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La méthode des cas est aujourd'hui l'une des méthodes les plus connues dans les écoles de commerce et les universités. Cette méthode a été promue à la Harvard Business School (HBS). Mais comment a été diffusée cette méthode en France dans le monde des affaires ? f-lentredeux- guerres a été un peu étudiée mais le reste est peu connu. Nous allons étudier un chaînon manquant de cette histoire, au début des années 1950, dans le cadre d'une institution de formation continue des patrons du nord de la France appelée École d'administration des affaires de Lille. Nous proposons d'examiner la circulation de la méthode des cas en trois temps. Nous nous demanderons d'abord dans quel contexte se fait la genèse de cette école. Nous nous interrogerons ainsi sur les conditions réunies pour favoriser la circulation de la mêthode. Nous examinerons ensuite les programmes et la pédagogie proprement dite. Enfin, en nous centrant sur un cas, nous verrons le rôle joué par le contexte économique et religieux dans la réussite de I'expérience.

Quoi de commun entre les travaux effectués par Friedrich Engels à Manchester dans les années 1840, les enquêtes menées par des médecins français ou belges tout au long des XIXe et XXe siècles, les enquêtes portant sur les chômeurs de Marienthal ou sur le Borinage belge dans les années 1930, les expériences filmiques militantes des années 1968 ou la première enquête statistique sur les conditions de travail en France en 1978 ? Ces exemples et bien d’autres sont rassemblés dans cet ouvrage foisonnant qui propose une histoire des enquêtes ouvrières dans l’Europe contemporaine

Apropos the history of human rights in France, one spontaneously thinks of the French Revolution and then of left-wing activists, particularly socialists. Their opponents, the Catholics, normally considered to be right wing and usually opposed to socialism, appear as a counterpoint. This article argues that some Catholics, especially those who referred to themselves as ‘social Catholics’, also contributed to the adoption of certain rights, particularly social rights, in France in unexpected and paradoxical ways. Their contribution was made through their social activities, visible in their organizations’ archives more than through their discourse. Social Catholics spoke little of ‘rights’. Yet paradoxically, discourses about ‘duties’ can lead to the defence of rights, especially through the practice of social surveys and the importance of social ‘facts’. Examples are taken from the history of the Ligue Sociale d’Acheteurs, the Union Féminine Civique et Sociale and other French Catholic organizations such as the Secrétariats sociaux.

in Entreprises et histoire Publié en 2019-12
BOUGON Bernard
COSSON Olivier
DEGUEN Séverine
HARANG William
TOUZET Léo
MACCHI Odile
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Alors que les études en sciences sociales mettent plutôt l’accent sur le caractère collectif et processuel de la décision, les acteurs de terrain, dans les organisations, insistent sur la dimension solitaire de la décision. Est-ce lié à leur formation ? Comment forme-t-on les décideurs et décideuses ? Les forme-t-on à décider seul ou en collectif ? D’ailleurs, quelles méthodes pédagogiques sont-elles utilisées pour former à la décision ? Le jeu apparaît comme une solution utilisée historiquement par les militaires, mais aussi par les milieux d’affaire. Il continue à être mobilisé aujourd’hui pour former les préfets à gérer les situations de crises et les médecins dans les hôpitaux. Peut-on vraiment apprendre à décider en jouant ?

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La décision est un objet qui a été très étudié en sciences sociales, même si elle a paru moins centrale depuis quelques temps. Historiennes et historiens ont aussi contribué à étudier la décision, sans pour autant contribuer à ces premiers travaux. Cet éditorial note que les dialogues sont assez faibles entre historiens et autres chercheurs en sciences sociales, alors qu’ils pourraient être fructueux. L’objectif du dossier présenté est de contribuer à ce dialogue. Il s’agit aussi de s’interroger sur un paradoxe : la persistance de la « solitude du décideur » sur le terrain, qui contredit les résultats des travaux en sciences sociales. Le dossier vise enfin à discuter des méthodes disponibles pour étudier la décision en histoire et en sciences sociales (archives et entretiens en particulier).

Profession : Décideur, publié en 1979 et réédité en 1993, est l’un des premiers ouvrages de sociologie des organisations en français qui s’intéressait à la question de la décision, à partir de l’exemple d’une réforme de l’État menée par des hauts-fonctionnaires. Dans quel con-texte, scientifique et organisationnel, ce livre a-t-il été écrit ? Par quels canaux l’auteure était-elle informée des travaux anglophones qui se faisaient au même moment sur ce sujet ? À partir de quelles méthodes a-t-elle pu reconstituer les décisions des préfets ? Catherine Grémion, directrice de recherche émérite, membre du Centre de sociologie des organisations de-puis sa fondation, directrice de ce centre entre 1985 et 1992, répond à ces questions dans un entretien inédit réalisé le 8 mars 2019

in Entreprises et histoire Sous la direction de CASTEL Patrick, CHESSEL Marie-Emmanuelle Publié en 2019-12
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La décision est un objet qui a été très étudié en sciences sociales, même si elle a paru moins centrale depuis quelques temps. Historiennes et historiens ont aussi contribué à étudier la décision, sans pour autant contribuer à ces premiers travaux. L’objectif du dossier est de contribuer au dialogue entre les disciplines de sciences sociales. Il s’agit aussi de s’interroger sur un paradoxe : la persistance de la « solitude du décideur » sur le terrain, qui contredit les résultats des travaux en sciences sociales. Le dossier vise enfin à discuter des méthodes disponibles pour étudier la décision en histoire et en sciences sociales (archives et entretiens en particulier).

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Si les travaux sur la consommation se sont multipliés depuis les années 1990, en France et ailleurs, il n’existait pas encore de grand ouvrage de synthèse relatif à l’histoire de la consommation en France. Le livre de Jean-Claude Daumas, qui était attendu et qui fait presque 600 pages, répond parfaitement à cet objectif et deviendra sans aucun conteste une référence.

Dans les années 1930, deux assistantes sociales, Céline Lhotte et Elisabeth Dupeyrat, publient des articles puis un ouvrage à partir de résultats d'enquêtes réalisées par la Jeunesse ouvrière chrétienne féminine, sur le thème de la "préparation au mariage". Ce document est un extrait de ces publications, parues dans les Dossiers de l'Action populaire. Il est introduit par un commentaire mettant en évidence les pratiques d'enquêtes de la JOCF, le rôle des assistantes sociales dans leur diffusion et l'intérêt de relire ces documents aujourd'hui.

Ce dossier sur les enquêtes sur la consommation au XXe siècle s'inscrit dans plusieurs traditions de recherche: les travaux sur la consommation, les recherches sur les pratiques d'enquête et enfin les réflexions sur l'histoire des Etats sociaux. Il témoigne de la vitalité de plusieurs champs de recherche. Nous avons souhaité dans ce numéro travailler sur les continuités entre les différentes comptabilités: comptabilité de l'argent, des choses et du temps, celles des consommatrices et consommateurs, mais aussi des enquêtrices et enquêteurs. Le numéro contient trois articles portant sur "Le calcul au jour le jour", trois articles sur "Des méthodes et des savoirs", et deux articles sur le thème "Gérer les masses". Deux documents sont en outre présentés: une enquête de la Jeunesse ouvrière chrétienne féminine des années 1930 et une enquête de jeunes sociologues des années 1960.

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