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L’humanitaire franco-suisse Sophie Pétronin, enlevée le 24 décembre 2016 dans le nord du Mali, a passé quatre années en détention aux mains du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), alliance de cellules djihadistes affiliée à Al-Qaïda. Elle a été libérée le 8 octobre dernier avec trois autres captifs, dont l’ancien ministre malien Soumaïla Cissé capturé six mois plus tôt, en échange de près de 200 détenus de la prison de Bamako. Alors que ses conditions précises restent à éclaircir, l’arrangement soulève des questions légitimes quant à ses justifications et ses conséquences. Il est d’autant plus essentiel de le situer dans son contexte afin de nuancer certaines idées reçues.

in Les Dossiers du CERI Publication date 2020-05-15
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La pandémie de Covid-19 constitue, par son ampleur et la gravité des réponses qu’elle suscite, un phénomène inédit au XXIe siècle. Profitant de la mondialisation pour se propager, la contagion a provoqué en retour un ralentissement des flux, désormais synonymes de risques, dans des proportions jusqu’alors inimaginables. Fragilisés sur le plan de la politique extérieure, les États sont parallèlement sommés par leurs propres citoyens d’apporter des réponses concrètes face à la propagation du virus, sous peine de voir naître les contestations. Dans cette situation extrême, la protection de la population nationale devient l'obsession des gouvernements. Elle est tour à tour une source de légitimité et l’horizon proclamé de leurs actions, au risque de faire prévaloir une interprétation trop restrictive des moyens et des ambitions nécessaires pour assumer cette mission. Par contraste, cette crise pourrait constituer un « moment politique » unique nécessitant l’avènement d’un principe de « responsabilité globale »...

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Le 17 mars 2020, face à la multiplication des cas graves de patients atteints du coronavirus, la Fédération hospitalière de France caractérisait la saturation de certains services de réanimation en parlant de « médecine de guerre ». Dans un contexte marqué par l’urgence et la limitation des ressources, l’expression renvoie à la nécessité d’opérer des sacrifices si tous les malades ne peuvent être soignés. Le même jour, un document intitulé « Priorisation de l’accès aux soins critiques dans un contexte de pandémie » était justement présenté à la Direction générale de la Santé afin de guider les médecins dans leurs choix. En Italie, en Belgique, en Angleterre, en Espagne ou encore aux États-Unis, les réflexions similaires abondent par précaution...

in Esprit Publication date 2020-03
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Alors que les chercheurs français Fariba Adelkhah et Roland Marchal sont toujours détenus en otage, le sentiment d’impunité du régime iranien doit être plus que jamais combattu. La prise d'otages n'est pas une politique étrangère admissible.

in Esprit Publication date 2020-01
IGNATIEFF Michael
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Le Parlement hongrois a adopté, le 30 mars 2020, une loi d’habilitation qui accorde au gouvernement de Viktor Orban des pouvoirs sans précédent, pour une durée illimitée. Pour nombre d’observateurs, cette loi sonne le glas de la Hongrie démocratique post-1989. Président et recteur de l’Université centrale européenne (CEU) de Budapest depuis 2016, Michaël Ignatieff s’est trouvé aux premières loges de la dérive autoritaire du régime d’Orban, ce dernier ayant décidé, en novembre 2019, d’expulser la CEU de Budapest où elle résidait depuis sa fondation en 1991. Dans cet entretien accordé à Esprit en janvier 2020, il revient sur cet épisode et ce qu'il révèle de la situation politique en Hongrie. Propos recueillis et traduits par Etienne Dignat

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Le 30 décembre, Carlos Ghosn a fui Tokyo, où il était assigné à résidence, pour le Liban, un pays qui n'a pas d'accord d'extradition avec le Japon. L'ancien patron de Renault-Nissan s'est expliqué dans un bref communiqué, indiquant notamment : « Je suis à présent au Liban. Je ne suis plus l’otage d’un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité. » L'occasion de relire cette récente analyse consacrée à la rhétorique de la prise d'otage fréquemment convoquée dans l'affaire Ghosn et dans quelques autres.

in Esprit Publication date 2019-07
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Il était un peu plus de midi quand les deux cercueils d’Alain Bertoncello et de Cédric de Pierrepont ont quitté, le 14 mai dernier, la cour des Invalides. Cette cérémonie d’hommage mettait fin à une séquence éprouvante ouverte, quatre jours plus tôt, par l’opération de secours de deux touristes français enlevés le 1er mai dans le parc naturel de la Pendjari au Bénin. Au prix d’une mobilisation d’envergure réunissant au total près de deux cents personnes, les otages français ont été récupérés sains et saufs. L’assaut est venu à bout de la résistance du groupe djihadiste avec lequel ils avaient déjà parcouru des centaines de kilomètres au cœur du Burkina Faso voisin. Présentée comme un succès, cette mission a cependant coûté la vie à deux soldats des unités d’élite du « commando Hubert ». Le président de la République a tenu à justifier ce choix opérationnel par une formule lapidaire : « Des Français étaient menacés, il fallait les secourir. » Sous cette détermination affichée de l’exécutif, comment comprendre ce parti pris de la force ?