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Il était un peu plus de midi quand les deux cercueils d’Alain Bertoncello et de Cédric de Pierrepont ont quitté, le 14 mai dernier, la cour des Invalides. Cette cérémonie d’hommage mettait fin à une séquence éprouvante ouverte, quatre jours plus tôt, par l’opération de secours de deux touristes français enlevés le 1er mai dans le parc naturel de la Pendjari au Bénin. Au prix d’une mobilisation d’envergure réunissant au total près de deux cents personnes, les otages français ont été récupérés sains et saufs. L’assaut est venu à bout de la résistance du groupe djihadiste avec lequel ils avaient déjà parcouru des centaines de kilomètres au cœur du Burkina Faso voisin. Présentée comme un succès, cette mission a cependant coûté la vie à deux soldats des unités d’élite du « commando Hubert ». Le président de la République a tenu à justifier ce choix opérationnel par une formule lapidaire : « Des Français étaient menacés, il fallait les secourir. » Sous cette détermination affichée de l’exécutif, comment comprendre ce parti pris de la force ?