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in Centre arabe de recherches et d’études politiques de Paris (CAREP Paris) Publication date 2021-10-13
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Entretien réalisé avec Stéphanie Latte Abdallah autour de son ouvrage La toile carcérale. Une histoire de l’enfermement en Palestine (Bayard, 2021). Propos recueillis par Isabel Ruck.

Dans les territoires palestiniens, depuis l'occupation de 1967, le passage par la prison a marqué les histoires personnelles et collectives. Les arrestations et les incarcérations massives pour des motifs d'ordre politique ont installé ce que l'auteure appelle une toile carcérale, une détention suspendue. Environ 40 % des hommes palestiniens sont passés par les prisons israéliennes depuis 1967. Cet ouvrage remarquable permet de comprendre en quoi et comment le système pénal et pénitentiaire est central des modes de contrôle des Territoires palestiniens. Le texte s'appuie sur une enquête de plusieurs années pendant laquelle plus de 350 longs entretiens ont été conduits, mais aussi sur des archives et des documents juridiques. La trame narrative retrace l'histoire de cette toile carcérale et des vécus de l'enfermement tout en emmenant les lecteurs dans les pas de l'auteure et de son enquête.

Thesis Advisor RIVOAL Isabelle, Laboratoire D'ethnologie Publication date 2020-10
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Ce dossier de HDR est composé de trois volumes. Le mémoire de synthèse, L’illégitime (Volume 1,124 p.) donne son titre à l’ensemble. Autour de la question de l’illégitime comme trame, comme approche, et des illégitimes - celles et ceux qui se trouvent hors-champ - comme sujets, ce texte propose une réflexion épistémologique sur un parcours et sur le point de vue à partir de grands thèmes de recherche : l’histoire anthropologique des réfugié·es palestiniens ; le genre, le corps et les affects ; les féminismes, séculiers et religieux, dans les sociétés arabes et musulmanes ; les images et les régimes de visibilité et d’invisibilité ; les frontières, l’enfermement et les mobilités dans les espaces israélo-palestiniens ; le carcéral en Israël/Palestine ; les enjeux de la narration en sciences sociales et de la post-disciplinarité autour du cinéma documentaire ; l’engagement et les citoyennetés alternatives en Palestine et au Moyen-Orient. Il pose les contours d’une épistémologie de l’illégitime construite à partir d’un positionnement féministe radical et d’une épistémologie cinématographique. Le manuscrit original La toile carcérale. Une histoire de l’enfermement en Palestine compose le Volume 2 (504 p, en cours de publication), et une sélection d’articles et travaux le Volume 3 (624 p.). Dans les Territoires palestiniens, depuis l’occupation de 1967, le passage par les prisons israéliennes a marqué les histoires personnelles et collective. Les arrestations et les incarcérations massives pour des motifs d’ordre politique ont au fil du temps installé une toile carcérale. Une toile carcérale qui est tout autant réalité que virtualité : une possibilité d’emprisonner, une suspension sans contours, à la fois visible et toujours hors-champ, une incertitude. Les pratiques pénales appliquées aux Palestiniens résidents des Territoires occupés sont des dispositifs de contrôle déterminants qui contribuent à un système frontalier (bordering system) qui s’ancre sur un régime de mobilité spécifique. Elles participent de la gestion des frontières de la nation : des frontières non-linéaires, qui se sont multipliées, sont en partie dématérialisées, mobiles et réticulaires (networked) et, dans le même temps, individualisées et sans fin. Nœud et noyau du rhizome de contrôle, la prison n’est pas un isolat. En raison de la porosité entre l’intérieur et l’extérieur des facilités carcérales, entre Dedans et Dehors, elle est un lieu clef pour analyser les processus politiques et les mobilisations en Palestine, à partir des citoyennetés carcérales qui s’y élaborent. Les effets de cette imbrication entre Dedans et Dehors s’étendent non seulement à la communauté des prisonnières, des prisonniers et des anciens détenu·es mais aussi aux milieux partisans et militants, à la société, aux communautés palestiniennes de Cisjordanie, de Jérusalem, de Gaza et d’Israël, aux habitants du Golan occupé. Avec le temps, cette porosité a fondu le Dedans et le Dehors dans un ethos carcéral partagé. La toile a capté l’espace territorial, relationnel, les corps et les têtes. Ce texte se situe dans l’entre-deux entre Dedans et Dehors, à la frontière entre ces espaces. Il analyse les relations, les interconnexions entre le Dedans et le Dehors, les subjectivités carcérales de 1967 à aujourd’hui, à travers les générations carcérales qui se sont succédé. L’omniprésence de la prison a fortement agi sur les subjectivités dans les Territoires. Mode de socialisation, la prison est aussi incorporée. Elle a eu des effets profonds sur les relations de genre, les masculinités, les féminités, et sur les vécus personnels. Elle est, pour certains, un lieu sans fin dont l’emprise perdure post-mortem.

