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L’année 2020 est marquée depuis plusieurs mois par une pandémie mondiale sans précédent causée par la COVID-19. Pour y faire face, les États ouest-africains ont déployé différentes stratégies, telles que le confinement (stricte ou non) des populations, la fermeture des frontières, la restriction des rassemblements et déplacements des populations à l’intérieur des États et l’instauration de couvre-feux...

Cet article s’intéresse aux combattants démobilisés ayant connu une « mobilité sociale descendante » en Côte d’Ivoire. Il se focalise sur une association de démobilisés, la « Cellule 39 » (C39), et analyse la place qu’elle occupe et la stratégie de « lutte purement administrative » qu’elle utilise dans la société ivoirienne depuis 2012. L’étude montre que l’identité collective qui s’est forgée autour du passé commun de rebelles et de l’appartenance à la C39 n’a pas pu faire disparaître les dissensions internes au groupe. L’article illustre enfin les limites de la lutte administrative dans un pays où le recours à la violence semble encore dicter les actions politiques et les modes de gouvernement des gens. Il questionne ainsi plus généralement les fragilités de la transition sécuritaire dans une Côte d’Ivoire « post-conflit » encore profondément marquée par l’instabilité.

This article illustrates the complexity of women’s engagement in armed groups, through the example of women involved in the rebellion in Ivory Coast between 2002 and 2011. It provides an analysis of the trajectories of women enrolled in the conflict in Ivory Coast in various regions and during various periods of the rebellion. How were women involved in the conflict in Ivory Coast? What motives led them to become involved in the rebellion and, once they had become involved, what activities did they engage in? How might one compare their experience in the rebellion to that of men?

À travers l’exemple des femmes engagées dans la rébellion en Côte d’Ivoire entre 2002 et 2011, cet article illustre la complexité de l’engagement féminin dans les groupes armés. Il propose une analyse des trajectoires de femmes enrôlées dans le conflit ivoirien dans différentes régions et à différentes périodes de la rébellion. Quelle a été l’implication des femmes dans le conflit ivoirien ? Quelles logiques ont présidé à leur engagement et, une fois engagées, quelles ont été leurs activités ? Comment peut-on comparer leur engagement dans la rébellion à celui des hommes ?