comme dans d'autres pays industrialisés, un fait social massif. Qu'il s'agisse de cancers provoqués par l'exposition à des produits toxiques, de troubles musculo-squelettiques induits par des postures répétitives ou par le port de charges lourdes, ou d'atteintes psychologiques associées à certains modes de management, les effets du travail sur la santé restent un problème insuffisamment pris en charge par les pouvoirs publics. Les dispositifs devant assurer leur reconnaissance et leur indemnisation ne fonctionnent pas de façon satisfaisante, rendant en grande partie invisibles les origines professionnelles de nombreuses maladies et décès. Cette situation n'est pas nouvelle. Elle perdure depuis le début du 20e siècle malgré l'adoption, dans plusieurs pays occidentaux, de législations permettant d'indemniser les pathologies engendrées par les conditions de travail. Remarquablement résistantes à l'épreuve du temps, ces lois fondatrices structurent en effet toujours aujourd'hui le soubassement légal et épistémique de la reconnaissance des maladies professionnelles, continuant à s'avérer incapables de réparer correctement les maux du travail. Cet ouvrage rassemble des contributions d'historiens et de sociologues qui étudient les raisons de cette inertie, et donnent à voir les causes de la sous-reconnaissance chronique des maladies professionnelles, depuis les débats fondateurs jusqu'aux controverses contemporaines sur les dégâts que le travail peut induire pour la santé physique et mentale. Ces recherches ouvrent des pistes de réflexion pour revoir les modalités de la réparation de ces dégâts, et sortir de l'impasse que ceux-ci, depuis plus d'un siècle, occasionnent pour la justice sociale dans nos sociétés.

Depuis le début de l’épidémie, nous sommes collectivement pris dans une double avalanche : un flot ininterrompu de chiffres (décompte quotidien des morts, tentatives de mesure de la surmortalité liée au Covid-19, projections et estimations sur l’évolution pandémique par des modèles divers, élaboration d’indicateurs permettant de comprendre la diversité des réactions et réactivités nationales, etc.), mais aussi de tribunes, billets, tweets et autres publications rapides émanant non seulement des éditorialistes rompus à l’exercice du commentaire d’actualité mais aussi de chercheuses et chercheurs en sciences sociales. Ces deux flux se rencontrent parfois autour d’une question dont nous avons fait, depuis quelques années, avec d’autres collègues, un objet de recherches : celle des liens entre nombres et gouvernement. En quoi est-il nécessaire de quantifier pour décrire, comprendre, prévoir et faire face à l’épidémie ? Sous quelles conditions et jusqu’à quel point les opérations de quantification peuvent-elles constituer un danger pour les populations ? Peut-on y voir un simple instrument de manipulation et de coercition aux mains du pouvoir ? Le temps des sciences sociales, et de l’histoire en particulier, n’est pas celui de la médecine d’urgence ou de l’épidémiologie de crise. Il nous semble scientifiquement et déontologiquement prématuré de développer des analyses définitives sur la crise que traverse actuellement la planète, notamment en prétendant porter un regard péremptoire sur la valeur des “chiffres du Covid-19” et le rôle qu’ils jouent dans la mise en place de politiques publiques et la gestion des populations qu’elles engagent. Pourtant, cela n’interdit pas de montrer en quoi certaines assertions qui circulent dans l’espace public paraissent particulièrement problématiques sur les plans intellectuel, politique, voire pratique sur la double question de la construction et de l’usage de données quantitatives. Si nous réservons nos analyses empiriques pour un temps plus apaisé, après avoir pris le recul qui s’impose pour une enquête systématique, nous souhaitons à travers cette contribution rappeler qu’il existe un vaste champ de recherches en histoire sociale et sociologie de la quantification, et qu’il n’est pas possible de s’en tenir à l’indignation, ni de clore la réflexion par des formules catégoriques, des amalgames ou des sophismes. En partant de quelques publications récentes de natures diverses (tribunes, entretiens…), principalement en langues anglaise et française (mais aussi espagnole et italienne), nous défendrons une approche de la quantification par l’histoire et les sciences sociales qui ne saurait se limiter à une association automatique entre des nombres, jugés forcément faux, et la décision publique, dénoncée comme forcément liberticide.