Publication date 2020-06 Conferance name Journées de l’Histoire de l’IMA | Les révoltes et révolutions arabes d’aujourd’hui
VINCE Natalya
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Dans l’imagerie révolutionnaire, les femmes sont souvent réduites à des rôles d’égéries. Elles sont des incarnations symboliques des idéaux à atteindre à travers leurs places d’épouses, de sœurs et de mères. Loin de ces clichés, ce panel se penche sur les femmes en lutte pour retracer les attributs non-virils du combat révolutionnaire, dans le cadre des luttes anticoloniales et des luttes pour l’émancipation. Comment l’ensemble des fronts peuvent-ils être tenus ensemble alors qu’ils tendent à s’exclure, les femmes étant bien souvent acculées à renoncer à leurs revendications propres sur l’autel des objectifs révolutionnaires. Table ronde modérée par Leyla Dakhli, historienne, chargée de recherche au CNRS (Centre Marc Bloch, Berlin).

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La résistance palestinienne a connu de multiples formes depuis la création de l’État d’Israël, allant de forts mouvements de protestation civique à des actions armées plus circonscrites. Une constante du peuple palestinien semble néanmoins être sa capacité à tester les limites du système politique autant qu’économique et à proposer des solutions inédites. Nous en avons discuté avec la politiste française Stéphanie Latte Abdallah, spécialiste du Moyen-Orient, lors de son passage à la Société québécoise de science politique, à Montréal. Entrevue réalisée par Michaël Séguin en collaboration avec Catherine Caron.

The rules and fonctionning of military justice have created a Prison Web over Palestinian territories, i.e., a reality of massive arrests and imprisonment and a virtuality, a larger possibility of detaining, that is to say a suspended detention. Through mass incarceration policies, it tackles individuals and their networks. Punishment is linked to and organizes Palestinians’ mobility even after their release from jail. The judiciary and prison practices applied to Palestinians are main control devices that are contributing to a bordering system anchored on a specific mobility regime. They are shaping a dematerialized, networked and highly individualized bordering system. Through neoliberal reforms (outsourcing, privatization of services, etc.), the monetarization of military justice and expansion of its action scope, the Prison Web turned sustainable: costs were reduced and offloaded onto Palestinians and international actors. These control and mobility management systems projected within the Occupied Territories have multiplied the border: it has become mobile, suspended and endless.

in Où est passée la justice sociale ? De l'égalité aux tâtonnements Edited by SAINSEAULIEU Ivan, BAROZET Emmanuelle, CORTÉSÉRO Régis, MÉLO David Publication date 2019-11
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Résumé de l'ouvrage : Où est passée la justice sociale ? Face à l'accroissement des inégalités en France et dans le monde, cette question devient brûlante. À l’aide de données d’enquête en France comme dans les points « chauds » du globe, ce livre analyse l’ampleur de la crise des modèles de justice et singulièrement du principe d’égalité. En partant des acteurs ordinaires, des mouvements sociaux, des contextes concrets, il dessine le kaléidoscope des tâtonnements et réinventions en cours autour de ces enjeux. Il permet ainsi d’interroger les fondements quotidiens de la démocratie sociale et politique de notre temps.

in Regards croisés sur les printemps arabes : ruptures/continuités dans l'analyse des sociétés en mutation Edited by BOURAS Naïma Publication date 2019-10
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Résumé de l'ouvrage : Cet ouvrage vise à répondre à une question en apparence simple : qu'est-ce qui change, qu'est-ce qui reste immuable dans le monde arabe depuis 2011 ? La question du changement social est au fond une des questions fondamentales de l'ensemble des sciences sociales. Comment évoluent et se transforment les sociétés humaines ? Quelles logiques, globales ou particulières, oeuvrent à la transformation des sociétés ? Une vingtaine de chercheurs, spécialistes du monde arabe, provenant des différentes disciplines des sciences sociales, ont été interrogés sur la manière dont ils ont traité les évènements révolutionnaires ainsi que sur la manière dont ces évènements ont affecté leur travail de chercheur.

in Esprit Publication date 2018-08
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Plan de l'article : La fin de la solution à deux États La Grande Marche du retour Une longue histoire de résistances La Nakba continue

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