Publié en 2019-12 Nom de la conférence Séminaire de l’IRISSO
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Cette communication n'a pas de résumé

French abstract Introduction – Depuis l’automne 2015, plus de 14 000 primo-arrivants hébergés en Île-de-France ont bénéficié de bilans infirmiers. Réalisés par des équipes du Samusocial de Paris et de la Croix-Rouge française, ils informent conjointement sur la santé et l’exposition à des violences. Matériel et population – Sont inclus les bilans infirmiers réalisés entre octobre 2015 et juillet 2018, par des équipes mobiles dans des centres d’hébergement d’urgence accueillant des migrants évacués de campements, puis au Centre de premier accueil (CPA), au Centre d’hébergement d’urgence pour femmes et familles migrantes d’Ivry-sur-Seine (CHUM d’Ivry), et dans deux Centres d’accueil et d’examen des situations (CAES). La population interrogée se compose à 93% d’hommes et a 27 ans en moyenne. Les bilans infirmiers ayant évolué, nous mobilisons cette variabilité pour produire des résultats et pour en tirer des enseignements de santé publique. Résultats – Les bilans mobiles ne posaient pas explicitement la question des violences vécues : le recodage de textes libres permet d’y calculer une fréquence de 7% (n=327) de victimes, par rapport à l’ensemble des patients. Avec l’introduction de questions explicites et précodées (CPA-CHUM d’Ivry-CAES), cette même fréquence passe à 27%, et à 80% en se limitant à ceux auprès de qui la question est abordée. Avoir vécu des violences est étroitement corrélé au profil sociodémographique (âge, statut familial/marital, pays d’origine), au type de parcours migratoire, à l’état de santé somatique et psychique. Discussion et conclusion – Questionner les violences vécues par les migrants paraît indispensable en matière sanitaire. Pour cela, il convient de former les personnels et de créer des conditions d’entretien qui permettront leur dépistage et une prise en charge adaptée, consécutive aux bilans infirmiers. English abstract Introduction – Since autumn 2015, more than 14,000 new migrants accommodated in Île-de-France have benefitted from nursing assessments (NAs), conducted by Paris Samusocial teams and the French Red Cross. These assessments jointly provide data on health and exposure to violence. Material and population – Our analysis includes the NAs carried out between October 2015 and July 2018 by obile teams in emergency shelters hosting migrants evacuated from street camps, and then at the Centre of Primary Reception (CPA), at Ivry-sur-Seine’s Migrant Emergency Centre, which is dedicated to women and families (CHUM d’Ivry), and in two Centres of Reception and Situational Assessment (CAES). The surveyed population is 93% male and 27 years old on average. As NAs have evolved, we are mobilizing this variability to produce results and to learn about relevant nursing and epidemiological procedures, in a public health perspective. Results – Mobile assessments did not explicitly address the question of violence: the recoding of free texts allows to calculate a proportion of 7% (n=327) of victims, among all patients. With the introduction of explicit and precoded questions (CPA-CHUM d’Ivry-CAES), the same proportion increases to 27%, and 80% if we limit ourselves to those whom the issue is addressed to. Having experienced violence is closely related to sociodemographic characteristics (age, family/marital status, country of origin), the type of migratory route, and somatic and psychic health status. Discussion and conclusion – Questioning the violence experienced by migrants seems essential for public health objectives. For this, it is crucial to train nursing staff and interpreters in order to create interviewing conditions that could be relevant, both for screening and appropriate care following the NAs.

in The Lancet Respiratory Medicine Publié en 2019-06
LESCOAT Alain
BALLERIE Alice
BELHOMME Nicolas
JÉGO Patrick
JOUNEAU Stéphane
LECUREUR Valérie
LEDERLIN Mathieu
PARIS Christophe
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Collis and Yule 1 stated in 1933, that “silica is such a body poison as is lead, even though it exerts its maleficent influence, especially with regard to tuberculosis, mainly on the respiratory organs, through which it gains access to the body”. This statement invites us to question the editorial 2 entitled “The world is failing on silicosis” in The Lancet Respiratory Medicine. As clinicians, radiologists, toxicologists, and social scientists working on health hazards related to crystalline silica exposure, we delve beyond silicosis, to learn of other dangers associated with silica.

in Bulletin épidémiologique hebdomadaire Publié en 2019-06
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Numéro spécial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire daté du 25 juin 2019 (n°17-18). Entre les parcours migratoires chaotiques, les violences subies, les refus de soins, la santé des populations migrantes est un enjeu pour l'ensemble du système de santé.

Cette publication n'a pas de résumé

Publié en 2019-02 Nom de la conférence Séminaire du groupe de recherche ESOPP, EHESS - Ouverture de la séance « Cerner les populations incernables. Les évacuations d’indigents et de migrants dans l’Espagne franquiste et dans le Paris d’aujourd’hui »
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